@Ant_Radioactif
L'age de la socièté de l'histoire au XIX ème siècle
puis
L'age de la socièté d'organisation au XX ème siècle
puis
L'age de la socièté des individus au XX ème siècle
puis
L'age de la socièté des hiérachies
#politique#neoreaction
J'ai vu l'interview de Curtis Yarvin. Il est lucide et cohèrent.
J'ai lu Comment les démocraties pensent de Marcel Gauchet et il souligne le lien de entre progressisme néoliberal et rejet populiste en devenir ( la fameuse analogie de bardella et le rn qui récupère le ballon mais ne marque pas) .
Il faut recréer une nouvelle synthèse politique qui soit si possible la plus large possible et cela passe effectivement par les institutions.
Tu l'abordes aisèment avec un de tes podcasts ou la présence de personnes qui font avancer des idées sans etre connus est la base de toutes intistutions.
Évidemment pas d'accord. Ce qui se construit en Silicon Valley n'est pas la réponse au wokisme. C'est sa suite logique.
Le wokisme déconstruit l'humain tel qu'il est en s'en prenant à ses subjectivités vitales collectives. Les techno-lords l'obsolètisent en déployant une technologie remplaciste et assimilatrice, qui nous diminue. Ce sont deux actes du même opéra. L'erreur est de croire qu'ils s'affrontent.
Les Lumières ont engagé, dès l'origine, une guerre contre les sphères écoculturelles, contre les habitus humains, contre tout ce qui ancre l'individu dans une communauté, un territoire, un corps. Les Lumières politiques ont toujours cherché à imposer un nouvel Operating System à un hardware humain perpétuellement présenté comme défectueux ou obsolète. Les Lumières ont toujours été sombres. Le wokisme n'est pas une trahison de ce projet, il en est l'héritier direct. Il prolonge l'effilochage, humilie l'humain culturel dans ses appartenances, désolidarise, fragmente, déracine. Pas par accident. Parce que c'est la fonction.
Et pendant que le wokisme fragmente, les apôtres de la Singularité récoltent.
La Silicon valley comme réponse au wokisme ? Palantir comme réponse au wokisme ? Ça se discute. Peter Thiel, milliardaire de Palantir, qui finance des think tanks "anti-woke" d'une main et radote de l'autre sur l'Antéchrist et le Katéchon et assurant la promo de délires dont les racines occultistes et nihilistes sont transparentes pour tous les chercheurs. Alex Karp, son associé, qui pose au travail devant des portraits de Foucault encadrés au mur - Foucault, le philosophe de la déconstruction du pouvoir, affiché comme icône par l'homme qui dirige le principal outil de surveillance de masse occidental. Ce n'est pas une coïncidence c'est de la provocation et un aveu. Entre le wokisme et ces gens, il n'y a pas une opposition, il y a un rapport de production. L'un prépare le terrain, les autres construisent dessus.
La question qu'ils posent tous, au fond, est la même : "que sommes-nous ?" Et leur réponse commune est nihiliste : un esprit provisoire, embarrassé par son support biologique, appelé à s'affranchir de sa chair en s'assimilant à la machine. Le wokisme prépare ce terrain en rendant le corps honteux, l'identité négociable, la transmission suspecte. La tech de rupture arrive ensuite avec la solution : augmentation, virtualisation, obsolétisation.
C'est ce qu'on appelle la guerre de cinquième génération. La réponse à la guerre de quatrième génération qui vise la cohésion de la société dans ses profondeurs, loin des lignes de front. Une guerre de contrôle pour imposer une cohésion non par la culture, mais par le verrouillage et la traçabilité numérique totale, menée par une élite endogame, qui a besoin d'une population frustrée, déracinée et désinhibée pour lui vendre une nouvelle version, plus définitive du "Patriot Act".
Et puisqu'on parle de vérité : n'importe quel scientifique confirmera qu'il n'existe pas d'arbres sans rhizomes. La stabilité suppose des racines. La construction suppose de l'héritage. La coopération suppose de la confiance entre des êtres qui se reconnaissent comme semblables.
L'avenir appartient au réalisme anthropologique ( conservateur par définition), parce qu'il prend l'humain tel qu'il est. À ceux qui comprennent les processus écosociaux symbiotiques, la fin du mythe de l'individu souverain, l'équilibre retrouvé entre culture et sciences. À ceux qui savent que le rhizome et l'arbre ne s'opposent pas — ils se tiennent.
Les techno-lords nihilistes biberonnés aux financements publics des États-Unis depuis 40 ans, ne font pas partie de la solution. Ils sont le problème suivant.
Aujourd'hui je déconstruis la déconstruction.
La déconstruction est le virus mental le plus efficace jamais conçu contre une civilisation. Il a été fabriqué en France entre 1966 et 1980 par trois hommes : Foucault, Derrida, Deleuze. Il a été exporté aux États-Unis, hybridé avec le puritanisme racial américain, et il est revenu trente ans plus tard sous le nom de wokisme paralyser l'Occident entier. Voici comment il fonctionne, et pourquoi il faut le détruire.
La thèse est simple. Toute vérité n'est qu'un rapport de pouvoir déguisé. Tout texte sacré, toute loi, toute science, toute norme, toute hiérarchie, toute identité, toute institution cache en réalité une domination. Déconstruire, c'est montrer le rapport de force sous le vernis du vrai. C'est arracher le masque. C'est "démasquer".
Formulé comme ça, ça paraît inoffensif. Voire utile. Qui n'aime pas un peu d'esprit critique ? Le piège est là. La déconstruction se présente comme une méthode. Elle est en réalité une ontologie. Elle ne dit pas seulement "interrogeons les normes", elle dit "il n'y a *que* des rapports de pouvoir". La différence est civilisationnelle.
Une société qui interroge ses normes reste debout. Une société qui croit que ses normes ne sont *rien d'autre* que de la domination s'effondre. Parce qu'elle ne peut plus rien défendre. Plus une frontière, plus une loi, plus une science, plus une langue, plus une histoire, plus une biologie, plus une famille. Tout devient suspect. Tout devient négociable. Tout devient "construit donc déconstructible".
C'est la première raison pour laquelle c'est un virus. Il s'auto-réplique. Une fois inoculé, il transforme tout ce qu'il touche en cible. La science est patriarcale, donc déconstruisons-la. Le langage est colonial, donc réinventons-le. La méritocratie est raciste, donc abolissons-la. Le sexe est une construction, donc choisissons-le. Il n'y a plus de roc. Tout est sable.
Deuxième raison. Le virus est *non-falsifiable*. Si vous défendez une norme, c'est que vous êtes l'oppresseur. Si vous niez être oppresseur, c'est la preuve de votre privilège inconscient. Si vous citez des faits, vos faits sont contaminés par le pouvoir qui les a produits. Si vous citez la raison, la raison elle-même est blanche, masculine, occidentale. Il n'y a aucune sortie possible. Le système est conçu pour rendre toute objection irrecevable par définition.
C'est exactement la structure d'une secte. Et c'est exactement ce qui s'est installé dans les universités, les RH, les médias, les administrations, les conseils d'administration depuis vingt ans.
Troisième raison. Le virus s'auto-réfute mais ne s'auto-détruit pas. Si toute vérité est pouvoir, alors la phrase "toute vérité est pouvoir" est elle-même du pouvoir, donc sans valeur. Logiquement, la déconstruction se mord la queue dès la première phrase. Mais elle s'en moque. Parce qu'elle n'a jamais cherché la cohérence. Elle cherche l'efficacité politique. Et son efficacité politique est immense. Elle désarme ses ennemis et arme ses militants. Elle paralyse le défenseur et libère l'attaquant. C'est une arme asymétrique parfaite.
Quatrième raison. Le virus produit des humains diminués. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Elle sait soupçonner, jamais admirer. Elle voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Elle peut produire mille pages sur le caractère opprimant de Shakespeare et zéro ligne qui vaille la peine d'être lue dans cent ans. Elle a confondu l'intelligence critique avec la pose critique. Elle est stérile par construction. Un esprit nourri à la déconstruction est un esprit qui ne sait plus rien édifier.
Cinquième raison, la plus grave. Une civilisation se tient debout sur trois piliers. La croyance qu'une vérité est accessible à la raison. La croyance qu'un bien se distingue d'un mal. La croyance qu'un héritage mérite d'être transmis. La déconstruction a méthodiquement dynamité les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui avait nourri ses prophètes. Mais le résultat est là. Une civilisation qui ne croit plus en sa vérité, ni en son bien, ni en son héritage ne se défend pas. Elle s'excuse en attendant la fin.
Voilà ce qu'on a fait. Voilà ce qu'il faut nommer.
La bonne nouvelle, c'est qu'un virus mental ne survit que tant qu'on lui cède l'autorité du discours. Il meurt dès qu'on cesse de jouer son jeu. Dès qu'on réaffirme tranquillement qu'il existe une vérité, un beau, un bien, un héritage. Dès qu'on cesse de demander la permission aux déconstructeurs pour bâtir. Dès qu'on refait. Dès qu'on transmet. Dès qu'on crée.
Les bâtisseurs ont toujours le dernier mot sur les commentateurs. Toujours. Parce qu'à la fin il reste ce qui est construit, et rien de ce qui a été déconstruit.
Alors aujourd'hui je déconstruis la déconstruction. Et demain je construis.
Charles apporte tellement de valeur. Je veux y réfléchir. Charles reste le meilleur francophone à propos de la bourse.
- 1/4 des gars sont centrés sur le cac 40 = est quasi nulle sur 30 ans, voir les 3 boites francaises qui ont fait de la croissance, c'est risible
- 1/4 des autres gars sont centrés sur l'or = sous perfome
- et encor1/4 une autre partie des gars est centré sur le bitcoin = sous perfome
- et le dernier 1/4 est sur immobilier = foutu par la démographie
Charles a démontré l'imposture de tous ces investissements
Je vous découvre, j'écouterai demain votre intervention lors du festin.
Vous annoncez défendre le libertarianisme mais vous défendez une intervention massive de l'état pour financer les naissances.
Incohérence majeure selon moi. Pas d'intervention signifie pas d'intervention de l'état si on est libertarien.
Au mieux vous etes libéral conservateur et c'est pas grave ...
@DereeperVivre tu en avais deja parlé dans ta vidéo sur les pays ou s'expatrier.
La turquie était le seul pays que tu conseillais en dehors de l'amérique du sud.
Les deux autres étaient, de mémoire, le panama et le venezuela.