I know you have received orders [...], to dispose of the population of this camp. [...]. This is your opportunity. Or, you could leave and return to your families as men instead of murderers. ("Schindler's List", 1993) #StopWar#RussianSoldiersGoHome#StandWithUkraine 🇺🇦🌻💪
Le 19 juillet 1900, Paris inaugure son métro. Pas de ruban, pas de discours, pas de président. Il fait 38 degrés et les Parisiens descendent surtout pour avoir frais.
À 13 heures, la ligne ouvre entre la Porte Maillot et la Porte de Vincennes. La Compagnie du chemin de fer métropolitain ne veut aucune cérémonie : elle craint l'afflux et préfère une montée en charge progressive.
Le président Émile Loubet n'est pas là. Il assiste à une revue navale à Cherbourg. Seul le préfet de police Louis Lépine fait acte de présence.
Sur les dix-huit stations prévues, huit seulement sont prêtes. Les dix autres ouvriront entre le 6 août et le 1er septembre.
Derrière, il y a deux ans de chantier depuis octobre 1898, et une ville éventrée d'ouest en est : les Champs-Élysées, la rue de Rivoli, la Bastille. Les Parisiens qui avaient vécu Haussmann revoient le même cauchemar.
L'ingénieur qui a tenu tout cela s'appelle Fulgence Bienvenüe. Il est breton, il a perdu un bras dans un accident de chantier, et il a fallu attendre 1896 pour qu'il impose enfin le projet.
Cent vingt-six ans plus tard, la ligne 1 reste la plus fréquentée du réseau.