Working Lives 2026 :
Dakar, une fin d’après-midi au Noom, j’étais en train de prendre un café avec un ami, qui me disait qu’il était impressionné par le nombre de sociétés dans lesquelles j’ai eu à travailler (plus de 8… (la suite ici : https://t.co/RgVIRdNAsU)
Je suis candidat indépendant à la mairie de Yoff aux prochaines élections locales de 2027.
Un choix de vie et un engagement envers ma commune.
Le clip d'annonce est dispo sur TikTok : https://t.co/ZvspiXVJ7b
Jaajëf !
🗞️ Communiqué conjoint - La RADDHO, la LSDH, ARTICLE 19 et Amnesty International Sénégal se disent préoccupées par l’interpellation des journaliste Maïmouna Ndour Faye (7TV) et Babacar Fall (RFM), et demandent leur libération immédiate.
🗞️ Communiqué du SYNICS - Le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal exprime sa vive préoccupation, rappelle que l’exercice du journalisme ne saurait être assimilé à une complicité, et appelle au respect de la liberté de la presse.
Dakar, 29 oct. 2025
Je salue et félicite les décisions structurantes prises à l’issue du conseil interministériel consacré à la campagne agricole 2025–2026.
L’ambition affichée est claire : soutenir nos (petits) producteurs, investir dans la mécanisation, restructurer les filières et accélérer l’autonomie alimentaire du Sénégal.
Mais pour transformer cette dynamique en résultats concrets, durables, et mesurables, il faut poser des actes structurants, avec lucidité et responsabilité.
1. Une hausse budgétaire salutaire… mais transitoire
L’augmentation du budget agricole à 130 milliards FCFA en 2025 est une excellente nouvelle : elle renforcera l’accès aux intrants, soutiendra les opérateurs et permettra d’apurer certaines dettes.
Mais nous devons amorcer une sortie progressive du modèle de subvention généralisée. Ce système, à long terme, fragilise notre autonomie. L’efficacité passe par la création d’un écosystème viable autour des intrants — production locale, circuit court, prix accessible, financement structuré.
2. Filière maïs : entre rêve de souveraineté et réalité de marché
L’État annonce 5 000 tonnes à commercialiser et le soutien à la semence hybride. C’est un pas important.
Mais nous devons affronter la réalité du marché : la quasi totalité du maïs utilisé par les agro-industries sénégalaises est importé, principalement d’Amérique du Sud, à des prix CIF Dakar inférieurs au prix bord champ local. La réussite cette filière (un de mes rêves) n’a jamais été au rendez-vous, malgré son potentiel. Il est temps de structurer enfin une chaîne de valeur performante.
3. Semences, ISRA, recherche : en finir avec la dégénérescence programmée
Redynamiser l’ISRA et reconstituer le capital semencier national sont des mesures urgentes et nécessaires, en généralisant les hybrides climato-résilients.
Mais allons plus loin : protégeons nos variétés, renforçons la certification, et faisons confiance aux acteurs privés nationaux qui sont capables d’investir dans la R&D. Ils existent. Ils sont prêts. Il ne sert à rien d’aller chercher ailleurs ce que nous avons déjà chez nous.
4. Nourrir les Sénégalais, pas les marchés internationaux
L’avenir est aux cultures vivrières. Nous devons rééquilibrer nos efforts vers le riz, le mil, le maïs, le sorgho, et sortir progressivement des logiques de cultures de rente comme l’arachide d’huilerie.
L’arachide de bouche est souvent plus rémunératrice pour le producteur. Créons une diversité d’acheteurs, laissons le choix au producteur, tout en garantissant le remboursement des crédits de campagne, l’absorption locale, et un revenu stable en période de soudure, notamment via des cultures (vivrières) de rotation.
5. Financer, mécaniser, irriguer… mais aussi évaluer
Les initiatives comme « Allo Tracteur », les CUMA, et les centres de mécanisation rurale, inspirées des CEMA des Unions Hydrauliques, sont à encourager. Elles permettent un accès élargi aux équipements, une professionnalisation accrue et une valorisation locale.
Mais notre souveraineté alimentaire ne peut dépendre des pluies. Il faut un plan stratégique d’irrigation, moderniser les infrastructures et sécuriser l’accès à l’eau pour les petits producteurs sénégalais.
Rappelons que les pertes post-récolte atteignent parfois 30 à 40 % des récoltes dans certaines zones — un gaspillage économique et alimentaire qui ne peut plus durer.
Enfin, aucun programme ne devrait être arrêté sans bilan rigoureux. Il ne s’agit pas seulement de « faire », mais d’apprendre, corriger, améliorer. Par ailleurs, refuser l’effacement systématique des dettes (des producteurs de la vallée…) est un acte de responsabilité. Qu’ils remboursent.
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La trajectoire fixée est bonne. L’intention est claire. Mais la réussite dépendra de notre capacité à mettre en cohérence les moyens, les ambitions, et les résultats attendus.
La souveraineté alimentaire doit s’enraciner dans nos terres, nos semences, nos filières, nos jeunes et notre volonté collective de changer les règles du jeu.