@tribuchretienne@AMizoard@Pontifex_fr Et surtout le premier à avoir lancé un débat au mieux secondaire au lieu de se centrer sur les enjeux essentiels de l’événement.
Il faut prendre au sérieux ce qui pourrait sembler dérisoire. Quand des #influenceuses expliquent que Maupassant ou d’autres classiques français ne seraient plus « compatibles » avec leurs valeurs religieuses, il ne s’agit plus seulement de goût littéraire. Une frontière vient d’être franchie lorsque la #religion prétend décider non plus seulement de ce que l’on croit, mais de ce que l’on peut lire, transmettre, enseigner ou admirer.
Depuis plusieurs années, l’#islamisme politique avance précisément sur ce terrain, rarement par la contrainte brutale, beaucoup plus souvent par l’accoutumance. Une revendication devient une habitude, l’habitude devient une norme et la norme finit par paraître naturelle. Le sport, l’école, les associations, les réseaux sociaux, certaines pratiques culturelles deviennent alors autant de lieux où se négocie, morceau après morceau, ce qui relevait autrefois du bien commun.
Le phénomène prospère aussi sur les faiblesses de la politique. Certains élus ferment les yeux par prudence, d’autres par calcul électoral, d’autres encore parce qu’ils redoutent davantage l’accusation d’intolérance que le recul des principes qu’ils devraient défendre. Et lorsque l’État hésite, temporise ou renonce à faire respecter clairement la règle commune, chaque recul prépare le suivant.
Refuser cette évolution ne signifie ni rejeter les musulmans ni combattre une foi. C’est au contraire défendre le cadre qui permet à toutes les croyances de coexister sans que l’une d’elles impose ses prescriptions aux autres. Le véritable danger commence lorsque, par clientélisme, lassitude ou lâcheté, une démocratie accepte de négocier ce qu’elle n’aurait jamais dû mettre en discussion.
Car une civilisation ne disparaît pas nécessairement dans le fracas. Elle peut aussi s’effacer silencieusement, chaque fois qu’elle renonce à transmettre ce qu’elle n’ose plus défendre.
Source : https://t.co/F134pV53ZF
Le droit de voir un visage doit être universel, au Portugal comme en Syrie ou en Afghanistan.
Le Portugal vient d’interdire le voile intégral dans l’espace public. Et une phrase de son président m’a particulièrement interpellé :
« Le visage doit être considéré comme un élément central de l’identité et de la communication humaines. »
Je suis né dans un pays musulman. Et peut-être est-ce précisément pour cela que je refuse l’idée qu’au nom de la tolérance, de l’inclusion, voire du féminisme, tout ce qui se présente sous l’étiquette de la religion devrait être accepté.
La burqa et le niqab ne sont pas pour moi de simples morceaux de tissu. Ils séparent la femme de l’espace humain : ils effacent ses expressions, sa présence, son identité.
J’ai grandi au Moyen-Orient. J’ai vu comment les islamistes transforment progressivement des exigences en normes, puis présentent toute résistance comme une attaque contre les musulmans. Et lorsqu’une gauche radicale les accompagne par opportunisme électoral, le mécanisme devient encore plus efficace.
Une démocratie a le droit de protéger cet espace commun et cette dimension profondément humaine qu’est le visage.
Mais pourquoi ce principe s’arrêterait-il aux frontières européennes ?
Et c’est précisément là que je pense à la Syrie.
Car pendant que l’Europe normalise et finance le nouveau pouvoir islamiste syrien, des campagnes de promotion du niqab ont été organisées jusque dans des universités. Des vêtements couvrants ont été distribués gratuitement au nom d’une conception religieuse de la tenue féminine. Dans certaines régions, des pressions sociales s’exercent également sur les femmes pour qu’elles adoptent des tenues religieuses plus strictes.
Des réseaux éducatifs islamisés se développent parallèlement, avec séparation des sexes et promotion de normes vestimentaires religieuses.
Voilà aussi ce que l’Europe devrait regarder.
On ne peut pas défendre à Lisbonne le principe du visage découvert et devenir soudainement indifférent à Damas.
Je ne demande évidemment pas à l’Europe de décider comment les Syriennes doivent s’habiller.
Je lui demande d’être exigeante avec un pouvoir qu’elle finance, soutient et normalise.
Qu’elle exige des garanties.
Qu’elle regarde ce qui se passe dans les écoles et les universités.
Et les droits que nous considérons comme fondamentaux pour une femme européenne ne deviennent pas secondaires simplement parce que la femme est syrienne, iranienne ou afghane.
Le droit de montrer son visage n’est pas occidental.
Le droit de voir le visage de l’autre n’est pas européen.
Ce sont des libertés humaines.
Si le visage est un élément central de l’identité humaine, alors le droit de voir un visage doit être universel.
Fedorova est une agente d’un pays étranger qui mène des actions hostiles contre la France.
Son expulsion n’a rien à voir avec la liberté de la presse. Cessons d’alimenter ce faux débat, il s’agit d’une décision diplomatique et la France a le droit d’expulser un agent étranger.
@FresneauJean@pereJeanJoseph@Mgr_EMB@Diocese56 Question peut-être risquée rapidement, mais…
L’absolution de tels crimes mortifères ne devrait-elle pas être conditionnée par l’engagement du pénitent à se dénoncer au plus vite à la justice humaine ?
@MDumont75@LABiarnais Le non-lecteur péremptoire de @LaCroix semble être un spécimen assez répandu dans certaines sphères. X compte même quelques pointures dans l’art de raconter n’importe quoi sur ce journal dont beaucoup pourraient s’inspirer de l’approche éditoriale.
Je suis intervenue, aujourd'hui, devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public, sur un thème qui me tient particulièrement à coeur : la désinformation scientifique.
Merci aux parlementaires, @JPatrierLeitus et @CHAlloncle, de m'avoir donné l'opportunité de décrire ce schéma trop fréquent, dont crèvent certaines "enquêtes" de télévision : le "package scandale" que vendent, clés en main, certaines "ONG" aux médias...
@knafo_sarah Pas les seules : il faut une réflexion sur les conditions périlleuses inédites dans lesquelles aujourd’hui la parole est produite et diffusée.