🔴Orphée WEMBA.
Fille de Papa Wemba, elle porte le nom d’Orphée, le chanteur qui défiait la mort. Son père s’est éteint sur scène en 2016, là même où elle avait débuté à six ans. Élevée en Bretagne, elle n’a pas choisi la rumba mais le RnB et la soul. Avec Ma Scène (2024), elle a renversé le mythe : remonter seule, en chantant, du côté des vivants.
Voici son portrait.
#OrphéeWemba #PapaWemba #MaScène #RumbaCongolaise #LesÉditos
.@ShadesFrance : Vous reconnaissez vous-mêmes ne pas maîtriser ce sujet ce qui est déjà problématique. La moindre des choses serait de laisser des journalistes noir(e)s le traiter.
En 2014, les médias français n’étaient même pas prêts à entendre ces sujets dans la bouche d’une artiste française noire et grosse de 19 ans. Il existait une véritable omerta autour de ces réalités dans l’industrie de la musique française.
Naïvement à l’époque.. je pensais que parler ouvertement de mes expériences ferait avancer les choses. En réalité, cela m’a coûté beaucoup plus cher que ce que j’aurais imaginé.
Aujourd’hui, je vois très bien ce qui se passe. Vous surfez tous sur un sujet (que vous ne maîtrisez pas, qui ne vous concerne pas) devenu visible sans forcément en connaître les fondamentaux : l’intersectionnalité.
Femme + noire + grosse = sexisme, racisme, grossophobie et il est important de rappeler que les femmes noires ne forment pas un groupe homogène : nos expériences peuvent aussi se croiser avec d’autres réalités du type queer, trans, handicap, classe sociale etc… .
À quel moment n’était-ce pas « obvious » pour reprendre vos propres mots .. de relier mon expérience à votre article pourtant censé parler de ces violences ? C’est une dinguerie de dire ça @ShadesFrance !
Je tombe sur votre papier comme je pourrais tomber sur tant d’autres médias français. Vous êtes trop nombreux à m’effacer de l’histoire et c’est la goutte de trop.
Depuis le début de ma carrière, mes réseaux sociaux sont littéralement envahis d’insultes racistes et grossophobes. Des mots comme « négresse » des fantasmes sur l’esclavage, des attaques sur mon corps, mon identité et pourtant, silence!
Aucun artiste, aucun média ne s’est levé.
Aucune tribune n’a été écrite sur la violence massive que je reçois quotidiennement, RIEN!
Donc oui, la question est simple :
où sont ces fameux défenseurs quand ces violences touche à la grossophobie ?
Parce que ce que je vis est public, documenté ça dure depuis des années et j’aimerais que ça s’arrête.
L’invisibiliser dans un article qui prétend parler précisément de ces violences, ce n’est pas anodin. JE PARLE FRANÇAIS.
Ma question est simple : suis-je une artiste blanche ? Ou peut-être parce que je suis trop grosse ?
Parce que si je ne me trompe pas .. parmi les artistes féminines françaises les plus écoutées dans le monde ces deux dernières années trois seulement sont des femmes noires et j’en fais partie BORDEL!
Donc arrêtons de faire semblant @ShadesFrance
Le « syndrome de l’actrice principale » ?
Oui : femme noire et grosse ma voix compte et il va falloir apprendre à me respecter.
Parce que quand tu es une femme noire et grosse même ce qui est évident finit par être remis en question.