Ce rabbin 🇬🇧 a appris l’attaque terroriste visant deux Juifs à Golders Green en faisant visiter Auschwitz à des élèves.
“J’ai dû dire à 40 adolescents, à Auschwitz, de vérifier si leurs proches allaient bien. Nos conversations sont les mêmes qu’en 1935.”
Suite à mon itw de @Deputee_Obono j’ai été harcelée sur les réseaux sociaux, victime de menaces pouvant s’apparenter à des menaces de mort sur mes enfants. Ces violences sont inacceptables et méritent d’être condamnées publiquement. J’ai porté plainte @NunezLaurent@GDarmanin
🚩Procès Paty en appel - Bernadette et Jean Paty passent à la barre ensemble. Jean peine à s’exprimer. En première instance, hospitalisé en réanimation, il n’avait pas pu déposer.
C’est Bernadette qui lit pour eux. D’une voix décidée d’enseignante, avec une grande force et le ton juste, bouleversant.
« Donner un prénom à son enfant est parfois très réfléchi. Nous avons choisi Samuel non pas pour des questions de religion, mais parce que ce prénom nous plaisait. C’était un prénom doux. Depuis le 16 octobre, nous nous demandons surtout si la cabale menée contre Samuel aurait été aussi violente s’il avait porté un autre prénom.
Je vais vous parler de Samuel.
Enfant, il a toujours été plein de centres d’intérêt et de passions : Lego, Playmobil, timbres, minéraux, livres d’histoire. Cette passion pour l’histoire lui vient de sa toute petite enfance. Mon époux était chargé de coucher Samuel. Comme il aimait l’histoire, Jean lui racontait des anecdotes de l’histoire de France.
C’était un élève sérieux, travailleur, extrêmement respectueux des adultes. Mon époux a eu son fils en CM2 : il appelait son papa "maître". Samuel préférait le débat d’idées aux choses anodines, même en famille. C’était un intellectuel.
Samuel n’était pas croyant mais respectueux de toutes les religions. Il cherchait à les comprendre, les étudiait avec un regard d’historien. Nous avions été en vacances en Tunisie : il nous avait demandé de lui rapporter un Coran pour comprendre.
En tant qu’enseignant, il était méticuleux, consciencieux, organisé, réfléchi. Il avait toujours des copies et des cours à corriger. Il aimait son métier et s’y plaisait. En ce qui concerne le ressenti des élèves, nous ne pouvons que nous référer aux témoignages recueillis après son assassinat :
“Super prof d’histoire jusqu’au bout.”
“Vous nous avez appris à penser et à agir.”
“Merci d’avoir été là.”
“Il avait un profond respect pour ses élèves, il nous a beaucoup aidés. Je pense fortement à lui, je ne l’oublierai jamais.”
Même les collégiens qui l’ont désigné aux terroristes n’ont jamais dit du mal de lui.
Comment en est-on arrivé à traiter Samuel d’islamophobe ? Une élève a menti lors du cours. Les élèves avaient été prévenus que certaines images pouvaient les choquer et qu’ils pouvaient détourner les yeux. Moi, je savais qu’il allait montrer ces caricatures. Il avait préparé ce cours pendant les vacances, chez nous, au mois d’août. (…) J’avais ensuite oublié ce cours. Nous ne savions pas qu’il avait des ennuis à cause de ces caricatures.
Nous l’avons eu au téléphone le dimanche qui a précédé son assassinat. Nous avons appris son assassinat en regardant la télévision sur France 3.
Brusquement, un bandeau est apparu indiquant qu’un professeur venait d’être assassiné. J’ai pris mon téléphone et essayé de le joindre. On espérait que ce ne soit pas lui. Son téléphone n’a pas répondu. On s’est dit qu’il faisait du tennis. Puis le nom “Samuel P.” a défilé sur le bandeau. J’ai appelé sa compagne, elle n’en savait pas plus.
Nous avons vécu dans un tunnel. Nous devions partir garder les jumeaux de Mickaëlle, la valise était prête. J’ai appelé Mickaëlle : “Je pense que ton frère a été tué près de son collège.”
Mon époux et moi avons été enseignants. Nous avons terminé notre carrière en zone ZEP et n’avons jamais rencontré la moindre contestation sur le contenu de nos cours. Les propos selon lesquels il aurait voulu discriminer les musulmans (En référence aux propos de Francis Vuillemin), me provoquent un grand dégout.
Perdre un enfant comme ça, nous ne l’accepterons jamais. Savoir qu’on a massacré notre fils parce qu’il a montré des caricatures nous est insupportable. Nous n’accepterons jamais qu’on le traite d’islamophobe. Un poids immense pèse désormais sur nous. L’absence de Samuel est trop lourde à porter. Nous ne pourrons jamais faire notre deuil.
Ce que nous attendons de ce procès en appel ? Que les sanctions prononcées soient à la hauteur du traumatisme que nous vivons et de celui que chaque enseignant a subi. Il faut que chaque enseignant puisse faire son cours sans la moindre crainte. Il faut pouvoir raconter l’histoire des Trois petits cochons en maternelle sans que cela suscite un tollé.
Maintenant, nous devons apprendre à vivre sans Samuel, et Gabriel, son fils, sans son père."
En Ukraine, des prisonniers de retour des geôles russes racontent comment leurs adversaires pratiquent la torture et les sévices sexuels. Oleksii Sivak a accepté de nous parler de son calvaire. Un témoignage rare recueilli par @TheoManeval et @LopezPezlo70 pour #cdanslair.
L’Europe résiste aux trumpistes mais pas à la trumpisation.
Le soupçon (sur les faits, sur la justice, sur les résultats électoraux) est la vraie victoire des populistes.
Lesquels sèment le discrédit sur le suffrage populaire, tout en se réclamant exclusivement de lui.
L’EXPRESS
Est ce qu’avec @CorentinSellin on a rajouté un petit épisode pour vous donner envie de vous replonger dans les récits de présidents Américains ?
Et ben oui ! 🥳
https://t.co/EJfj2OTyAy
@Koala2L@France3CA Nous ne savons pas encore pour les débats de mercredi prochain, ça dépendra des résultats du premier tour.
Pour les absents, nous proposons au suppléant ou à un représentant local du parti concerné de venir, mais dans ce cas, nous n’avons pas eu de réponse positive.
@Koala2L@France3CA Bonjour,
Désolé je n’avais pas vu votre message. Oui il y a bien eu des débats diffusés hier soir, ils sont à voir sur notre site internet et notre chaîne YouTube :
Très intéressant reportage de @TheoManeval dans @Cdanslair à @ReceysurOurce en Cōte d’Or pour raconter le sentiment de déclassement - ou le déclassement tout court ? - des habitants des zones rurales, malgré le volontarisme des élus locaux. Une clé du scrutin #Legislatives2024 ?