@Nath_Yamb
Je me souviens d’un jour où je vous ai défendue ici, jusqu’à ce que l’ancienne directrice de la RFI me prenne à partie. J’ai toujours éprouvé respect et admiration à votre égard, et cela n’a pas changé.
Concernant votre question, si nous supposons que cette information est avérée, ne pensez-vous pas qu’il serait plus judicieux, de la part du régime actuel au Sénégal, de s’abstenir de toute réaction épidermique ou émotive face à des questions aussi cruciales que celle de la sécurité nationale ? Vous n’ignorez pas les liens particulièrement étroits qui existaient entre le Sénégal et la France sur le plan sécuritaire sous le régime de Macky Sall. Face à la volonté manifeste du régime actuel de rompre ces relations, dont l’ampleur et les ramifications au sein de l’appareil étatique restent incertaines, ne serait-il pas plus avisé de démanteler, dans la plus grande discrétion, tous les éventuels pièges et foyers de déstabilisation avant de porter ces affaires sur la place publique ?
Je fais donc appel à votre intelligence et à votre connaissance approfondie de la gestion d’un État, notamment en ce qui concerne les questions de sécurité intérieure, pour vous inviter à faire preuve de patience et de retenue.
Le démantèlement des goulots d’étranglement des réseaux de la Françafrique au Sénégal s’effectuera par un processus de strangulation lente et implacable, mais la « b��te » finira par céder.
Vous n’êtes pas sans savoir que le paysage militaro-médiatico-politique sénégalais regorge de suppôts français au teint noir, dont la mission, après avoir échoué à empêcher l’accession au pouvoir du régime actuel, semble désormais être de rendre le pays ingouvernable.
Malheureusement pour nous, Sénégalais, nous ne disposons pas d’un régime autoritaire capable de simplement les envoyer au front. Toutefois, nous avons une justice, bien que perfectible, qui repose sur des lois. Ces lois, une fois réformées, permettront à ces individus de répondre de leurs actes commis ces dernières années. Le temps de la justice n’est certes pas celui des hommes, mais les magistrats trancheront leur sort dans les délais impartis par la loi.
Cela dit, le nouveau régime ne peut se permettre de négliger les aspirations des citoyens qui l’ont porté au pouvoir. Il doit, sans délai, répondre aux difficultés économiques que traverse le pays. Le régime de Macky Sall a fait passer le stock total de la dette extérieure de 4,65 milliards de dollars en 2010 à 39,95 milliards de dollars en 2023. Rien que pour l’année 2025, le Sénégal devra payer plus de 980 milliards de francs CFA en intérêts et commissions sur cette dette.
Alors, pardonnez-nous, Madame, si nous ne nous réjouissons pas outre mesure du départ de certains officiels français de notre territoire. Les défis qui attendent le régime actuel sont immenses, et les Sénégalais n’ont plus de patience : ils ont faim.
Je sais combien vous admirez le régime du Kremlin, et je me permets donc de prendre exemple sur lui. Dès les premières sanctions occidentales en 2014, la Russie a eu l’intelligence stratégique de regagner sa souveraineté économique, notamment en augmentant sa production de blé. En quelques années, elle est passée d’un pays à faible production en 2014 au troisième exportateur mondial en 2022. En parallèle, elle a reconstitué ses stocks d’or, bâtissant ainsi une résilience remarquable face aux sanctions.
Le Sénégal adopte aujourd’hui une stratégie similaire, visant à renforcer sa souveraineté dans tous les secteurs névralgiques avant de s’engager dans toute confrontation géopolitique.
Cette méthode s’inspire des « yambs » (abeilles en wolof) : méticuleuses, stratégiques et opérant à l’abri des regards, sans tambour ni trompette. Nous sommes la génération qui rejette catégoriquement les écrits du premier "gouverneur" français au Sénégal, selon lesquels « l’émotion serait nègre ». Il est temps de prouver qu’il avait tort, en dirigeant notre pays avec intelligence, sang-froid et discernement.
Les marchés financiers ne connaissent pas Ousmane Sonko mais ils connaissent bien Lehmann Brothers qui était noté A2 par Moody’s et A par S&P et Fitch juste avant de causer une crise mondiale. Laisse nous douter un peu de l’efficience du marché.
@kouamouo Il est très léger cet économiste.
Mr Cissé oublie que les marchés financiers ne connaissent pas Ousmane Sonko mais ils ont vu le 1er ministre sénégalais dire qu’il était à la tête d’un pays de faussaires. Dès lors, la confiance est rompue le reste n’est que complotisme.
@maximilien93@kouamouo Les marchés financiers ne connaissent pas Ousmane Sonko mais ils connaissent bien Lehmann Brothers qui était noté A2 par Moody’s et A par S&P et Fitch juste avant de causer une crise mondiale. Laisse nous douter un peu de l’efficience du marché.
@caro_471@luca_varan Il s’agit d’iraniennes d’origine juives pour la plupart. La société iranienne est très diversifiée et l’occident utilise les minorités pour faire tomber le régime.
@LoAboutalib Les agrégats vont suivre après. Mais d’abord la transformation structurelle en passant d’une économie dominée par les services à une économie portée par les industries et le secteur primaire.
@LoAboutalib L’autosuffisance dans les secteurs clés est l’urgence numéro un avec la baisse du coût de l’énergie. L’économie c’est de l’énergie transformée. Si on réussi ce pari on va améliorer le niveau de vie des sénégalais.
@LoAboutalib Le gouvernement devrait rester focus sur ses objectifs de transformation structurelle de l’économie et les souverainetés sectorielles. Tout le reste ce n’est que des indicateurs pour assurer aux créanciers notre capacité à rembourser la dette.
@LoAboutalib Ce n’est ni alarmant ni trop grave si c’est le traitement de choc qu’il faut au Sénégal pour se redresser. Si on veut vraiment que les choses changent il faut nous départir de ces agrégats qui ne veulent rien dire en vrai si ce n’est que du prestige.
@badiatta_yaaqub Les 5,4% pour 2026 s’expliquent par la réévaluation de la dette par Mazar de 119% à 132% https://t.co/sCbevVWPPZ. Reste dans ton domaine!
@badiatta_yaaqub mais ces prévisions ont été révisées à la baisse suite à la découverte de la dette cachée. Donc ici nous ne pouvons pas parler de recul car c’est le Sénégal qui a publié la dette cachée.
@badiatta_yaaqub La soutenabilité d’une dette ne repose pas uniquement sur un excédent primaire.
La dynamique dépend du différentiel entre le taux d’intérêt et la croissance nominale. (combinaison: croissance, recettes fiscales et structure de la dette.)
@badiatta_yaaqub « Utiliser l'impôt pour payer les intérêts au lieu d'investir »: on rembourse la dette avec les impôts ou le refinancement. Encore une fois reste dans ton domaine de compétence.