Certains nous disent que les anarcaps seraient des marxistes à l'envers. Ils diraient la même chose en remplaçant simplement les mots « capitalisme » et « patrons » par « État ». Réflexe compréhensible, il est clair que l'occurrence « État » est omniprésente dans l'analyse anarcap. C'est tout à fait normal, car lorsque l'on parle de la souveraineté de l'individu on est bien contraint de désigner l'entité qui la brime.
Pourtant, cette remarque est fausse. C'est prêter au capitalisme et à l'État des caractéristiques similaires, et démontrer qu'on n'a rien compris au sujet. L'analyse anarcap constate une asymétrie de nature entre les individus et l'État, là où le marxisme critique certes l'État mais s'en prend surtout au capitalisme de libre marché en lui prêtant une nature destructrice qu'il n'a pas.
L'État n'est pas un acteur du marché parmi d'autres. Il est la seule entité qui s'octroie le monopole de la violence territoriale, qui se finance par la contrainte et non par le consentement. Assimiler la critique d'un monopole coercitif à l'analyse marxiste des rapports volontaires entre individus relève soit d'une profonde inculture économique, soit d'une parfaite mauvaise foi intellectuelle.
Le fascisme n’est pas juste une esthétique autoritaire avec des uniformes et des slogans martiaux.
C’est d’abord l’idée que l’individu appartient au collectif, que la propriété privée peut exister sur le papier mais que l’État doit en dicter l’usage, que l’économie doit.. 1/5
[Le profit] est en effet une véritable «justice du marché» - aveugle quant à la race, nation et naissance des participants au marché ; qui ne respecte ni puissance politique ni pouvoir économique.
Jörg Guido Hülsmann
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