MUSULMANS EN FRANCE : Le journal, entièrement indépendant, des musulmanes et des musulmans en France : leur actualité, leur quotidien, leurs perspectives.
Le rabbin Gabriel Hagaï à propos de la politque de Netanyahu et de ceux qui la soutiennent :
« On se souviendra de tous ces politiciens français hypocrites qui ont vendu leur âme au gouvernement sioniste en soutenant la Loi Yadan et en ne dénonçant pas les exactions criminelles de l’armée israélienne. On s’en souviendra.
Dans la vie, il faut s’efforcer d’être du bon côté de l’Histoire, c’est-à-dire du côté de la justice, de la vérité et de la paix. Ce qui n’est manifestement pas le cas de ces politiciens-ci. Mais qu’attendre de ces manipulateurs démagogues ? Eux qui ne se sont engagés dans la politique que pour leur petit profil personnel mesquin, se vendant aux lobbies ultra-capitalistes les plus offrants. Et dans ce cas-ci, au lobby israélo-étasunien, raciste, eugéniste, néo-malthusianiste et fascisant.
Il est vrai que même ces parangons de l’égocentrisme pourraient se repentir de leurs mauvaises voies – c’est la base de notre foi. Dieu donne sa chance à tous. Mais en général, ne penser qu’à soi-même sans en calculer les conséquences, être autant centré sur son profit personnel au dépend des autres, rend impossible toute réforme.
On se souviendra donc d’eux, de ces petits laquais immoraux mégalomanes se prenant pour les personnages historiques qu’ils ne sont pas. Oui, on se souviendra d’eux à l’heure de rendre des comptes devant l’Histoire. »
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Gabriel Hagaï est un rabbin orthodoxe anti-sioniste, maître-initiateur dans une tradition mystique du judaïsme séfarade. Il conférencier, linguiste, philologue, paléographe-codicologue, calligraphe et chanteur. Formé à Jérusalem, il est chercheur à l’EPHE (École pratique des Hautes Études, Sorbonne, Paris), membre du Comité inter-religieux de la Famille franciscaine (CIFF), vice-président de l’association CIEUX (Comité interreligieux pour une Éthique universelle et contre la xénophobie). Il est également un herboriste réputé.
IGNOBLE
Lors d’une intervention au Sénat, le 9 avril 2026, le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot a cité, en la faisant sienne, l’une des phrases les plus racistes jamais prononcées par un chef d’État : « Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. »
Cette citation ignoble est attribuée à l’ancienne première ministre d’Israël Golda Meir. Espérons qu’elle est apocryphe, ce qui ne ferait d’ailleurs que renforcer le caractère infâme de l’intervention de Barrot. Car, ou bien celui-ci n’a pas saisi le sens véritable de cette déclaration, auquel cas, on se demande comment quelqu’un d’aussi stupide peut avoir été placé à ce poste, ou bien il sait parfaitement ce qu’il dit. Cette odieuse sémantique est celle du meurtrier, qui s’exclame devant le cadavre de son épouse qu’il vient de tabasser à mort « Je ne te pardonnerai jamais d’avoir fait de moi un assassin ». Surtout, cette déclaration est destinée à justifier la politique génocidaire de Netanyahu, illustrant ainsi la soumission de l’État français au pire gouvernement que le Moyen-Orient ait jamais connu.
C’est naturellement cette seconde version qu’il convient de retenir. Faisant mine de s’émouvoir de la loi votée par la Knesset le 30 mars instaurant la peine de mort pour les seuls Palestiniens, le ministre croit utile d’affirmer que « La France reconnaît en Israël non seulement un peuple ami, mais aussi une éthique humaniste et universaliste, forgée par des siècles d’exil et de persécution ».
Humaniste et universaliste ? Ainsi que le rappelle l’ONG canadienne Voix Juives Indépendantes, la Nakba, ce fut 750 000 personnes expulsées de leurs terres, plus de 530 villages détruits. En 1937, David Ben-Gourion, qui deviendra plus tard le premier Premier ministre d’Israël, écrivait : « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place ». Trois ans plus tard, Yosef Weitz, du Fonds national juif, déclarait : « Il n’y a pas de place pour les deux peuples dans ce pays… il ne faut laisser aucun village, aucune tribu. » Depuis le 7 octobre 2023, selon les statistiques les plus optimistes, 62 600 Palestiniens ont été tués, dont plus de 17 800 enfants. Humaniste et universaliste ?
Un simple rappel : il n’y a pas de juifs, de musulmans, de Palestiniens, d’Européens, d’Américains, d’Africains. Il n’y a qu’une seule humanité. Toutes ces divisions n’existent qu’à l’initiative de ceux qui cherchent , Divide et impera , à prendre le pouvoir sur les autres, à s’approprier, pour leur seul bénéfice, les ressources de la terre.
L’Histoire pardonnera peut-être à la « Macronie » d’avoir trahi les Français, en leur promettant de les écouter, de lutter contre les discriminations, contre les tentations extrémistes. Elle ne lui pardonnera pas de s’être fait l’apologiste et la complice d’un génocide.
Jean-Michel Brun
Merci Monsieur Nuñez. Grâce à vous la Rencontre Annuelle des Musulmans de France a bénéficié d'une couverture médiatique jamais atteinte !
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(NB : le magazine "Musulmans en France" n'a rien à voir avec l'association "Musulmans de France")
COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR L’AUDIOVISUEL PUBLIC : LA FOIRE AUX CANCRES
La commission parlementaire sur l’audiovisuel public se poursuit dans la même ambiance de cirque où elle avait commencé. Des personnalités qui ne se présentent pas, des invectives, des menaces, et aussi un assaut de crétineries dont le rapporteur Charles Alloncle, membre des ciottistes alliés au Rassemblement national, est l’un des fers de lance.
Tout est bon pour ces nouveaux Croisés à la petite semaine pour mettre l’islam sur le banc des accusés, et plus c’est ridicule, mieux ça passe.
Cette fois, face aux cadres de Radio France, Alloncle a accusé le 19 février, la radio nationale de surreprésenter l’islam dans sa programmation. A ces mots, on aurait pu croire que la grâce était tombé sur le représentant de l’extrême droite islamophobe qui pointerait enfin du doigt l’obsession de certains médias à l’encontre dans musulmans.
Mais non. Ce qu’il fustige, ce sont des émissions de France Culture intitulées : « Prier au travail : comment faire ses 5 prières quotidiennes quand on est salarié et musulman », « Exil des musulmans : un gâchis français », « Racisme, islamophobie et peurs irrationnelles.
« Lorsqu’on examine de près la programmation de France Culture », grommelle le député, « je pense qu’on peut s’interroger sur la place particulièrement importante accordée au contenu consacré à l’islam et à la condition des musulmans en France ».
« Est-ce que vous pouvez nous expliquer cette ligne éditoriale qui présente des centaines d’heures de programmes payés par les Français et consacré à l’islam ? », râle le « Charles Martel » de la commission.
Oui, sauf que ces séquences, qui font partie de l’émission « Questions d’islam », entrent dans le cadre de la loi qui impose au service public de « diffuser le dimanche matin des émissions à caractère religieux, consacrées aux principaux cultes pratiqués en France », de même que les émissions dominicales religieuse de France Télévision.
« Questions d’islam » côtoie en effet « Chrétiens d’Orient », « Orthodoxie », « Solaé » le rendez-vous protestant, « Talmudiques », et surtout la Messe, qui tient une place aussi importante que l’ensemble des autres.
Charles Alloncle voudrait-il qu’on supprime également la diffusion de la messe ? Non bien sûr. Sa fixette, c’est l’islam. Dommage qu’il n’écoute pas plus souvent « Questions d’islam », cela le rendrait peut être un peu moins « mal-comprenant ».
Alors Charles Alloncle lance sa dernière cartouche : le producteur de l’émission, Ghaleb Bencheikh, par ailleurs président de l’organisation gouvernementale « Fondation de l’islam de France », serait «proche des Frères musulmans » !
Ça y est, le « mur du çon », comme dirait le canard Enchaîné est franchi. Bencheikh proche des Frères musulmans… on aura tout entendu ! Seule l’ineffable Florence Belgaud-Blackler, « chercheuse » fantaisiste, « spécialiste des Frères musulmans » qui ne parle pas un mot d’arabe aurait été capable d’une telle absurdité.
« La droite française est la plus bête du monde » avait lancé Guy Mollet en 1957. Toujours d’actualité apparemment…
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"L'ÉTAT DE WASHINGTON SOUTIENT SES COMMUNAUTÉS MUSULMANES"
Souhaitant un « Ramadan Moubarak » à la communauté musulmane qui entame un mois de jeûne et de prière, Le gouverneur de l'État de Washington, Bob Ferguson a publié, le 18 février 2026, une proclamation officielle indiquant que « Les musulmans de l'État de Washington font partie intégrante du tissu social de notre État » et que les résidents musulmans contribuent de manière significative à « la vitalité économique de l'État de Washington, aux services publics, au système éducatif, aux établissements de santé, aux petites entreprises, au secteur technologique, aux arts et à la culture, ainsi qu'aux organisations communautaires et à but non lucratif ».
Le document précise que le Ramadan « est un mois sacré de jeûne, de prière, de recueillement et de partage communautaire observé par des millions de musulmans à travers le monde et par des milliers de musulmans de l'État de Washington », et que cette observance renforce les valeurs de « générosité, d'autodiscipline, de gratitude et de solidarité ».
Ferguson a également cité une loi de l'État de Washington de 2025 reconnaissant officiellement l'Aïd el-Fitr et l'Aïd el-Adha comme jours fériés, faisant de l'État de Washington le premier à le faire.
« Par conséquent, moi, Bob Ferguson, gouverneur de l'État de Washington, proclame la période du 18 février au 19 mars 2026, correspondant à l'observance de ce mois sacré, déterminé par l'observation de la lune et conformément au calendrier lunaire, comme le Ramadan dans l'État de Washington », stipulait la proclamation.
Partageant la lettre sur les réseaux sociaux, Ferguson a déclaré : « Ramadan Moubarak aux milliers de musulmans de l'État de Washington qui entament un mois de jeûne et de prière. L'État de Washington soutient ses communautés musulmanes. »
Et pendant ce temps, les ministres français se rendent au dîner du CRIF et refusent les invitations aux iftars de la @mosqueedeparis et d'autres mosquées de France, tandis que la ministre Aurore Berger reprend l'expression pétainiste d'anti-France pour désigner ses adversaire, et la candidate Renaissance à Marseille choisit comme slogan de campagne la devise de Pétain : "Travail, famille, patrie"...
Et plus dure sera la chute !
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LE LIVRE À LIRE : "NAPOLÉON ET L'ISLAM" DE LOUIS BLIN
C’est une abondante moisson de livres que nous proposent actuellement nos libraires.
Triste moisson en vérité, de bien mauvaises herbes qui viennent ronger la pensée française, labourée par les serfs des éditions Bolloré, qui nous forcent à récolter ce qu’ils ont semé : les graines de la haine, du racisme, et de la xénophobie. Et puis tout à coup, surgit d’une oeuvre fraîche, un discours intelligent, passionnant, qui nous fait découvrir sous un autre jour un personnage dont les auteurs à deux balles de foin dont nous venons de parler ont voulu faire leur héros.
« Napoléon et l’islam » est un sacré bouquin, dans la lignée des autres ouvrages de son auteur, Louis Blin. Nous avions apprécié « Victor Hugo et l’islam », « Lamartine passeur d’islam », vous aller adorer « Napoléon et l’islam ».
Naturellement, cet excellent livre n’a pas été édité par ceux que nous avons cité en nous pinçant le nez, mais par Erik Bonnier.
« La religion de Mahomet est la plus belle » ; « J’aime l’islam, vénère le Prophète, respecte le Coran » ; « J’aime mieux la religion de Mahomet. Elle est moins ridicule que la nôtre ».
Ainsi parla Napoléon, seul dirigeant français de l’histoire à avoir écrit et prononcé la profession de foi musulmane. Affabulateur ou sincère ? Chrétien ou musulman ?
C’est une étrange histoire tissée de séduction et de répulsion que conte ce livre. Récusée malgré les évidences, incomprise ou au contraire revendiquée, la fascination de l’Empereur pour l’islam fait de lui un révélateur des passions françaises au sujet de cette religion et de ses adeptes, qui résonne jusqu’à nos jours.
De la jeunesse à l’exil à Sainte-Hélène, Napoléon Bonaparte a subi la tentation de l’islam et de l’Orient. Il a concilié cette attirance avec son héritage catholique, sans toujours être compris par sa postérité. Son ambition de pouvoir, jamais assouvie, contredit sa tolérance religieuse. Cet admirateur de l’islam massacra les Égyptiens et les Palestiniens qui résistèrent à son invasion.
Louis Blin décrypte dans cet essai l’extraordinaire aventure musulmane de Napoléon, poursuivant la réflexion sur l’islam dans la culture française engagée dans ses ouvrages sur Victor Hugo, Alphonse de Lamartine et Alexandre Dumas.
Fermez donc les yeux sur les vitrines obscènes qui présentent « les meilleures ventes du mois », et plongez-vous dans les délices de la lectures d’un livre que vous n’oublierez pas.
Napoléon et l’islam, de Louis Blin – Editions Erik Bonnier
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Voir aussi : https://t.co/5GeNw6x0bW
Jean-Michel Brun
LE RAMDAM DU RAMADAN
Voilà que commence le mois béni du Ramadan. Un moment essentiel de la vie du musulman, car celui-ci va s’appliquer, plus que jamais, à mettre en pratique les valeurs essentielles de l’Islam : la confiance en Allah, le respect des autres, musulmans ou non, l’attention portée à sa famille, l’aide au plus démunis. Il va oeuvrer à la paix, à la solidarité, à la tolérance.
Hélas, une fois encore, les musulmans viennent de se déchirer à propos de la date de début du Ramadan. Quelle honte pour ceux qui prétendent nous représenter ! Certes, les divergences et l’acceptation de celles-ci, font partie de l’Islam, et ne doivent en aucun cas affecter la cohésion de la communauté.
Mais quel spectacle pour les fidèles, et pour le public qui assiste à cette pantalonnade !
Franchement, avant de décider que le Ramadan commence tel ou tel jour, et surtout de publier leur choix, ne sont-ils pas capable de se réunir, d’échanger, et de décider ensemble, les responsables de la Grande Mosquée de Paris, du CFCM, des Musulmans de France ? C’est réellement aussi compliqué que cela, de se parler ?
Mais non. Ils préfèrent se réfugier, chacun de leur côté, dans leur calculs étriqués, dans leurs certitudes égoïstes, sans un regard pour les fidèles qui ont eu la naïveté de compter sur eux. Le Ramadan est le moment où le croyant combat ses passions, laisse de côté son ego pour s’ouvrir aux autres. Et que font ces « représentants » de la communauté musulmanes ? Ils publient chacun leur petit communiqués sans se soucier des conséquences de leur inconséquence. Résultat, on se traite ici de menteur, là d’incompétent, on accuse les uns de suivre aveuglément les ordres de tel pays, les autres de vouloir faire sécession. Une fois encore les conflits entre les pays arabes se reflètent ici dans la pratique religieuse. Quelle honte !
Certes Allah acceptera aussi bien le jeûne de celui qui, en toute bonne foi, le commencera le mercredi ou le jeudi, Mais comment la communauté des musulmans français, en proie aux quotidiens discours et actes islamophobes, peut-elle se défendre si elle est désunie au point de n’être pas capable de se mettre d’accord sur un sujet aussi simple ?
Frères qui président les mosquées, les associations, les fédérations musulmanes, on ne vous demande qu’une chose : ne vous prétendez pas les représentants des musulmans français : sentez-vous en les responsables.
Ramadan mubarak à toutes et à tous.
Jean-Michel Brun
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