Je dois accepter que tu traiteras une autre de la façon dont je t’ai supplié de me traiter durant des années. Mes cris de souffrance ont été étouffés, une autre sera entendue, quand moi, je serai oubliée.
Quel était tout ce temps perdu à rêver dans le vent ? À se bercer des plus belles illusions ? Tout n’est que tâche désormais, un brouillon mauvais, celui d’une relation gâchée par l’égo et le mépris.
C’est de me dire que ta présence ne sera plus, ton sourire et tes blagues, tes câlins et tes mots. Trois années d’amour, résumées en un grand silence froid et presque insolant.
J’ai peur.
J’ai peur parce-que ça fait bientôt 3 and que j’ai bâti ma vie autour de toi, que j’ai déjà planifié jusqu’au centimètre carré de mon existence, mon futur à tes côtés. J’ai déjà prévu le prénom de nos enfants, leur année de naissance, l’achat de notre maison.
C’est sûrement ce qui est le plus effrayant dans une rupture, de devoir accepter de tout lâcher après tant d’épreuves. Accepter d’abandonner, de baisser les bras, parce-que personne n’est assez fort ou ambitieux pour braver la tempête.
Aux risques que ces mots tombent dans l’oreille d’un sourd, je rêve d’un amour sincère et pur. Celui qui, en dépit du temps, ne verra jamais la douceur ternir. Des petits gestes de tendresse, des pensées, des attentions. J’aimerai être importante, pour une fois…