J’ai vu un gamin de 5ans aggripé au corps de son père, en phase terminale,
le mec a mis 6jours à mourir, le gamin ne voulait pas comprendre ce qui allait arriver et ne voulait pas le quitter car il voyait encore respirer.
J’ai vu ce vieil homme intubé/ventilé, victime du Tétanos, en hyper extension du sommet de son crâne à la pointe de ses talons, j’ai vu ses larmes couler malgré le fait qu’on l’ait plongé en coma. La douleur était tellement forte que rien ne pouvait le soulager. Il a mis des heures à souffrir le martyr avant de mourir.
J’ai vu un patiente à moi, atteint d’une Polyarthrite Rhumatoide se dégrader et supplier chaque matin que la mort vienne frapper à sa porte. Sa souffrance a duré des années.
J’ai vu ta maman Claire, une tumeur au poumon si grosse qu’elle n’arrivait même plus à respirer, on l’a vu agoniser toute une nuit, je me rappelle quand tu m’as demandé si on pouvait pas « appuyer sur le bouton » « pousser la seringue »… J’ai vu sa souffrance mais surtout la tienne.
J’ai vu depuis 2004 des gens qui se raccrochaient à la vie c’est vrai, et à ceux là on leur a donné de l’espoir.
Mais depuis 2004 j’ai vu aussi des gens qui suppliaient de mourir, et ma question est la suivante: « Je leur donnais quoi à eux? »
Rien.
Car rien dans ce système ne permettait de respecter ce choix ultime, rien dans ce système ne permettait de répondre à ceux qui n’ont plus que pour projet d’en finir.
Quand je vois le Sénat rejeter le texte sur l’aide à mourir, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces patients qui ont marqué ma vie par la leur et qu’on a parfois forcés à rester, malgré la souffrance, malgré l’épuisement, malgré leur propre volonté.
Le droit de mourir ne doit appartenir qu’à celui qui l’a décidé.
Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌
"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé
Des médecins sud-coréens ont sonné l'alarme. Chez les enfants d'intelligence normale, on observe massivement des troubles de concentration, des accès de colère lorsqu'on leur retire leur téléphone et des oublis de tâches simples. Le diagnostic est brutal : la démence numérique. Ce n'est pas un caractère ou une « période d'adolescence ». C'est un système nerveux restructuré autour de l'écran. Les adolescents sont déjà internés dans des cliniques de détox numérique, car ils ne peuvent tout simplement pas fonctionner sans leur téléphone.
Dans les écoles du monde entier, c'est la même situation. L'enfant ne peut pas se concentrer plus de deux minutes, ne peut pas résumer un paragraphe qu'il vient de lire, mais se souvient parfaitement des algorithmes de jeu, des mots de passe et des règles du jeu. On enlève l'écran — soit de l'agressivité, soit du vide. Ce n'est pas de la gâterie. C'est une dépendance aux brèves poussées de dopamine, intégrée dans le cerveau.
En 2015, Microsoft a constaté une forte baisse de la concentration : de 12 secondes à 8. Chez le poisson-clown, c'est 9. Les enfants d'aujourd'hui maintiennent objectivement moins bien leur concentration qu'un poisson dans un aquarium. Ce n'est pas parce qu'ils sont « pires », mais parce qu'ils vivent dans un flux infini de scrolling, de clips et d'absence de silence, où une pensée peut même émerger.
Le plus dangereux commence en silence. Effectuer des calculs mentaux provoque un blocage, les textes sont parcourus sans être compris, les tâches ne sont résolues qu'avec une aide. C'est appelé la « norme du temps », alors qu'en réalité, c'est la perte de la capacité à penser de manière profonde, cohérente et autonome. Le cerveau s'habitue aux aides et refuse de fonctionner sans elles.
L'âge adulte n'est plus une évidence. Nous le voyons déjà chez les plus de 25 ans. Un corps adulte, des réactions d'adolescent : concentration courte, besoin constant de stimulation, évitement des responsabilités. Au Japon et en Corée, il existe un mot pour ça : hikikomori — des personnes en vie physiquement, mais psychologiquement exclues de la vie.
C'est là qu'il arriva.
Denys Finch Hatton.
Impossible à décrire sans trahir. Un Anglais aux yeux clairs, aux chemises débraillées, aux silences profonds. Il arrivait dans son petit avion jaune, se posait dans la savane comme un oiseau fatigué, et repartait avant qu'on ait fini de l'attendre.
Il ne voulait rien posséder. Ni terre, ni maison, ni femme. Mais il voulait lire à Karen. À voix haute. Des heures entières. Platon, les contes arabes, des poèmes qu'il connaissait par cœur. Ils s'asseyaient devant la cheminée, ou dehors sous les étoiles, et il lisait. Et elle écoutait. Et c'était tout l'amour du monde, mais sans l'aveu.
Il partait. Revenait. Repartait encore.
Un amour plein de départs. Un amour sans filet.
Le 14 mai 1931, l'avion jaune ne revint pas.
Il s'était écrasé quelque part au-dessus du Serengeti. Denys était mort sur le coup, disent les rapports. Karen l'enterra au pied des collines Ngong. L'endroit qu'ils avaient choisi ensemble. Elle planta un arbre. Elle ne pleura pas tout de suite.
Trois semaines plus tard, la banque saisit la ferme.
Dix-sept ans. Tout ce qu'elle avait construit, aimé, espéré… envolé. En moins d'un mois.
Elle avait quarante-six ans. Malade. Seule. Ruinée.
Elle retourna au Danemark. Dans la maison de son enfance. La même chambre, les mêmes rideaux. Sa mère vivait encore. Personne ne savait quoi lui dire.
Alors elle écrivit.
D'abord en anglais, peut-être pour que la douleur fût moins proche, moins maternelle. Elle écrivit l'Afrique comme on écrit une prière. Elle écrivit la lumière, les nuits, le bruit des pluies, les visages des Kikuyu, les chevauchées, le café qui ne voulait pas pousser, et Denys, toujours Denys, dans sa façon de tourner les pages d'un livre.
Elle n'écrivit pas un roman. Elle écrivit un adieu.
Out of Africa. La Ferme africaine.
Au début, personne n'en voulut. Trop étrange, disaient les éditeurs. Trop mélancolique. Trop vrai.
Puis un petit éditeur osa. En 1937.
Le livre commençait par ces mots :
« J'avais une ferme en Afrique, au pied des collines Ngong. »
Une phrase si simple qu'elle semble transparente. Mais elle contient tout : l'amour, la perte, le temps qui passe, les mains vides, et pourtant l'indicible certitude que cela a compté.
Le monde entier la lut. Et pleura. Et comprit.
Karen Blixen fut deux fois pressentie pour le prix Nobel. En 1954, quand Hemingway l'obtint, il déclara, et il était rarement généreux, que ce prix aurait dû revenir à cette femme solitaire de Rungstedlund, qui avait tout perdu et qui, de ses mains vides, avait tissé l'une des plus belles œuvres jamais écrites.
Elle ne retourna jamais en Afrique.
Elle aurait pu. Elle avait l'âge, l'argent, la gloire. Mais elle ne le fit pas. Peut-être parce que certaines choses sont trop belles pour être revues. Peut-être parce que l'Afrique qu'elle aimait n'existait plus. Peut-être parce que Denys était sous la terre, aux pieds des collines Ngong, et qu'elle n'avait pas la force de s'asseoir près de lui sans qu'il lise à voix haute.
Elle mourut en 1962. Soixante-dix-sept ans. Dans sa chambre, au Danemark.
Elle laissa derrière elle des livres, des lettres, un nom. Et cette leçon discrète, presque cruelle, que tout le monde finit par comprendre un jour ou l'autre :
On ne garde rien. Ni les amours, ni les terres, ni les hommes. On traverse. On perd. On se vide les mains.
Mais parfois, dans l'effondrement même, quelque chose résiste. Une phrase. Une image. Une histoire qu'on raconte assez bien pour que d'autres, longtemps après, la portent à leur tour.
Et c'est ainsi que l'on devient immortel.
Non pas en gardant, mais en racontant.
Non pas en possédant, mais en transformant ce qu'on n'a plus en quelque chose que personne ne pourra jamais nous enlever.
Je me rends compte à quel point il y a une énorme perte en matière de transmission de la culture française.
L'autre jour jour, alors que je déjeunais avec plusieurs personnes, j'évoque un met que je qualifie d'"étouffe-chrétien".
Une jeune femme, présente à table, lève un sourcil et me regarde d'un air très désapprobateur, elle me dit qu'elle est offensée et veut savoir ce que j'entends par "étouffe-chrétien".
Et donc, je lui ai expliqué gentiment que c'est une expression du moyen-âge qui a perduré et qui signifie, un plat compact, lourd, qui reste un peu coincé dans l'estomac.
Et elle rajoute, toujours un peu effrayée, "Oui, mais pourquoi un chrétien ???".
Moi : Et bien heu...parce qu'à l'époque, il n'y avait que des chrétiens, donc un "chrétien", cela voulait dire un humain, un quidam, quoi".
Cela a semblé la rassurer un peu (et je n'ai nullement menti), mais l'instant d'avant, elle était réellement offensée.
Et c'est quelqu'un qui a des diplômes.
Donc il y a réellement une déperdition importante dans la transmission de notre patrimoine linguistique, qui pourtant, est souvent imagé et drôle.
Il naît en 1897 dans un village d'Italie du Nord. Son père meurt. Sa mère part en France. Il reste seul.
À 6 ans, il est garçon vacher. À 9 ans, il décide de rejoindre Paris. Il ne sait même pas si son argent suffira pour le billet de train.
En 1914, la guerre éclate. Il a 16 ans. Il s'engage dans la Légion étrangère. Sa seule motivation : défendre le pays qui lui a donné à manger.
Il combat au Chemin des Dames. En Argonne. À Verdun.
En 1915, l'Italie entre en guerre. On le renvoie de force se battre pour son pays natal. Il est grièvement blessé.
Après la guerre, il fonde avec ses frères une petite entreprise de fumisterie à Paris. Elle deviendra une multinationale de 3 500 salariés.
En 1939, il obtient enfin la nationalité française. Il a 41 ans.
Il s'appelle Lazare Ponticelli.
Le 12 mars 2008, il meurt à 110 ans. Il est le dernier poilu de France.
Quand on lui propose le Panthéon, il refuse : "Ce n'est pas juste d'attendre le dernier. C'est un affront fait à tous les autres."
J’apprends à l’instant que la plaque en hommage à mon grand-oncle, Maxime Lafourcade, héros de la Résistance, a été arrachée par des mains lâches et anonymes. Des salopards à l’âme noire et aux idées rances.
Pensées pour Maxime et pour son frère, Jeannot Lafourcade, qui fut torturé au fort du Hâ, puis déporté à Dachau.
La plus belle des réponses ne serait-elle pas un lieu de mémoire pour les frères Lafourcade ? Jeannot aimait tant les bords de Garonne où, avec lui, j’ai passé de si belles heures d’échanges et aussi de silence. Il pensait à son frère. Il caressait l’écorce des peupliers. Il lui arrivait alors, rarement, de dire sa souffrance intime : pourquoi a-t-il survécu et pas son frère ?
Puis, il disait « rentrons »…
Les deux sont aujourd’hui absents. Mais vivants dans nos cœurs.
LES CONTRÔLES ADMINISTRATIFS
Handicapée, invalide, l'essentiel de mes ressources proviennent de mon invalidité (dont le montant a été calculé sur mes cotisations).
Célibataire, sans enfant (pas de gosses cachés dans les tiroirs, ni de mec caché dans le placard).
Je suis suivie plusieurs fois par semaine en clinique, je suis sous médicaments et doit faire des bilans sanguins et radios régulièrement. Bref ! Je m'éclate !!!!
Revenu net mensuel : 1036 euros.
Dessus, à régler loyer restant, factures électricité et eau, mutuelle, assurance, abonnement internet, alimentation.
C'est Byzance, je roule sur l'or, m'éclate tous les jours en vacances à Bornéo...
Contrôle des ressources tous les trimestres pour la CPAM et tous les ans pour la CAF.
Pièces demandées : attestation bancaire des comptes d'épargne s'il y en a, déclarations fiscales et impôts, attestations sur un an des revenus, relevés bancaires.
NB : Le secret bancaire, vous pouvez vous le mettre où je pense...
Décembre 2025 : Contrôle CAF. Pièces envoyées par internet.
Message du conseiller : votre dossier est à jour.
Janvier 2026 : contrôle CPAM.
28 Pièces envoyées en AR le 3 février, reçu le 6/02 (Preuves de dépôt et de réception). Envoi de l'AR par Internet donc preuve du contenu de l'envoi.
Coût financier 13 euros.
Pièces envoyées : Attestation de ressources versées sur un an, déclaration fiscale, impôt sur le revenu, attestation bancaire sur compte bancaire et compte d'épargne
Février 2026 : contrôle CAF. (Encore !)
Pièces envoyées (32 documents) en AR le 3 février, reçu le 6 février 2026.
Pièces envoyées : attestations de prestation, déclaration fiscale, impôt sur le revenu, attestation bancaire
Coût financier : 14 euros.
Envoi d'un message au conseiller pour lui annoncer l'envoi de l'AR, des pièces et demandant quoi d'autres envoyer.
Réponse le 13/02 du conseiller : votre dossier est à jour, vous n'avez plus rien à faire.
Le même jour, envoi d'un mail de la CAF pour.... un autre contrôle de ressources déjà fait !!!!!
Courrier du contrôleur de la CPAM du 13 février annonçant que les pièces adressées en AR ont bien été reçues MAIS qu'une pièce enquête propre à la CPAM, pourtant remplie et signée, n'est pas datée donc elle est jugée irrecevable, et annule tout mon dossier. Alors même que cette pièce non datée a été adressées en AR, accompagnée de tous les justificatifs (attestations de ressources sur un an)
Sanction si elle n'est pas envoyée : Arrêt du versement de la prestation dès le 1er mars.
Rappel que l'administration de contrôle semble oublier : Tout document adressé en AR porte automatiquement juridiquement la date de l'envoi de l'AR.
L'AR est reconnu réceptionné mais si la date n'est pas mise de ma douce main, cela annule la validité du document adressé.
Tellement jouissif pour l'administration d'emmerder les Français du matin au soir.
Et si en plus, ils arrivent pour une raison aussi bidon à justifier le non versement d'une prestation, donc faire des économies, autant dire qu'ils atteignent le point G !!!!
Documents signés renvoyés ce jour en AR.
Coût financier 10 euros.
Soit de ma poche 37 euros. Presque mon chariot alimentaire du mois...
Comment l'administration la plus débile au monde sait contrôler, on va dire plutôt emmerder, les gens honnêtes et qui respectent la loi du matin au soir, toute l'année.
Mais est incapable par contre d'aller chercher les vrais fraudeurs.
Je ne suis pas contre les contrôles, je m'y soumets, c'est normal.
Mais tout le temps et des pressions pour une date, je ne l'accepte pas....
Alors le prochain politique, comme les @BrunoRetailleau , Wauquiez et consorts, ou les commentateurs idéologisés qui ne savent pas comment cela se passe, viennent me dire qu'il n'y a pas de contrôle en face dans ce pays !
Je leur mettrai d'abord ma main dans la gueule, cela me soulagera car le harcèlement et la pression administrative : je connais, et après je leur dirai de parler de ce qu'ils connaissent au lieu de faire de l'électoralisme....
Je suis une malade, pas une fraudeuse.
Et s'ils trouvent que j'ai une belle vie, je leur propose qu'on échange nos vies pour voir combien de temps ils vont tenir....
Ca, c'est la réalité de nos vies, bien loin de vos fantasmes et de ce que tentent de vous faire croire ceux qui veulent que vous votiez pour eux....
Le jour où vous aurez un accident de travail grave, une maladie grave genre cancer ou d'autres épreuves de la vie, vous comprendrez alors....
⚫️ Un texte magnifique sur la mort, le trauma et le deuil.
Au procès Paty en appel, la nièce de Samuel, Salomé (fille de Gaëlle Paty), a prononcé un discours qui a scotché le public et les journalistes. Elle dit l’enfance fauchée, la « perpétuité » intime infligée aux cousins Paty, enfants et neveux du professeur, condamnés à grandir avec la douleur.
"Mesdames et messieurs de la cour, nous avions 5, 7, 8, 15 et 17 ans le jour où nous avons été condamnés. Le 16 octobre 2020, aucun d’entre nous n’avait encore fini l’école, aucun d’entre nous ne pouvait boire de l’alcool, aucun d’entre nous n’avait le permis.
Nous ne connaissions pas à quoi ressemblait l’intérieur d’une boîte de nuit, ni un bulletin de salaire. Nous ne connaissions rien de tout ça, parce que, tous les 6, nous étions des enfants. À 5, 7, 8, 15 et 17 ans, ce que nous connaissions, en revanche, ce sont les escortes de police, les hommages nationaux, la fuite des journalistes, les noms de codes aux hôtels et les adultes autour de nous, nos parents, nos grands-parents qui s’effondraient tous, un à un.
À 5, 7, 8, 15 et 17 ans, ce que nous connaissions c’était le visage de notre père, et notre oncle, affiché dans les rues, sur les bâtiments, dans nos écoles, sur nos réseaux sociaux, et notre nom de famille tournant en boucle dans les articles de médias.
À 5, 7, 8, 15 et 17 ans, nous avons été condamnés à la perpétuité. Sans procès, sans appel. Notre vie n’avait même pas eu le temps de commencer que le volant n’était déjà plus à nous.
(...)
La meilleure analogie que j’ai trouvée récemment, pour ceux qui tenteraient de comprendre, c’est que cette douleur, ce trauma, c’est un peu comme des paillettes. Vous savez, ces petits tubes de paillettes pour les enfants qui se seraient renversés sur une moquette, dans un canapé ou une armoire. Au début, il y en a partout, ça recouvre toute la surface, on ne voit que ça. Puis on se met à nettoyer, on réussit à enlever le plus gros. Mais on est tous passé par là. On sait tous qu’on aura beau passer un, deux, trois coups d’aspirateur, secouer les coussins, mouiller le sol… une semaine, un mois, un an après, en soulevant un t-shirt pour s’habiller le matin, on trouvera toujours des paillettes accrochées dessus.
(...)
Les années s’enchaînent et je trouve toujours des nouvelles paillettes à chaque fois que je soulève un coussin. Ma liste est longue et elle continue de s’allonger à chaque mois qui passe. Je ne peux vous dire que la mienne aujourd’hui, je ne connais pas la liste de mon frère et mes cousins. Je ne suis certaine que d’une chose, c’est que la leur sera encore bien plus longue quand ils auront enfin l’âge de la partager. Parce que, Mesdames et Messieurs de la cour, une vie c’est long quand, à 5, 7, 8, 15 et 17 ans, on a été condamnés à la perpétuité."
>> A lire en entier ici : https://t.co/yr7V1BsIlb
La conne du mois 2.0
Billie Eilish, « personne n’est illégal sur une terre volée »…
Aux Grammy 2026, Billie Eilish a enflammé la scène en remportant la Chanson de l’année pour « Wildflower ». Accompagnée de Finneas, la star de 24 ans a lâché sa phrase choc : « Personne n’est illégal sur une terre volée », suivie d’un retentissant « Fuck ICE ».
Le message anti-expulsions et pro-immigration a fait vibrer la salle… et exploser les réseaux en mode troll. Réponse la plus virale : « Et ta maison à Los Angeles, Billie ? ».
Car oui, sa luxueuse propriété se trouve pile sur le territoire ancestral des Tongva, les premiers Angelenos. La tribu a confirmé l’info à plusieurs médias : « C’est bien chez nous, historiquement, mais Billie ne nous a pas contactés pour en discuter. »
Un cabinet d’avocats de L.A. qui a proposé de défendre la tribu gratos pour une récupération d’urgence.
Billie reste discrète depuis, balades avec son chien et zéro commentaire public. Ironie cosmique ou karma ? En attendant, la phrase n’a jamais été aussi personnelle. 🤣🤣
En 1973, huit personnes parfaitement saines sont entrées dans des hôpitaux psychiatriques aux États-Unis 🇺🇸.
Aucune d’entre elles n’était malade.
Personne à l’intérieur ne s’en est rendu compte. 🧠
Ce n’était pas un accident.
C’était une expérience conçue par le psychologue David Rosenhan pour répondre à une question troublante :
Les professionnels peuvent-ils réellement distinguer la santé mentale de la maladie mentale ?
Pour le découvrir, Rosenhan a recruté huit personnes ordinaires. Un peintre. Une femme au foyer. Un pédiatre. Un étudiant en master.
Ils ont menti sur une seule chose :
Ils ont dit entendre des voix. Trois mots seulement : « Vide », « Creux », « Boum ».
Cela a suffi.
Les huit ont été admis.
Dès leur entrée à l’hôpital, ils ont arrêté de faire semblant.
Ils ont eu un comportement normal.
Ils ont coopéré.
Ils ont demandé à sortir. 🚪
Cela n’a jamais marché.
Chaque comportement normal a été réinterprété comme un symptôme.
Écrire des notes devenait un comportement obsessionnel.
Attendre calmement était vu comme une recherche pathologique d’attention.
La politesse devenait un comportement contrôlé, typique de la maladie.
Sept ont été diagnostiqués schizophrènes.
Un autre a été diagnostiqué maniaco-dépressif.
Aucun membre du personnel n’a identifié ces personnes comme étant saines.
Mais les patients, eux, l’ont fait.
De vrais patients les ont approchés et leur ont chuchoté :
« Vous n’êtes pas comme les autres. Vous n’avez rien à faire ici. »
Ceux qu’on considérait comme malades ont vu ce que les professionnels formés ne voyaient pas.
La durée moyenne de leur hospitalisation a été de 19 jours.
L’un d’eux est resté 52 jours. ⏳
Chaque jour passait et renforçait cette vérité :
Une fois qu’une étiquette est posée, la réalité n’a plus d’importance.
Quand Rosenhan a publié son article On Being Sane in Insane Places (« Être sain d’esprit dans des lieux insensés »),
le monde psychiatrique a explosé.
Un hôpital a lancé un défi : envoyez-nous de nouveaux faux patients, nous saurons les repérer.
Rosenhan a accepté.
Durant les mois suivants, cet hôpital a identifié 41 prétendus imposteurs.
Rosenhan n’avait envoyé personne. Pas une seule personne.
La conclusion était inévitable.
Le diagnostic ne reposait pas toujours sur des faits, mais sur le contexte et les attentes.
Cette expérience a brisé la confiance aveugle dans les étiquettes cliniques,
et a forcé de profonds changements dans la manière de diagnostiquer et traiter les maladies mentales.
Mais sa leçon la plus profonde reste encore aujourd’hui inconfortable :
👉 La perception peut déformer la réalité bien plus que la folie elle-même.
👉 Et parfois, l’illusion la plus dangereuse est celle de ceux qui croient ne jamais se tromper.
#kebetu #psychologie
#santémentale #science
⸻
Lu pour vous
🌹✒️ Beau texte lu par Jean Gabin !
Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais : je sais, je sais, je sais, je sais
C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes dix-huit ans
J'ai dit : je sais, ça y est, cette fois, je sais
Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la Terre où j'ai quand même fait les cent pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !
Vers vingt-cinq ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout l'tour !
Mais heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :
Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau
J'peux pas mieux dire : il fait très beau !
C'est encore ce qui m'étonne dans la vie
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !
Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire "je sais"
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j'savais
Il y a soixante coups qui ont sonné à l'horloge
J'suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge :
Maintenant je sais, je sais qu'on n'sait jamais !
La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On n'sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le sais !
Paroles: Jean-Loup Dabadie
Musique: Philip Green (1974)
📷 Jean Gabin et sa fille Florence.
🚨🥩 Mercosur : comment éviter la viande importée ? 🇫🇷❌
C’est SIMPLE, encore faut-il regarder au BON endroit 👇
✅ J’achète UNIQUEMENT si je vois écrit clairement :
➡️ « Né, élevé et abattu en France »
ou
➡️ « Origine : France » 🟦⬜🟥
❌ Je refuse systématiquement si je lis :
🚫 « Transformé en France »
🚫 « Élaboré en France »
🚫 Un drapeau 🇫🇷 sans texte d’origine
🚫 Aucune mention de l’origine de la viande
👉 Ça peut cacher du Mercosur 🐄🌎
⚠️ À ignorer totalement :
❌ Code-barres (300-379, code 2…)
❌ Marque française
❌ Emballage bleu-blanc-rouge
❌ Promo alléchante 💸
🏷️ Labels utiles (mais je vérifie quand même) :
✔️ VPF
✔️ Origine France Garantie
✔️ Label Rouge
🧠 RÈGLE D’OR :
👉 Ce qui n’est pas écrit noir sur blanc n’est pas garanti français.
📢 En 1 phrase :
🥩 Viande sans « Né, élevé et abattu en France » = viande refusée. Le reste, c’est du marketing.
Faites tourner 👊🇫🇷
#AgriculteursEnColère #ColèrePaysanne #BlocagePaysan #SoutienAuxAgriculteurs #FranceQuiTravaille #OnLâcheRien
🔴💸 ALERTE : Cette réfugiée iranienne révèle la vérité sur les manifestants tués.
"La famille a droit à 10 minutes pour dire au revoir. Le régime des Mollahs fait payer les familles pour voir les corps et payer pour chaque balle utilisée. C'est quoi ce pays ?!" (BFM)
Sept. 1942. Vernoil. Elle a 17 ans. Ses amis sont en péril. Des juifs. Agent de liaison, elle est une habituée du danger. Elle cache donc mère et enfants pendant 2 ans. "J’ai fait ce que je devais faire", disait-elle simplement. Odette Bergoffen est morte le 6 janvier. 101 ans.
@timweb3_@FredGaulois Faut arrêter d'opposer privé et public. Le problème est que pour mettre un peu de beurre dans les épinards, après une vie de travail, on vous enlèvera le beurre, privé ou public !
@timweb3_@FredGaulois Pour ma part, en tant que fonctionnaire, je toucherai une retraite de 1200€ à l'âge légal de départ (64 ans). Il est vrai que ma profession est moins pénible que celle d'un ouvrier, cas de mon mari, mais à bac +3 et ayant élevé 3 enfants, je pense que je ne vole pas la société.