Je respecte tout le monde, je suis très ouvert et chacun est libre de ses choix. Mais j’ai le droit de ne pas accepter ou de refuser de participer à des collaborations et de rester digne avec moi même.
On parle beaucoup de prévention, mais trop peu des victimes. On donne souvent la parole aux mêmes personnes, parfois au nom du buzz, de la visibilité ou de l’image, alors que celles et ceux qui ont réellement vécu ces situations restent trop souvent dans l’ombre.
On s’approprie certains sujets, on en parle haut et fort, mais connaît-on vraiment la réalité de ceux qui les subissent ? Parce qu’entre les beaux discours et les actes, il y a parfois un fossé immense.
« Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. »
La prévention ne devrait pas être un outil de communication, un moyen de se donner bonne conscience ou de gagner en popularité. Elle devrait avant tout servir à informer, à protéger, à écouter et à accompagner les personnes concernées, sans jugement ni récupération.
Aujourd’hui, je ne parle pas au nom des autres. Je parle en mon nom, avec mon vécu, mes blessures et ma vérité.
JE SUIS SÉROPOSITIF ET J’AI ÉTÉ DROGUÉ À MON INSU.
Derrière ces mots, il y a une réalité et une expérience que personne ne devrait avoir à subir. Il y a une personne, pas un sujet de débat, pas un outil de communication et encore moins un prétexte pour faire le buzz.
Alors, avant de parler à la place des victimes, commençons par les écouter. Avant de prétendre défendre une cause, assurons-nous que nos actes sont à la hauteur de nos paroles.
La prévention ne doit pas seulement se raconter. Elle doit se vivre, se respecter et se traduire en actes.
Les victimes n’ont pas besoin qu’on parle pour elles sans les entendre. Elles ont besoin qu’on leur fasse une place, qu’on respecte leur parole et qu’on reconnaisse leur réalité.
Parce que derrière chaque témoignage, il y a une vie. Et derrière chaque vie, une vérité qui mérite d’être entendue.