Version remaniée d'une analyse d'oeuvre que j'avais présentée, l'an dernier, lors d'une journée d'étude sur la période napoléonienne, entre histoire et #HDA : "Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa" d'Antoine-Jean Gros (1804, musée du Louvre).
« Le Spleen de Paris » est l’œuvre de Charles Baudelaire. Dans ces poèmes en prose, la modernité urbaine se mue en alchimie mélancolique. L’âme flâneuse y saisit l’essence fugace de Paris. Le spleen s’élève en beauté convulsive, éternelle, baudelairienne. Lu par D. Podalydès.
Souvenons -nous de ce que disait le juge anti corruption Renaud Van Ruymbeke : « Quand les citoyens comprendront que l’argent qui manque pour financer la santé publique ou les écoles se trouve dans les paradis fiscaux, alors les responsables politiques seront contraints de passer à l’action ».
"Il n'y a jamais eu eu autant d'argent sale dans les paradis fiscaux ! Et on n'a jamais eu autant de déficit . Je dis aux États: allez chercher l'argent, il est à vos portes "
(Renaud Van Ruymbeke, juge d'instruction au Pôle financier du Tribunal de Paris , décédé le 10 mai 2024)
#UnAutreMondeEstPossible
Vous avez cette sensation de vivre un été calvaire, interminable ? Vous avez même fini par oublier à quoi ressemblait un été « normal » en France ? Cette sensation est parfaitement justifiée !
Aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd'hui, sur la période 1981-2010, la moyenne des températures de l'après-midi en août en France (ce qu'on appelait alors « la normale ») tournait autour de 20°C près de la Manche, 25°C à Paris et 30°C à Marseille (voir la carte). Oui, c'est tout. Et non, je ne mens pas.
Interminable ? Oui, littéralement. Nous sommes en train de vivre la plus longue série jamais observée de jours consécutifs au-dessus des normales, avec plus de 71 jours attendus (voir le grpahique). Le précédent record venait tout juste d'être battu… au printemps 2026, avec 61 jours consécutifs, du 12 janvier au 13 mars.
La France traverse donc un été véritablement hors norme, non seulement par l'intensité des épisodes de chaleur, mais aussi par leur durée et leur répétition.
Ce qui nous paraît aujourd'hui comme des températures "fraîches" était la norme d'hier...
Nous pensons utiliser nos portables pour combler les vides de la journée, dans les transports ou les attentes. Ce que nous étouffons sans le savoir, c'est la jachère de l'esprit, ce temps mort où la pensée décante et assemble des idées sans finalité immédiate.
En meublant chaque seconde de sollicitations visuelles ou sonores, nous éradiquons l'ennui, oubliant qu'il est le terreau de l'imagination. La saturation cognitive contemporaine ne nous empêche pas seulement de réfléchir ; elle entrave cette activité cérébrale spontanée qui participe à l'archivage et à la synthèse de nos expériences.
Ce que l'écran nous prend, ce n'est pas seulement du temps, c'est le droit à la vacuité sans laquelle aucune pensée profonde ne peut mûrir.
Pour ceux qui veulent en savoir plus :
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✍️Par un de nos auteurs des Petits Latins, Benjamin Demassieux, Docteur en langues et littératures anciennes, Université de Lille
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📘Sur la piste des monstres, 100 jeux pour progresser
• Les Petits Grecs en vacances
• Par Julie Wojciechowski
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En 🇫🇷, les coûts de transaction immobilière atteignent 14 % de la valeur du bien (droits de mutation à titre onéreux ou DMTO, « frais de notaire » au sens strict, contribution à la sécurité immobilière, frais d’agence, TVA à 20 % prélevée sur les frais de notaire et d’agence). Seule la 🇧🇪 nous devance au sein de l’OCDE.
Les seuls frais d’agence s’élèvent en moyenne à 5,8 % (contre 4 % pour l’🇪🇺). D’après l’Autorité de la concurrence, si la 🇫🇷 s’alignait sur la moyenne européenne, un gain annuel de près de 3 Md€ serait dégagé au bénéfice des ménages.
Pratique administrativement (dans la mesure où son recouvrement est délégué aux notaires), bien accepté politiquement (car même s’il augmente le besoin d’apport personnel, il reste dissimulé dans le prix de vente ou d’achat dont il fait partie intégrante), l’impôt sur les transactions immobilières n’en est pas moins très inefficace économiquement :
▶️ Il affecte la probabilité de changer de logement et entrave l’accession à la propriété – « effet de verrouillage » qui a pour effet de freiner la mobilité résidentielle (et dans une moindre mesure la mobilité professionnelle) – ou alors il contraint les acquéreurs à acheter des biens plus petits car moins chers (avec une incidence particulièrement défavorable pour les jeunes couples qui souhaiteraient fonder une famille) ;
▶️ Il décourage des transactions mutuellement profitables, ce qui nuit à une allocation efficace de actifs immobiliers et renforce par conséquent les tensions sur le marché.
Selon plusieurs études empiriques, une augmentation de 1 % des coûts de transaction réduit de 8 % le taux de rotation des logements. À l’inverse, une diminution – même temporaire – de 1 % de l’imposition augmente de 20 % le volume des ventes.
Il est important de rappeler que l’objectif de la « taxe Zucman » n’est pas de générer des recettes, mais de redistribuer le pouvoir économique en appauvrissant les plus riches.
Dans « Le Triomphe de l’injustice » (co-écrit avec Emmanuel Saez), Gabriel Zucman l’écrit noir sur blanc : « L’extrême richesse, comme les émissions de gaz à effet de serre, impose une externalité négative au reste de la société. L’objectif d’une taxe carbone n’est pas de faire rentrer de l’argent, mais de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il en va de même pour les taux quasi confiscatoires appliqués aux très hauts revenus : ils n’ont pas pour but de financer les services publics à long terme, mais de réduire le revenu des ultra-riches, d’empêcher ou d’entraver les diverses formes de rente associées à la possession d’une richesse extrême. »
C’est pourquoi il est difficile de venir expliquer ensuite que, du point de vue constitutionnel, la « taxe Zucman » n’est pas confiscatoire et qu’elle pourrait être justifiée par un objectif de « rendement budgétaire »…
Économiquement, la seule question qui mérite d’être posée est celle-ci : les effets positifs sur la productivité des subventions accordées à la culture l’emportent-ils sur les distorsions induites par l’impôt prélevé pour les financer ?
Des gisements d’économies existent partout, bien entendu cher @chdevoogd ! Il importe néanmoins d’avoir en tête à la fois la structure de la dépense publique et les causes de son dynamisme.
Si, par exemple, le Parlement avait décidé en 2025 de supprimer intégralement les crédits de l’aide publique au développement (4,2 Md€ au titre de l’APD), les ressources de l’audiovisuel public (4 Md€), l’aide médicale l’État (un peu moins de 1,5 Md€ pour l’AME) ou encore les crédits affectés à la prise en charge des mineurs non-accompagnés (0,1 Md€), cela n’aurait même pas couvert la seule indexation des pensions de retraite (9,8 Md€ versus 13,2 Md€).
Les dépenses sociales sont non seulement les plus importantes (46 % du total contre 27 % pour les dépenses de l’État, 20 % pour les dépenses des collectivités locales et 7 % pour les « organismes divers d’administration centrale » (ODAC) qui regroupent un grand nombre d’agences et opérateurs de l’État), mais elles sont surtout les plus dynamiques : près de 70 % de la hausse de la dépense publique en 2025 (hors charge d’intérêts de la dette) provenait des seules prestations sociales.
Et parmi les dépenses sociales, les dépenses de chômage (qui ont stagné voire légèrement reculé…), les minima et allocations ou encore les dépenses de santé orientées vers la population en âge de travailler (+ 0,8 Md€ pour les indemnités journalières, + 0,4 Md€ pour les prestations incapacité et invalidité) ont été nettement moins dynamiques que les dépenses sociales orientées vers les retraités (+ 13,2 Md€ pour les pensions et + 5,5 Md€ pour les seuls remboursements de santé, qui sont très logiquement fonction de l’âge).
Que cette dégradation accélérée des finances publiques s’accompagne d’un taux d’épargne qui continue de croître après 60 ans est une anomalie économique et sociale au regard de la théorie du cycle de vie.
Signalons par ailleurs que, côté recettes, les niches fiscales les plus coûteuses et les plus dynamiques (12,5 Md€ au titre de l’ensemble des taux dérogatoires de CSG en 2025, 7 Md€ au titre du crédit d’impôt en faveur de l’emploi des salariés à domicile, 5 Md€ au titre de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite…) bénéficient assez largement aux personnes retraitées.
Bref, si l’effort de redressement des comptes doit être partagé par tout le monde, il ne peut pas ne pas reposer prioritairement sur les retraités. Ce n’est pas une position anti-« boomers », c’est une analyse objective de la structure de nos finances publiques :)
L’an dernier, la hausse des pensions de retraites (13,2 Md€ en une année !) a compté à elle seule pour 38 % de la hausse des dépenses primaires (c’est-à-dire hors charges d’intérêts de la dette). Les retraites sont – et de loin – le premier poste des dépenses sociales, elles-mêmes prépondérantes dans les dépenses publiques totales.
Je remets cette vidéo à (re)voir, notamment pour rappeler que l'Europe est et sera le continent le plus touché. Et qu'à un moment, il faudra trier les gens. Alors ceux qui nous parlent d'écologie punitive...
https://t.co/SJhhLUQXpW