LE VRAI TAUX DE CHÔMAGE ET LE TAUX DE CHÔMAGE ARTIFICIEL
Comment est calculé le taux de chômage ?
Pour comprendre l'impact, il faut regarder la formule mathématique rigide que les organismes statistiques (comme Statistique Canada ou le BLS américain) utilisent.
Le taux de chômage se calcule ainsi :
Taux de chômage = Population active et nombre de chômeurs × 100.
La clé réside dans la définition de la Population active.
Elle ne comprend pas tous les adultes, mais uniquement la somme de deux groupes :
1Les personnes qui ont un emploi.
2Les personnes qui n'ont pas d'emploi MAIS qui recherchent activement du travail.
Le mécanisme de la baisse « artificielle »
Si une personne perd son emploi ou n'en a pas, mais qu'elle cherche activement des options, elle est comptabilisée dans les deux parties de l'équation (comme chômeur et dans la population active).
Mais si cette même personne se décourage, arrête de postuler et cesse complètement ses démarches (par exemple, parce qu'elle trouve que le marché est trop difficile ou qu'elle décide d'attendre des jours meilleurs), elle change de statut aux yeux des statistiques :
Elle n'est plus considérée comme une « chômeuse ».
Elle est carrément exclue du calcul de la population active.
Un exemple concret pour illustrer :
Imaginez une petite économie simplifiée de 100 personnes qui veulent travailler :
•93 ont un emploi.
•7 n'ont pas d'emploi et cherchent activement.
•Le taux de chômage est de : 1007 ×100=7,0%.
Demain, l'économie va mal.
Sur les 7 chômeurs, 2 se découragent complètement et arrêtent de chercher.
Le marché n'a pourtant créé aucun nouvel emploi.
Voyons le nouveau calcul :
•Il reste 93 personnes en emploi.
•Il ne reste que 5 personnes officiellement « chômeuses » (puisque 2 ont arrêté de chercher).
•La population active passe de 100 à 98 (93+5).
•Le nouveau taux de chômage est de : 985 ×100=5,1%.
Le résultat : Le taux de chômage est passé de 7,0 % à 5,1 %.
Graphiquement et politiquement, le chiffre s'est grandement « amélioré », alors que la situation réelle sur le terrain est identique, voire pire, puisque des gens ont abandonné la partie.
C'était prévisible et l'irresponsabilité financière des 11 dernières années n'y est pas étrangère.
L'attitude de Bully de Dumb Ford appuyé par les libéraux fédéraux aura été le dernier clou dans le cercueil.
Tout ça aurait pu être évité avec une bonne gestion financière et une baisse unilatérale des tarifs à l'importation aurait aidé à diminuer le coût d'achat, contrebalancer l'effet du choc tarifaire américain et améliorer la productivité canadienne qui en aurait bien besoin.