Voici l'infographie officielle de ce ZEVENT 2026 !
C'était une année exceptionnelle à plus d'un titre, pour un évènement tout aussi exceptionnel.
Encore merci à tous ceux qui ont donné, que ce soit de leur temps ou de leur argent.
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Le premier Zevent (aka Projet Avengers) dans la maison de Zerator en récoltant 170k€ pour conclure sur une ultime édition qui aura récolté 33M€
Frappant, bravo @ZeratoR 💚
Grâce à vous, ce ZEVENT 2026 a récolté 32 891 874€.
Merci pour votre générosité qui n'a fait que grandir au fil des années.
C'est la fin du ZEVENT, mais ce n'est clairement pas la fin de la solidarité. Prenez soin de vous, mais aussi des autres !
L’un des derniers messages de Warren Buffett en tant que PDG de Berkshire Hathaway 👇
À mes chers actionnaires,
Je n’écrirai plus le rapport annuel de Berkshire, ni ne parlerai sans fin lors de l’assemblée générale. Comme diraient les Britanniques, je vais « me faire discret ».
Enfin, presque.
Greg Abel deviendra le patron à la fin de l’année. C’est un excellent dirigeant, un travailleur infatigable et un communicateur honnête. Souhaitez-lui un long mandat.
Je continuerai à vous parler, ainsi qu’à mes enfants, au travers de mon message annuel de Thanksgiving. Les actionnaires individuels de Berkshire forment un groupe très spécial, souvent généreux lorsqu’il s’agit de partager leurs gains avec ceux qui ont moins de chance.
J’aime garder ce lien avec vous.
Permettez-moi cette année de commencer par quelques souvenirs. Ensuite, j’évoquerai la répartition de mes actions Berkshire. Enfin, je partagerai quelques réflexions professionnelles et personnelles.
Souvenirs et gratitude
À l’approche de Thanksgiving, je suis à la fois reconnaissant et surpris d’avoir la chance d’être encore en vie à 95 ans. Quand j’étais jeune, ce n’était pas un pari gagné d’avance. J’ai failli mourir très tôt.
C’était en 1938. À Omaha, les hôpitaux étaient alors classés comme « catholiques » ou « protestants », une distinction naturelle à l’époque.
Notre médecin de famille, Harley Hotz, était un catholique sympathique qui faisait des visites à domicile avec sa mallette noire. Il m’appelait « Skipper » et ne faisait jamais payer bien cher ses visites. Quand j’ai eu de fortes douleurs au ventre cette année-là, il est venu, m’a examiné et m’a dit que je serais remis le lendemain matin.
Il est ensuite rentré dîner et jouer au bridge. Mais il ne parvenait pas à se sortir mes symptômes de la tête, et plus tard dans la soirée, il m’a envoyé d’urgence à l’hôpital St. Catherine pour une appendicectomie. J’y suis resté trois semaines, entouré de religieuses, et j’ai commencé à apprécier ma nouvelle « tribune ». J’aimais déjà parler – oui, même à cet âge-là – et les sœurs m’adoraient.
Le clou de ma convalescence fut un cadeau de ma tante Edie : un kit d’empreintes digitales très professionnel. J’ai immédiatement relevé les empreintes de toutes les religieuses à mon chevet ! (J’étais probablement le premier enfant protestant qu’elles voyaient à St. Catherine’s, elles ne savaient pas à quoi s’attendre.)
Mon idée, complètement folle, bien sûr, était que si un jour une nonne « tournait mal », le FBI se rendrait compte qu’il n’avait jamais pris les empreintes des religieuses, et J. Edgar Hoover en personne viendrait à Omaha consulter ma précieuse collection. Ensemble, nous attraperions la nonne dévoyée et je deviendrais célèbre à l’échelle nationale !
Évidemment, ce fantasme ne s’est jamais réalisé. Ironie du sort, quelques années plus tard, c’est J. Edgar lui-même qu’il aurait fallu que je fasse identifier…
Voilà à quoi ressemblait Omaha dans les années 1930 : on rêvait d’un traîneau, d’un vélo, d’un gant de base-ball et d’un train électrique.
Les amis d’Omaha
Commençons par Charlie Munger, mon meilleur ami depuis 64 ans. Dans les années 1930, il vivait à un pâté de maisons de la maison que j’occupe depuis 1958.
En 1940, il travaillait l’été dans l’épicerie de mon grand-père, pour 2 dollars la journée de 10 heures (l’esprit d’économie est ancré dans le sang des Buffett).
L’année suivante, j’ai fait le même travail, sans jamais le rencontrer avant 1959.
Charlie a servi pendant la Seconde Guerre mondiale, a obtenu son diplôme de droit à Harvard, puis s’est installé en Californie. Mais il parlait toujours de ses années d’Omaha comme formatrices. Pendant plus de 60 ans, il a eu une énorme influence sur moi, en véritable grand frère protecteur. Nous avons eu des désaccords, mais jamais de disputes. Il ne disait jamais : « Je te l’avais bien dit. »
En 1958, j’ai acheté ma première et unique maison, à Omaha bien sûr, à deux miles de là où j’ai grandi, à deux pâtés de maisons de mes beaux-parents et à quelques minutes de mon bureau, celui où je travaille encore 64 ans plus tard.
D’autres Omahois remarquables
Stan Lipsey, par exemple, a vendu ses journaux locaux, Omaha Sun, à Berkshire en 1968. Dix ans plus tard, je l’ai envoyé à Buffalo, où notre journal The Buffalo Evening News livrait une bataille acharnée contre son concurrent du matin.
Grâce à Stan, nous avons fini par gagner et notre investissement initial de 33 millions de dollars a rapporté plus de 100 % par an pendant plusieurs années, une somme cruciale pour Berkshire à l’époque.
Stan habitait à cinq rues de chez moi. Parmi ses voisins, il y avait Walter Scott Jr., un autre grand homme d’Omaha, qui a apporté MidAmerican Energy à Berkshire en 1999 et siégé longtemps à notre conseil d’administration. Un philanthrope exemplaire, dont l’empreinte reste partout au Nebraska.
Encore un voisin : Don Keough, qui habitait en 1959 juste en face de chez moi. À l’époque, il vendait du café, loin encore de devenir président de Coca-Cola et membre du conseil de Berkshire. Nous sommes vite devenus amis. En 1985, lors du fiasco du New Coke, Don fit une allocution restée célèbre : il reconnut l’erreur, rétablit l’« Old Coke » et s’excusa publiquement. Les ventes s’envolèrent ensuite.
Enfin, Ajit Jain, né en Inde, et Greg Abel, notre futur PDG canadien, ont tous deux vécu à Omaha dans les années 1990.
Décidément, il y a peut-être quelque chose dans l’eau d’Omaha.
Omaha, ma maison
J’ai vécu quelques années à Washington quand mon père siégeait au Congrès, puis à New York en 1954, avant de revenir à Omaha en 1956, pour ne plus jamais la quitter.
Mes trois enfants y ont grandi, sont allés à l’école publique, tout comme mon père avant eux, ma première épouse Susie, et de nombreux associés historiques de Berkshire.
Je me considère incroyablement chanceux d’avoir bâti ma vie ici. L’Amérique a beaucoup de villes formidables, mais Omaha a été le meilleur endroit possible pour naître, élever une famille et construire une entreprise. J’ai tiré une paille ridiculement longue à la naissance.
Vieillir avec chance
Mes gènes n’étaient pas particulièrement prometteurs (le record familial était de 92 ans), mais j’ai eu d’excellents médecins à Omaha, qui m’ont sauvé la vie à plusieurs reprises.
Atteindre un âge avancé demande beaucoup de chance : éviter les accidents, les imprudences, les maladies… Lady Luck m’a accompagné souvent, mais elle est capricieuse et injuste.
Je suis né en 1930, en bonne santé, homme, blanc, en Amérique. Quelle chance incroyable !
Mes sœurs, tout aussi intelligentes et bien plus aimables, ont eu un destin moins favorable, simplement à cause de leur genre. La chance, elle, n’est pas équitable.
Quant à « Père Temps », lui est invincible. Et il commence à s’intéresser de près à moi. Ma mémoire, ma vue, mon équilibre déclinent lentement, mais je me sens bien. Je travaille encore cinq jours par semaine, avec des gens formidables.
Ce qui vient ensuite
Mes enfants ont aujourd’hui 72, 70 et 67 ans. Ils sont brillants, en pleine forme et totalement alignés avec Greg Abel. Il est temps pour moi d’accélérer les dons à leurs fondations respectives, afin qu’ils puissent accomplir leurs projets de leur vivant.
Ils sont capables, sages et motivés. Je leur ai dit de ne pas chercher la perfection : faire simplement mieux que la moyenne suffit, et c’est déjà beaucoup.
J’ai renoncé depuis longtemps à tout plan philanthropique « grandiose ». Je crois davantage à la simplicité et à la persévérance.
Mes enfants ont commencé modestement, et aujourd’hui leurs fondations distribuent plus de 500 millions de dollars par an. Ils travaillent dur, chacun à sa manière, pour aider les autres.
Berkshire et l’avenir
Cette accélération de mes dons ne reflète aucun changement dans mes convictions sur Berkshire.
Greg Abel dépasse toutes mes attentes. Il connaît nos activités mieux que moi désormais, apprend vite et comprend les risques et opportunités mieux que quiconque.
Berkshire restera prudente, diversifiée et utile à la nation. Nos dirigeants deviendront riches, ils le méritent, mais sans chercher la gloire ou la dynastie.
Notre action chutera parfois de 50 %, comme elle l’a déjà fait trois fois. Ne désespérez pas : l’Amérique reviendra, et Berkshire aussi.
Quelques pensées finales
Je suis plus satisfait de la seconde moitié de ma vie que de la première.
Mon conseil : ne vous flagellez pas pour vos erreurs passées, apprenez-en un peu et avancez. Il n’est jamais trop tard pour s’améliorer.
Choisissez bien vos héros, et copiez-les.
Souvenez-vous d’Alfred Nobel, horrifié en lisant par erreur sa propre nécrologie : il a alors changé de vie.
Vous n’aurez probablement pas cette chance, alors décidez dès aujourd’hui de ce que vous voulez que votre nécrologie dise, et vivez pour la mériter.
La grandeur ne réside ni dans la fortune, ni dans la gloire, ni dans le pouvoir. Elle réside dans la bonté, dans les gestes simples.
La Règle d’or reste le meilleur guide : traite les autres comme tu veux être traité.
Je vous écris en homme imparfait, souvent étourdi, mais qui a eu la chance d’apprendre, grâce à des amis merveilleux, à devenir un peu meilleur. Souvenez-vous : la femme de ménage est tout autant un être humain que le président du conseil.
Je souhaite à chacun d’entre vous un très heureux Thanksgiving, même aux grincheux ; il n’est jamais trop tard pour changer.
Remerciez l’Amérique pour les opportunités qu’elle offre, même si elle distribue parfois ses récompenses de manière injuste.
Choisissez soigneusement vos héros, et imitez-les. Vous ne serez jamais parfait, mais vous pouvez toujours être meilleur.
Ce week-end, y’a eu un truc fou.
Mais tu l’as sûrement pas vu passer…
📍Omaha, Nebraska.
50 000 personnes.
Un stade plein à craquer.
Pas pour un concert.
Pas pour une star du foot.
Pour écouter… Warren Buffett. 93 ans.
Le gars monte sur scène, prend le micro et parle d’investissement long terme, de résilience, de patience, de vision.
Et le public boit ses paroles.
Comme un gourou.
Mais version capitalisme éclairé.
Je regarde ça… et je me dis :
Imagine la même scène en France.
Un investisseur sur scène.
Qui parlent de dividendes, d’allocations d’actifs, de création de valeur.
🥁 Résultat ?
“Encore des types qui profitent du système.”
“Ils devraient reverser plus.”
“Qu’on les taxe à 75%.”
”Facile pour lui”
Aux US, t’as une culture de l’investissement.
En France, t’as une culture de la méfiance.
Là-bas, ils investissent en bourse à 18 ans.
Ici, on découvre l’assurance-vie à 45.
Là-bas, l’argent est un outil.
Ici, c’est un sujet honteux.
Chez nous, on rêve de retraite à 62.
Là-bas, on vise la liberté à 40.
🇺🇸 Aux États-Unis, on érige des statues à Warren Buffett.
🇫🇷 En France, on jette des tomates à Bernard Arnault.
C’est pas une question d’économie.
C’est une question de mindset.
Soit tu continues à jouer petit, à attendre que l’État te protège pendant que ton pouvoir d’achat fond…
Soit tu changes de logiciel.
Y’a deux modèles.
Faut juste choisir dans quel monde tu veux vivre.
🗓️ Et si t’as pas 6h à perdre à décortiquer la conf…
📩 Je t’ai mâché le boulot.
Ma newsletter de vendredi sera 100% dédiée à la conf Berkshire :
Ce que t’en retires toi, en tant qu’investisseur qui veut pas mourir pauvre avec un Livret A.
👉 Commente “Team Buffett” et je t’envoie le lien.
@bourseko 2, aucun stress mais pas vu autant de baisse venir d'un coup.
Pas de vente, j'en ai profité pour renforcer légèrement certaines actions qui ont atteint mon prix cible.
Malheureusement pas beaucoup à investir ces temps ci...
Je suis resté calme, je dors paisiblement 😉