Hier je vous ai raconté comment Rueff avait prédit la bombe financière de la retraite par répartition.
Aujourd’hui je vous fais le récit des occasions manquées par notre pays pour désamorcer cette bombe.
Car oui, les comptes des retraites seraient équilibrés en 2026, sans subventions ni dette, si l’on avait réagi dans les années 1970-1980. Vous allez le voir, la gauche, et les Français eux-mêmes, y ont une responsabilité conséquente.
Le basculement a lieu quand le baby-boom prend fin en 1975, alors que l’espérance de vie augmente en parallèle. La bombe démographique prédite par Rueff est amorcée.
C’est là qu’il fallait agir : maintenir l'âge légal à 65 ans, puis l'indexer progressivement sur l'espérance de vie. La quasi-totalité du déficit aurait été résorbée sans avoir à augmenter les cotisations.
C’est le contraire qui a été fait.
Lorsque Mitterrand propose la retraite à 60 ans lors de la campagne présidentielle de 1981, Giscard d'Estaing et son camp dénoncent un « faux cadeau » financièrement irresponsable ; ils préviennent que cette mesure créera un gouffre financier abyssal.
Les Français choisissent le programme socialiste, plus appétissant, et l’âge légal passe de 65 à 60 ans en 1982. Première occasion manquée.
A la même époque, il fallait injecter une part de capitalisation comme le fera la Suède en 1994, avec un système mixte consacrant une part des cotisations sociales (2 à 4 % des salaires) à un fonds de souveraineté ou capitalisation obligatoire ou collective, investi dans des actifs mondiaux.
En plaçant ces sommes pendant 30 ou 40 ans à un taux de rendement moyen supérieur à la croissance économique, la France aurait accumulé un patrimoine de plusieurs centaines de milliards d'euros.
Sous le gouvernement de cohabitation de Chirac, avec Édouard Balladur au ministère de l’Économie, la droite tente bien d'introduire des mécanismes de capitalisation ; mais le projet est axé sur l'épargne générale plutôt que sur une réforme directe et globale des retraites.
La dissolution de 1988 et le retour de la gauche au pouvoir enterrent ces pistes. Nouvelle occasion manquée.
Mais voilà Rocard, conscient du risque lié au vieillissement de la population. Il commande en 1991 un « Livre blanc sur les retraites » ; le rapport pose noir sur blanc le bon diagnostic et évoque prudemment la nécessité de diversifier les modes de financement. Mais il n’ose pas institutionnaliser la capitalisation, un gros mot pour les socialistes.
Après l’élection de Chirac en 1995, Juppé propose un plan ambitieux pour les retraites : alignement du secteur public sur le privé, réforme des régimes spéciaux, allongement de la durée de cotisation générale.
Résultat : le pays est paralysé par des grèves de 3 semaines et le gouvernement recule.
Va-t-on être sauvés par la loi Thomas adoptée par le Parlement en en février 1997, sous le gouvernement d'Alain Juppé ?
Elle crée enfin un cadre juridique clair pour les fonds de pension d'entreprise en France, par capitalisation facultative et capitalisation collective.
Badaboum ! Les législatives de 1997 amènent la gauche au pouvoir.
Fidèle à ses promesses de campagne, le gouvernement Jospin abroge purement et simplement la loi Thomas dès son arrivée en 1997, estimant que la capitalisation menace le régime par répartition et présente des risques boursiers pour les salariés.
Paradoxalement, c'est ce même gouvernement Jospin qui, conscient de la bombe démographique, crée en 1999 le Fonds de réserve pour les retraites, tentative de constituer une épargne collective par capitalisation publique pour amortir le choc du papy-boom des années 2020.
Mais c’est trop tard, trop peu abondé, et ses ressources finiront par être détournées en 2010 pour rembourser la dette sociale de court terme.
Voici comment, de clientélisme en renoncement, de dogmatisme en paresse, nous avons raté tous les trains qui menaient à l’équilibre.
The name Lake Ontario comes from the Wendat word Ontari’io, which, appropriately, means “the lake is beautiful, the lake is big”.
The name is more than 400 years old, predating both the Confederation of Canada and the Declaration of Independence of the United States of America.
We know that America is changing. Their trading relationships, their foreign policies, their national monuments, their hydronyms.
Canadians also know that naming reality means calling it Lake Ontario – then, now and always.
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Remember when flying WestJet actually felt different? That airline is gone. WestJet’s flight attendants are fighting to bring back the airline you deserve. They need public support to stop the race to the bottom. https://t.co/UxwmPzZ0mX
Property tax bills are due today. Imagine if Ottawa forced Alberta to collect a big federal tax hike on provincial letterhead. That's how municipalities are treated with the Province's 57% property tax increase over four years. It's time to keep property taxes local, with clear accountability and transparency.
Imagine if Justin Trudeau ordered Danielle Smith to collect a massive federal tax increase through Alberta's tax bill. She'd be furious.
That’s exactly what’s happening today to Alberta’s cities, with today’s deadline to pay your property tax bill. Not many of you may know, but now upwards of half of your property taxes go to the provincial government, and not the town, city, or municipality you live in.
The biggest increase on your property tax bill didn't come from City Hall. It came from the Provincial government.
The Province imposed a 21 percent increase on your property tax bill, the largest property tax increase in Calgary's history. Over the past four years, it has increased the education property tax by 57 percent.
By comparison, our Council held the municipal property tax increase to just 1.8 percent. That funds police, firefighters, roads, transit, parks, snow clearing, recreation centres, and the infrastructure that keeps Calgary moving.
Because of the Province's education property tax equalization formula, Calgary homeowners are paying about twice the increase faced by Edmonton homeowners.
Don't take my word for it. Here's how the Premier herself describes where a large share of your property tax goes.
"If we're going to rail against equalization at the federal level, then we can't keep doing the same thing to our municipalities..."
The Premier is right.
If we're going to oppose equalization at the federal level, we shouldn't be doing the same thing to Alberta's municipalities.
Property taxes are local taxes. They should stay local.
The Province should fund provincial priorities through its other revenue sources, and municipalities should collect property taxes for local services.
Thank you for supporting the City services that keep Calgary safe, moving, and growing.
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📆 TAS : 08/04
Bonne chance à tous
This didn’t start with Danielle Smith.
She’s just the one finishing it.
The groundwork was laid years ago:
Jason Kenney opened the door.
Preston Manning shaped the ideology.
Stephen Harper normalized it nationally.
Step by step.
Year by year.
Now Alberta is becoming the test case for dismantling universal healthcare.
And if you think it stops there… you’re not paying attention….
Doug Ford is doing the same in Ontario
🚨BREAKING!!!🚨
Danielle Smith was forced to admit to a secret trip she kept from the public!
On her trip to the Middle East she and her staff accepted gifts of private flights and hotel rooms from the Saudi Government!
#abpoli#ableg#cdnpoli