Il existerait des différences dans la répartition de l’intelligence entre les sexes. Plus de génies et de sous-doués chez les hommes, et davantage de femmes ayant un QI dans la normale.
Il existerait également des différences d’aptitudes cognitives. Les hommes seraient meilleurs dans l’évaluation de l’horizontalité et de la verticalité, et les femmes auraient une meilleure mémoire spatiale.
J’aspire personnellement à faire partie des êtres d’exception, et ça me fâcherait d’obtenir un score moyen si je passais un test de QI.
Suis-je pour autant choquée qu’on puisse émettre l’hypothèse que j’ai statistiquement plus de chances d’avoir un QI moyen que d’être un génie ? Franchement non.
Serais-je choquée qu’on évoque l’hypothèse d’une part d’inné, c’est-à-dire de génétique dans cette affaire ? Non plus.
Pourquoi ?
1/ Car aucune question ne me choque, a fortiori si c’est une question scientifique.
2/ Car je ne me sens pas fatalement condamnée à coller à toutes les caractéristiques fréquentes du groupe sexuel auquel j’appartiens. Je ne me sens ni essentialisée ni diminuée par une telle question et je plains les personnes dont c’est le cas : elles doivent avoir une bien basse opinion d’elles-mêmes.
Dans la même logique, je ne vois pas en quoi il est choquant de se demander s’il pourrait exister des différences de comportements entre groupes ethniques dues à l’innéité.
D’autant plus que, si vous voulez tout savoir, je ne suis plus si sûre d’être universaliste. C’est-à-dire que je doute désormais du fait que mes propres repères civilisationnels doivent absolument être appliqués à tous les peuples de cette planète. Franchement, que chacun vive comme il le veut chez lui. Donc certaines caractéristiques considérées comme des défauts dans la culture occidentale, pourrait dans l’absolu être des qualités ailleurs.
Mais revenons à nos 🐑.
Ce qui me choque par contre, c’est que les questions relatives à la place de la nature et de la culture, ou bien en d’autres termes, de l’inné et de l’acquis, puissent elles-mêmes choquer.
J’estime qu’il est impossible d’avoir une pensée politique digne de ce nom sans y avoir réfléchi. Car quand on parle de politique, on parle d’humains et de groupes d’humains.
La première chose qui définit un être humain est exactement la même que celle qui définit une banane ou un pinson des Galapagos : son ADN.
Penser que tout n’est que culture n’est donc qu’une puérile superstition. Je dis “puérile” car l’incapacité à intégrer l’existence de limites disparaît normalement quand on grandit. Et j’ajoute que le premier pré requis pour tenter de dépasser ses limites, est précisément d’en avoir conscience. On ne peut approcher la liberté qu’en ayant conscience des chaînes qui nous asservissent, pas en feignant d’ignorer leur existence.
@edwyplenel Désinformation grossière. Ce chiffre mélange tout . Et à hypothèses de calcul comparables, le premier budget de l’Etat, ce sont les retraites.
📢 Il faut sérieusement qu'on cause de "l'Aide aux Entreprises".
Utilisée de manière trompeuse pour servir un discours politique et taper sur le "méchant capitalisme", cette étiquette mérite qu'on y fasse un peu plus de lumière, promis c'est croustillant 😏👌🏻
Thread 👇🏻🧵
@KaplanBen_Fr C’est un politicien, nous sommes en régime démocratique, comme la plupart de ses collègues il suit les tendances de l’opinion en s’appuyant sur des sondages quotidiens. C’est donc au niveau des électeurs qu’il faut travailler pour faire bouger les choses…
Je suis de plus en plus convaincu que l'essor du mouvement écologique est le pire développement politique qu'a connu l'Occident depuis les années 1970.
C'est un mouvement d'essence religieuse, dont le fondement est le rejet du progrès technique et de la modernité, qui idéalise la société pré-moderne et voit dans la décroissance une vertu indépendamment de ses effets supposés sur l'environnement.
C'est la raison pour laquelle ce mouvement rejette a priori toutes les solutions techniques aux problèmes écologiques : par exemple, il ne suffit pas de réduire les émissions, il faut le faire de la "bonne" façon, c'est-à-dire par la "sobriété".
Le problème est que, sous couvert du souci de la protection de l'environnement, cette pensée a diffusé dans l'ensemble de la société, bien au-delà de l'écologie politique, parce que ses slogans et principes sont partout.
On devrait traiter le mouvement écologique comme on traitait le communisme pendant la guerre froide parce que c'est une idéologie tout aussi délétère et contraire à la nature humaine.
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Connaissez-vous bien notre monde ?
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Les femmes constituent plus de 75% des effectifs de l’École nationale de la magistrature. Est-ce qu’on va aussi se lancer dans un projet d’ingénierie sociale dans ce cas et si non pourquoi ?
C’est probablement un des thèmes les plus intéressants et qui met le plus mal à l’aise les féministes. Les pays les plus égalitaires comme les pays scandinaves, dans lesquels on pourrait penser que hommes et femmes déconstruits se répartissent de manière égale dans tous les métiers, secteurs, filières, ont toujours environ 90% d’hommes parmi les ingénieurs et 90% de
femmes parmi les infirmières. C’est à dire que les politiques publiques volontaristes en faveur de l’égalité h/f n’ont pas abouti à plus de parité dans certaines filières restées très féminines ou très masculines.
Le paradoxe scandinave autrement appelé paradoxe de l’égalité des sexes peut être défini ainsi : le paradoxe de l'égalité des sexes c’est l’observation de différences plus grandes dans les choix d'études mathématiques et scientifiques entre les garçons et les filles dans les pays les plus progressistes et égalitaire entre les sexes, par comparaison à des pays moins progressistes. Un exemple de ce paradoxe : « Aux États-Unis, 8% seulement des diplômés en sciences informatiques sont des femmes. À l’inverse en Algérie, un pays où 15% des femmes travaillent, elles représentent 41% des diplômés dans le domaine des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) ou encore “Parmi [les pays] les plus inégalitaires, l’Algérie, la Tunisie, les Emirats Arabes Unis ou le Vietnam ont tous des taux deféminisation en filière scientifique supérieurs à 35 %. À l’inverse, en Suède, en Belgique ou aux Pays-Bas, le même taux ne dépasse pas les 25 %. Il est intéressant ce “paradoxe scandinave” car il semble indiquer que quelles que soient les politiques volontaristes, les hommes et les femmes, en moyenne, font des choix différents et que peut être cela n’est pas dû à un système patriarcal ou sexiste.
Comment expliquer que dans des pays autrement plus sexistes et patriarcaux, le taux de femmes dans des filières STEM soit plus élevé ? Là réside le vrai paradoxe. Les féministes nous disent que c’est à cause des constructions sociales sexistes que les femmes choisissent moins certaines filières scientifiques, or tous ces pays viennent les contredire assez violemment. On peut vouloir expliquer ce paradoxe mais on peut aussi se demander pourquoi ce serait si important que plus de femmes choisissent ces filières et en quoi cela répondrait à un enjeu d’égalité. Si elles en sont empêchées, il faudrait le prouver. Personne ne prouve quoi que ce soit. Cela irait de soi, si elles sont moins nombreuses dans certaines filières, c’est à cause des stéréotypes et du système sexiste. Et puis c’est tout. Merci au revoir. Mais comme vu plus haut, les femmes sont surreprésentées dans d’autres filières scientifiques comme la biologie, ce n’est donc pas un problème d’attrait pour les sciences, ni une construction sociale qui les éloignerait des sciences. C’est plus probablement des préférences différentes entre hommes et femmes (en moyenne). Et des opportunités différentes selon les pays.
Gijsbert Stoet et David Geary, chercheurs en psychologie à l’université Beckett de Leeds (Royaume-Uni) et à l’université du Missouri (États-Unis), évoquent le «paradoxe de l’égalité du genre» en expliquant que les femmes des pays plus inégalitaires tentent davantage d’études scientifiques pour s’assurer une carrière stable et lucrative. Contrairement aux autres pays, «des État-providences avec un bon niveau de sécurité sociale» où les études ne sont pas choisies uniquement par le biais de la stabilité financière.
Inscriptions en fac aujourd'hui, 58% de filles au total. Elles sont 72% en droit, 66% en biologie, 70% en médecine, et Elisabeth Borne pense que l'urgence, c'est de lutter contre la surreprésentation des garçons en math-science. Mais on les mets où, au juste, les étudiants ?
Remplir les quotas en prépa ? Si c’est par des vocations, parfait. Mais le plus probable, c’est la concession sur le niveau. Résultat : moins de réussite aux concours, puis quotas dans les écoles elles-mêmes. Toujours cette illusion : croire que trafiquer le thermomètre change la température. Toujours cette ignorance des effets pervers : soupçons sur les diplômées, égalités de façade, et refus de comprendre les vraies causes des écarts. Toujours ce dogme de la table rase qui interdit de comprendre le réel.
Et il y aura des quotas d’hommes en orthophonie (99% de femmes) et en prépa lettre (70% de filles) ?
Monsieur le Président de la Commission des Finances,
Savez-vous interpréter des taux de croissance? Dans la note de la DGFIP que vous mentionnez, les cinq premiers dixièmes de la distribution des revenus ont une évolution positive en % de leur IR net. Mais leur IR net est négatif, ce qui signifie que leur imposition est devenue plus négative qu'elle ne l'était l'année précédente.
Si vous avez un doute, comparez avec les données de la note de l'année précédente. L'IR net du 1er décile était de -32, contre -33 l'année suivante. Soit un taux de croissance de (-33 - -32)/(-32) - 1 =+3,1%. Pour le second dixième, on passe de -65 à -71, soit un taux de croissance de (-71 - -65)/(-65) - 1 = +9,2%.
Autrement dit, l'impôt sur le revenu net est devenu plus généreux pour les 50% les plus pauvres. Et vous racontez l'inverse à la télévision.
L’aberration, ce n’est pas la climatisation, c’est la guerre qu’on lui mène dans un pays où l’électricité est décarbonée à 90 %. Derrière ce rejet se cache une écologie religieuse de la punition et du sacrifice, même si cela implique des dizaines de milliers de morts évitables.
La parité dans les communes de moins de 1000 habitants: une lubie progressiste déconnectée.
Le problème c’est que la parité, c’est comme la dictature du prolétariat, on sait quand ça commence, pas quand ça finit. On a toujours besoin d’aller plus loin. Vous savez ce que disait Françoise Giroud : «Le jour où, à un poste important, une femme incompétente sera nommée, la femme sera alors l'égale de l'homme». Pas besoin d’attendre que Lucie Castets devienne premier ministre, la prophétie s’est déjà accomplie avec Anne Hidalgo. On peut donc peut être passer à autre chose ?
D’ailleurs, quelles ont été les deux femmes les plus puissantes élues en Europe ces 50 dernières années ? Margaret Thatcher et Angela Merkel. Elles l’ont été pour leurs compétences uniquement, et dans des pays l’Angleterre et l’Allemagne, où la parité n’est pas obligatoire en politique. Pour l’émancipation des femmes, je crois plus au mérite, à la compétence et à la liberté, qu’aux politiques de quotas.
Quand on se trompe sur tout…
Promu par l'Ademe depuis des années, le chauffage au bois est responsable de 47% des émissions de particules fines en Île-de-France.
À tel point que l'🇪🇺 envisage de l'interdire.
En attendant, ce sont les 🚗 diesels (3%) qui sont proscrits des ZFE.
On nous vend un mensonge depuis des décennies : "BIO" et "NATUREL" sont non seulement meilleurs pour vous, mais aussi pour la planète.
Ça a l’air génial, non ? 🚨 Sauf que CE N'EST PAS VRAI.
Encore un excellent 🧵 du chercheur @simonmaechling que j'adapte ici !
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Musk tout-puissant ou Europe impuissante ?
L’obsession de nombreux leaders, en France et en Europe, contre Elon Musk et sa supposée « emprise » sur nos démocraties en dit long sur ce que nous sommes devenus : un pays et un continent frileux, immobiles, gouvernés par la peur.
Est-ce la « toute puissance » du génial dirigeant de Tesla, Space X et Starlink qui nous effraie ou est-ce le reflet de nos propres insuffisances que ses succès nous renvoient à la figure que nous refusons de voir ?
L’Europe est incapable de concurrencer les Etats-Unis et la Chine sur les réseaux sociaux, la voiture électrique, la production énergétique, l’intelligence artificielle… Pourquoi ? Pas parce que nous manquons d’inventeurs et d’entrepreneurs de talent – nos ingénieurs font la fortune des plus grandes boîtes américaines de la tech ! Mais parce que nous avons perdu le goût du risque et de la liberté.
Nous avons peur. Nous sommes le 1er marché économique au monde, et nous sommes tétanisés par la peur : peur de la révolution technologique, du changement climatique, des plateformes, et maintenant de la liberté d’expression...
La peur est la pire des conseillères : c’est la peur qui transforme notre démocratie en bureaucratie stérile et le rêve européen en cauchemar règlementaire…
La meilleure réponse à Musk et à la Silicon Valley, ce ne sont pas la censure, les règlements et les pleurnichages. La meilleure réponse, ce sont l’innovation, l’ambition et la concurrence.
En sommes-nous seulement capables ? Evidemment, sinon nous ne serions pas l’Europe, le continent qui a inventé la démocratie et porté la plupart des plus grandes révolutions technologiques !
Alors, un peu d’orgueil, par pitié !