Si presque toute la presse parle de « déballage », ce n’est pas parce qu’elle manque d’imagination. C’est parce qu’il est difficile d’appeler autrement une sortie où les règlements de comptes prennent le pas sur la hauteur d’État.
En fait Sonko voyait pas en Diomaye un président,mais plutôt un larbin qui devait obéir à tous ses ordres.
Chose que Diomaye n’a pas accepté ,d’où les tensions puis le divorce.
SONKO est peut-être le plus populaire des hommes politiques au Sénégal, de nos jours, mais il n'est pas un homme d'État.
Un homme d'État ne s'épanche jamais sur des échanges à l'interne avec le Chef de l'Etat au point d'expliquer chronologiquement les propos tenus.
Pathétique !
Pendant des années, Pastef a expliqué aux Sénégalais que le problème était Macky Sall. Aujourd’hui, avec tous les leviers institutionnels entre leurs mains, le principal risque semble venir de leurs propres contradictions.
Refuser de participer au gouvernement tout en contrôlant la majorité parlementaire, c’est prendre le risque de remplacer la promesse de rupture par l’instabilité institutionnelle. Le Sénégal mérite mieux qu’une guerre d’ego au sommet de l’État.