𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐥𝐞 𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐬é𝐧é𝐠𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐁𝐚𝐬𝐬𝐢𝐫𝐨𝐮 𝐃𝐢𝐨𝐦𝐚𝐲𝐞 𝐅𝐚𝐲𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐨𝐥𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐥’𝐀𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥é𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 : 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐥𝐨𝐮𝐫𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬é𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬.
Certes, le Président de la République dispose du pouvoir constitutionnel de dissoudre l’Assemblée nationale. Toutefois, dans le contexte politique actuel, une telle décision comporterait des risques considérables et pourrait produire l’effet inverse de celui recherché.
Avec une majorité parlementaire largement acquise à Ousmane Sonko, une dissolution serait perçue par une partie importante de l’opinion comme une confrontation directe entre l’Exécutif et le leader politique le plus influent du pays. Or, rien ne garantit que de nouvelles élections législatives modifieraient le rapport de force actuel. Au contraire, elles pourraient renforcer davantage la légitimité politique de Sonko et consolider son emprise sur la scène nationale.
Si ce dernier accède à la présidence de l’Assemblée nationale Mardi Prochain, il disposerait alors d’une tribune institutionnelle majeure lui permettant d’incarner simultanément la majorité parlementaire et une large frange de l’opinion publique. Dans ces conditions, toute tentative de dissolution pourrait rapidement se transformer en véritable test de popularité pour le pouvoir en place.
Au-delà du droit constitutionnel, la stabilité d’un Etat repose avant tout sur l’équilibre politique, le dialogue et la maîtrise du rapport de force. Le Sénégal entre ainsi dans une phase particulièrement sensible où chaque décision institutionnelle devra être mesurée avec responsabilité afin d’éviter une crise politique durable.
Une chose demeure néanmoins certaine : la bataille politique sénégalaise est loin d’être terminée.