@elonmusk Faut-il privilégier la conformité au panneau plutôt que la sécurité réelle ? Partons de l'exemple invoqué par le ministre lui-même : une route limitée à 50 où le trafic, dans son ensemble, roule durablement à 70. La limite y est déjà transgressée par tout le monde ; la question n'est donc pas de savoir si cette situation est souhaitable, mais ce que doit faire un véhicule isolé plongé dedans. Lui imposer de rester rigidement à 50, c'est le condamner à un différentiel de 20 km/h avec tout ce qui l'entoure, et ce différentiel peut augmenter son risque d'implication dans une collision. Ce respect solitaire n'a qu'un seul effet : mettre ce véhicule en règle. Il ne ralentit aucun des transgresseurs qui l'entourent ; il ajoute un danger au milieu d'eux. Sur le papier, il est irréprochable ; sur la route, il est l'anomalie. La conformité juridique et la sûreté instantanée ne coïncident donc pas nécessairement.
Ce n'est pas une opinion, c'est l'état de la recherche depuis soixante ans, et les méthodes modernes n'ont fait que le confirmer. Le constat fondateur date de 1964, quand David Solomon analyse pour le Bureau of Public Roads américain 10 000 conducteurs accidentés sur près de 1 000 km de routes : le taux d'implication est minimal à la vitesse moyenne du trafic et grimpe avec l'écart, que l'on roule plus vite ou plus lentement que le flux. Cirillo retrouve la même courbe sur autoroute en 1968, et Hauer en identifie le mécanisme en 1971 : qui s'écarte de l'allure générale multiplie les dépassements subis ou provoqués, autant d'occasions de collision. Un véhicule tenu à 50 dans un flux à 70, c'est exactement cela : celui que tout le monde rattrape, puis double. Quarante ans plus tard, les modèles statistiques modernes rendent le même verdict : sur cinq ans de données d'autoroutes et de grands axes britanniques, Quddus (2013) montre que c'est la variation des vitesses, et non leur moyenne, qui est associée aux accidents, confirmant Lave (1985) et Garber et Gadiraju (1989) ; Wang, Quddus et leurs collègues (2018) étendent le résultat aux artères urbaines. Et l'époque a fourni la contre-épreuve grandeur nature : les véhicules autonomes programmés pour une prudence scrupuleuse, qui freinent et s'arrêtent là où le flux humain ne l'anticipe pas, se font percuter par l'arrière à 4,8 fois le taux des conducteurs humains (Goodall, 2021), un phénomène visible dès les premiers bilans (Schoettle et Sivak, 2015).
La route ne récompense pas l’obéissance aveugle : elle sanctionne les comportements inadaptés.
Je regarde ce tableau Sequoia depuis ce matin et ce qui me frappe, c'est pas le chiffre total. 1 000 milliards de dollars de services remplacés par des agents IA, c'est le profil des métiers visés...
Insurance brokerage, IT managed services, payroll, comptabilité, paralegal...
Des métiers d'intermédiation, de mise en conformité, de traitement de l'information structurée. Des métiers où l'humain est là pour appliquer des règles, pas pour en créer. C'est exactement là où les agents actuels sont déjà bons.
La rupture viendra le jour où une TPE quelque part décidera de ne plus payer un cabinet comptable parce qu'un agent fait le même travail pour 40 euros par mois.
@DeryaTR_ Love this. The obvious next step is a dynamic, self-updating “living textbook”: prompts + structure become the pipeline, and the book gets periodic rebuilds from fresh literature, with strict citations, release tags, and a transparent changelog/diff. Knowledge as software.
@dr_l_alexandre Qui préférerait aujourd’hui corriger sa myopie avec une kératotomie radiaire — à coups de bistouri dans la cornée — plutôt qu’avec un laser excimer capable de sculpter l’œil au micron près ?
Travailler deux jours fériés de plus est une solution obsolète face à la réalité économique actuelle. L’idée même qu’il faudrait systématiquement « travailler plus » pour produire davantage relève d’une logique du XXe siècle, dépassée à l’heure de l’IA et de la robotisation.
Ce dont la France a besoin, ce n’est pas de grappiller deux jours supplémentaires, mais de remettre profondément en question la façon dont l’État dépense l’argent public. Aujourd’hui, on tente simplement de retarder l’échéance inévitable : celle où nous devrons réellement nous attaquer aux gabegies, au lieu de systématiquement augmenter les prélèvements ou de réduire les jours de repos.
Quelques exemples concrets de ces gaspillages :
•Le logo du CHU de Nantes, dont la refonte a coûté près de 185 000 € alors même que l’hôpital fermait des lits et accumulait des déficits.
•L’application « StopCovid » : 6,5 millions d’euros dépensés pour quelques centaines de notifications utiles seulement.
•Les innombrables comités et agences inutiles qui coûtent chaque année des dizaines de millions d’euros sans apporter de réelle valeur ajoutée.
La vraie urgence est donc de recentrer l’État sur ses missions essentielles, de simplifier radicalement notre administration et d’encourager l’initiative individuelle. L’intelligence artificielle pourra justement jouer ici un rôle crucial : automatiser les tâches répétitives des agents publics, réduire les erreurs coûteuses, rationaliser les dépenses publiques et apporter des conseils d’expertise à notre administration.
En clair, plutôt que de sacrifier deux jours fériés symboliques qui participent à la cohésion sociale et au dynamisme économique du tourisme, commençons par couper dans les dépenses inutiles et revoyons en profondeur l’organisation de notre société. Ce sera bien plus efficace que deux journées supplémentaires de travail imposées aux Français.
@dr_l_alexandre Seule une autre IA sera à même de contester. Maintenant, qui sera capable de départager deux IA pour déterminer laquelle a raison et laquelle a tort ? Ce sera précisément le problème si celui-ci devient trop complexe pour nous.
Il ne faut pas avoir peur des robots ni redouter l’automatisation. Nous devons, au contraire, déléguer à la machine tout ce qu’elle exécute mieux que nous, qu’il s’agisse de tâches physiques, intellectuelles ou créatives, pour concentrer notre énergie là où elle apporte la plus grande valeur humaine.
Refuser l’intelligence artificielle par principe, en pensant qu’un texte rédigé par un humain serait nécessairement plus authentique, revient à gaspiller un capital précieux : notre temps. Lorsque l’algorithme fournit un résultat plus rapide, plus fiable et plus précis, pourquoi s’en priver ? Cela évoque la parabole de la vitre cassée racontée par Frédéric Bastiat, un économiste français du 19e siècle. Bastiat expliquait que si une vitre est cassée, on pourrait croire que c’est bénéfique parce que cela fait travailler le verrier qui répare. Mais en réalité, c’est oublier toutes les autres utilisations possibles de l’argent dépensé pour remplacer cette vitre. Sans cette dépense imprévue, l’argent aurait pu être investi ailleurs, générant d’autres emplois ou satisfaisant d’autres besoins plus utiles. De même, maintenir artificiellement certaines tâches uniquement pour préserver l’emploi revient à briser des vitres juste pour occuper des verriers.
La robotique et l’intelligence artificielle ne se limitent pas seulement à nous libérer des tâches pénibles et répétitives. Elles investissent aussi des domaines que l’on pensait exclusivement humains : la médecine, l’empathie, la créativité. En médecine, l'intelligence artificielle a déjà fait des progrès remarquables. Loin de remplacer les médecins, ces technologies leur permettent de se concentrer davantage sur les aspects relationnels et sur les cas les plus complexes.
Même dans les tâches dites empathiques, comme le soutien psychologique, l’intelligence artificielle peut apporter un soutien constant et immédiat, en complément du travail humain. Les thérapeutes, libérés d’une partie des consultations routinières, peuvent alors se concentrer sur les cas les plus délicats, là où l’écoute humaine reste irremplaçable.
Quant à la créativité, loin d’être menacée par l’intelligence artificielle, elle est au contraire enrichie. De nombreux artistes, musiciens, écrivains ou architectes travaillent déjà en collaboration avec des outils numériques qui leur permettent d’explorer des possibilités nouvelles et surprenantes.
Depuis la Genèse, on répète que l’humain gagnera son pain à la sueur de son front. Mais aujourd’hui, nous avons l’opportunité historique d’alléger cette charge. L’objectif n’est pas d’éliminer tout effort, mais de pouvoir choisir librement où concentrer cet effort. Cela signifie que le travail cesse d’être une fin en soi et redevient un moyen de nous épanouir pleinement, de créer, d’explorer, d’éduquer, de soigner ou simplement de profiter davantage du monde qui nous entoure.
Accepter l’intelligence artificielle et la robotique ne signifie pas ignorer leurs risques. Bien sûr, ces technologies nécessitent des régulations claires et éthiques pour assurer leur transparence et leur responsabilité. Mais l’histoire nous montre qu’il est plus efficace d’accompagner une technologie que de la rejeter par peur de l’inconnu.
Ainsi, loin de représenter une menace, les robots et l’automatisation nous offrent une occasion unique de réinventer le sens même de notre travail et de notre existence.
Je ne pense pas que les ETF puissent provoquer une vraie bulle durable sur les marchés. Si jamais trop d'investisseurs se mettaient à acheter des ETF sans discernement, cela finirait par créer des écarts tellement évidents qu'il deviendrait beaucoup plus intéressant d'investir directement dans les actions délaissées, ce qui rétablirait naturellement un équilibre.