par indignationnisme pavlovien, c'est toujours mieux que de hurler avec les racistes qui l'attaquent.
Conclusion : dans tous les cas : vive l'imposteur !
*(Mais j'aime bien Pookie, j'aime bien djadja, j'aime bien doudou, il y a du rythme, il y a de la vitalité)
mais certainement parce que je trouve que le début de ce roman, c'est pas si mal, je pense qu'Orélien, c'est mon frère. Donc je lui apporte tout mon soutien. A l'instinct. Et puis, même si ça m'embête de défiler avec les antiracistes de salon qui défendraient n'importe quoi
mais, au moins, on s'engueule sur un livre, on cause du style, on s'écharpe sur le bien-fondé d'un succès littéraire, et ça, ça ne sera jamais ennuyant.
Bref, dans cette confusion, je ne sais pas pourquoi,
Autre bonne nouvelle : on s'engueule sur un livre. Je ne serai jamais malheureux qu'on s'engueule sur un livre. La France a une armée en piteux état, elle produit moins que l'Italie du nord, on a les Russes au cul et le mépris des Américains,
encensés les menteurs efficaces, peut-être un peu damnés quand même, dans le fond.
Mieux : j'ai vu des gens défendre Orélien et d'autres l'attaquer... avec des textes écrits par IA. Bravo, Orélien, tu nous as fait rentrer dans un monde de fous.
et s'il ment, on ne le croira pas. Perdant à tous les coups, vendeur dans tous les cas. Argument marketing : « Vous voulez savoir si c'est de l'IA ? Achetez-le et faites-vous votre propres avis ! »
Ce qui est calamiteux, c'est ce que ça dit du monde paranoïaque dans lequel on va vivre, où tout auteur, et même le pauvre citoyen lambda, sera suspecté-suspectant. Des mensonges passeront et des innocences seront ravagées. Bienheureux seront les naïfs,
Alors, on salue le prompteur et on oublie l'écriture ? On plombe l'écrivain et on souligne l'imposteur ? Qu'est-ce que c'est gênant ! Il doit être bien gêné lui-même parce qu'il s'il dit la vérité, on le fume, les détracteurs lui sauteront dessus à la moindre concession,
Mais ça, c'était avant de le lire. J'ai lu les premières pages, puis d'autres, et, ce qui est terrible, c'est que je crois qu'il a fait un mélange : un peu d'IA, mais pas tout. Certains passages, oui, d'autres, non. Le début est excellent.
ça montre que quinze ans de Goncourt nuls et d'Annie-Ernisme ont déshabitué du grandiose, accoutumé au médiocre, mithridatisé au chiant.
J'aurai adoré que l'Orélien dévoile un énorme canular : « Je vous ai bien eu, j'ai montré que je pouvais être publié,
Quant à vous, chers, lecteurs, je vous aime, parce que vous avez encore le mérite de lire, mais entre nous, tendres abrutis, vous êtes devenus une immense, interminable, légion de médiocres ratatinés, impassibles et sans forme, catastrophiquement dégénérés. »
parce que vous ne publiez plus que ce qui est nul. Gallimard ne prend même plus de manuscrit et se consacre strictement aux vedettes qui racontent leur enfance. Vous n'encensez plus que ce qui est naze.
On peut déplorer le déclin de son pays tout en saluant la trajectoire des accélérateurs.
Je voulais dire que le très, très inquiétant, c'était que les lecteurs soient si nuls. Qu'ils ne se rendent pas compte qu'un texte n'a pas d'âme, qu'il n'a aucune personnalité lyrique,
Au début, je trouvais ça marrant qu'un type sorti de nulle part, un haïtien de derrière les fagots, fasse la nique au tout Paris avec un texte pondu par IA, et, en plus, qu'il soit plagiaire, y avait un côté Stavisky, faussaire, Arsène Lupin, génie de l'embrouille,
merveilleux qu'une meuf sortie de nulle part finisse par collaborer, musicalement, avec une vieille institution d'une des plus raffinées civilisations du monde, devant des milliards de spectateurs.
Marcel Duchamp qui se fout admirablement de notre gueule. Dans son imposture fantastique, il avait toute mon admiration. C'est comme Aya Nakamura qui chantait avec la garde nationale au Jeux Olympiques : c'était nul à chier, comme presque tout ce qu'elle fait* mais je trouvais ça
Vive l'imposteur !
Tout le monde dit que le débat est mal posé et que les vrais problèmes sont ailleurs. Moi, j'aurai plutôt tendance à penser le débat est mal posé et que les vrais problèmes sont ailleurs.
Nietzsche disait qu'un peuple, c'est un détour que prennent 6 grands hommes pour exister. L'inverse est également vrai. On se donne des types pour se grandir nous-même. Et ça marche un peu.
Zidane, c'est le genre de type qui a tellement la classe qu'on se demande ce qu'il fait là, parmi nous, les pouilleux, à nous représenter, à accepter d'être parmi nous pendant un temps, filer un petit coup de main d'aura.
Jeanne d'Arc, c'était De Gaulle en encore plus halluciné, De Gaulle sans la France, une France qu'existait même pas, même plus, toute rognée par les anglais.