🇧🇯 Pendant 7 ans, STEVY WALLACE a dirigé la communication digitale de la présidence du Bénin. Il révèle aujourd’hui les coulisses de son premier contact avec les hommes du président PATRICE TALON.
« J'étais en France, j'étais au travail un jour, je travaillais normalement, et je reçois un appel me disant : « Bonjour M. Wallace, nous devons vous parler. »
Moi, j'étais très réticent, je dis : « Pourquoi ? » Ils me répondent : « Le président a demandé qu'on vous parle. »
Je dis : « Pardon ? Quel président ? Le président Talon du Bénin ? » Ils me répondent oui, je dis : « Non, ce n'est pas possible car il ne me connaît pas, ça ne peut pas être moi. » Je leur demande s'ils étaient sérieux là.
Je raccroche, ça m'a perturbé, je trouvais ça bizarre comme un guet-apens, je me demandais ce que j'avais bien pu faire dans le passé, je me posais plusieurs questions.
Et on se donne rendez-vous dans un hôtel à Paris, ils m'ont fait un entretien pour voir mes motivations et tout ça, mais moi j'étais catégorique sur le fait que je ne rentrerai pas au Bénin maintenant parce que je venais d'avoir difficilement un travail.
J'aimais bien le Bénin mais pour le moment je voulais rester en France et faire mon travail.
Ils me demandent ce que je veux qu'ils disent au président, je leur réponds qu'ils lui disent que j'accepte mais je ne peux pas venir maintenant, ils disent d'accord, qu'ils iront lui rendre compte, je dis ok et je suis rentré chez moi.
Après, ils me rappellent, ils me disent qu'il y a un événement au Bénin pour les spécialistes du numérique et que mon nom était parmi la liste des invités.
J'y vais, je ne savais même pas que le président allait venir. Donc il vient à la conférence, il parle du Bénin et de sa projection sur l'importance du numérique dans le pays.
Il a fait le tour de tous les participants, à mon tour, il me tend la main, je le salue et je me présente. Il me dit : « Vous, je vous connais. Je vous ai envoyé une commission, n'est-ce pas ? » Je dis oui, il me dit qu'il a eu la réponse que je lui ai envoyée et m'a demandé si j'étais fier de ça. Devant tout le monde, je n'ai pas pu répondre.
Il me demande si je n'ai pas envie de rentrer pour servir mon pays, je lui réponds que j'y réfléchis, il me dit : « Vous allez rentrer. »
Quand je suis retourné dans ma chambre d'hôtel, je n'étais pas tranquille, je me demandais si j'avais pris la bonne décision car c'était quand même bizarre de ne pas accepter une telle offre.
J'appelle ma mère qui était sceptique à l'idée que je fasse de la politique, je la rassure que ce n'était pas de la politique.
Je rappelle les équipes du Président, je leur dis que si je rentre, c'est à la seule condition que je n'exécute pas des ordres et que je veuille implémenter des choses, je leur ai demandé carte blanche pour changer les choses et avoir de l'impact.
Ils en ont parlé au patron, le président, et il a accepté. »
SS
Elon Musk avait dit un truc qui m'avait marqué sur l'allocation de ressources. En substance : passé un certain niveau de richesse, l'argent n'est plus de la consommation, c'est de l'allocation de capital.
Cette phrase change tout.
L'économie, dans le fond, c'est juste un problème d'allocation. Tu as des ressources finies et des usages infinis. Qui décide où va quoi ?
Imagine une cour de récré. 100 enfants, des paquets de cartes Pokémon distribués au hasard. Tu laisses faire. Très vite, un ordre émerge. Les bons joueurs accumulent les cartes rares, les collectionneurs trient, les négociateurs trouvent des deals. Personne n'a planifié. Et pourtant chaque carte finit dans les mains de celui qui en tire le plus de valeur. Le système maximise le bonheur total de la cour. C'est ça, la main invisible.
Maintenant fais entrer la maîtresse. Elle trouve ça injuste. Léo a 50 cartes, Tom en a 3. Elle confisque, redistribue, impose l'égalité. Trois effets immédiats. Les bons joueurs arrêtent de jouer, à quoi bon. Les mauvais n'ont plus de raison de progresser, ils auront leur part. Les échanges s'effondrent. La cour est égale, et morte. Elle a maximisé l'égalité, elle a détruit le bonheur.
Le problème de la maîtresse, c'est qu'elle ne peut pas avoir l'information que la cour avait collectivement. C'est le problème du calcul économique de Mises, formulé en 1920. L'URSS a essayé de le résoudre pendant 70 ans avec le Gosplan. Résultat : pénuries, queues, effondrement. Pas parce que les Soviétiques étaient bêtes, parce que le problème est mathématiquement insoluble en mode centralisé.
Quand Musk a 200 milliards, il ne les consomme pas, il les alloue. SpaceX, Starlink, Neuralink, xAI. Chaque dollar est un pari sur le futur. Et lui a un track record. PayPal, Tesla, SpaceX. Il a démontré qu'il sait identifier des problèmes immenses et y allouer des ressources avec un rendement spectaculaire.
L'État aussi a un track record. Hôpitaux qui s'effondrent, éducation qui décline, dette qui explose, services publics qui se dégradent malgré des budgets en hausse constante. Le marché identifie les bons allocateurs, la politique identifie les bons communicants.
Le profit n'est pas une finalité, c'est un signal. Il dit : tu as alloué des ressources rares vers un usage que les gens valorisent suffisamment pour payer. Plus le profit est gros, plus la création de valeur est grande. Quand Starlink est rentable, ça veut dire que des millions de gens dans des zones rurales ont enfin internet. Quand un ministère est en déficit, ça veut dire qu'il consomme plus qu'il ne produit. L'un crée, l'autre détruit, et on appelle ça redistribution.
Dans nos sociétés il y a deux catégories d'acteurs. Les entrepreneurs et les bureaucrates. L'entrepreneur prend un risque personnel pour identifier un problème, mobiliser des ressources, créer une solution. S'il se trompe il perd. S'il a raison, ses clients gagnent, ses employés gagnent, ses fournisseurs gagnent, l'État collecte des impôts. Il est la cellule de base du progrès humain.
Le bureaucrate ne prend aucun risque personnel. Son salaire est garanti. Au mieux il maintient une rente existante. Au pire il la détruit par excès de réglementation, mauvaise allocation forcée, incitations perverses qui découragent ceux qui produisent. Mais dans aucun cas il ne crée.
Regarde les 50 dernières années. iPhone, internet civil, SpaceX, Tesla, Google, Amazon, Stripe, mRNA, ChatGPT. Toutes des inventions privées, portées par des entrepreneurs, financées par du capital risque. Pas un seul ministère n'a inventé quoi que ce soit qui ait changé ta vie au quotidien.
La France est devenue le laboratoire mondial de la dérive bureaucratique. 57% du PIB en dépenses publiques, record absolu. Une administration tentaculaire, une fiscalité qui pénalise la création de richesse. Résultat : décrochage face aux États-Unis, à l'Allemagne, à la Suisse. Fuite des cerveaux. Désindustrialisation. Dette qui explose.
Et le pire c'est que la mauvaise allocation s'auto-renforce. Plus l'État prélève, moins les entrepreneurs créent. Moins ils créent, moins il y a de base fiscale. Plus l'État s'endette et taxe. Boucle de rétroaction négative parfaite. La maîtresse pense qu'elle aide, et chaque année la cour produit moins.
Dans nos sociétés, ce sont les entrepreneurs, toujours, qui font avancer la civilisation. Les bureaucrates au mieux maintiennent une rente, au pire la détruisent. Aucune société n'a jamais progressé en taxant ses créateurs pour subventionner ses gestionnaires.
La question n'est jamais qui a combien. C'est qui alloue le mieux la prochaine unité de ressource pour maximiser le futur de l'humanité. La réponse depuis 200 ans n'a jamais changé. Ce ne sont pas les fonctionnaires.
🇧🇯 Ce samedi 21 mars 2026 au palais des congrès de Cotonou, le candidat de la majorité présidentielle à l'élection présidentielle du 12 avril prochain, @WadagniRomuald, dévoilera son programme de société intitulé "Plus Loin, Ensemble".
Personne n’a grandi avec l’intention d’être ménagère,
nettoyeur, vigile,
caissier,communicateur,
chauffeur de taxi ou livreur.
Beaucoup ont eu des rêves,
mais la vie en a décidé autrement.
Alors, apprenez
à respecter le travail des gens !!