The big problem with chatbots is not that LLMs are going to become superintelligent. It’s that they will stop all human progress.
Literally every bit of work LLMs do is stolen from someone else. If no one is coding anymore, it’s ALL slop from here on out. It only gets worse because we’re busy one-shotting Mario instead of making something new.
We won’t get better AND LLMs won’t get better. It becomes not just model collapse for chatbots, but model collapse for humanity as we keep recycling and inhaling our own exhaust.
The extinction event is not Terminator. The extinction event is Idiocracy.
"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur.
Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes.
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins.
Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses.
Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences.
Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.
Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels.
Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.
Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans.
Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts."
Bernard Pivot
deeply impactful work is rarely done linearly. i’ve only seen it in bursts of manic progress. that’s how those brains work. linear grinding is livestock coded
NASA pays $100M for Microsoft 365 licensing across the agency. They standardized every system on Microsoft. They put Microsoft Surfaces on the Orion spacecraft as the crew's personal computing devices.
And the first technical crisis of humanity's return to the Moon was Reid Wiseman radioing Houston to say he has two Microsoft Outlooks and neither one works.
Mission Control's response? "With your go, we can remote in and take a look." The same exact workflow your company's IT helpdesk uses when you submit a ticket on a Monday morning. Except the user is traveling at 4,275 mph, 30,000 miles from Earth, and the Wi-Fi situation is considerably worse.
This spacecraft survived hydrogen leaks, helium leaks, a faulty heat shield, and a broken toilet. Outlook broke anyway. The toilet actually got fixed faster.
The real story here is that Microsoft has achieved something no other software company in history can claim: a support ticket from lunar transit. Their enterprise sales team should frame this. "Battle-tested in space" is a positioning statement most B2B companies would mass murder for, and Microsoft accidentally earned it because Outlook crashes everywhere, including orbit.
Outlook remains the only software in human history that performs identically whether you're in a cubicle in Redmond or aboard a spacecraft bound for the Moon. Universally, reliably broken. And we keep buying it anyway.
@_lizharvey Nice, that's a lot already. But if you just wanted weapons to be annoying about the "correct" way of programming, it would probably be something like this:https://t.co/HL9g8vnBXV
The author is very annoying and very right
This is one of the craziest ideas I've ever seen. He converted a drawing of a bird into a spectrogram (PNG -> Soundwave) then played it to a Starling who sung it back reproducing the PNG.
Using the birds brain as a hard drive with 2mbps read write speed.
https://t.co/f5gEyyK1MH
I had this openly sociopathic acquaintance for a while in my twenties, and I still recall his offhand remarks.
eg: “It’s not that I’m surprised that all you non-sociopaths want to seem like upright citizens, but I’m surprised you all care so much and are still so terrible at it”