French entrepreneur, supporter of technological education curricula (IUT network in France) but also beekeeper, arborist, bird watcher, stargazer, space geek...
@martialymartin@unc_nc@catherine_ris@martialymartin ce document est poignant et on imagine les épreuves que doivent vivre les uns et les autres. On aimerait pouvoir aider cette communauté d’étudiants, de personnels et d’enseignants, ne serait-ce que moralement. De tout cœur.
En une image - jamais aucune technologie ne s'est propagée aussi rapidement que l'IA ; de zero à 100 millions d'utilisateurs en quelques semaines pour chatGPT.
« On avait déjà la loi Veil qui était parfaitement rédigée. A l’époque on savait faire du droit. ». Comme d’habitude le Pr Anne-Marie Le Pourhiet fait une démonstration brillantissime et ça claque.
Que l'on ait des réserves ou pas à l'égard de l'Intelligence artificielle, il n'y a aucun doute qu'à moyen terme, cette technologie est appelé à prendre une place considérable au sein des institutions publiques. Tout simplement parce que celles-ci sont de moins en moins capables de remplir les missions que l'on attend d'elles. Il y a deux millions de plaintes en souffrance dans les commissariats français et ce chiffre ne cesse de s'accroitre. Dans de nombreux pays de l'OCDE, la qualité de l'éducation est en recul, la durée de vie en bonne santé plafonne (elle a même régressé dans une dizaine de pays dont les USA et la France), sans mentionner la transition environnementale qui se met en route dans la douleur ; en témoignent les blocages des agriculteurs cette semaine.
Or, l'IA peut amener une productivité considérable dans tous ces domaines. C'est aussi pour cela que tôt ou tard, celle-ci y prendra une importance première.
Cependant la nature de cette technologie est tellement systémique –le terme de rupture anthropologique est approprié– qu'il faudra nécessairement adapter nos institutions pour que cette utilisation fonctionne harmonieusement.
Car les IA sont structurellement opaques. Leur 'explicabilité' est généralement faible. Or, si l'on veut éviter de construire une technocratie maltraitante, je ne vois pas d'autre choix que de créer un grand corps citoyen -comme l'armée Suisse- qui coconstruirait ces nouveaux services et les superviserait pour garantir que ces technologies ne sont pas issue d'une petite élite aux intérêts particuliers. L'apparition d'un triopole (i) Etat (ii) Service public citoyen numérique (iii) citoyens et usagers me semble une voie difficile à contourner. C'était d'ailleurs le constat qu'avait fait Bayes Impact dans sa note sur le Service Public Citoyen. Ceux qui pensent qu'il s'agit d'une vision naïve devrait avoir à l'esprit la puissance qu'a prit le mouvement OpenSource, certes sous l'égide des meta-entreprises digitales américaines. Il s'agirait de substituer comme sponsor des fondations opensources ces méta-entreprises pour les remplacer par un financement public. Pas certain que cela soit un coût lorsque l'on a à l'esprit les montants investis dans la sous-traitance de projets dont la cour des compte nous apprend que les dépassements de budget sont en moyenne de 61%.
Evidemment pour la culture de l'Etat en France ça serait un choc, remettant en cause une verticalisation forte. Mais dans la mesure où tout le monde semble d'accord sur le fait que le système est dysfonctionnel, ne faut-il pas commencer à réfléchir à de nouvelles institutions dans le cadre de l'émergence de cette technologie dont tout le monde nous assure que son impact est radical ?
14 millions d'euros pour le déploiement de la 3e année de #BUT confirmés par la Ministre @sup_recherche@sretailleau et bientôt notifiés aux universités pour soutenir les ressources humaines de @lesIUT Enfin une bonne nouvelle dans une rentrée complexe! https://t.co/T5sUYouORG
Maps twist our perception of the world
Here are 20 to rethink it:
1. Countries closer to the equator (~poorer) seem smaller than they are
(map by @neilrkaye)