On a subi une demi saison dernier du championnat.
On a vécu le pire choc émotionnel avec les 3 buts en 10 mins dan le temps additionnel contre United.
Et maintenant notre club rétrogradé en ligue 2, tout ça en un an.
Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi.
Il y a des douleurs qu’on ne partage pas. Aujourd’hui, c’est celle de perdre Bernard. Trente-sept ans d’une amitié sans masque. Une fidélité rare. Il ne parlait jamais pour ne rien dire. Mais quand il parlait, c’était juste. Et souvent décisif.
À Lyon, nous avons tout vécu ensemble : les défaites, les renaissances, les sommets. Ce qu’il incarnait ne mourra pas. L’humilité du joueur. Le respect du club. Et cette foi tranquille qui portait les jours difficiles.
Il me manquera dans les jours bruyants, et plus encore dans les jours calmes. À Mireille, à ses enfants, je veux dire mon affection profonde. Et les embrasser comme on embrasse ceux qui savent, même en silence, ce que signifie aimer.
Adieu Bernard. Et merci.