Inviter les opposants à revenir en Algérie ne suffit pas : la confiance ne se décrète pas, elle se construit par les actes.
L'interdiction faite au journaliste Mustapha Benfodil de quitter le territoire révèle une contradiction troublante : soit le président @TebbouneAmadjid n'a pas le contrôle de l'exécutif — ce qui ne surprendrait guère — soit ses déclarations ne correspondent pas à la réalité. Dans les deux cas, la crédibilité de son appel est sérieusement mise en doute.
À Berlin, le président @TebbouneAmadjid a déclaré :
« Les opposants sont les bienvenus en #Algérie. Je l'ai dit et redit à la télévision, dans mes interventions et je le répète devant vous : chaque Algérien a le droit de critiquer, dans le respect de nos traditions. La diffamation et l'insulte ne nous ramènent que la haine et la violence. »
Cette déclaration se veut rassurante. Pourtant, sa crédibilité repose moins sur les mots que sur les actes.
Or, au même moment, le journaliste, écrivain et dramaturge Mustapha Benfodil aurait été empêché de quitter le territoire, sans qu'une décision de justice rendue publique ne le justifie. Selon les informations disponibles, cette mesure serait liée à un article publié en janvier 2026 dans "El Watan", synthèse d'une étude de la revue algérienne "Naqd" consacrée au gaz de schiste.
Si ces faits sont exacts, une question s'impose : comment convaincre des opposants de revenir en Algérie, et que tout Algérien est libre de critiquer la gouvernance du régime, lorsqu'un journaliste est privé de sa liberté de circulation à la suite de la publication d'un article sur une question d'intérêt public ?
Aussi, la formule « dans le respect de nos traditions » soulève, elle aussi, une interrogation troublante. Contrairement au respect de la loi, elle ne constitue pas un critère juridique précis. Qui définit ces « traditions » ? Où commencent-elles et où s'arrêtent-elles ? Peuvent-elles servir à limiter une critique pourtant légitime ?
Dans un État de droit, les limites à la liberté d'expression sont fixées par la loi, interprétées par une justice indépendante et appliquées de manière prévisible et transparente. Une notion aussi générale que « nos traditions » laisse inévitablement place à des interprétations variables.
Comment la normalisation du concept de « légitimité historique » a permis la confiscation de sa liberté au peuple algérien.
L'une des plus grandes tragédies politiques de l'#Algérie est d'avoir, sans profondeur d'analyse et d'anticipation des conséquences, naïvement accepté l'idée qu'une légitimité historique pouvait remplacer la légitimité populaire.
En accordant à ceux qui ont pris les armes pour libérer le territoire un droit permanent à gouverner, les Algériens ont fini par accepter un principe qui contredit l'essence même de la liberté : libérer une nation ne donne à personne le droit d'en devenir le propriétaire.
Les combattants de la libération avaient pour mission de rendre le pays à son peuple, non de s'y substituer. Leur mérite historique est incontestable. Mais aucun mérite, aussi immense soit-il, ne confère un droit héréditaire ou perpétuel à exercer le pouvoir.
George Washington l'avait compris mieux que quiconque. Après avoir conduit la guerre d'indépendance américaine, il renonça volontairement au pouvoir militaire, retourna à la vie privée et n'accepta de revenir servir son pays que lorsqu'il fut librement appelé à le faire. Il démontra ainsi qu'une victoire historique crée un devoir envers la nation, jamais un droit de propriété sur celle-ci.
En Algérie, l'inverse s'est progressivement imposé. La « légitimité historique » est devenue le fondement d'une légitimité politique permanente. Peu à peu, la nation a cessé d'appartenir à ses citoyens pour être présentée comme le patrimoine exclusif de ceux qui prétendaient l'avoir libérée.
C'est cette confusion fondamentale qui a permis la confiscation de la souveraineté populaire. En validant l'idée qu'un passé glorieux pouvait remplacer le consentement présent des citoyens, le peuple algérien a, souvent sans en mesurer les conséquences, rendu possible la destruction de sa propre liberté politique et de ses aspirations.
Une révolution libère un peuple. Elle ne lui retire jamais le droit de choisir librement ceux qui le gouvernent. La seule légitimité compatible avec la liberté est celle qui naît du peuple et qui lui est régulièrement rendue par des élections libres. Toutes les autres ne sont que des tentatives de transformer un service à la nation en un droit permanent de la gouverner.
La grâce présidentielle n'est pas une décision de justice.
C'est une mesure de clémence relevant du pouvoir exécutif. Elle ne remet pas en cause la culpabilité retenue par les tribunaux ni la décision judiciaire elle-même ; elle en modifie uniquement les modalités d'exécution de la peine.
À moins, bien sûr, que le pouvoir exécutif ne soit confondu avec le pouvoir judiciaire, ce qui n'aurait rien de surprenant dans un régime totalitaire.
En #Algérie, le véritable enjeu n'est pas de savoir si les Algériens vivent mieux qu'à l'époque coloniale ou pendant la décennie noire.
Le véritable enjeu est le suivant :
Combien de richesses, de libertés, d'innovations et d'opportunités l'Algérie a-t-elle perdues parce que le pouvoir est confisqué par le régime militaire depuis 1962 ?
Enfermer le peuple dans une comparaison permanente avec les périodes les plus sombres de son histoire est une forme de maltraitance politique. En le persuadant que l'essentiel est de ne pas revivre le pire, on l'empêche de voir que le pire est peut-être ailleurs : dans le fait d'être privé, génération après génération, de la possibilité de réaliser pleinement son potentiel et de le dépasser.
Le coût réel du régime militaire ne se mesure pas seulement à la situation actuelle, mais à 64 années d'opportunités perdues.
5 juillet 1962 → 5 juillet 2026
64 ans de pouvoir du régime militaire d’#Alger.
Résultat : une #Algérie empêchée de créer
plus de 6 milliards $ de richesse par jour.
Ce n’est pas un retard.
C’est un blocage systémique de la prospérité.
Analyse complète dans le texte ci-dessous 👇
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5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2026: Après 64 ans de pouvoir, le véritable bilan du régime militaire d'#Alger est celui d'un pays qui, au lieu de générer plus de 6 milliards de dollars de richesse par jour, en est empêché. Chaque jour de maintien de ce régime coûte à l'#Algérie plus de 6 milliards de dollars de richesse qu'elle aurait pu créer.
Depuis 1962, le régime militaire d'#Alger a imposé à la nation algérienne un coût d’opportunité colossal — non seulement en termes de dépenses publiques mal allouées, mais surtout à travers des richesses qui n’ont jamais été créées. Sur plus de six décennies, cette perte ne se limite pas à une performance économique insuffisante : elle englobe des générations entières d’innovation, d’entrepreneuriat, d’investissements, d’emplois, de progrès technologique et de développement humain qui n’ont jamais vu le jour. Estimée de manière prudente, cette défaillance institutionnelle représenterait plusieurs milliards de dollars de richesse potentielle perdue chaque jour.
Le mécanisme de création de richesse est pourtant bien connu. La prospérité ne résulte ni de la simple extraction de ressources, ni de la décision administrative, ni de la seule logique de commandement militaire. Elle découle d’une chaîne continue : identification des besoins de la société, voire de l'humanité, transformation de ces besoins en idées, des idées en initiatives, des initiatives en innovations, des innovations en produits et services, des produits en valeur ajoutée, puis de cette valeur ajoutée en richesse, en prospérité et en puissance nationale.
Or, un régime militaire comme celui d'#Alger, qui depuis soixante-quatre ans s'est révélé incapable d'inspirer la réflexion nécessaire pour comprendre les défis de la société, de transformer cette réflexion en idées, les idées en actions, les actions en innovations, les innovations en produits et services compétitifs, les produits et services en création de valeur, puis cette valeur en prospérité durable, ne se réformera pas de lui-même. Attendre qu'il transforme, au cours des prochaines décennies un système de gouvernance conçu pour préserver sa mainmise sur le pouvoir plutôt que servir la nation relève de l'illusion.
Il ne s’agit pas uniquement d’un échec de gestion, mais d’un échec de vocation institutionnelle. Les organisations développent leurs compétences en fonction de leur mission fondamentale. Une structure conçue pour commander, contrôler et préserver un pouvoir politique n’acquiert ni spontanément la culture, ni les incitations, ni les compétences nécessaires à la construction d’une économie fondée sur l’innovation. Attendre d’un tel régime qu’il génère la prospérité revient à attendre d’un état-major militaire qu’il gère un fonds de capital-risque ou qu’il dirige un laboratoire de recherche de pointe : les logiques, les méthodes et les objectifs sont profondément différents.
Après soixante-quatre ans, le déficit de l’#Algérie n’est donc pas uniquement économique. Il est structurel et institutionnel. Les pertes les plus importantes sont invisibles : entreprises jamais créées, technologies jamais développées, industries jamais structurées, investissements jamais attirés, emplois jamais générés et prospérité jamais réalisée. Ces opportunités perdues, accumulées sur plusieurs générations, constituent un coût historique majeur imposé à la nation.
#Algérie : Le boycott électoral à plus de 80% comme témoignage du rejet du régime militaire d’#Alger.
Le taux de boycott des élections est estimé à environ 80 %, sur la base d’un taux de participation officiel de 20 % annoncé par le régime militaire. Toutefois, au regard de l’absence de transparence et de vérification indépendante, il est plausible que le boycott réel dépasse largement ce niveau, pouvant atteindre ou dépasser les 90 %.
Ce boycott massif exprime non seulement le refus du régime militaire, mais aussi le rejet de l’ensemble de sa gouvernance, en particulier de son ingérence persistante dans le choix des représentants du peuple et dans les mécanismes censés garantir la souveraineté populaire.
Les scientifiques algériens de la diaspora ont naturellement le droit, et même le devoir moral, de vouloir mettre leurs compétences au service de leur pays. La véritable question n'est donc pas celle de leur engagement envers l'#Algérie, mais du cadre dans lequel cet engagement s'exerce.
Lorsqu'un régime est accusé de confisquer la souveraineté populaire, de restreindre les libertés fondamentales et d'empêcher les citoyens de choisir librement leurs représentants, accepter de siéger dans une instance créée par celui-ci place nécessairement les scientifiques concernés face à un véritable dilemme éthique — et engage aussi leur responsabilité morale.
Leur intention est, sans doute, de contribuer au développement de l'Algérie. Toutefois, ce choix ne peut être présenté comme neutre : il s'inscrit dans un dispositif institutionnel dont l'objectif est aussi de produire des signes de normalisation et de respectabilité. Leur participation risque ainsi d'être instrumentalisée pour donner au régime une image de modernité, de compétence et d'ouverture, alors même que de nombreux Algériens dénoncent l'absence de libertés politiques, la confiscation de leur souveraineté et leur droit de choisir librement leurs représentants.
Dans ce contexte, la très faible participation aux élections législatives constitue, pour beaucoup, une nouvelle expression de ce rejet profond des institutions de l'État contrôlées par le régime militaire d'#Alger — un rejet qui ne peut être compensé ni atténué par la caution symbolique de figures scientifiques.
La science est indissociable de la liberté de pensée, de l'esprit critique, de la transparence et de l'indépendance. Ceux qui choisissent de servir leur pays au sein d'institutions officielles ont donc également la responsabilité de défendre ces valeurs, non seulement dans les laboratoires et les universités, mais aussi dans la vie publique. Sans liberté, la science risque de devenir un simple instrument de communication au service du pouvoir, plutôt qu'un moteur de progrès au service de la nation.
The military regime in #Algiers, realizing that both the Algerian people and the international community have seen through its illegitimacy and incompetence, is increasingly trying to manufacture the appearance of legitimacy and success.
1. Elections: It stages tightly controlled, theatrical elections, yet Algerians respond with overwhelming abstention, refusing to grant legitimacy to institutions they do not trust.
2. Football: It recruits players from the diaspora to deliver victories it can claim as its own. Yet the national team no longer reflects the fast, creative, counterattacking football that once earned #Algeria international admiration, and its performances continue to fall short of expectations.
3. Science: After driving countless scientists, academics, and professionals into exile by denying them the freedom and conditions to serve their country, the regime now appeals to retired Algerian scientists in the diaspora, presenting this as a visionary effort to advance the nation. Yet these are the very people who left because the same regime failed to build an environment where merit, innovation, and excellence could thrive.
For more than six decades, the military regime in #Algiers has devoted enormous national resources to convincing both Algerians and the world that it is legitimate, competent, and acting in the public interest even after forcing its way to power in 1962. Yet neither its performance nor its propaganda has succeeded in earning it the respect of the people.
A government can manufacture narratives, but it cannot manufacture legitimacy. Legitimacy comes from the consent of the governed, not from carefully staged elections, symbolic gestures, or public relations campaigns.
The question is no longer whether Algeria has failed under the militaryregime. The question is: how much longer can it continue to fail?
Le peuple algérien s’est exprimé une nouvelle fois, et cette fois encore d’une manière que nul vernis diplomatique ne peut dissimuler. L’abstention massive enregistrée lors des élections législatives organisées par le régime militaire d'#Alger n’est pas un simple retrait civique : c’est un rejet clair, direct et répété de la légitimité d’institutions confisquées par le régime militaire d’#Alger. Le message est sans ambiguïté : l'écrasante majorité du peuple ne reconnaît plus à ce régime militaire, and rightly so, le moindre mandat réel pour parler en son nom, ni pour prétendre incarner sa volonté politique.
Ce qui s’est produit aujourd’hui n’a rien d’une anomalie conjoncturelle, mais s’inscrit dans la continuité d’un refus politique profond et désormais structurel. Lorsque la participation s’effondre à ce niveau, ce n’est plus l’élection qui arbitre la question de la légitimité : c’est l’absence même de participation qui la met à nu et la redéfinit. Le régime peut publier des chiffres, organiser des scrutins et reproduire ses institutions ; il ne peut fabriquer ni l’adhésion politique ni le consentement populaire là où ceux-ci ont été retirés de manière aussi massive, aussi visible et aussi persistante.
Le parcours de Boudiaf éclaire une question que beaucoup se posent : pourquoi la diaspora algérienne, pourtant profondément attachée à l'#Algérie, est-elle si peu impliquée dans la vie politique et le développement du pays, contrairement à tant d'autres diasporas à travers le monde ?
Figure majeure de la guerre de libération, Boudiaf est contraint à l'exil au lendemain de l'indépendance. En janvier 1992, il répond à l'appel du pouvoir militaire d'#Alger, convaincu de pouvoir servir une nouvelle fois son pays. Le 29 juin 1992, moins de six mois après son retour, il est assassiné lors d'un discours public à Annaba.
Son parcours rappelle que la relation entre l'État algérien sous contrôle du régime militaire d'#Alger et sa diaspora s'inscrit dans une longue histoire. Pour comprendre les réticences d'une partie de la diaspora à s'engager aujourd'hui, il faut aussi comprendre cette histoire.
En matière de gouvernance, il n'y a ni magie, ni miracles, ni malchance. Il y a la compétence ou l'incompétence, la vision ou l'aveuglement, l'anticipation ou l'improvisation. Et surtout, il y a la responsabilité et l'obligation de rendre des comptes.
La démocratie n'est pas la garantie de l'excellence, mais elle possède une vertu fondamentale : elle permet de sanctionner l'échec et de corriger les erreurs. La dictature, elle, transforme souvent l'échec en système, car ceux qui décident ne répondent ni devant les citoyens ni devant les urnes.
Lorsqu'un pays réussit durablement, ce n'est pas par miracle. Lorsqu'il accumule les retards, les pénuries, l'exode de ses talents et les occasions manquées, ce n'est pas par malchance. C'est le résultat de décisions humaines. Et lorsque ceux qui prennent ces décisions ne sont jamais tenus pour responsables, les erreurs se répètent, les échecs s'accumulent et le déclin devient la norme.
La différence fondamentale entre une démocratie et une dictature n'est pas que l'une produit toujours de bons dirigeants et l'autre de mauvais. C'est que dans la première, les mauvais dirigeants peuvent être remplacés. Dans la seconde, ils peuvent rester au pouvoir assez longtemps pour faire passer leurs échecs pour une fatalité.
Pour chaque médecin, infirmier, chercheur ou professeur qui a quitté l'#Algérie faute de perspectives, de liberté ou de reconnaissance, il y a des patients, des étudiants et des citoyens qui paient le prix de cette perte.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque patient qui attend trop longtemps un diagnostic, un traitement ou une intervention parce que les compétences sont parties ailleurs, il y a une décision politique à l'origine de cette pénurie.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque université algérienne absente des grands classements internationaux, pour chaque laboratoire qui manque de moyens et pour chaque chercheur qui réalise ses découvertes sous d'autres cieux, il y a des décennies de fuite des cerveaux et d'étouffement du mérite.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque ingénieur, scientifique ou entrepreneur algérien qui crée de la richesse, des emplois et de l'innovation à l'étranger plutôt qu'en Algérie, il y a un environnement national qui l'a convaincu que son avenir était ailleurs.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque jeune dont le principal projet de vie consiste à obtenir un visa plutôt qu'à bâtir son avenir dans son propre pays, il y a un échec collectif de l'État à inspirer confiance dans l'avenir.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque famille dispersée entre plusieurs continents, pour chaque parent qui manque un anniversaire, une naissance, un mariage ou les derniers instants d'un proche, il y a un coût humain que les statistiques ne mesurent pas.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque citoyen qui dépend de subventions pour accéder à des produits de première nécessité alors que le pays dispose d'immenses ressources humaines et naturelles, il faut s'interroger sur les raisons qui empêchent la création d'une prospérité durable fondée sur le travail, l'innovation et la production.
Ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque secteur économique qui stagne, pour chaque investissement qui fuit, pour chaque entreprise qui renonce, pour chaque opportunité qui disparaît, il existe une cause identifiable : une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Pour chaque institution affaiblie, pour chaque talent découragé, pour chaque citoyen poussé vers l'exil, pour chaque ambition abandonnée, on ne peut objectivement invoquer la malchance, le destin ou l'héritage du passé. C'est le résultat d'une gouvernance échouée : celle du régime militaire d'#Alger.
Après plus de soixante ans de dictature sans interruption, la question n'est plus de savoir qui est responsable de ces résultats.
La question est de savoir combien de temps encore ce régime pourra prétendre être la solution alors qu'il est le problème. Le seul problème de l'#Algérie post-coloniale !
Jusqu'à présent, voici quelques-unes des initiatives, structures, conseils, plateformes et annonces successivement présentés par le régime militaire d'#Alger pour mobiliser les compétences algériennes établies à l'étranger :
● 2008 : appel aux scientifiques algériens expatriés pour contribuer au développement national ;
● 2010 : programmes de retour des chercheurs et des compétences algériennes ;
● 2010 : création du Conseil consultatif de la communauté nationale à l'étranger ;
● 2010 : lancement de l'Université permanente de la communauté algérienne à l'étranger ;
● 2016 : nouvelles initiatives visant à associer les chercheurs expatriés aux institutions scientifiques nationales ;
● 2020 : création d'un Secrétariat d'État chargé de la communauté nationale et des compétences à l'étranger ;
● 2020 : opération nationale de recensement des compétences algériennes à l'étranger ;
● 2020 : lancement d'une application dédiée aux compétences nationales à l'étranger ;
● 2020 : annonce d'un portail destiné à connecter les experts et scientifiques algériens expatriés ;
● 2024-2025 : nouvelles plateformes numériques consacrées aux compétences de la diaspora ;
● 2025 : annonce du Portail national des compétences algériennes à l'étranger ;
● 2025 : multiplication des rencontres officielles avec les investisseurs, chercheurs et experts de la diaspora ;
● 2026 : annonce d'un Haut Conseil des scientifiques et chercheurs algériens, notamment ceux établis à l'étranger.
Dix-huit années d'annonces.
Dix-huit années de conseils, de commissions, de recensements, de plateformes, de portails, de forums, de rencontres et désormais d'un Haut Conseil.
Combien d'annonces supplémentaires faudra-t-il avant de se poser la question essentielle ?
Non pas : « Comment mobiliser la diaspora scientifique algérienne ? »
Mais plutôt :
« Pourquoi une part importante des scientifiques, chercheurs, ingénieurs, médecins, entrepreneurs et autres compétences algériennes a-t-elle quitté le pays ? »
« Quelles politiques ont favorisé cet exode des compétences ? »
« Qui a conçu, appliqué et maintenu ces politiques pendant des décennies ? »
Car la diaspora scientifique algérienne n'est pas apparue spontanément. Elle est aussi le produit de choix politiques et institutionnels qui ont conduit nombre des meilleurs talents du pays à chercher ailleurs les conditions qui leur permettaient de s'épanouir, d'innover et de contribuer pleinement à leur profession.
Avant de demander à la diaspora ce qu'elle peut faire pour l'#Algérie ou comment l'intégrer au développement national, il faudrait peut-être se demander ce que le régime qui gouverne le pays depuis 1962 n'a pas fait pour lui permettre de rester.
Les 10 commandements pour mettre fin à l’absurdité d’un régime militaire qui se proclame démocratie sans en respecter les principes
Dans une démocratie, la légitimité s’acquiert par des élections libres et transparentes. Dans une dictature, elle se proclame par la force.
Pourtant, dans le cas du régime militaire d'#Alger, il lui serait si simple de démontrer qu’il a réellement l’intérêt de la nation à cœur, qu’il respecte la souveraineté du peuple et qu’il œuvre à la préservation de ses choix et de ses aspirations :
1. Distinguer clairement l’État du régime en place, afin que les institutions publiques ne soient pas confondues avec le pouvoir politique du moment.
2. Les partis politiques ne doivent être soumis ni à l’approbation de l’État ni dépendre de son financement.
3. La presse doit être pleinement libre, capable d’enquêter, de révéler les faits et d’exiger des comptes de l’administration au pouvoir.
4. Les élections ne peuvent être organisées par le pouvoir en place ; l’organisme chargé du processus électoral doit être totalement indépendant de ceux qui gouvernent.
5. La justice doit être strictement indépendante du pouvoir politique, et ne jamais être utilisée comme instrument contre les opposants.
6. Les représentants du peuple doivent être élus soit comme indépendants, soit au sein de partis réellement autonomes, sans financement ni contrôle de l’État.
7. Il ne doit pas exister de cadre artificiel limitant la vie politique à une période de campagne officielle : l’expression politique doit être libre, continue et équitable jusqu’au jour du scrutin.
8. L’accès aux médias publics doit être pluraliste, équitable et garanti sans contrôle du pouvoir exécutif.
9. L’armée et les services de sécurité doivent être strictement soumis au pouvoir civil et exclus de toute influence politique réelle, et non seulement en théorie.
10. La constitution et les règles électorales ne doivent jamais être modifiées unilatéralement par le pouvoir en place pour en assurer la continuité.
Dans de telles conditions, la légitimité n’aurait plus besoin d’être proclamée par l'usage de la force : elle serait légitimement acquise par mandat populaire.
Les élections en #Algérie sont-elles organisées pour produire les changements aspirés par la population, ou sont-elles un outil destiné à maintenir au pouvoir la dictature militaire, en lui servant de voile, voire comédie, démocratique destiné à en assurer la pérennité et à en réduire les pressions internes comme externes ?
Une dictature militaire dont les discours fondateurs affirmaient déjà que le peuple algérien est maître en Algérie, tout en s’accaparant le pouvoir par la force et en mettant en place des politiques visant non seulement à lui nier ses libertés et sa souveraineté, mais aussi à lui nier jusqu’à sa propre identité et son histoire.
En #Algérie: Le peuple est propriétaire du pays ; le citoyen actionnaire de l'Etat.
Un pays ne peut, par définition, être « généreux » envers son propre peuple, pas plus qu’un État ne peut l’être envers ses citoyens.
Cette notion mérite d’être rappelée avec d’autant plus de force dans le contexte de l’#Algérie post-coloniale. Il circule en effet, de manière récurrente, l’idée selon laquelle ceux qui s’opposent aujourd’hui au régime militaire à #Alger qui s’est accaparé le pays dès 1962 dénigreraient un État dont ils auraient auparavant bénéficié de la générosité.
La générosité implique qu’un acteur dispose librement de biens qui lui appartiennent et qu’il choisisse d’en faire don à autrui. Or, dans une conception républicaine de la souveraineté, le peuple est le propriétaire légitime du pays, et les citoyens sont les détenteurs des droits qui fondent l’État ainsi que des libertés que celui-ci est censé garantir.
Dans ce cadre, les ressources nationales, les institutions publiques et les services essentiels en #Algérie ne relèvent pas d’un acte de générosité du régime au pouvoir, mais de la gestion d’un patrimoine collectif et de l’exécution d’obligations envers leurs véritables propriétaires : les citoyens eux-mêmes.
Transformer ces droits en « générosité » revient à inverser le rapport de souveraineté, en présentant comme faveur ce qui relève en réalité de la propriété des citoyens, notamment dans le discours officiel ou para-officiel entourant la gouvernance en #Algérie.
Un pays n’investit pas dans ses citoyens par générosité, mais par nécessité stratégique. En Algérie, l’éducation, la santé, la formation et l’accompagnement des initiatives individuelles constituent un investissement dont le retour sur investissement se mesure en création de richesse, innovation, progrès technologique, puissance économique, influence internationale et stabilité sociale. Les citoyens ne sont pas une charge pour l'État : ils en sont actionnaires avec le capital le plus déterminant.
Dans cette logique, si l’Algérie n’est pas aujourd’hui en mesure d’offrir à ses citoyens les plus entreprenants, les plus compétents et les plus porteurs d’initiative les conditions minimales pour produire, créer et contribuer — en retour de cet investissement — alors il s’agit d’un échec de gouvernance et de responsabilité institutionnelle du système en place à #Alger, qui ne peut durablement prétendre incarner l’intérêt national. Empêcher ce potentiel de s’exprimer revient à affaiblir directement la nation elle-même.
Enfin, il convient de rappeler que parler de « générosité » dans ce contexte n’est pas anodin : cela sert souvent à transformer des droits en privilèges et à faire de la critique du pouvoir en Algérie un acte supposé d’ingratitude envers l’État. Or, dans une société saine, demander des comptes sur la gestion d’un patrimoine collectif n’est pas une attaque contre la nation, mais l’expression la plus élémentaire de la citoyenneté.
#peuplepropriétaire
#citoyensactionnaires
Ce message est intéressant moins pour ce qu'il dit que pour ce qu'il révèle — et ce qu'il révèle est précisément ce qui pose problème.
Parler de la « générosité de l'#Algérie » envers ses citoyens traduit une confusion fondamentale : celle qui consiste à traiter la nation comme une entité distincte et bienveillante envers son propre peuple, alors même que sa richesse est entièrement propriété de ses citoyens, de ses travailleurs, de ses ressources et des générations qui l'ont façonnée.
Deux idées ressortent de ce type de discours, et elles sont particulièrement révélatrices.
La première est qu’aimer son pays serait synonyme de silence et d’acceptation passive. Or c’est l’inverse : aimer et chérir son pays ne consiste pas à fermer les yeux sur ce qui lui arrive, ni à s’interdire de s’inquiéter de son avenir selon la qualité de sa gouvernance. Aimer son pays se mesure aussi à la vigilance, à l’exigence et à la volonté de préserver son avenir.
La seconde est encore plus profonde : elle consiste à transformer les droits en faveurs. Les services publics, les ressources nationales, les opportunités et les libertés ne sont alors plus perçus comme des droits découlant de la citoyenneté, mais comme des privilèges accordés par ceux qui administrent l’État. C’est là une inversion complète du rapport entre citoyens et institutions.
Dans une telle logique, demander des comptes devient un acte d’ingratitude, et la reddition de comptes une offense. Pourtant, dans une société normale, c’est exactement l’inverse : les citoyens ne remercient pas le pouvoir pour ce qui leur appartient déjà — ils exigent qu’il en rende compte.
Le plus frappant est que les auteurs de ce type de commentaire ne réalisent souvent pas qu’ils exposent, malgré eux, une vision profondément erronée du rapport entre le citoyen, la nation et ceux qui exercent le pouvoir en son nom.
Que se passe-t-il en #Algérie ?
Lorsqu'environ 50 % des revenus réels (exportations des hydrocarbures) de l'Algérie sont consacrés à l'institution militaire alors que les autres secteurs de l'Etat et de la société demeurent sous-développés, nous ne sommes plus dans une logique de mauvaise gouvernance. Nous sommes face à l'appropriation de l'État par les militaires.
Une armée au service de la nation ne mobilise pas une telle part des ressources nationales en l'absence de guerre ou de menace existentielle. Lorsqu'une institution absorbe une proportion aussi considérable des seuls revenus du pays, elle cesse d'être un instrument de l'État au service de la nation pour en devenir le principal bénéficiaire.
La meilleure façon de savoir à qui appartient réellement un État n'est pas de lire sa Constitution, mais d'observer où vont ses ressources. Si près de la moitié des revenus, réels, de l'Algérie est consacrée aux militaires, alors la question mérite d'être posée :
A qui appartient l'Algérie: au peuple ? Aux militaires ?
Part des revenus de l'État consacrée à l'armée :
🇺🇦 Ukraine (en guerre) : ~50-75%
🇩🇿 Algérie : ~50%
🇸🇦 Arabie saoudite : ~24%
🇺🇸 États-Unis : ~15%
🇷🇺 Russie : ~15-20%
🇨🇳 Chine : ~10%
🇩🇪 Allemagne : ~6%
🇫🇷 France : ~4%
L'#Algérie apparaît ainsi comme l'un des pays qui consacrent la plus grande part de leurs ressources publiques au militaire : lorsque près d’un dollar sur deux perçu par l’État est absorbé par les dépenses militaires, l’État est-il réellement au service de la nation… ou fonctionne-t-il structurellement au service de l’institution militaire ?
Les sélections qui s'appuient le plus sur leur diaspora (% nés/formés à l'étranger) :
🇨🇼 Curaçao : 96 %
🇨🇩 RD Congo : 85 %
🇲🇦 Maroc : 73 %
🇹🇳 Tunisie : 58 %
🇩🇿 Algérie : 54 %
🇭🇹 Haïti : ~52 %
🇨🇻 Cap-Vert : ~50 %
Le football Nord Africain est en faillite!
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