-Quand tu n’entends pas wallah, wesh.
-Quand tu ne vois pas de drapeaux palestiniens.
-Quand tu ne vois pas d’élus LFI.
-Quand tu ne vois pas de Traoré.
Alors tu sais que ta journée sera calme, et paisible comme la France d’avant.
A woman came home and said:
"A guy at the gym gave me his number today."
"Okay."
"He said if I ever get bored of you, I should call him."
"Alright."
"He also said I could do better."
"..."
"You're not even going to ask if I kept his number?"
"No."
"Why not? Doesn't that bother you?"
"No."
"You're not going to fight for me?"
"Why would I?"
"Because you love me."
"I do love you."
"But I don't compete with other men for a woman who's supposed to be committed to me."
"If another man thinks he has a chance, it's usually because something made him believe he does."
"And if I have to fight for your attention, your loyalty, your time, or your respect, then I've already lost something I shouldn't have to fight for."
"So no, I'm not going to compete."
"If you want him, choose him."
"If what we have means that little to you, then he can have you."
Because the truth is:
A woman who genuinely values her relationship doesn't come home excited about another man's number.
And a man with self-respect doesn't beg to be chosen.
J'ai une conviction profonde, et elle va à contre-courant de presque tout ce qu'on nous a appris : la nature humaine est d'être divergente.
Je ne parle pas de diagnostic. Je parle de ce que nous sommes à l'origine. Regardez un enfant de quatre ans. Donnez-lui un bâton, il en fait une épée, un cheval, une baguette magique, une fusée. Posez-lui une question, il vous en renvoie dix. Il ne connaît pas encore la bonne réponse, alors il les explore toutes. Il n'a pas peur d'avoir l'air fou. Il crée, il invente, il relie des choses que personne n'a pensé à relier.
Les psychologues ont un nom pour ça : la pensée divergente. Le concept a été formalisé dans les années 50 par J.P. Guilford, pour la distinguer de la pensée convergente. La pensée convergente cherche la seule bonne réponse. La pensée divergente génère des possibles. L'une ferme, l'autre ouvre. L'une est linéaire, l'autre pousse en arbre, en branches, dans toutes les directions à la fois.
Une étude est devenue célèbre sur le sujet, menée par George Land et popularisée par Ken Robinson. On a fait passer un test de pensée divergente à des enfants de maternelle, puis on les a retestés au fil des années. À cinq ans, la quasi-totalité d'entre eux obtenait des scores extraordinaires. Quelques années plus tard, beaucoup moins. À l'adolescence, encore moins. Chez les adultes, une infime minorité.
Entre les deux, il s'est passé une chose : l'école.
Je le dis sans détour : l'école moderne est une machine à détruire la capacité des gens à penser par eux-mêmes. Pas par méchanceté. Par conception. Elle récompense la bonne réponse et punit l'exploration. Elle note la conformité à la méthode, pas l'originalité du raisonnement. Elle apprend qu'il y a une seule façon de résoudre un problème, et que celle-ci est dans le manuel. Au bout de quinze ans, l'enfant qui voyait mille usages à un bâton a appris qu'il n'y en avait qu'un, et qu'il valait mieux ne pas en chercher d'autres.
Elle produit des gens faibles d'esprit. Pas faibles d'intelligence : ils peuvent être remarquablement bons pour exécuter des process. Mais ils ont perdu quelque chose d'essentiel. Leur élan. Leur curiosité. Une part de leur âme.
Et le monde du travail est la continuation parfaite de ce dressage.
David Graeber a appelé ça les "bullshit jobs". Des emplois dont ceux qui les occupent sont eux-mêmes convaincus qu'ils ne servent à rien. Quand un sondage a posé la question au Royaume-Uni, plus d'un tiers des salariés ont répondu que leur travail n'apportait aucune contribution significative au monde. Un tiers. Des millions de gens qui passent leurs journées à remplir des tableaux que personne ne lit, à préparer des réunions pour préparer d'autres réunions, à produire des reportings sur des reportings. Des tâches qui n'ont aucun sens, dans des systèmes qui n'ont aucun sens.
Et personne ne se rebelle. Parce qu'on leur a appris, depuis l'enfance, que ce n'était pas leur rôle de demander pourquoi.
S'il y a une institution qui incarne ce mécanisme à la perfection, c'est l'Union européenne.
L'Europe produit des normes et des règlements à une vitesse que personne ne peut suivre. Chaque domaine, chaque technologie, chaque innovation reçoit son propre cadre, souvent avant même d'exister vraiment. Et regardez ce qui se passe ensuite : une industrie entière naît pour aider les entreprises à se mettre en conformité. Des cabinets, des consultants, des logiciels, des certifications, des postes de responsables conformité, des audits d'audits.
C'est un mensonge construit sur un autre mensonge. Le premier mensonge, c'est la bureaucratie : l'idée qu'on peut anticiper tous les risques du réel en écrivant des règles depuis un bureau. Le second mensonge, c'est la mise en conformité : l'idée que cocher des cases rend le monde plus sûr, alors que ça produit surtout de la paperasse, des coûts et de la paralysie.
Une grande partie de ces règles détruit de la valeur. Elles pourraient souvent être remplacées par un principe simple et ancien : la responsabilité individuelle. Tu crées quelque chose, tu en assumes les conséquences. Si tu causes un dommage, tu en réponds. Au lieu d'interdire a priori tout ce qui pourrait mal tourner, on sanctionne a posteriori ce qui a réellement mal tourné. C'est plus juste, plus efficace, et ça laisse de la place à ceux qui construisent.
Mais le plus frappant n'est pas la règle elle-même. C'est l'attitude de ceux qui la subissent. Dans ce système, presque personne ne se demande si la règle est bien fondée. Si elle sert à quelque chose. Si elle protège réellement qui que ce soit. On ne questionne pas. On exécute. On met en conformité. Exactement comme on nous l'a appris à l'école.
Évidemment, c'est un spectre. Il y a des règles utiles, des emplois qui ont du sens, des professeurs qui allument des flammes au lieu de les éteindre, et des gens qui, malgré le système, ont gardé leur capacité à penser. Mais la tendance de fond est là, et elle est massive.
Et je crois qu'elle est sur le point de s'inverser.
J'ai la conviction que l'IA va déclencher une révolution intellectuelle qui va nous ramener à notre vraie nature.
Tout ce que l'école a entraîné, l'IA le fait déjà mieux. Restituer des connaissances, appliquer une méthode, trouver la bonne réponse, remplir le process, produire le reporting, vérifier la conformité. Toute l'exécution scolaire fondée sur la donnée, sur la mémorisation et la répétition, va se faire démolir. Pas réformer. Démolir.
Et ce qui restera, ce qui aura de la valeur, c'est exactement ce que l'école a passé des décennies à étouffer. La pensée en arbre. La pensée créative. Celle qui relie des domaines qui n'ont rien à voir, qui pose la question que personne n'ose poser, qui imagine ce qui n'existe pas encore. Celle qui paraît souvent folle, justement parce qu'elle n'emprunte pas le chemin tracé.
L'enfant de cinq ans avec son bâton avait raison depuis le début.
Il est temps de le laisser revenir.
🚨 PENDANT QUE L’OCCIDENT VEND DU CUL, TRAORÉ FORME DES SCIENTIFIQUES
Au Burkina Faso , les concours de beauté sont suspendus.
À la place : HAKILI Mousso, un concours national destiné à former et mettre en lumière les talents scientifiques féminins.
84 jeunes filles en maths, physique, chimie.
Le 21 septembre, Ibrahim Traoré les reçoit au palais.
Il leur parle science, travail, ambition.
L’Afrique qui construit.
Pas celle qu’on exhibe.
Ibrahim Traoré est en lice pour devenir le plus grand président de l’histoire africaine.
Source: @ibrahim_traore_faso (Instagram)
On nous répète en boucle que la démographie, c'est le destin. Que les nations qui feront des enfants domineront le siècle, et que celles qui vieillissent sont condamnées. C'était vrai pendant dix mille ans.
Je pense que c'est en train de devenir faux.
Pendant toute l'histoire humaine, la puissance s'est mesurée en nombre. Plus de bras pour cultiver, plus de soldats pour se battre, plus d'ouvriers pour produire. La masse était le levier. Un génie isolé ne pesait rien face à une armée.
L'AGI casse cette équation.
Quand une machine peut exécuter le travail de mille personnes, la question n'est plus combien vous êtes. C'est ce que vous êtes capables de faire faire aux machines. Et là, la courbe ne suit plus la démographie. Elle suit la capacité à penser différemment, profondément, obsessionnellement.
C'est exactement la thèse de Palantir. Alex Karp, lui-même dyslexique, le dit ouvertement : son entreprise est construite par et pour des neurodivergents. Palantir est allé jusqu'à lancer un programme dédié à recruter ces profils. Pas par charité, ni par diversité de façade. Parce qu'ils ont compris que les esprits qui ne rentrent pas dans le moule sont ceux qui voient ce que les autres ne voient pas.
Le système éducatif a passé un siècle à essayer de normaliser ces cerveaux. Le TDAH qui ne tient pas en place, l'autiste qui s'enferme dans un sujet pendant dix ans, le dyslexique qui pense en images plutôt qu'en phrases. On les a traités comme des bugs. En réalité, c'étaient des features, dans un monde qui n'avait pas encore l'outil pour les exploiter.
L'IA est cet outil.
L'obsession monomaniaque, couplée à une IA qui exécute, devient une arme. La pensée non linéaire, couplée à une machine qui structure, devient de l'innovation pure. Tout ce qui handicapait ces profils dans un monde d'exécution, la difficulté avec les tâches répétitives, les codes sociaux, la routine, l'IA le prend en charge. Et il ne reste que ce qu'ils ont d'unique.
Ma conviction, c'est que plus vous êtes intelligent et neurodivergent, plus votre levier va exploser. Pas de manière linéaire. De manière exponentielle. Un seul individu de ce type, armé d'agents IA, pourra bientôt faire ce que faisait une entreprise de dix mille personnes.
Et ça va produire quelque chose que peu de gens osent regarder en face : une techno-élite extrêmement réduite, extrêmement intelligente, qui pourrait concentrer un pouvoir sans précédent dans l'histoire. Pas grâce au nombre. Pas grâce à l'héritage. Grâce à la pensée.
On peut trouver ça vertigineux. On peut trouver ça inquiétant. Moi je pense que la vraie question n'est pas de savoir si ça va arriver, mais qui en fera partie, et ce qu'ils feront de ce pouvoir.
Le XXe siècle appartenait aux masses. Le XXIe appartiendra aux esprits atypiques.
La démographie, c'était l'ancien monde.
Let me explain the consequences of artificial womb to y’all women.
You didn't earn rights because you're strong, smart, fought wars or built cities,
You have rights because you have a WOMB.
Men became providers because you have WOMB.
Men become protectors because you have a womb.
Men became CHIVALROUS because you have a WOMB.
You are respected as a mother’s because you carried them in your WOMB.
Once science can reproduce without you, WHAT ARE YOU?
For thousands of years, men understood one biological fact: Without women, we go extinct. So men protected women. Men died for women.
Men gave women the best seat, the lighter sentence, the benefit of the doubt.
Men built laws to protect you. Men built a society where a woman's word can destroy a man with zero evidence and society still believes her.
Why? Because you can carry a CHILD.
That was your leverage. Your ONLY leverage over mankind.
Men are disposable because we cannot give birth. That's not an opinion, that's nature. Who goes to war? Men. Who dies in mines? Men.
Who dies building skyscrapers? Men. Who is 80% of homeless? Men. Who is 80% of suicides? Men. Nobody cares.
IVF already exists. Eggs and sperm fertilized in a lab. No sex needed. Artificial wombs are already being tested on animals.
You think you will be equal to men? No. You will be LESS than men. Because at least men have physical strength. What will you have?
You want to be like men so bad, you will get your wish. Society treats disposable people exactly how society treats men no protection, no privilege, no mercy.
No more "ladies first." No more "believe women." No more free drinks. No more lighter sentences. No more "protect women and children."
You will be just another disposable adult that nobody cares if it lives or dies. If I were you, I'd be careful what you wish for.
The RAF Fairford attack could have been one of the biggest mass terrorist attacks in British history
The fact that it was stopped by a Farmer who saw people looking out of place and not from the community shows that diversity is not our strength
The opposite is in fact true
L'un des philosophes français les plus étudiés au monde payait des petits garçons pour abuser d'eux sur des pierres tombales.
Michel Foucault est l'icône intouchable de la sociologie moderne. Il est l'homme qui a passé sa vie à déconstruire les "systèmes de domination" et à penser l'émancipation des minorités.
Mais derrière le penseur célébré sur tous les campus universitaires, la réalité intime est sordide.
En 1969, alors qu'il réside à Sidi Bou Saïd en Tunisie, Foucault jette son dévolu sur les enfants locaux, profitant de l'extrême pauvreté du pays.
Le philosophe et essayiste Guy Sorman, témoin oculaire de ces soirées, a publiquement révélé l'horreur du mode opératoire de l'intellectuel : "Les petits garçons couraient derrière Foucault en disant 'Et moi ? Et moi ?'. Il jetait des poignées de dinars et leur donnait rendez-vous à 22 heures au cimetière de Sidi Bou Saïd, sur les tombes."
Foucault ne s'est pas contenté d'agir dans l'ombre : il a utilisé tout son prestige intellectuel pour légitimer la pédocriminalité. Ce n'était pas un prédateur honteux, c'était un militant acharné.
En 1977, il est le fer de lance d'une tribune glaçante publiée dans le journal Le Monde. Il y prend publiquement la défense d'hommes incarcérés pour des actes pédocriminels, exigeant l'abolition totale de la notion de majorité sexuelle.
Mais c'est au micro de France Culture, le 4 avril 1978, qu'il théorise publiquement l'injustifiable. Face à des millions d'auditeurs, le grand sociologue balaie toute notion d'emprise, de manipulation ou de contrainte. Il déclare le plus calmement du monde : "Un enfant peut très bien, avec un adulte, avoir consenti, voire l'avoir désiré."
Lors de ce même débat, il va jusqu'à remettre en cause l'idée même du viol sur mineur, affirmant qu'il refuse de considérer que "le fait de la sexualité d'un adulte sur un enfant soit en soi une violence".
Certains continuent aujourd'hui de célébrer l'architecte de la déconstruction. Ils oublient le prédateur nocturne qui s'offrait des enfants au milieu des sépultures pour ensuite théoriser l'injustifiable.
On récapitule :
On a le droit de tuer les enfants avant même qu'ils naissent.
On a le droit de tuer les personnes âgées et les malades.
Mais on n'a pas le droit de tuer les criminels multirécidivistes ni les terroristes.
Elle est pas belle notre France ?
Bonjour, moi c’est Jean-Luc.
Je vais vivre à ton crochet pendant des décennies, et à un moment je vais me servir des musulmans et des immigrés, que en réalité je méprise au plus au point, mais ça me permettra de me créer un harem de débiles qui me lécheront les bottes.
Moi c’est Jean-Luc.
@dr_l_alexandre Cela devrait chagriner tout Français qui se pense tel.
Doit-on nécessairement être d’extrême-droite pour pleurer la disparition progressive de son pays ?
C’est assez dingue ce que vous dites
@dr_l_alexandre Maternelle de ma fille ce matin, environ 200 enfants.
Que des blancs, à part 3 connasses de colons voilées malheureusement.
Quand on est en sécurité et que l'Etat nous impose pas l'envahisseur, on fait des enfants et on les élève civilisés.
La Remigraiton est notre salut.
Quand j'observe le monde, les gens autour de moi, je suis frappé par une chose : nous vivons dans une société où la majorité des individus a perdu la capacité d'avoir un esprit critique.
Pas l'intelligence. La capacité à penser par soi-même.
La plupart des gens vivent leur vie à l'intérieur de carcans qu'ils n'ont pas choisis. Des dogmes pensés par d'autres, il y a longtemps, pour des raisons qu'ils ignorent. Faire des études, trouver un CDI, acheter un appartement, faire un crédit sur vingt-cinq ans, attendre la retraite. Non pas parce qu'ils ont réfléchi et décidé que c'était leur chemin, mais parce que c'est le chemin. Celui que tout le monde prend. Celui qu'on ne questionne pas.
Ils voient la vie comme une succession de cases à cocher, une pile de choix à empiler, comme s'il existait un but connu, validé quelque part, et qu'il suffisait de suivre la notice. Comme si la vie était un jeu dont quelqu'un d'autre avait déjà écrit les règles et les conditions de victoire.
Faites l'expérience. Demandez à quelqu'un pourquoi il pense ce qu'il pense. Sur la politique, sur l'argent, sur le travail, sur le sens de sa vie. Et creusez. Demandez pourquoi une deuxième fois, puis une troisième. Dans l'immense majorité des cas, au bout de deux ou trois niveaux, il n'y a plus rien. Pas de raisonnement, pas de fondation. Juste une phrase entendue quelque part, un article lu en diagonale, l'avis de l'entourage, l'air du temps.
Les gens sont, en moyenne, passifs. Ils répètent ce qu'ils entendent. Ils absorbent plus qu'ils ne produisent. Ils consomment des opinions comme ils consomment du contenu : vite, sans digérer, et en pensant que ce sont les leurs.
Je ne dis pas ça avec mépris. Je dis ça parce que je pense que ce n'est pas leur faute.
La raison, à mon sens, est simple : l'école moderne a détruit une partie de la nature humaine.
Le propre de l'homme, c'est la création. C'est la capacité à imaginer ce qui n'existe pas encore, à regarder le monde tel qu'il est et à se demander pourquoi il n'est pas autrement. Tout enfant naît avec ça. Un enfant de quatre ans pose des centaines de questions par jour. Il veut comprendre pourquoi le ciel est bleu, pourquoi on meurt, pourquoi on doit aller se coucher. Il questionne tout.
Et puis il entre dans le système.
Il faut se souvenir d'où vient ce système. L'école de masse telle qu'on la connaît a été pensée au XIXe siècle, dans le sillage du modèle prussien, à une époque où les nations avaient besoin de populations disciplinées. Des gens capables d'obéir, d'exécuter, de répéter. Labourer les champs, tenir une ligne d'assemblage à l'usine, marcher au pas dans une armée. La sonnerie qui marque la fin de l'effort, les rangs, les notes, l'autorité qu'on ne conteste pas, la bonne réponse qu'il faut restituer. Tout y a un sens, si l'objectif est de fabriquer des exécutants.
Et ça a marché. Parfaitement. On a produit des générations entières de gens qui savent suivre des consignes, et très peu qui savent en écrire.
Le problème, c'est que le monde pour lequel ce système a été conçu est en train de disparaître.
Nous entrons dans une ère où tout ce qui est exécution, tout ce qui est répétable, prévisible, conforme, va être pris en charge par des IA. Les tâches qu'on a appris aux humains à faire comme des machines vont être faites par les machines. Mieux, plus vite, pour presque rien.
Alors qu'est-ce qui reste ?
Ce qui reste, c'est exactement ce que l'école a passé des décennies à éteindre. La capacité à tout questionner. La capacité à revenir aux fondements, à la philosophie des choses. À se demander non pas "comment je fais ça" mais "pourquoi on fait ça", et "est-ce qu'on devrait le faire autrement". À partir d'une page blanche plutôt que d'une consigne.
Dans le monde qui arrive, la bonne réponse ne vaudra plus rien : n'importe quelle IA vous la donnera en une seconde. Ce qui vaudra tout, ce sera la bonne question. Et la bonne question ne vient jamais de quelqu'un qui a appris à ne pas en poser.
Les exécutants seront remplacés. Ceux qui pensent seront démultipliés.
La vraie révolution de l'IA n'est pas technologique. Elle est philosophique. Elle va nous forcer à redevenir ce que nous étions avant qu'on nous apprenne à obéir.
La bonne nouvelle, c'est que cette capacité n'a jamais disparu. Elle est juste endormie. Chaque fois que vous demandez "pourquoi" une fois de plus que ce qui est socialement acceptable, vous la réveillez un peu.
Commencez maintenant. Le monde n'attendra pas.
Parce qu’ils ne tirent pas à la kalach dans des salles de spectacles?
Parce qu’ils ne jettent pas des camions dans les foules?
Parcqu'ils ne mettent pas 1 balle dans la tête d’1 fillette?
Parcequ'ils ne te poignardent pas dans la rue?
Tout ça au nom d’Allah
Je sais pas,au hasard
I’ll probably lose followers for saying this and I actually don’t give a shit.
1. The climate is a big scam.
2. There are only two sexes.
3. Islam is a disgusting cult.
4. I won’t be fighting no war.
Am I the only one who feels this way?
Orwell avait tout compris en 1945.
On présente souvent La Ferme des animaux comme une satire du stalinisme. C'est vrai. Mais c'est surtout un livre sur autre chose, de beaucoup plus universel et de beaucoup plus actuel : ce qui arrive à une société quand la majorité de ses membres renonce à penser.
Relisez-le avec ce prisme, et vous verrez que chaque animal est un archétype qu'on croise tous les jours.
Il y a les moutons. Ils ne comprennent pas grand-chose aux débats, alors on leur apprend un slogan simple : "Quatre pattes, oui ! Deux pattes, non !". Et dès qu'une voix dissidente commence à poser une question gênante lors d'une assemblée, les moutons se mettent à bêler le slogan, pendant des minutes entières, jusqu'à ce que plus personne ne puisse réfléchir. Ils ne sont pas méchants. Ils répètent. C'est exactement ce que je décrivais : des gens qui ne savent pas pourquoi ils pensent ce qu'ils pensent, mais qui le répètent assez fort pour couvrir ceux qui essaient de penser.
Il y a Malabar, le cheval. Le plus fort, le plus loyal, le plus travailleur de la ferme. Sa réponse à chaque problème est toujours la même : "Je vais travailler plus dur." Et quand un doute surgit, il en a une deuxième : "Napoléon a toujours raison." Malabar donne tout au système. Il ne le questionne jamais. Et le jour où il est usé, où son corps ne suit plus, le système le vend à l'équarrisseur. C'est le personnage le plus tragique du livre, parce que c'est le produit parfait d'une éducation qui apprend à exécuter sans jamais demander pourquoi. Des millions de Malabar se lèvent chaque matin aujourd'hui.
Il y a Benjamin, l'âne. Lui sait lire. Lui comprend tout. Il voit clair dans le jeu des cochons depuis le début. Mais il ne dit rien, il hausse les épaules, "la vie continuera comme elle a toujours été, c'est-à-dire mal". Benjamin, c'est le cynique. Celui qui a gardé son esprit critique mais qui a renoncé à agir. Et c'est peut-être le plus coupable de tous, parce qu'il savait.
Et puis il y a les cochons. Pourquoi ce sont eux qui prennent le pouvoir ? Pas parce qu'ils sont plus forts. Parce qu'ils sont les seuls à avoir vraiment appris à lire, à écrire, à raisonner. Les autres animaux n'ont jamais dépassé quelques lettres de l'alphabet. Alors quand les Sept Commandements affichés sur le mur de la grange commencent à changer, la nuit, un mot après l'autre, personne ne peut le prouver. Les animaux ont un vague souvenir que c'était différent avant. Mais ils finissent par douter de leur propre mémoire plutôt que de douter du pouvoir.
Jusqu'au jour où il ne reste plus qu'un seul commandement sur le mur : "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres."
C'est ça, la leçon fondamentale d'Orwell. Le pouvoir n'appartient pas aux plus forts. Il appartient à ceux qui pensent, face à ceux qui ont renoncé à penser. Une population qui ne sait pas questionner n'a pas besoin d'être enchaînée. Elle s'enchaîne toute seule, et elle remercie celui qui tient la chaîne.
Et c'est là que ça devient vertigineux aujourd'hui.
Nous entrons dans l'ère de l'IA. Les Malabar de notre société, ceux qu'on a formés pendant des décennies à exécuter, à produire, à ne pas poser de questions, vont être remplacés par des machines qui exécutent mieux qu'eux. Le travail pour lequel on les a dressés va disparaître. Et si l'on ne leur a jamais appris à penser, il ne leur restera rien.
Pendant ce temps, le mur de la grange n'a jamais été aussi facile à réécrire. Les algorithmes qui décident de ce que vous voyez, les récits qu'on vous sert en boucle, les slogans qu'on bêle sur les réseaux pour noyer toute nuance. Le mur change chaque nuit, et la plupart des gens ne savent plus lire ce qui était écrit la veille.
La seule défense contre ça, ce n'est ni la force, ni le travail, ni la loyauté. C'est la capacité à lire le mur. À se souvenir de ce qui était écrit. À demander pourquoi ça a changé. Et à avoir le courage de le dire à voix haute, même quand les moutons se mettent à bêler.
Ne soyez pas Malabar. Ne soyez pas les moutons. Et surtout, ne soyez pas Benjamin.
Apprenez à lire le mur.