À propos du #RaffarinGate …
J’avais moi-même été nommé parlementaire en mission pour 6 mois par le gouvernement le 1er juillet 2025 (sur les nouvelles dérives du Numérique).
10 jours plus tard, le 11 juillet 2025, le @Conseil_constit décidait de me faire perdre mon mandat de député et les moyens qui vont avec (et notamment le budget “Transports”).
Heureusement le gouvernement (Bayrou puis Lecornu) a revalidé ma mission.
Problème: je vis à Madrid et toutes les auditions et réunions de travail avaient lieu à Paris. J’ai donc demandé à Matignon/Bercy si je pourrais compter sur un défraiement pour couvrir mes frais de déplacement. Réponse claire et nette : non, et je devais déjà m’estimer heureux de pouvoir conserver ma mission.
Honnètement, c’était une réponse satisfaisante car logique et soucieuse de l’usage de l’argent public. Je m’en suis contenté et je m’estimais effectivement heureux de pouvoir poursuivre cette mission.
En août, septembre et octobre 2025 (période de nos auditions), j’ai donc pris en charge sur mes deniers personnels tous mes déplacements hebdomadaires en avion vers et séjours à Paris (merci à ceux qui m’ont hébergé, et à Lime pour sa flotte de vélos électriques).
Bien sûr, face à ces coûts imprévus, j’aurais pu renoncer à cette mission. Mais la possibilité de peser sur le cours des choses valait bien cet investissement en temps et en argent.
À titre personnel et en tant que député, je soutenais la fin des privilèges des anciens premiers ministres. Alors je ne comprends pas pourquoi le Quai d’Orsay a mis une voiture à disposition de JP Raffarin. Si le ministère n’a rien de mieux à faire de ces moyens-là, il ferait mieux de revendre le véhicule et d’affecter le chauffeur à d’autres missions. Et je me demande quels autres moyens ont été mis à disposition de l’ancien PM qui évoque “des réunions à l’étranger”.
L’argent du contribuable n’est pas là pour maintenir les privilèges de ces glorieux retraités qui ont déjà largement vécu des largesses de la République… et bénéficient par ailleurs de retraites dorées et financées par le déficit et la dette publique.
J’ai revu cette interview de Jean-François Mattei qui avait fait scandale en 2003 et ce qui est choquant, c’est qu’il dit exactement la même chose que ceux qui sont à sa place maintenant :
1/ Qui aurait pu prédire ?
2/ L‘hôpital s’adapte comme il peut
3/ Numéro vert
4/ Responsabilité individuelle
Sauf qu’il a démissionné, qu’on a eu plein de canicules depuis et que l’hôpital est bien plus sinistré qu’à l’époque
Bref, on a de dangereux irresponsables au pouvoir qui n’ont rien appris
Jamy, dans une vidéo de Santé publique France, a eu le culot de dire qu’il vaut mieux faire la cuisine soi-même plutôt que de manger 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁𝘀 𝘂𝗹𝘁𝗿𝗮-𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲́𝘀.
Résultat : le lobby de l’agro s’est plaint à Matignon.
Ils veulent notre mort ! 🤬
Combien de ministres cocaïnés au gouvernement ?
C’est officiel : la grande opération "Exemplarité 2.0" du gouvernement Lecornu est un triomphe.
Après avoir annoncé à grand renfort de tambours et de trompettes une campagne historique de dépistage anti-drogue au sommet de l’État, Matignon nous offre le twist final digne d’une série Netflix qui aurait été annulée avant la diffusion du dernier épisode : les résultats resteront secrets.
Parce que rien ne dit mieux "nous n’avons rien à cacher" que… de tout cacher.
« On n’est pas un tribunal », a sobrement expliqué l’entourage du Premier ministre. La formule est magnifique de candeur feinte.
Lancée le 16 juin pour marquer le "changement d’échelle" dans la lutte contre le narcotrafic, cette initiative devait concerner ministres, directeurs de cabinet, préfets, ambassadeurs et, plus largement, toute personne détenant une habilitation « Secret Défense » ou ayant accès à des informations sensibles. Autant dire : à peu près tous ceux qui comptent, décident, ou se font photographier en veste bleue devant une carte de France.
L’idée était belle sur le papier glacé du storytelling gouvernemental : montrer que l’État est exemplaire, qu’il ne tolère pas que ses élites sniffent pendant que les forces de l’ordre risquent leur vie en bas des tours et que les préfectures pondent des plans "Place nette" à tour de bras. Une opération "mains propres" qui prouverait que le pouvoir ne se contente pas de faire la morale aux cités, mais qu’il la fait aussi à lui-même.
Mais voilà. Deux semaines plus tard, c’est le grand classique français : beaucoup d’annonce, très peu de lumière. On nous promet la guerre totale à la drogue, on finit avec le secret défense sur le taux de positivité chez les décideurs. C’est presque poétique, dans un registre désespéré.
On nous explique doctement que « ces postes sont vulnérables ». Ah bon ? On ne s’en serait jamais douté. On aurait presque pu croire que confier la sécurité, l’économie et la diplomatie du pays à des personnes potentiellement sous influence chimique était une bonne idée. Heureusement, grâce à cette campagne révolutionnaire, on saura… qu’on ne saura rien. Et c’est là toute la beauté du dispositif : il crée du savoir qui n’en est pas, de la transparence qui obscurcit, de l’exemplarité qui exemplarise surtout l’art de la dissimulation.
Parce qu’il faut bien l’avouer, l’idée qu’il y ait zéro consommateur de substances illicites parmi nos brillants dirigeants semble aussi crédible qu’un ministre de l’Intérieur qui prendrait le métro aux heures de pointe, poireautant sur le quai avec son titre de transport et son gobelet réutilisable.
En attendant, la France entière retient son souffle. Pas pour connaître les résultats, on ne les aura jamais, ils ont rejoint le grand cimetière des promesses de transparence où reposent déjà les déclarations de patrimoine « complètes mais pas tout à fait publiques » et les contrôles fiscaux des ministres « approfondis mais confidentiels ». Non, la France retient son souffle pour savoir si ce grand numéro de prestidigitation permettra quand même de lutter efficacement contre le trafic.
Parce que c’est bien joli de faire des tests salivaires dans les ministères, sous les ors de la République, pendant que les dealers continuent de tenir les halls d’immeubles. Mais tant qu’on ne publie rien, on peut toujours se dire que tout va bien. Que l’État est clean. Que le problème, vraiment, c’est les autres.
Après tout, dans la grande tradition républicaine, il est un principe qui semble désormais gravé dans le marbre : ce qui se passe à Matignon reste à Matignon. La confiance démocratique, elle, reste à la porte.
Prochain épisode : « Opération Transparence Totale sur les frais de représentation ». On vous promet déjà que les notes de restaurant resteront confidentielles, par respect pour la vie privée des homards et le secret-défense qui entoure, visiblement, tout ce qui pourrait ressembler à un début de redevabilité.
Lecornu avait annoncé en fanfare la suppression des voitures avec chauffeur pour les anciens Premiers ministres dès le 1er janvier 2026. Beau geste. Beau symbole. Bel écran de fumée : le 11 juin, Raffarin, Premier ministre il y a 21 ans, circulait quand même dans Paris gyrophare allumé et sirène hurlante, payé 158 208 € par an par le contribuable. Son chauffeur du Quai d'Orsay a brûlé un feu rouge, percuté un scooteriste, l'a laissé au sol blessé. Et Raffarin ? Il est parti à pied en direction du Parc Monceau, sans se retourner.
La suppression des privilèges était donc surtout prévue pour les anciens Premiers ministres... qui n'ont pas l'oreille de Macron.
Combien d'autres "Raffarin" circulent encore dans Paris aux frais du contribuable avec leur petite exception personnelle signée Macron, pendant que vous vous prenez un PV pour avoir oublié votre vignette Crit'Air ?
(Et le gyrophare ,???)
Sébastien Lecornu valide la commande de 30 000 climatiseurs mobiles pour les hôpitaux face à la canicule. On le regrettera dans quelques années. Ces appareils standards brassent l’air, ont une filtration insuffisante et peuvent favoriser la propagation des virus et bactéries dans les chambres (guidelines IPAC et CDC). Il faut des climatisations adaptées au milieu hospitalier : filtration HEPA, entretien médical, conformes aux normes d’hygiène. Pas des solutions de dépannage.
Il y a un an, il te disait : « Est-ce que quelques jours d’extrême chaleur dans l’année justifient de payer 3 milliards pour généraliser la climatisation dans toutes les écoles ? »
Et aujourd’hui, cette girouette d’extrême droite déplore le manque de clim dans les classes...🙃
IL A OSÉ LE DIRE
«Faire face à la canicule, cela suppose la mise en place de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée». Ce sont les propos lunaires de Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur de Macron, dans une interview au Parisien.
1/2 ⤵️
🚨 Scandale Perrier
Le haut fonctionnaire accusé d'avoir aidé Nestlé à maquiller un rapport sur des eaux contaminées vient d'être promu au ministère de la Santé.
Rappel des faits 👇
En 2025, une commission d'enquête du Sénat établit que Nestlé Waters a traité illégalement ses eaux (Perrier, Vittel, Contrex) pour masquer une contamination — bactéries E. coli, entérocoques, pesticides — tout en conservant l'appellation « eau minérale naturelle ».
Au cœur du dossier : un rapport sanitaire de l'ARS Occitanie sur le site de Vergèze. Selon les sénateurs, ce document a été modifié à la demande de Nestlé pour en retirer les mentions de contamination. Le directeur général de l'ARS à l'époque : Didier Jaffre. Ses propres courriels, cités dans le rapport, le montrent validant le texte directement avec la présidente de Nestlé Waters.
Le rapporteur de la commission avait réclamé sa démission.
Mars 2026 : il ne démissionne pas. Il est nommé directeur de cabinet de la ministre déléguée à l'Autonomie — rattachée au ministère de la Santé.
⚖️ Jaffre se défend : il affirme que la qualité de l'eau n'a jamais été remise en cause et qu'il aurait fait stopper la production dans le cas contraire. Aucune poursuite judiciaire ne le vise à ce jour.
Reste une question simple.
Hasard du calendrier, ou récompense assumée ? À vous de trancher.
@GabrielAttal Mon Gabriel, l'été ne fait que commencer et...😉. Je te promet de te mettre au courant, sur tout les incendies à venir. Ainsi a ceux qui pensent voter pour toi. C'est balot, tu devrais apprendre la danse qui fait tomber la pluie. Ne m'en veux pas, c'est pour le bien de la France.
Petit calcul. Concernant l’euro numérique, 43 députés en commission ont voté pour, soit environ 0,00001% de la population européenne.
Et ce n’est même pas le vote final. C’est juste l’étape qui fixe le mandat de négociation avant le vrai vote en plénière en juillet.
43 personnes orientent un projet qui concernera 450 millions d’habitants. Sans qu’aucun d’entre eux n’ait jamais été consulté directement.
Démocratie ?
For sure 😎