‼️🇺🇦🇺🇸🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe »
C'est faux. Voici leur ligne pour 2027.
En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes.
Je vais TOUTES les démonter.
C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer :
1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes »
La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions après l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
Le problème principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou.
2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine »
Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie.
La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs.
La Russie est avant tout responsable de son isolement.
Je suis sincèrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mène des guerres contre ses voisins depuis les années 1990.
Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou.
3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 »
Au début des années 2000, Poutine avait déjà :
- Écrasé la Tchétchénie ;
- Réduit progressivement le pluralisme politique ;
- Renforcé le pouvoir des services de sécurité ;
- Fait pression sur les médias indépendants ;
- Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants.
Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ?
Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ?
4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie »
Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans.
L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur.
Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan Milošević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes.
Quelques rappels :
- Le siège de Sarajevo dure près de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers.
- Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie.
- En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide.
Des responsables comme Radovan Karadžić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Milošević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort.
Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie après Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, après des années d’inaction internationale face aux massacres.
Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit après des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que Milošević est toujours au pouvoir.
Au Kosovo, les forces serbes mènent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers.
Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rôle majeur dans la décision occidentale d’intervenir.
À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables.
L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours.
On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire.
5. « Les Russes pouvaient régler le problème serbe eux-mêmes »
Clairement non.
On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire.
La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle.
Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre.
Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de Milošević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens.
6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident »
Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur.
D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger.
Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphère d'influence dans l'espace post-soviétique.
Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de très nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias.
7. « Après cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident »
Faux.
Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits.
Si Poutine avait réellement conclu dès 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ?
Après le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis après le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream.
Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel.
8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains »
Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien.
Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrôlé la Révolution des Roses.
La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire.
Pour croire à la thèse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques.
Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington.
C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent.
Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire.
Enfin, si les États-Unis contrôlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux.
La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrôle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits.
9. « Maïdan a été piloté par les Américains »
Là, c’est pareil. Il répète la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir.
Maïdan commence en novembre 2013 après la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle.
Les premières manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'après la répression policière du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale.
Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes.
Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrôler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que très jeune à l’époque, j’y étais moi-même.
Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses très différentes.
Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problème logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangère.
C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques.
10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés »
Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement.
Or, dans les territoires occupés par la Russie :
- Des millions d'Ukrainiens ont fui ;
- Une partie de la population a été déplacée de force ;
- Les médias indépendants ont disparu ;
- La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ;
- Toute opposition à l'occupation est réprimée ;
- Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes.
Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique.
Surtout, le droit international est très clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrôle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête.
Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli.
Cette idée de « conférence des frontières », chère à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore.
La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutôt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontières qu'il a lui-même violées ?
Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe.
11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire »
Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin.
Comparez vous-mêmes :
JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. »
Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. »
JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro.
Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. »
Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. »
D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de manière arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette règle existait bien avant l'invasion russe de 2022.
Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible.
Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny.
Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle.
Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations.
Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre.
Si personne n'est « légitime » pour négocier côté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible.
C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine.
12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours »
Populisme de bas étage.
Personne ne nie que la corruption demeure un problème en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption.
Si des scandales éclatent régulièrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particulièrement vigilante sur ces questions.
Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission.
Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics.
Surtout, l'argument est utilisé de manière très sélective.
La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant.
13. « Une partie de l'aide disparaît »
C'est faux. Et c'est un argument particulièrement malhonnête.
Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangères et comment elles sont utilisées.
Si l'Ukraine était réellement un système où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes.
Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale.
Tous les grands scandales de corruption de ces dernières années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangères.
Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine.
Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit.
14. « Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrôlés »
Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont régulièrement dénoncés en Ukraine même.
Mais parler d'« enlèvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle.
Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie.
15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre »
Encore une phrase dénuée de sens.
Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. Après plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée après l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs.
Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considère une victoire russe comme une menace existentielle.
Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la Première Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue.
C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain.
16. « Le récit du bien contre le mal est imposé »
Oui, Monsieur Taché.
La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entières et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes.
L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable.
Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé.
Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espère que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour.
17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien »
Caricature grotesque.
La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extrêmement sévères en Europe comme aux États-Unis.
En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problème n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits.
La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales.
Le fait de rappeler ces réalités ne relève pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables.
L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale.
Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha.
On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée.
18. « Les États-Unis ne sont même plus derrière cette ligne »
Plutôt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ?
Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités.
19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain »
Factuellement faux.
L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne :
- Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ;
- Commandes massives auprès de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ;
- Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ;
- Investissements dans les systèmes de défense aérienne européens.
Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux.
Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains.
20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe »
Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme.
Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins.
La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel.
21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon »
Honteux et insultant pour nos voisins allemands.
L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrôle parlementaire strict.
Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés.
Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dès qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial.
Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.
Norway is moving under the French nuclear umbrella.
Norway, traditionally one of the most loyal, "Atlanticist" partners the U.S. had in the North, just officially signed the ‘Narvik Agreement’ with France.
Macron:
"Mr. Prime Minister, you have given your agreement for Norway to join what we called advanced nuclear deterrence during the Île Longue speech. This is a very important step in our partnership and it will be the driver of a very ambitious cooperation. It is a reciprocal requirement that we establish for the benefit of our collective security in Europe. Norway, a key geographical and strategic partner with whom we already had important cooperation to ensure the protection of allied territory against external threats, will represent strong added value for this advanced deterrence.”
When Trump rambles on about how he would encourage Russia to do "whatever the hell they want" to American allies, countries tend to listen. And when you share a direct border with putin’s Russia, you don't sit around waiting to see if Trump’s next mood swing leaves you out in the cold.
Which brings us to yesterday's massive, paradigm-shifting news out of Paris.
While Trump plays political reality TV and putin continues to play his exhausting, brutal 19th-century empire-building games in Ukraine, French President Emmanuel Macron has been playing chess.
Ever since his major strategic speech at the Île Longue submarine base, Macron has been pitching a concept called "advanced deterrence." In plain English, France, the only nuclear-armed country left in the European Union, is telling its neighbours: ‘Look, if the U.S. elects a guy who wants to abandon you, and putin thinks he can bully his way across the European continent, we've got your back. An attack on you is an attack on France's vital interests”.
Norway is the latest to look at the global landscape and say, “Yes, we'll take that deal”.
To be clear, this doesn’t mean French nukes are being rolled into Oslo tomorrow morning. Norway maintains its strict peacetime ban on hosting foreign nuclear weapons. But it does mean that Norway is now fully integrated into the planning, strategy, and protection of France's independent nuclear force.
If putin gets any bright ideas about the Arctic, he now has to worry about French ballistic missile submarines lurking in the Atlantic.
Norway isn't some outlier here. They are just the latest to join a rapidly growing club of European nations who have looked at the Trump-putin dynamic and realised that "Strategic Autonomy" isn't a French buzzword anymore. It’s a survival mechanism.
The circle of European nations now actively coordinating under or moving toward this French-led advanced deterrence format includes:
The Front-Liners: Poland and Lithuania (who are practically on the doorstep of the Russian threat).
The Heavyweights: Germany and the United Kingdom (coordinating closely as a fellow European nuclear power).
The Rest of the Coalition:Belgium, Denmark, the Netherlands, Sweden, and Greece.
For years, putin’s entire playbook has been to divide and conquer: scare the Europeans, fracture NATO, and hope a chaotic U.S. political cycle drops the Western alliance into his lap.
Instead, his aggressive nuclear posturing, combined with the looming threat of an isolationist White House, has done the exact opposite. It has forced Europe to grow up, unite, and build its own, homegrown deterrent.
The signing of the Narvik Agreement is a clear signal to both Moscow and Mar-a-Lago: Europe is no longer a helpless bystander in its own security. If the old alliance cracks, a new, fiercely independent one is already taking its place.
“AND YOU STILL DARE TO OPEN YOUR MOUTH…”
Sasha Legerman: This is too accurate not to share.
This Australian’s response to Trump’s rant that “NATO does nothing for America” is absolutely devastating:
“Mate. You run a country where 600,000 homeless people will sleep on the streets tonight.
A country where 40% of adults can’t cover a $400 emergency without borrowing money.
A country where insulin costs more than a car payment, and people ration it just to stay alive.
A country where medical debt is the number one cause of bankruptcy.
A country where women die in hospital parking lots because doctors are too afraid of abortion laws to treat miscarriages.
You imprison more of your own citizens than any country on Earth.
More than China. More than Russia. More than North Korea.
In the land of the free, 2 million people sit in cages, and a quarter of them haven’t even been convicted of anything.
They’re simply too poor to afford bail.
Your life expectancy is declining. You’re the only developed nation where that’s happening.
Your infant mortality rate is worse than Cuba’s.
Your children practice active shooter drills between math and English classes while you sell defense stocks to your friends.
Your minimum wage hasn’t changed in 15 years.
Your teachers work two jobs, your veterans sleep under bridges, and you just spent a trillion dollars flattening a country that never attacked you.
And now a convicted criminal — found liable for sexual abuse, defending a pedophile, sleeping with a porn star, and running the biggest dumpster-fire campaign since the Taliban — is thanking you for yet another disaster.
And you call Greenland badly governed?
Greenland has universal healthcare. Free education. One of the lowest incarceration rates in the world.
Nobody there goes bankrupt because they got sick. Nobody dies in a waiting room because insurance refused treatment.
‘NATO wasn’t there when we needed them.’
When exactly was that, champ?
September 11?
Because NATO invoked Article 5 for the first and only time in history FOR YOU.
Soldiers from dozens of countries deployed, fought, bled, and died in Afghanistan FOR YOU.
Australia wasn’t even in NATO, and we still showed up. For twenty years.
And then you left at 2 a.m. without telling anyone and left everybody else to clean up the mess.
You don’t care that a great nation is being terrorized by your friend, and you haven’t shown it a single ounce of sympathy.
So maybe before calling other countries badly governed, take a look at your own backyard, you aluminum siding salesman with a spray tan.
The only thing badly managed in this picture is your damn mouth.
And you still dare to lecture the rest of the world?”
🛡🇺🇦 Budanov: The Ukrainian state is held by the Ukrainian army.
Yesterday, today and always — the Armed Forces of Ukraine will be the main guarantor of our sovereignty.
The Ukrainian army stood up and repulsed a strong enemy. The Armed Forces, all the Defense Forces, all Ukrainian society protected the state, saved the nation and surprised the whole world.
On behalf of the Main Intelligence Directorate, I congratulate all the fighters of the Armed Forces of Ukraine!
The security of every Ukrainian family today depends on your will, character and courage. The security of all of Europe and our common future depend on it.
We stand shoulder to shoulder. We remember the fallen. We fight for Ukraine.
Glory to the Armed Forces of Ukraine!
L’ancien pilote descend Trump en flamme :
« Pendant que Donald Trump menait le casino Taj Mahal à la faillite, j’essuyais des tirs en l'Irak et au Koweït. En 2001, après que Donald Trump eut déclaré que l'effondrement des tours jumelles signifiait qu'il possédait désormais le plus haut gratte-ciel de Manhattan, je transportais des drapeaux en hommage aux victimes du 11-Septembre dans l'espace, à bord d'une fusée. En 2003, alors que Donald Trump adressait ses vœux d'anniversaire au monstre Jeffrey Epstein, j'étais le premier sur les lieux pour récupérer les corps de mes collègues astronautes, morts lors de l'explosion de la navette spatiale Columbia pendant sa rentrée atmosphérique. En 2011, pendant que Trump animait une émission de téléréalité et colportait des théories du complot contre le président Barack Obama, j'étais au chevet de ma femme, hospitalisée pour une blessure par balle à la tête. »
📢📢📢📢La mobilisation, ça paie toujours ‼️
Les amis, encore plus fort sur X et vos réseaux sociaux avec notre hashtag #TiensBonMacron et votre visuel de soutien à @EmmanuelMacron .
Unis et Ensemble.
This is General Thomas Bussiere, a 40-year veteran of the Air Force. He resigned hours after Pete Hegseth’s disgraceful speech to the military.
RETWEET if you stand with General Bussiere against Hegseth!
Senator Elissa Slotkin just asked Secretary of Defense Pete Hegseth if he's been given the order to shoot at unarmed protesters.
Hegseth struggles to simply answer the question, and instead goes on the attack. Slotkin is having none of it.
📝 En raison des prises de position récentes de la Maire de #Strasbourg, la Licra et le Festival Joséphine Baker suspendent l’action éducative prévue avec la ville en juin.
Ci-dessous le courrier adressé par @MarioPstasi, Président de la Licra, et Claude Pierre Bloch, Président-Fondateur du Festival Joséphine Baker, à Madame Jeanne Barseghian ⤵️
BREAKING: MAGA world erupts in rage at legendary cellist Yo-Yo Ma after it's announced that he will be avoiding the Trump-controlled Kennedy Center in favor of other venues.
It turns out that our nation's best artists want nothing to do with this fascist president...
According to The Washingtonian, the Washington Performing Arts booking organization are avoiding placing talent at the John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts for the foreseeable future.
The Kennedy Center has seen an exodus of top talent in recent months as Donald Trump has fired roughly two dozen board members and stocked it with MAGA loyalists, including Richard Grenell as president.
A spokesperson for the Washington Performing Arts stated that they "will not utilize The Kennedy Center" because they are aiming to "thoughtfully match artists and their work with venues that best serve the art, the audience, and the moment."
They added that they "assessed the variety of artists and performances we have in this upcoming season and decided it was best to explore new spaces that offer fresh possibilities."
With the departure of the Washington Performing Arts, the Kennedy Center will lose out on other exciting performances as well. The organization announced "Sigourney Weaver and the Pacifica Quartet at Sixth and I for WPA’s annual Ruth Bader Ginsburg Memorial Concert, the Chicago Symphony Orchestra at Strathmore, Yo-Yo Ma at Strathmore, and Midori at Sixth and I."
This news comes as just the latest blow to the Kennedy Center, which has been hemorrhaging money and sinking in popularity since Trump first got his grubby hands on it.
Katy Waldman of the The New Yorker recently stated that "no matter how well or badly the center was doing before Trump, the Trump anti-Midas touch is in operation here, and now everything is worse.”
“Not only are ticket sales down, but donations have been paused, artists are pulling out. All of the spigots for money have slowed or have been turned off,” she added.
Please retweet and ❤️ if you stand with Yo-Yo Ma!
🚨NEW: Bruce Springsteen calls out Trump: “The America I love - the America I've written about that has been a beacon of hope and liberty for 250 years - is currently in the hands of a corrupt, incompetent and treasonous administration"
RETWEET if you stand with @Springsteen!
Ne nous laissons pas berner par la propagande de Moscou, en mentant sur le passé ils cherchent à justifier leurs crimes d'aujourd'hui. Les médias qui laissent passer ces mensonges, où parlent des Russes plutôt que des Soviétiques dans la 2ème GM, en sont les idiots utiles.
https://t.co/ToABW61CQr
JD VANCE CALLS DENMARK A "BAD ALLY" 🇩🇰 🇺🇸 🇬🇱
Is this true, or is the USA actually the bad ally?
Below is a list of fallen soldiers who sacrificed their lives in Iraq and Afghanistan. Were these heroes allegedly "bad allies"?
🧵 1/23 A thread about the DK/US alliance.
Cette ordure sans foi ni loi, ce traître immonde et répugnant, veut tout simplement vendre l'Ukraine, ses enfants, ses femmes violées, ses vieillards assassinés, son sang, au tueur de Moscou.
Qu'il soit à jamais maudit avec toutes celles et tous ceux qui lui ont donné les clefs !