Je n'ai rien à foutre des partis. Ce qui m'intéresse, ce sont les idées et surtout les idées qui marchent.
Le diagnostic du RN sur l'immigration ? Plutôt juste. Mais le nerf de la guerre d'un pays, c'est son économie. Toujours.
Et c'est là que Marine Le Pen me terrifie.
Voter 43 milliards d'impôts avec LFI. Dire que « diminuer le nombre de fonctionnaires, c'est un truc de droite ». Revendiquer n'avoir « absolument rien en commun avec Javier Milei ».
Ce ne sont pas des maladresses. C'est une vision du monde. Et cette vision, c'est le socialisme.
Le socialisme économique est profondément dysfonctionnel. C'est lui qui ronge la France depuis 50 ans. L'immigration elle-même n'en est qu'un symptôme : un État obèse qui attire et subventionne, une justice désarmée, des politiques trop lâches pour trancher.
Marquez ce tweet :
Si demain le RN arrive au pouvoir et applique une politique économique de gauche, il se fracassera sur le mur de la dette. Compromissions, blocages, échec garanti.
Et l'extrême gauche n'aura plus qu'à ramasser la mise : « On vous l'avait dit. La droite a gouverné, ça ne marche pas. »
Ce serait la pire des catastrophes. Parce que le vrai danger de ce pays, ce n'est pas ce qu'on étiquette « extrême droite ».
Le vrai danger, c'est l'extrême gauche. Et ce qu'on appelle « fascisme » aujourd'hui défend un programme économique... d'extrême gauche.
Un parti qui se dit de droite mais gouverne à gauche ne sauvera pas la France. Il pavera la route de ceux qui veulent l'achever.
@MedhiAsten Quid de l’immo commercial ?
Un loyer > supérieur au marché + locataire sécurisé sur plusieurs années gonfle mécaniquement la valeur de ton bien
Je viens de réaliser un truc.
Amazon et Microsoft jouent aux échecs en 7 dimensions depuis l’arrivée de ChatGPT. Et ils vont avoir tout le monde à la fin.
Quand les LLMs ont explosé, les big tech avaient deux options. Construire en interne ou investir dans ceux qui construisent.
Google avait les transformers, la data, l’infra, la culture research. C’était à eux de jouer et ils jouent. Microsoft, Amazon, Apple? Aucun des trois n’a la culture pour. Et ils l’ont compris immédiatement.
Surtout, ils ont compris un truc fondamental avant tout le monde : il n’y a pas de moat sur les modèles. GPT-4 sort, trois mois plus tard tout le monde est au même niveau. Claude rattrape. Llama rattrape. Mistral rattrape. La course aux modèles est une course de commodité pure.
Donc qu’est-ce qu’ils font? Microsoft met $13B dans OpenAI. Amazon met $4B puis $8B dans Anthropic. Tout le monde applaudit les “partenariats stratégiques”. Sauf que c’est pas un partenariat. C’est un put option sur des centaines de milliards de R&D.
Parce que le business model des labs ne tient pas. Tu brûles $5-10B par an en compute pour entraîner des modèles qui deviennent commodité en 6 mois. Ton API se fait concurrencer par l’open source. Tes marges se compriment en continu. Il n’y a aucune défensabilité structurelle.
Projette toi 3-5 ans. On atteint le plafond cognitif des LLMs. Pas l’AGI. Mais un niveau de cognition artificielle suffisant pour reconfigurer des industries entières. La technologie se stabilise. La différenciation entre modèles tend vers zéro.
Et le piège se referme. OpenAI et Anthropic auront brûlé des dizaines de milliards. Financés par le venture capital, le private equity, les retail investors. Le business model implose. Les valorisations s’effondrent. Et au bout du fil avec un preferred equity et un droit de rachat? Microsoft et Amazon.
Apple c’est encore plus élégant. Ils ne prennent même pas le risque de l’investissement. Ils attendent que la techno soit mature, ils signent un deal distribution avec Google qui aura fait le travail de consolidation, et ils intègrent tout ça nativement dans l’écosystème. Exactement comme ils l’ont fait avec le search. Zero risque. Zero effort de R&D. Marge maximale.
Récapitulons. Tu laisses des startups prendre 100% du risque technologique. Tu laisses les VCs et le marché financer la R&D. Tu récupères la technologie quand elle est mature et que le builder est à genoux. Coût : quelques milliards. Valeur récupérée : des centaines de milliards. Le capital risque pense financer la prochaine révolution. En réalité il subventionne le département R&D des big tech.
Et la vraie opportunité de créer des nouvelles big tech via l’IA? Elle ne viendra pas de la couche modèle. Elle viendra dans un second temps, quand la cognition artificielle sera stabilisée et commoditisée, et qu’il sera possible de construire de nouvelles catégories de software par dessus.
C’est là qu’il y aura une fenêtre pour bâtir des boîtes gigantesques avec un vrai business model défensible qui tient 20 ans.
Mais pour l’instant? On est juste en train de regarder les big tech exécuter le plus beau délégation de risque de l’histoire de la tech.
Et franchement c’est absolument génial.
Dans 15 ans, le prolo moyen vivra mieux qu'un milliardaire d'aujourd'hui.
La décroissance est morte. On entre dans l'ère de l'extrême abondance.
Je vous explique.
Le luxe aujourd'hui c'est quoi ? Un grand chef trois étoiles, un intérieur signé par un architecte, un service cinq étoiles 24/7, des soins sur mesure. Tout ça coûte une fortune. Pourquoi ? Parce que c'est rare. Et c'est rare parce que ça repose sur deux choses : une intelligence exceptionnelle et un service d'excellence.
Sauf que ces deux bottlenecks sont en train de sauter.
L'intelligence devient une commodité. C'est déjà le cas dans le digital. Un ado avec Claude ou GPT a accès à plus de puissance intellectuelle qu'un cabinet McKinsey en 2010. Mais pour l'instant ça reste coincé derrière un écran.
Le vrai game changer c'est la robotique humanoïde. Dès qu'elle devient reliable, l'intelligence sort du digital et entre dans le monde physique. Ton Optimus te cuisine un menu gastronomique, gère ta maison comme un palace, refait ton intérieur. Le savoir-faire d'un artisan d'exception répliqué à coût marginal quasi nul.
Même logique que ce qu'on a déjà vécu. Le smicard de 2026 vit objectivement mieux que Louis XIV. Eau chaude, antibiotiques, internet, vols à 30€, accès à tout le savoir humain dans la poche. Le roi de France n'avait rien de tout ça.
Maintenant appliquez la même courbe aux 15 prochaines années, avec l'intelligence et les services qui deviennent des commodités.
Le résultat c'est l'extrême abondance. Pas pour une élite. Pour tout le monde.
Et la redistribution la plus massive de l'histoire se fera pas par la politique, pas par la taxe, pas par la lutte des classes. Elle se fera par la technologie.
Les décroissants sont les créationnistes de l'économie. Ils nient la courbe.
Evidemment le top 1% continuera d'avoir accès à des biens rares que les autres n'auront pas. C'est la nature humaine, la hiérarchie ne disparaît jamais. Mais la quasi-totalité de ce qu'on appelle "luxe" aujourd'hui sera une commodité demain. Ce qui sera rare dans 15 ans n'a pas encore été complètement défini. Mais une chose est sûre : ça existera. Et ça n'aura probablement rien à voir avec ce qu'on considère comme rare aujourd'hui.
L'inégalité ne disparaît pas. Elle se déplace. Mais le plancher monte tellement vite que le débat devient absurde.
@Capetlevrai Ce qui m’a frappé là-bas c’est qu’absolument toute l’économie est subventionnée (carburant, électricité, alimentaire, hôtellerie, eau, autoroutes…)
@egocgp L’UE a clairement été un accélérateur dans le développement international de nos fleurons fr.
Les aides européennes profitent avant tout à nos multinationales très bien positionnées dans les marchés publiques de la zone euros.
Même logique d’ailleurs pour les APD
@egocgp Ils ont surtout eu le nez creux d’être positionnés lors du boom des marchés des travaux publiques dans les années 80-90.
Puis gros virage récent vers la data qui gonfle leurs marges (40% de mémoire) malgré un secteur ultra capitalistique !
Pour voir notre proposition de valeur
Aucun média ne traite de manière productive et objective l'économie comme on le fera
Aller chercher les compétences de ceux qui ne se montrent pas
Collaborer avec des établissements d'enseignement
@egocgp Super idée :
- convictions & vision stratégique de spécialistes / experts pragmatiques de sujets niches peu médiatisés.
- vulgarisation des mécanismes éco de la niche
- Conséquences et rapport à l’IA
+ de valeur - de journalisme jaune
C’est un grand OUI
@MedhiAsten Coupler une foncière avec une PME second œuvre est la structure la plus robuste passé un certain stade.
Moins de risques, création de valeur exponentielle.
@egocgp La corporate finance est très mal comprise sur X.
Les haters sont simplement dans la culture de l’instant et n’en sortent jamais.
Le prochain cygne noir fera du bien à ce réseau.
@Tom__Two L’immobilier (résidentiel/professionnel) français est totalement financiarisé. Tous les coûts sont rationalisés et optimisés.
On ne construit plus par purisme mais uniquement par nécessité.
Plusieurs milliers de milliards de dollars ont déjà été investis dans l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale (on parle fréquemment de 2500 à 4000). Si l’on prolonge les tendances actuelles, on peut raisonnablement anticiper qu’environ 10 000 milliards auront été investis d’ici 2030 – soit près de 10 % du PIB mondial actuel. L'article ci-après parle de 6700 mds de dollars d'investissement supplémentaires, rien que pour les datacenters.
L'IA génère indéniablement de la productivité ; mais quel niveau de productivité faudrait-il pour que ces investissements deviennent rentables ?
Il faut au préalable aussi avoir à l'esprit que les acteurs qui financent cela le font au travers de systèmes à maturation de moyen terme (5 à 7 ans typiquement), ce qui nécessite un recyclage régulier des capitaux, ce qui à chaque fois induit une réévaluation de la réalité de la profitabilité générée.
Si l’on suppose que la valeur créée par l’IA se répartira pour un tiers vers les fournisseurs de technologies (pelles, pioches incluses) et pour deux tiers vers les utilisateurs, alors pour que les investisseurs récupèrent 10 000 milliards, il faudrait que l’IA génère 30 000 milliards de richesse supplémentaire à l’horizon 2030.
Mais avec un coût du capital de 7 %, ce montant doit être relevé de 50 % supplémentaires pour compenser la charge financière et le risque associé. Autrement dit, les systèmes d’IA devraient produire 45 000 milliards d’activité économique additionnelle en quelques années.
Rapporté au PIB mondial attendu pour 2030 (environ 140 000 milliards), cela reviendrait à une hausse de productivité globale d’environ 30 %, soit un rythme moyen de 5 % par an — un niveau historiquement sans précédent, y compris dans les grandes révolutions industrielles.
C'est donc hautement improbable : quand bien même les technologies deviendraient extrêmement véloces et performantes, la recherche économique nous apprend que les temps de diffusion dans le réel des innovations sont incomparablement plus long que ce que l'on suppose généralement. L'argument "this time, it's different" a été largement démonté à l'égard de l'IA.
Il ne s'agit pas ici de contester la réalité de la révolution IA, mais sa vitesse.
La Valley est remplie de gens dont le premier talent est de savoir remarquablement bien pitcher et la conséquence la plus directe est que ce qui est là bas au loin semble, par un effet hypnotique, là, ici, tout près.
https://t.co/edP0NTePtF