Juriste de formation, Avocat et Expert Senior en passation des marchés publics.
Cabinet PULUSI EKA Hugues.
Savoir rendre compte quand on gère la Res publica
@bola2016 Ayez donc la décence de ne pas invoquer abusivement le nom de personnes étrangères à cet échange. Lorsque deux personnes débattent, qu’elles aient le courage de s’affronter sur le fond des idées, sans chercher à impliquer des tiers pour esquiver le débat.
@bola2016 Vous êtes à ce point pathétique ! Sur mon X, je me suis exprimé à visage découvert, sans intermédiaire ni porte-parole. J’assume pleinement mes propos et mes positions.
À Kin, la femme mariée dort #mutax. C'est la norme. Ou en pagne simple noué, rarement avec un #souslieutenant. Le corps est en disponibilité conjugale. Le pagne, c'est déjà le peignoir, le pyjama, la serviette. Ainsi, le peignoir n'a pas de sens. C'est un objet occidental qui suppose 2 choses qu'on n'a pas : une salle de bains privative et le froid.
De sa douche interne, elle sort en pagne, essuie ses mains sur la poitrine et met son lait de beauté comme ça. Dehors, dedans, le pagne suit. Quand la douche est extérieure (cas de 80% de Kin), l'équation est réglée : tu sors en pagne bien serré, seau à la main, tu te laves en pagne, tu rentres en pagne. Un peignoir blanc en éponge qui traîne dans la boue ? Impensable.
Le peignoir à Kin, c'est un objet d'homme de 45 ans, cadre, qui veut frimer le dimanche matin. C'est du cinéma social, pas du vestimentaire. Pour frimer devant sa petite famille. Pour jouer au boss dans Novelas.
Je ne voudrais pas que cette belle plume avec les histoires racontées ne connues que de moi, d’où le retweet systématique pour que d’autres en bénéficient.
On est en 1971-1972. Kinshasa est tendue. Chez Afrisa, Rochereau vient d'humilier Sam Mangwana. 500 zaïres de primes non payées après Brazzaville. Sam est à pied. Il dort chez Ntesa #Dalienst à Matonge.
Il a déjà tout fait : African Fiesta, Los Batchichas, Negro Band, Orchestre Tembo, Festival des Maquisards [1967 avec Dalienst, Dizzy Mandjeku, Michelino]. Mais il n'a plus d'orchestre.
Franco le fait appeler rue Unibank, 1 bis. Sur le bureau de Franco, une pile. 3 textes de Simaro #Lutumba Masiya, Le Poète: 1. Mabele Ntonto, 2. Faute Ya Commerçant et 3. Ebale ya Zaïre. Depuis 6 mois. Il les a donnés à Youlou, à Lola Checkain. Personne n'y arrive. C'est trop triste, trop lourd, trop profond, trop complexe.
Franco dit à Simaro : "Tes chansons sont bonnes pour pleurer, mais mes chanteurs ne savent pas pleurer." Simaro baisse la tête. C'est là que Franco lance, en Kikongo paraît-il : "Appelle-moi ce petit turbulent d'Angolais qui vient de quitter Rochereau."
Nous sommes la FIKIN, juillet 1972. L'OK Jazz monte. Franco, guitare en main, ne sourit pas. S'il rate ce concert, Afrisa l'enterre. Il lève la main. #Empompo "Deyesse" Loway engage la section cuivre. Un cri long, déchirant. Mpudi #Decca attaque la basse comme s'il voulait fendre le fleuve. Et Sam prend le micro. Maigre, chemise à fleurs. L'homme qui vient de quitter Rochereau.
Premier chant : Mabele Ntonto: "Soso eleli eee, soso ekolela, ngoya ooo... Soso ekolela bandoki bazongi ndaku. Sima ya mua ngonga, tongo eko tana. Tongo eko tana, ndeko ya makambu..."
Tout Kinshasa se tait. Les femmes pleurent. Ce n'est pas l'histoire du fleuve, c'est l'histoire de la terre, le premier élément, qui emporte les amoureux. Pour la première fois, on entend Simaro. Sam pense à son Angola maternel.
Mais Franco n'a pas fini. Il se retourne vers Michel #Boyibanda, le maître de la deuxième voix. Il fait signe à Sam. Le rendez-vous est pris pour les mois suivants.
Deuxième tube : #CEDOU.
Probablement une des plus belles chansons que Simaro ait jamais écrites. Franco le sait. Il ne la laisse pas à un seul chanteur. Il organise lui-même la direction vocale, Le Grand Maître dirigeant ses deux ténors. Sam attaque en lead, voix claire de Brazzaville :
"Sakana Maman haha, yo mpé lokola ngai, liwa likozela... CEDOU..."
Et Boyibanda répond derrière, grave, comme un homme qui a déjà perdu : "Cedou... Cedou..."
L'un supplie : "Sakana maman, joue Maman". L'autre constate : "Cedou." Conversation entre deux voix, même peine intérieure.
Derrière, Empompo ne souffle plus. Il caresse. "Ah Lowayi…" dira plus tard Sam dans la version remixée de 1995.
En ce temps-là, les mélomanes virent trois miracles :
1. Sam est ressuscité. Le petit chanteur des Maquisards est devenu le Pigeon Voyageur, numéro 1 de l'OK Jazz.
2. Simaro est devenu "Le Poète". Grâce à Sam et Boyibanda, ses tiroirs ne se fermeront plus jamais. Après, il y aura Mandola, Mbongo...
3. L'OK Jazz est sauvé. Afrisa avait l'argent de Rochereau. L'OK Jazz avait désormais la douleur de Simaro chantée par Sam.
Sam. Angolais de nationalité, Ivoirien de cœur, Congolais d'âme et d'esprit. Sacré Artiste National par l'Angola pour "Morena" et "Patria Querida ". Héros culturel angolais. Seul lui pouvait faire ça.
El Galo Negro... https://t.co/qHLJnVJtr7
On est en 1971-1972. Kinshasa est tendue. Chez Afrisa, Rochereau vient d'humilier Sam Mangwana. 500 zaïres de primes non payées après Brazzaville. Sam est à pied. Il dort chez Ntesa #Dalienst à Matonge.
Il a déjà tout fait : African Fiesta, Los Batchichas, Negro Band, Orchestre Tembo, Festival des Maquisards [1967 avec Dalienst, Dizzy Mandjeku, Michelino]. Mais il n'a plus d'orchestre.
Franco le fait appeler rue Unibank, 1 bis. Sur le bureau de Franco, une pile. 3 textes de Simaro #Lutumba Masiya, Le Poète: 1. Mabele Ntonto, 2. Faute Ya Commerçant et 3. Ebale ya Zaïre. Depuis 6 mois. Il les a donnés à Youlou, à Lola Checkain. Personne n'y arrive. C'est trop triste, trop lourd, trop profond, trop complexe.
Franco dit à Simaro : "Tes chansons sont bonnes pour pleurer, mais mes chanteurs ne savent pas pleurer." Simaro baisse la tête. C'est là que Franco lance, en Kikongo paraît-il : "Appelle-moi ce petit turbulent d'Angolais qui vient de quitter Rochereau."
Nous sommes la FIKIN, juillet 1972. L'OK Jazz monte. Franco, guitare en main, ne sourit pas. S'il rate ce concert, Afrisa l'enterre. Il lève la main. #Empompo "Deyesse" Loway engage la section cuivre. Un cri long, déchirant. Mpudi #Decca attaque la basse comme s'il voulait fendre le fleuve. Et Sam prend le micro. Maigre, chemise à fleurs. L'homme qui vient de quitter Rochereau.
Premier chant : Mabele Ntonto: "Soso eleli eee, soso ekolela, ngoya ooo... Soso ekolela bandoki bazongi ndaku. Sima ya mua ngonga, tongo eko tana. Tongo eko tana, ndeko ya makambu..."
Tout Kinshasa se tait. Les femmes pleurent. Ce n'est pas l'histoire du fleuve, c'est l'histoire de la terre, le premier élément, qui emporte les amoureux. Pour la première fois, on entend Simaro. Sam pense à son Angola maternel.
Mais Franco n'a pas fini. Il se retourne vers Michel #Boyibanda, le maître de la deuxième voix. Il fait signe à Sam. Le rendez-vous est pris pour les mois suivants.
Deuxième tube : #CEDOU.
Probablement une des plus belles chansons que Simaro ait jamais écrites. Franco le sait. Il ne la laisse pas à un seul chanteur. Il organise lui-même la direction vocale, Le Grand Maître dirigeant ses deux ténors. Sam attaque en lead, voix claire de Brazzaville :
"Sakana Maman haha, yo mpé lokola ngai, liwa likozela... CEDOU..."
Et Boyibanda répond derrière, grave, comme un homme qui a déjà perdu : "Cedou... Cedou..."
L'un supplie : "Sakana maman, joue Maman". L'autre constate : "Cedou." Conversation entre deux voix, même peine intérieure.
Derrière, Empompo ne souffle plus. Il caresse. "Ah Lowayi…" dira plus tard Sam dans la version remixée de 1995.
En ce temps-là, les mélomanes virent trois miracles :
1. Sam est ressuscité. Le petit chanteur des Maquisards est devenu le Pigeon Voyageur, numéro 1 de l'OK Jazz.
2. Simaro est devenu "Le Poète". Grâce à Sam et Boyibanda, ses tiroirs ne se fermeront plus jamais. Après, il y aura Mandola, Mbongo...
3. L'OK Jazz est sauvé. Afrisa avait l'argent de Rochereau. L'OK Jazz avait désormais la douleur de Simaro chantée par Sam.
Sam. Angolais de nationalité, Ivoirien de cœur, Congolais d'âme et d'esprit. Sacré Artiste National par l'Angola pour "Morena" et "Patria Querida ". Héros culturel angolais. Seul lui pouvait faire ça.
El Galo Negro... https://t.co/qHLJnVJtr7
De Joseph Kiambukuta à Joe Sex en passant Josky est un cas d'école de l'anthropologie du nom au Congo. Ce n'est pas une altération, c'est une initiation en 3 temps. Ceci nous rappelle que le #nom au Congo n'est jamais un état civil. C'est une carrière.
1. Joseph Kiambukuta : Le Nom de l'Administration [Nom Imposé]
- Joseph : Prénom chrétien, hérité du baptême. C'est le nom du Blanc. Il te le donne pour t'entrer dans le registre. C'est le nom de l'école, de la carte.
- Kiambukuta : Nom kongo, nom de l'ancêtre. "Kiambu" = celui qui porte, "kuta" = qui rassemble. C'est le nom de la lignée, du clan. Il t'ancre au village.
"Joseph Kiambukuta" c'est donc l'homme hybride du Congo. Un pied à l'église, un pied au village. C'est un nom sérieux, lourd, qui ne peut pas monter sur scène pour chanter l'amour.
2. Josky : Le nom de la rue [Nom Négocié]
Sociolinguistiquement, c'est une opération de *kinoisisation*.
- Joseph -> Josky. On fait un coupage du prénom colonial et du nom Kongo, et on les coupe, on le rend anglo-saxon, en ajoutant le "Y" branché. C'est la technique de tous les musiciens de l'époque : Franco = François, Simaro = Simon, Djo = Joseph aussi.
- Pourquoi? Parce que dans le TP OK Jazz, tu ne peux pas t'appeler Joseph. Ça fait catéchiste. Josky, ça fait jeune, ça fait "yé-yé", ça fait musicien de bar. C'est le passage du registre administratif au registre urbain.
Josky, c'est déjà une décolonisation douce du prénom.
3. Joe Sex : Le Nom du Mythe [Nom Conquis]
Là, on entre dans l'anthropologie pure. Ce sont ses collègues qui le surnomment. Ce n'est pas lui qui se le donne. Et c'est capital.
- Sex : C'est le titre de compétence. En lingala de la nuit kinoise, on ne dit jamais "il est beau" ou "il chante bien l'amour". On dit "il a le sexe dans la voix".
Pourquoi JoeSex? Écoute _"Chandra", "Kira -Mata,", "Na Mabele", ou "Missile". Sa voix n'est pas une voix de ténor qui crie comme Toulou Mabiala. C'est une qui chuchote, qui gémit. C'est une voix de "Mâle Alpha Premium".
Ses collègues - Franco, Simaro, Dalienst ou Ndome Opetum - qui étaient des séducteurs notoires, ont vu que quand Josky chantait, les femmes dans la salle ne criaient pas, elles se taisaient et baissaient la tête. C'est le signe ultime de la séduction réussie à Kin. Elles sont touchées.
Alors ils l'ont intronisé : "Joe Sex". Ce n'est pas une insulte. C'est le grade le plus haut dans la hiérarchie virile du TP OK Jazz. Franco était le Grand Maître, le Chef. Josky est devenu le Sexe du groupe. Celui à qui on délègue les chansons d'amour sale, d'adultère, de chambre d'hôtel.
Conclusion de l'anthropologue :
Joseph = l'homme que l'État et l'Église ont nommé.
Josky = l'homme que la ville a renommé.
Joe Sex = l'homme que les femmes et ses pairs ont consacré.
On est passé du nom qui t'identifie, au surnom qui te qualifie, au mythe qui te survit.
Personne ne se souvient de Joseph Kiambukuta à l'état civil. Tout le monde se souvient de JoeSex.
L’essentiel de la thèse du Cardinal Mosengwo (exégèse et théologie)—
« Dans le Pentateuque grec, nomos(νόμος) ne veut pas dire «loi» au sens juridique et politique que ce mot avait au 5° et au 4° siècles avant notre ère. À vrai dire, dans le Pentateuque nomos appartient au vocabulaire typiquement juif de l’Alliance. Tel est l’apport essentiel de notre étude et la nouveauté qu’elle introduit dans les recherches sur le vocabulaire de la Septante. » p. 202 #Mosengwo #Pasinya #Nomos
@PatrickMbeko Analyse biaisée par un soi-disant analyste qui a un positionnement bien connu, hostile et haineux dès lors il faut prendre cette analyse avec des pincettes .
@Sainte_Hermine5 Sur le deux premiers conseils je n’avais aucun ressenti car je fais toujours la bonne pratique mais pour le troisième, j’avoue que je dois changer de pratique en me lavant avec de l’eau tiède plutôt que froide. Merci car on ne cesse d’apprendre.
Jean-Luc Mélenchon se positionne en faveur de la RDC pour la Francophonie et préfère voir Lumumba diriger l'organisation au lieu d'une Rwandaise anglophone.🇨🇩🇫🇷⤵️
CARLA DEL PONTE
Surnommée la « Dame de fer » de la justice internationale, la Suissesse Carla Del Ponte a marqué l'histoire contemporaine en occupant le poste de procureure générale de deux tribunaux de l'#ONU : le TPIY pour l'ex-Yougoslavie et le TPIR pour le Rwanda.
De la lutte contre la mafia italienne aux côtés du juge Falcone jusqu’aux couloirs feutrés mais électriques de La Haye, cette magistrate au franc-parler légendaire n'a jamais dévié de sa ligne de conduite : aucune paix durable sans justice.
Dans cet entretien, elle revient sur les zones d'ombre de son mandat au Rwanda, notamment son acharnement à vouloir enquêter sur toutes les parties au conflit — y compris le Front Patriotique Rwandais (FPR). Entre pressions politiques et quête de vérité sur l'attentat du 6 avril 1994, elle livre un témoignage sans concession sur les limites d'une justice internationale souvent entravée par la raison d'État.
#RWANDA #KWIBUKA #KAGAME #TPIR #DELPONTE #DontTrustPK #LéopardsNumériques