Le football, comme la politique, est cruel. C'est une guerre sans violence, mais riche d'enseignements.
Les grandes nations ne se définissent pas uniquement par leurs victoires. Elles se construisent aussi dans leurs défaites. L'Allemagne a remporté plusieurs Coupes du monde, mais a également connu des éliminations cruelles y compris en 2026. Les Pays-Bas ont disputé plusieurs finales sans jamais soulever le trophée. Ils ont également été éliminés en seizièmes de finale. Les plus grands apprennent autant de leurs revers que de leurs succès. Il en va de même pour les nations.
Le Sénégal est un grand pays qui est entrain de se construire solidement. En un peu plus de 60 ans d'indépendance, nous avons accumulé une expérience exceptionnelle, parfois dans la réussite, parfois dans l'épreuve. Cette expérience est aujourd'hui un véritable capital.
Sur le plan sportif, nous avons participé à quatre Coupes du monde, franchi deux fois le premier tour et atteint un quart de finale, l'une des meilleures performances africaines, aux côtés du Cameroun, du Ghana et, plus récemment, de la demi-finale historique du Maroc. Nous sommes également l'un des pays africains dont les talents contribuent le plus aux performances de nombreuses autres sélections nationales.
Hier encore, nous avons mené jusqu'à la 86e minute face à une grande nation du football. La défaite est douloureuse, mais elle montre aussi que le Sénégal est désormais capable de rivaliser avec les meilleurs jusqu’à ne pas pouvoir concevoir de perdre contre la France ou la Belgique. Cette expérience aussi compte. Il n’y avait peut être pas penalty. Il y avait peut être faute sur notre défenseur sur le deuxième but. Sans ces deux faits de jeu, est-ce qu’on aurait célébré Pape Thiaw qui nous a plusieurs fois rapporté des trophées? Je ne sais pas.
Sur le plan politique, nous avons réalisé trois alternances démocratiques pacifiques, consolidant une tradition institutionnelle rare sur le continent.
Sur le plan économique, nous avons traversé presque toutes les configurations macroéconomiques : l'endettement, les programmes d'ajustement, la dévaluation, l'annulation de dette, le réendettement, le financement des infrastructures, y compris à travers des dettes dissimulées, le ralentissement de la croissance, une nouvelle phase d'ajustement, ainsi que la nécessité d'une transformation systémique de notre économie. Nous avons également appris l'importance stratégique de notre diaspora et de ses transferts en partie le résultat de notre ouverture et de nos échecs économiques.
Toutes ces expériences constituent une richesse collective. Elles ne doivent pas seulement être racontées ; elles doivent être analysées, comprises et transformées en une nouvelle force.
Notre plus grande ressource n'est peut-être ni le pétrole, ni le gaz, ni même notre jeunesse. C'est l'expérience que nous avons accumulée comme nation et notre capacité à en tirer des leçons pour bâtir l'avenir.
En somme, la synthèse de l'expérience sénégalaise devrait nous permettre de relativiser et envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
44 sélections à son actif. 27 ans.
Sonne la révolte au stade des martyrs.
Double buteur en 8eme de CAN.
Buteur en FINALE.
Élu meilleur joueur Africain de la LIGA en 2026.
Doublé pour sa première CDM.
Porte ses couilles et dénonce ce STAFF MINABLE.
LÉGENDE. RESPECT.