Olivier Faure, c’est la turlute finale
Ah, Olivier Faure… le plus bel exemple de socialiste français qui ait jamais existé : un socialiste qui a tellement trahi qu’il en a fait un art de vivre, une philosophie, presque une religion. Imaginez un type au charisme d’endive au jambon qui entre au PS à seize ans, rocardien quand Rocard sent le pouvoir, hollandais quand Hollande sent le fromage, hamoniste quand Hamon s’emballe, le temps d’une béchamel. Et puis, cerise confite sur le gland macronien : en 2016, il flirte avec En Marche ! comme un collégien avec sa première cigarette. Un rendez-vous discret, un petit entretien, et vlan, il renonce. « Nos valeurs européennes à nous qu’on a ensemble divergent », qu’il dit. Traduction en clair : « Emmanuel, mon pote, je t’aime bien, mais ta liste de circos est trop courte pour mon ego. »
Mais attendez, le meilleur est à venir. 2022 : le PS est au bord de l’extinction. Hidalgo fait 1,7 % à la Présidentielle et là, Faure sort son joker : la Nupes. Pourquoi cet élan d’amour fraternel ? Parce que seul, il est cuit comme un poulet oublié au four. L’union fait le Faure : 25 députés sauvés du naufrage, et son trône Idéal Standard de premier secrétaire prolongé d’un bail. Mille militants signent une pétition : « Tu vends l’âme de Jaurès pour un plat de lentilles ! » Lui, serein, répond : « Pragmatisme, mes amis. Pragmatisme. » Ah, le pragmatisme : ce mot élégant qui signifie « je préfère être le larbin d’une coalition branlante que le roi d’un désert de tarte catin ».
Et puis, patatras, 2024-2025 : les gouvernements macronistes valsent comme des patineurs ivres sur un lac dégelé. Barnier coule, Bayrou a-arrive, Lecornu-nu suit – une farandole d’extrêmes-centristes qui empestent le poppers au formol. Là, le génie traître de Faure explose en feu d’artifice. Contre Barnier, il vote la censure : normal, c’est la droite déguisée en centre. Mais Bayrou ? Ah non, pas touche au vieux sage bouche bée harnais. Le PS s’abstient, négocie trois cacahuètes dans le budget : « Victoire historique ! » claironne Faure, comme un coq qui chante après avoir expulsé un œuf fat Bergé à l’Aurore. Lecornu suit le même chemin : pas de censure, des petits arrangements entre amis, des amendements qui changent tout sans rien changer. Résultat : le gouvernement tient sur ses béquilles, le déficit danse la java en 49-3, et Faure parade en expliquant qu’il a « pesé sur les débats », qu’il a « forcé Macron à plier ». Plier ? Comme un origami raté, oui : ça ressemble vaguement à quelque chose, mais au final, c’est juste du papier froissé.
Le comble de l’ironie, c’est quand on l’accuse d’être macroniste. Il bondit, outré, comme une vierge effarouchée qui découvrirait un préservatif dans son Coca light : « Mais nous sommes dans l’opposition constructive ! » Comprendre : c’est l’opposition qui construit le pouvoir des autres. Et puis, il adore le système. Pas par idéologie – oh non, l’idéologie chez lui est comme chez tous les socialistes, morte depuis longtemps, enterrée sous des piles de compromis (le mot élégant pour dire compromission). Non, par instinct de survie. Il a flairé que la gauche radicale effrayait les medias comme un inuit congelé dans un micro-ondes et que l’extrême-centre les rassurait telle une pilule de DSK dans une Renault Pila Conarda.
Bref, Olivier Faure est un traître de salon, un traître en pantoufles, qui trahit sans haine ni passion, juste par habitude. Et si sa colonne vertébrale s’est barrée dans le dossier de son fauteuil moelleux à l’Assemblée, il a toujours un micro pour clamer « nous sommes de gauche ! », comme une Rousseau qui se materait un film de boules en bouffant du foie gras d’oie déconstruite quand la lumière s’éteint. C’est beau, la trahison quand elle est bien élevée. C’est presque de l’art. Et quitte à faire de la peine à l’ami Thiéfaine chantant « c’est la turlute finale », c’est de l’art, mais c’est aussi du cochon.
@cinebreakfr Il ne va pas "plus" l'incarner puisqu'il ne l'a pas pas déjà incarné. Ces journaleux à deux balles qui ne savent pas même écrire correctement !
@c_capdevielle@YaelBRAUNPIVET Mais c'était oublier que vous faites partie de cette gauche traître, plus attachée à son fauteuil parlementaire qu'à la justice sociale. Finalement, vous êtes petite, toute petite !
@c_capdevielle@YaelBRAUNPIVET Les violences psychologiques, morales et financières commises par les élus en col blanc n'est jamais condamnée ! Elle est souvent bien pire.