Aujourd’hui le 11 juin à 4 heure du matin on vient de tuer dans la ville de Beni, quartier Boiken , cellule munzambayi à moins de 500 mètres du siège des opérations sokola, et moins de 50 mètres d’un camp militaire.
La nuit de 5 au 6 juin un autre massacre à eu lieu dans le territoire de Béni, axe route Mbau-kamango à MATIBA quelque kilomètres où il y a eu le ressent masacre de mbau Matete
Face à la multiplication des incursions armées contre les cultivateurs, l’avocat Deogracias Nyamwisi sort du silence. Dans une prise de position relayée ce samedi, il appelle Kinshasa à revoir sa doctrine sécuritaire : armer les civils sous contrôle strict, tout en exigeant une offensive musclée de l’armée avec drones et patrouilles avancées.
Pour Maître Nyamwisi, l’attentisme de l’État met en péril la survie des populations rurales. “La population ne peut plus rester sans défense pendant que l’État tarde à sécuriser les champs”, martèle-t-il. Sa proposition : un système d’auto-défense encadré. Chaque bénéficiaire d’arme serait fiché avec nom, adresse, quartier, cellule et avenue. Le registre passerait par 4 niveaux de validation : chef d’avenue, chef de cellule, chef de quartier, puis bourgmestre.
L’objectif affiché est la dissuasion. “Si dans chaque 10 maisons il y a quelqu’un qui peut se défendre, les bandits ne viendront plus attaquer”, explique l’avocat. Une logique de maillage : la sécurité ne doit plus être pensée uniquement depuis les positions militaires éloignées, mais “à la base”, dans les avenues et cellules.
Maître Nyamwisi ne dédouane pas l’armée. Au contraire, il l’interpelle directement : “Qu’ils patrouillent, qu’ils fouillent dans les champs, qu’ils mettent des camps près des champs”. Il exige un déploiement plus offensif, avec usage massif de drones pour la reconnaissance et la frappe.
Son argument s’appuie sur un parallèle : “Si on peut envoyer des drones pour bombarder l’ennemi de l’autre côté, pourquoi pas utiliser ces mêmes drones, ces missiles, pour repousser ADF et les autres groupes ? .Il manque, selon lui, la volonté politique et opérationnelle pour “que le pays retrouve son intégrité”.
Derrière la question sécuritaire, l’avocat pointe une bombe à retardement économique. Sans accès aux champs, pas de production. Sans production, pas de nourriture. “Les gens ne pourront plus cultiver. Il n’y aura pas de nourriture”, alerte-t-il. D’où sa demande d’une “opération plus large” pour sécuriser les zones agricoles du Nord-Kivu et de l’Ituri, devenues de véritables pièges mortels.
En réclamant à la fois l’armement civil contrôlé et une offensive de l’État, l’avocat défend une réponse à deux vitesses : l’immédiateté de la défense de proximité et la profondeur de l’action militaire. Une équation qui résonne fort là où l’État est souvent perçu comme absent.
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Maître Deogracias Nyamwisi brise le silence et interpelle Kinshasa. Il réclame une double riposte d’urgence : armer les civils sous contrôle strict avec fichage en 4 niveaux, et lancer une offensive musclée de l’armée avec drones et camps avancés dans les champs.
*Tueries à Beni : Maître Deogratias Nyamwisi propose quatre pistes dont l'autodefense encadrée par l'état pour anéantir les ADF* https://t.co/6vUuoajX7O
La balkanisation s’installe petit à petit dans le petit nord Kivu sous les yeux impuissants du gouvernement. Après le recrutement des magistrats qu’est-ce qui va suivre parce que l’armée est déjà là ?
La balkanisation s’installe petit à petit dans le petit nord Kivu sous les yeux impuissants du gouvernement. Après le recrutement des magistrats qu’est-ce qui va suivre parce que l’armée est déjà là ?
@ERIC_WEMBA1 Mzee mbusa est là comme un expert et toute chose ne peut pas être étalé ici sur le réseaux sociaux. Le mieux serait de faire de bonne investigation