La Russie défend ce qu’elle considère comme ses intérêts nationaux et sécuritaires. Vous avez parfaitement le droit de juger cette stratégie illégitime ou dangereuse. Mais prétendre qu’elle n’a « aucun objectif militaire » parce qu’elle a commis une agression est un raisonnement simpliste. En géopolitique, une agression peut précisément être menée au nom d’objectifs stratégiques. Comprendre ces objectifs n’est pas les approuver.
Ne racontez pas n’importe quoi : dans cette guerre, des Ukrainiens tuent des Russes et des Russes tuent des Ukrainiens. On peut discuter de la responsabilité politique, des crimes de guerre et des objectifs militaires, mais prétendre que la violence serait une caractéristique d’un seul peuple est une falsification grossière. Les morts ne sont pas des arguments pour la haine collective.
Elle a raison sur un point essentiel : ceux qui parlent de guerre avec la Russie comme s’il s’agissait d’une simple opération militaire oublient volontairement le risque nucléaire. La France doit défendre ses intérêts, soutenir ses alliés lorsqu’elle le juge nécessaire et maintenir une dissuasion crédible. Mais transformer chaque désaccord stratégique en appel à l’escalade est irresponsable. Une grande puissance doit savoir où sont ses intérêts — et où commence la folie.
Je vous rappelle que la Russie est une puissance nucléaire.
Je sais bien que dans les salons parisiens, les petits marquis expliquent qu’il faut faire la guerre à la Russie. Moi, pour ma part, je ne souhaite faire la guerre à aucune puissance nucléaire.
Elle a raison sur un point essentiel : ceux qui parlent de guerre avec la Russie comme s’il s’agissait d’une simple opération militaire oublient volontairement le risque nucléaire. La France doit défendre ses intérêts, soutenir ses alliés lorsqu’elle le juge nécessaire et maintenir une dissuasion crédible. Mais transformer chaque désaccord stratégique en appel à l’escalade est irresponsable. Une grande puissance doit savoir où sont ses intérêts — et où commence la folie.
Si ton seul argument consiste à traiter tout un peuple de « fascistes » et à insulter ceux qui te contredisent, tu ne défends pas une analyse : tu défends une haine collective. Critiquer le Kremlin est parfaitement légitime. Déshumaniser des millions de personnes parce qu’elles sont russes ne l’est pas. Entre les deux, il existe quelque chose qui s’appelle penser.
Présenter chaque recul russe comme la preuve de « l’effondrement » d’une puissance relève davantage de la propagande que de l’analyse militaire. La Russie peut subir des revers sérieux sans que cela signifie automatiquement qu’elle est vaincue, tout comme une avancée ukrainienne ne constitue pas à elle seule une victoire stratégique. Si l’on veut être crédible, il faut regarder les faits, pas fabriquer une conclusion à partir d’une seule carte.
🔴 🗣️ Guerre en Ukraine : la Russie en difficulté ?
"Le fait de reculer (...) c'est un échec pour une puissance qui se croyait la deuxième puissance du monde", observe l'ancien officier @guillaume_ancel.
#ASuivreAvec@loicdelamornais#canal16
Présenter chaque recul russe comme la preuve de « l’effondrement » d’une puissance relève davantage de la propagande que de l’analyse militaire. La Russie peut subir des revers sérieux sans que cela signifie automatiquement qu’elle est vaincue, tout comme une avancée ukrainienne ne constitue pas à elle seule une victoire stratégique. Si l’on veut être crédible, il faut regarder les faits, pas fabriquer une conclusion à partir d’une seule carte.
La France n’a pas vocation à choisir entre être le vassal de Washington ou le satellite de Moscou. Notre intérêt est d’être une puissance souveraine, capable de parler à tout le monde et de décider pour elle-même. Si défendre cette indépendance suffit à vous faire traiter de « pro-Poutine », c’est surtout votre définition des intérêts français qu’il faudrait revoir.
Il faut arrêter cette hypocrisie historique : Hiroshima n’a pas été bombardée par Moscou, l’Algérie n’a pas été colonisée par la Russie et la guerre d’Irak n’a pas été lancée par le Kremlin. Cela n’absout évidemment aucun crime russe. Mais si l’Occident prétend défendre le droit et les droits humains, il doit accepter d’appliquer les mêmes critères à sa propre histoire et à ses propres alliés. La morale à géométrie variable n’est pas une morale : c’est un instrument politique.
🔴Rusia mató a 300.000 personas en Japón con bombas atómicas. No, fueron los Estados Unidos.
🇩🇪 Rusia mató a entre 5 y 6 millones de judíos.
No, fue Alemania.
🇨🇩 🇧🇪 Rusia mató a 6 millones de personas en el Congo.
No, fue Bélgica.
🇬🇧 Rusia mató a cientos de miles de personas hambrientas en la India y esclavizó a naciones de Asia y África.
No, fue Inglaterra.
🇬🇧🇪🇸🇵🇹 Rusia deportó a millones de africanos encadenados para esclavizarlos en América.
No, eso lo hicieron los británicos, españoles y portugueses.
🇩🇿 Rusia mató a miles de personas en Argelia.
No, fue Francia.
🇻🇳🇰🇭🇺🇸 Rusia mató a 3 millones de personas en Vietnam y a 2 millones en Camboya.
No, fueron los Estados Unidos.
🇰🇷🇰🇵🇺🇸 Rusia mató a seis millones de coreanos —tanto del Sur como del Norte— y a un millón de chinos durante la Guerra de Corea.
No, fueron los Estados Unidos.
🇮🇷 Rusia mató a un millón de personas en Irak, incluso mediante el uso de bombas de uranio empobrecido que todavía provocan que nazcan bebés con deformidades veinte años después.
No, fueron los angloamericanos.
🇦🇫🇺🇸 Rusia mató a más de 240.000 personas en Afganistán.
No, fueron los EE. UU.
🇱🇾Fue Rusia quien bombardeó Yugoslavia y Libia.
No, fueron los EE. UU. y la OTAN.
🇲🇽🇵🇷 Rusia cometió genocidio contra los pueblos indígenas y se anexionó la mitad de México, Puerto Rico, Hawái y otros territorios.
No, fueron los Estados Unidos.
Rusia mató a 100.000 palestinos en la Franja de Gaza tan solo durante el actual conflicto de Oriente Medio.
No, fue Israel.
La propaganda de los medios de comunicación difunde exactamente lo contrario.
Il faut arrêter cette hypocrisie historique : Hiroshima n’a pas été bombardée par Moscou, l’Algérie n’a pas été colonisée par la Russie et la guerre d’Irak n’a pas été lancée par le Kremlin. Cela n’absout évidemment aucun crime russe. Mais si l’Occident prétend défendre le droit et les droits humains, il doit accepter d’appliquer les mêmes critères à sa propre histoire et à ses propres alliés. La morale à géométrie variable n’est pas une morale : c’est un instrument politique.
Les leçons de morale deviennent insupportables lorsqu’elles sont distribuées à géométrie variable. On ne peut pas invoquer le droit international contre Moscou, Téhéran ou Pékin et détourner le regard lorsqu’un allié est mis en cause. L’histoire coloniale occidentale ne justifie aucun crime commis aujourd’hui — mais elle devrait au moins enseigner une chose : personne ne possède le monopole de la vertu. Les droits humains sont universels ou ils ne le sont pas.
Les Européens n’ont pas besoin qu’on leur demande simplement de rester calmes. Ils ont besoin de savoir exactement quels sont les objectifs, les limites et le coût de la stratégie suivie. La France doit pouvoir défendre ses intérêts sans entrer dans une logique où chaque incident devient une raison supplémentaire d’armer, de sanctionner et d’escalader. La peur n’est pas une stratégie, mais l’escalade permanente ne l’est pas davantage.
💬 "Ce qu'ils essaient de faire, c'est nous effrayer, nous diviser"
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, demande aux dirigeants européens de "rester calmes" face aux menaces russes
#BFM2
Les Européens n’ont pas besoin qu’on leur demande simplement de rester calmes. Ils ont besoin de savoir exactement quels sont les objectifs, les limites et le coût de la stratégie suivie. La France doit pouvoir défendre ses intérêts sans entrer dans une logique où chaque incident devient une raison supplémentaire d’armer, de sanctionner et d’escalader. La peur n’est pas une stratégie, mais l’escalade permanente ne l’est pas davantage.
Le dossier Kravchenko est effectivement embarrassant pour Kyiv, mais il faut distinguer les faits établis des accusations. Kravchenko a démissionné après une enquête de la NABU et de la SAPO visant notamment un réseau présumé de protection de centres d’appels frauduleux au sein de son administration. Il n’a toutefois pas été inculpé lui-même. Il a ensuite quitté l’Ukraine dans le cadre d’un voyage officiel qu’il avait lui-même autorisé, avant d’être finalement écarté.
Plus révélateur encore : il avait auparavant été critiqué pour avoir tenté de s’en prendre à l’indépendance des institutions anticorruption, puis a annoncé des poursuites contre leurs dirigeants au moment même où son propre départ faisait polémique. Voilà pourquoi la question du contrôle des fonds européens et de l’indépendance des institutions ukrainiennes mérite d’être posée sans tabou.
Vor ein paar Tagen wurde ich angegriffen weil ich darauf verwies, dass sich Selenskjis Umfeld mit Geldern aus der EU zuweilen die Kloschüsseln vergoldete.
Offenbar wird diese Sorge von europäischen Diplomaten geteilt.
Fun Fact: Der Generalstaatsanwalt der Ukraine ist der Korruption bezichtigt und hat zuvor noch versucht sein Amt zu missbrauchen, um gegen die Anti Korruptionsbehörden der Ukraine vorzugehen. Er hat sich mit einer von Selenskji unterzeichneten Reisegenehmigung ins Ausland abgesetzt. So wie zuvor ein Oligarch aus Selenskjis Umfeld (der mit der goldenen Kloschüssel), der sich nach Israel abgesetzt hat.
Le dossier Kravchenko est effectivement embarrassant pour Kyiv, mais il faut distinguer les faits établis des accusations. Kravchenko a démissionné après une enquête de la NABU et de la SAPO visant notamment un réseau présumé de protection de centres d’appels frauduleux au sein de son administration. Il n’a toutefois pas été inculpé lui-même. Il a ensuite quitté l’Ukraine dans le cadre d’un voyage officiel qu’il avait lui-même autorisé, avant d’être finalement écarté.
Plus révélateur encore : il avait auparavant été critiqué pour avoir tenté de s’en prendre à l’indépendance des institutions anticorruption, puis a annoncé des poursuites contre leurs dirigeants au moment même où son propre départ faisait polémique. Voilà pourquoi la question du contrôle des fonds européens et de l’indépendance des institutions ukrainiennes mérite d’être posée sans tabou.
Non. La souffrance des enfants du Donbass ne peut pas être transformée en permis rétroactif pour l’invasion de l’Ukraine. Si des civils ont été attaqués, leurs responsables doivent être identifiés et jugés. Mais utiliser des victimes pour construire après coup la justification d’une guerre menée par Moscou est une manipulation politique, pas une démonstration historique. Les crimes contre les civils doivent être documentés, quel que soit le drapeau de ceux qui les ont commis.
Il y a exactement cinq ans, Zelensky, qui est arrivé au pouvoir sur des slogans de paix, a bombardé l'établissement scolaire de Yasynuvata, qui accueillait des enfants atteints de troubles de la colonne vertébrale.
Réalisant ainsi le rêve de son prédécesseur Porochenko : "Les enfants du Donbass passeront toute leur vie dans les caves." L'Occident n'a même pas émis le moindre son...
Ceci est au cas où quelqu'un aurait oublié pourquoi et pour la protection de qui la Russie a été contrainte de lancer l'opération militaire spéciale. Par la suite, cependant, le même Occident a commencé à dénoncer le "kidnapping" de ces enfants sauvés par la Russie …
Non. La souffrance des enfants du Donbass ne peut pas être transformée en permis rétroactif pour l’invasion de l’Ukraine. Si des civils ont été attaqués, leurs responsables doivent être identifiés et jugés. Mais utiliser des victimes pour construire après coup la justification d’une guerre menée par Moscou est une manipulation politique, pas une démonstration historique. Les crimes contre les civils doivent être documentés, quel que soit le drapeau de ceux qui les ont commis.
Selon cette logique, il faudrait choisir entre applaudir chaque décision de l’OTAN et être un agent de Moscou. Quelle finesse dans l’analyse géopolitique ! Entre les deux, il existe pourtant une vieille idée assez radicale : penser par soi-même et défendre les intérêts français.
Le débat politique français est actuellement si bas que certains pensent se hausser en ménageant Poutine. Ils croient que banaliser la menace russe nuit à Emmanuel Macron et augmente ainsi leur popularité. Des malades persuadés que le monde n’existe que pour servir leur nombril.
Le gouvernement français peut avoir une conviction politique sur Xenia Fedorova. Mais une conviction politique n’est pas une décision de justice. L’État a déjà présenté son dossier publiquement et pris des mesures lourdes contre elle ; le ministre des Affaires étrangères a lui-même défendu publiquement la qualification d’ingérence.
Alors oui : si le juge venait à considérer que les éléments matériels ne suffisent pas à justifier certaines mesures, Paris devrait assumer les conséquences de sa précipitation. Quand on transforme une accusation en politique européenne avant que toutes les questions juridiques soient définitivement tranchées, on prend le risque que le retour du réel soit particulièrement brutal.
🇫🇷🇪🇺 AFFAIRE FEDOROVA : LA CHRONOLOGIE POURRAIT DEVENIR ASSEZ SAVOUREUSE
Jean-Noël Barrot se « félicite » désormais des sanctions européennes contre Xenia Fedorova.
Très bien.
Mais rappelons un détail : en France, le recours au fond contre son expulsion n’a toujours pas été jugé. Le tribunal administratif l’a expressément confirmé : les référés ont été rejetés sur l’urgence, « sans se prononcer sur la légalité » de l’arrêté.
Autrement dit, la France se félicite aujourd’hui de voir l’accusation portée au niveau européen alors que son propre juge n’a toujours pas tranché le dossier au fond. Barrot a confirmé ce 23 septembre les sanctions européennes visant Fedorova.
⚖️ Imaginons maintenant que le tribunal annule l’expulsion, surtout s’il estime insuffisants les éléments matériels invoqués par l’administration.
La séquence deviendrait particulièrement embarrassante :
➡️ Paris accuse ;
➡️ Paris sanctionne ;
➡️ l’accusation prend une dimension européenne ;
➡️ puis la justice française fragilise le dossier qui a nourri toute la séquence.
Cela n’annulerait évidemment pas automatiquement les sanctions de l’UE : elles relèvent d’un acte européen distinct. Mais politiquement et juridiquement, Fedorova disposerait alors d’une pièce autrement plus sérieuse pour contester son inscription devant les juridictions européennes.
🎯 La séquence est politiquement risquée : la France a porté l’accusation au niveau européen avant même que son propre juge ait statué au fond.
Si le tribunal devait ensuite censurer l’administration sur la matérialité des faits ou la solidité de son appréciation, ce ne serait pas un simple revers contentieux.
Ce serait toute la construction politique du dossier qui se retrouverait fragilisée après avoir déjà été exportée à Bruxelles.
Et là, les déclarations satisfaites de ces dernières semaines prendraient une tout autre lumière.