Me Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains. Ancien Magistrat, Avocat, défenseur des droits Humains et vice-président de la FIDH
Irak: La France doit rapatrier d’urgence ses ressortissants encourant la peine de mort
Communiqué de la Ligue des droits de l'homme @LDH_Fr, ECPM @AssoECPM , FIDH @fidh_fr
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#Djibouti : le journaliste d’investigation sud-africain Roshan Micah Reddy et son fixeur Kooki Mahmoud sont introuvables depuis ́le 19/09. RSF s’inquiète de cette disparition et demande aux autorités d’ouvrir une enquête afin d’en établir les circonstances et de les retrouver.
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Anne Hidalgo le répète à l’envi, elle s’éclate dans son nouveau job d’ambassadrice de la Convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie. Ça, c’est pour le côté officiel.
Selon « Le Canard », elle a discrètement déposé un dossier pour devenir avocate au barreau de Paris.
Décidément, ça devient une manie chez les politiques en mal de reconversion…
https://t.co/DRjtCitfof
Alerte 🚨 LVD:
Alerte 🚨 urgente : disparition à Djibouti du journaliste sud Africain et Coordinateur d’ICJI Afrique, Roshan Micah Reddy.
Il séjournait à l'hôtel Escale International et se trouvait à Djibouti depuis jeudi.
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Le décret anti-SLAPP est entré en vigueur : les avocats disposent désormais d’un nouvel outil procédural pour contrer les poursuites-bâillons visant journalistes, militants ou lanceurs d’alerte.
Que change vraiment la réforme ? 👇
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🔴 cacophonie à l'UA
20 États, dont le Senegal ont opposé leur veto au soutien de l’Union africaine à la candidature de Macky au poste de SG de l’ONU. La résolution est rejetée, selon ce communiqué.
👉 La Commission de l’Union africaine informe que la proposition visant à
Le Hack à 10,5 % : Comment 50 mots, trois fautes d'orthographe et un mensonge ont braqué Wall Street.
Il y a des journées qui méritent d'être enseignées dans les manuels de psychiatrie géopolitique, et ce 23 mars en est le chef-d'œuvre absolu. Imaginons un instant la scène, d'un comique presque effrayant : nous sommes au bord d'un conflit régional systémique, le détroit d'Ormuz est un trou noir logistique, et le marché obligataire frôle l'arrêt cardiaque. C'est dans ce climat de fin du monde que le Commandant en Chef de la première puissance mondiale sort son smartphone pour annoncer, en lettres capitales hurlantes, la paix dans le monde.
Le post sur Truth Social est une merveille d'art brut :
« J'AI LE PLAISIR D'ANNONCER QUE LES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ET L'IRAN ONT EU, AU COURS DES DEUX DERNIERS JOURS, DES CONVERSATIONS TRÈS BONNES ET PRODUCTIVES CONCERNANT UN RÈGLEMENT COMPLET ET TOTAL DE NOS HOSTILITÉS AU MOYEN-ORIENT.
SUR LA TENEUR ET LE TON DE CES CONVERSATIONS APPROFONDIES, DÉTAILLÉES ET CONSTRUCTIVES, QUI SE POURSUIVRONS TOUT AU LONG DE LA SEMAINE, J'AI DONNÉ INSTRUCTION AU DÉPARTEMENT DE LA GUERRE DE REPORTER TOUTES LES FRAPPÉES MILITAIRES CONTRE L'IRAN »
La rationalité voudrait que le monde lise ce texte, lève les yeux au ciel, et retourne surveiller les radars militaires. Mais c'est mal connaître la bêtise artificielle qui gouverne notre économie.
À la seconde où ce post a touché les serveurs, les supercalculateurs de Wall Street, programmés par les esprits les plus brillants du MIT, ont scanné les mots-clés « RESOLUTION » et « POSTPONE ». Dénués de tout sens de l'ironie ou de la géopolitique de base, les algorithmes de trading haute fréquence ont réagi avec la naïveté d'un enfant le matin de Noël. Ils ont acheté l'illusion au premier degré. Le Brent a plongé d'environ 10,5 % pour flirter avec les 100 dollars, et les marchés actions ont rebondi dans un soupir de soulagement collectif.
Quelques heures plus tard, la réalité a repris ses droits : Téhéran a publié un démenti sec, humiliant, affirmant qu'absolument aucune négociation n'avait eu lieu. Le miracle s'est écrasé en direct.
Faut-il en rire ? Absolument. Mais derrière la farce se cache une mécanique d'une froideur redoutable. Donald Trump ne fait pas de la diplomatie ; il fait de la manipulation de marché par le verbe. Il vient de nous prouver que si les mots peuvent tordre la bourse pendant quelques heures, la physique logistique, elle, ne ment jamais.
Voici l'anatomie clinique d'un braquage narratif.
1. Gouverner par le récit performatif (Le syndrome du Démiurge)
Pour comprendre ce qui s'est joué, il faut abandonner l'idée que la parole politique sert à décrire le réel. Chez Trump, la parole est un outil de terraformation. Il ne décrit pas le monde tel qu'il est, il fabrique une scène, l'éclaire avec des projecteurs aveuglants, et somme le reste de la planète de jouer dedans.
Quand il écrit que les États-Unis et l'Iran ont eu « VERY GOOD AND PRODUCTIVE CONVERSATIONS », il n'est pas en train de faire un compte-rendu factuel d'une réunion secrète. Il est en train d'enfermer ses adversaires dans un cadrage maximaliste. Qu'il y ait eu de vagues médiations embryonnaires via Oman ou le Qatar importe peu. Son but est de saturer l'espace, de forcer tout le monde à réagir à sa partition, et d'exploiter la confusion qui en résulte.
C'est une logique de saturation et d'effraction. Il lance une réalité alternative sur la table. Si elle tient, il rafle la mise. Si elle est démentie par l'Iran trois heures plus tard, peu importe : le poison narratif a déjà fait son effet sur les écrans de Bloomberg.
2. Le sauvetage économique à 0 dollar (Le mobile du crime)
Pourquoi mentir de façon aussi outrancière et facilement vérifiable ? Parce qu'il y avait une urgence matérielle, concrète et absolue.
Trump était coincé dans un étau. D'un côté, une guerre qui s'enlise et qu'il ne maîtrise plus, risquant d'embraser tout le Moyen-Orient. De l'autre, un choc pétrolier en train de détruire son narratif de prospérité économique, et une base MAGA qui commence à se fracturer sérieusement (le départ de figures comme Joe Kent en protestation contre la guerre en est le symptôme le plus visible). L'inflation énergétique menaçait de se transformer en suicide politique.
Il avait donc besoin d'un extincteur, tout de suite. Mais comment faire baisser la température financière sans acter un recul diplomatique ? En hackant le prix du pétrole.
Sa déclaration a été une arme de destruction massive contre la spéculation haussière. Faire chuter le baril de 10,5 % avec 50 mots bourrés de fautes de frappe est probablement le plan de sauvetage économique le plus rentable et le moins cher de l'histoire des marchés financiers. Il n'a pas eu besoin de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole (SPR), il n'a pas eu besoin de déplacer la 5ème Flotte, il n'a rien concédé sur le papier. Il a simplement offert aux marchés ce qu'ils voulaient désespérément entendre : un signal, même faux, de désescalade. Objectivement, ce mensonge était cliniquement fonctionnel.
3. Le syndrome de l'auteur-réalisateur : L'art de requalifier la contrainte
Il y a enfin une dimension profondément psychologique dans cette manœuvre. Donald Trump abhorre la passivité. Dans son logiciel mental, la position de celui qui subit les événements est politiquement toxique.
S'il se trouve dans l'obligation de suspendre des frappes parce que la situation devient militairement trop dangereuse, diplomatiquement isolante, ou financièrement insoutenable, il ne l'admettra jamais sous cet angle. Dire « je fais une pause tactique parce que ça sent le roussi »est un aveu de faiblesse inacceptable.
Alors, il retourne la table. Il déclare : « J'ai ordonné au département de la guerre de repousser toute frappe » (I HAVE INSTRUCTED THE DEPARTMENT OF WAR TO POSTPONE ANY AND ALL MILITARY STRIKES) non pas parce qu'il y est contraint, mais par pure magnanimité face à des « discussions constructives ».
C'est l'essence même du trumpisme : transformer une impasse militaire en une démonstration de force personnelle. Il se pose en faiseur de roi, en unique maître des horloges capable de stopper l'apocalypse d'un claquement de doigts. Ce n'est plus un mensonge, c'est une reprise de contrôle absolu sur le scénario de sa propre présidence.
La réalité finit toujours par présenter l'addition
Pourtant, la gravité finit toujours par l'emporter sur la lévitation sémantique.
L'opération de survie narrative a fonctionné sur le moment. Trump a acheté quelques heures de répit médiatique, calmé la panique obligataire de l'ouverture et offert un rebond artificiel aux indices boursiers. Mais quand l'encre numérique finit par sécher, les faits de la géopolitique physique restent plantés là, glacials et immobiles.
Le démenti de l'Iran est venu clore le vaudeville diplomatique. Pendant que les analystes décryptent les tweets, le détroit d'Ormuz est toujours une zone sinistrée. Les primes d'assurance maritime à la City de Londres, qui ont explosé pour atteindre jusqu'à 7,5 % de la valeur d'un navire, ne baisseront pas sur la foi d'un message Truth Social. L'hélium qatari indispensable à notre industrie technologique reste coincé, et les usines de dessalement des Émirats sont toujours dans le viseur des missiles iraniens.
Donald Trump a peut-être réussi à pirater les algorithmes de Wall Street le temps d'une matinée, prouvant au passage l'infinie bêtise des machines qui gèrent notre argent. Mais on ne bluffe pas la géopolitique, on ne contourne pas l'inertie des porte-conteneurs, et on ne négocie pas avec la réalité physique. Le thermomètre boursier a été trafiqué avec succès, mais la fièvre du monde, elle, n'a jamais été aussi mortelle.
Parmi les points rejetés par le @Conseil_Etat :
Le mécanisme (lunaire) de maintien d'une personne en détention provisoire malgré... l'irrégularité de la détention.
Le tout, contre indemnisation.
L'Etat voulait donc payer pour violer *sciemment* les droits fondamentaux... 🙃
🚨🇩🇿 8 Rapporteurs Spéciaux de l'ONU dénoncent les détentions arbitraires et procès inéquitables de Mammeri et Tadjadit.
Poursuivis pour "terrorisme" en raison de leur activisme pacifique, ils ont appelé l'Algérie à répondre à ces graves violations.
https://t.co/Ji9HXEr7yL
🇸🇻ABSOLUMENT DINGUE au Salvador .
Nayib Bukele réunit TOUT son exécutif (ministres, secrétaires) + le Procureur général dans une salle… et balance devant caméras : « Je demande PUBLIQUEMENT au Procureur d’enquêter sur TOUT LE MONDE ici présent. Rétroactivement et pour l’avenir. J’imagine qu’il n’y a pas de problème ? » Visages figés, silence de mort… même Bukele inclus « Que Dieu veuille que notre guerre contre la corruption soit aussi réussie que contre les gangs. » C’est du leadership anti-corruption niveau boss final. Qui ose ?! #Bukele #ElSalvador #AntiCorruption
🇨🇦 Incroyable mais vrai
À Davos, le Premier ministre canadien @MarkJCarney admet que les puissances occidentales savaient que « l'ordre international fondé sur des règles » était faux, mais que « cette fiction [leur] était utile » pour maintenir la subordination. Tout est dit.