Très juste sur le fond : l’IA ne remplace pas l’intelligence humaine, elle remplace sa version industrielle.
Mais je nuancerais un point. Ce qui reste à l’humain, ce n’est pas seulement le goût. C’est le goût confronté au réel.
Le goût pur peut devenir esthétique, mondain, abstrait. Le vrai goût, c’est celui qui sait choisir ce qui mérite d’exister ET ce qui peut rencontrer un usage, une émotion, un marché.
L’IA produit. L’humain choisit. Le réel valide.
C’est là que l’entrepreneur, l’artiste, le professeur, le bâtisseur reprennent de la valeur. Pas parce qu’ils traitent plus de données que la machine, mais parce qu’ils sentent ce qui est vivant.
Demain, la valeur sera dans la capacité à poser la bonne question, reconnaître la bonne idée, et avoir le courage de la mettre au monde.
Je suis assez d’accord avec l’intuition, mais je formulerais autrement : l’IA ne détruit pas les héritiers, elle détruit les héritiers passifs.
Elle ne supprime pas le capital, le réseau ou l’éducation. Elle supprime surtout l’idée qu’ils suffisent.
Avant, l’accès protégeait beaucoup de monde. Demain, l’exécution va compter beaucoup plus que le pedigree.
Le vrai sujet n’est pas “haut” contre “bas”. C’est actif contre passif.
Celui qui apprend, teste, vend, code, automatise, recommence, va monter très vite. Celui qui pense que son diplôme, son nom, son patrimoine ou son statut le protègent va se faire arbitrer.
L’IA ne rend pas tout le monde égal. Elle rend juste beaucoup plus visible l’écart entre ceux qui jouent vraiment et ceux qui vivent sur une position acquise.
I live near Trocadéro, so let me be straight: the situation is not great. There was real violence again last night in parts of Paris. But here, thanks to a strong police presence, we finally had a real party, the kind we had in 1998 and 2018.
Last year a PSG title meant two dead and 264 cars burned. This year, one death and six vehicles. Same euphoria, far less destruction.
So that photo of a gutted boulevard is almost certainly recycled. It is not last night. Six vehicles do not make a war zone.
That progress is not luck. It is policing that finally adapted, 22,000 officers and a system built to contain the worst.
The job is half done. Arrests have to become convictions. Put the troublemakers behind bars instead of back on the street by morning, and this gets solved. France is not collapsing only need politicians who want to solve the situation!
In the era of #ArtificialIntelligence, when human dignity is threatened by new forms of dehumanization, ours is the pressing duty to remain profoundly human. We must lovingly safeguard the grandeur of humanity bestowed upon us and revealed in its fullness in Christ, the splendor of which no machine can ever replace. #MagnificaHumanitas
https://t.co/6i9MWs6LJl
Vrai dans le vieux monde. Une réunion qui ne fait que pseudo transférer un savoir disponible ailleurs, c’est du gâchis, ton ingé avait raison.
Mais le cadre a changé. Sur une feature ou un produit en construction, les équipes qui exécutent vite maximisent les 1:1, enregistrent tout, déposent les transcripts dans le repo. Les agents scannent, retiennent les arbitrages, et l’itération suivante part d’un contexte propre.
La réunion d’aujourd’hui n’est plus une perte de temps. C’est l’input qui rend les agents utiles.
Thanks Great work.
To make it even more useful as an investment tool, I think it should be paired with mNAV and a standard Bitcoin-denominated hurdle rate.
The key question is not only how many BTC Strategy may accumulate, but how much extra BTC per share an investor is willing to pay for today versus buying spot BTC directly.
Your Saylor Curve gives the ceiling. Adding mNAV + a BTC hurdle rate would turn it into a much stronger decision framework.
Justo eso refuerza mi punto.
Llevo dos años con Claude: no aguanté ni un mes en el plan gratuito, pasé directo a Max. Con ChatGPT tardé más de un año en subir a Max porque el gratuito era mucho más generoso.
Un perfil price-sensitive se queda en ChatGPT, no llega a Claude. La autoselección no es por inteligencia, es por disposición a pagar rápido. Y eso correlaciona con ingresos, no con CI.
Tu poses une vraie question, je ne l’élude pas.
Dans ton exemple la critique morale a raison, mais pas parce que le prix est élevé. Parce que l’acheteur ne peut pas consentir librement. On appelle ça l’abus de faiblesse et c’est un délit.
Le problème français que je décrivais, c’est d’appliquer ce même réflexe moral à des transactions entre adultes informés.
Un entrepreneur qui voit l’offre de Brivael et décide de payer ou pas n’est pas un déficient. Il calcule.
Confondre les deux cas, c’est exactement le glissement qui bloque notre économie : au lieu de protéger les vulnérables, on infantilise tout le monde.
Exact sur Krugman, un parmi d’autres. Mais c’est justement le point : ce qui rate à chaque révolution tech, ce n’est pas un camp contre un autre, c’est l’arrogance de ceux qui pensent tenir la vérité.
Cela dit, se tromper sur le timing ne veut pas dire se tromper sur la direction. Musk annonçait la conduite autonome pour 2018, il y arrive vraiment en 2026. Il avait raison sur le fond, faux sur le calendrier. La vraie question n’est pas “qui prédit juste”, c’est de savoir dans quel sens va la vague.
Mieux vaut se positionner pour la prendre que nager à contre-courant en attendant d’avoir la preuve.
Tu as raison sur 15 ans de condescendance et sur l’avantage architectural de BYD, c’est irrattrapable à court terme.
Mais il y a un point que personne n’assume : quand l’impact négatif sur l’industrie européenne dépasse le bénéfice consommateur, fermer les frontières n’est pas un gros mot, c’est de la stratégie. Les États-Unis le font. La Chine le fait depuis 20 ans.
Reconnaître nos erreurs, oui. S’interdire les outils que tout le monde utilise, non.
Pas la peine d’être fataliste, d’exagérer, ni de rester dans la caricature.
Les vélos puis trottinettes en free-floating sont arrivés de Chine en 2017, déployés en France sans permis, régulés en 18 mois, aujourd’hui installés durablement.
Des solutions étrangères débarquent, la France absorbe, régule, garde ce qui marche. Pas 30 ans.
On sait absorber ce qui fonctionne quand on veut.
Le Pape ne parle pas de l’IA. Il parle de la simulation. Nuance essentielle. L’IA qui simule l’amitié, le débat, la pensée : est dangereuse. L’IA qui aide à discerner, à confronter le réel, à sortir de sa bulle : est précieuse. Le vrai clivage n’est pas pour ou contre l’IA, c’est simulation contre discernement.
When simulation becomes the norm, it weakens the human capacity for discernment. As a result, our social bonds close in upon themselves, forming self-referential circuits that no longer expose us to reality. We thus come to live within bubbles, impermeable to one another. Feeling threatened by anyone who is different, we grow unaccustomed to encounter and dialogue. In this way, polarization, conflict, fear and violence spread. What is at stake is not merely the risk of error, but a transformation in our very relationship with truth.
Exactement. Bryan Johnson est le cas d’école. L’IA bien utilisée doit être un filtre qui te dit “voilà les 3 choses qui comptent cette semaine”, pas un amplificateur qui te balance 400 métriques à checker chaque matin. La différence entre copilote et obsession, c’est qui tient le volant.
L’histoire Collison est frappante mais pas besoin d’aller chercher le séquençage complet pour voir l’impact. À 47 ans, je construis mon parcours santé avec l’IA comme copilote sur le long terme. Résultat, un plan cohérent dans la durée, des biomarqueurs que mon généraliste n’aurait jamais pensé à doser, et une méthode pour relier des résultats éparpillés entre généraliste, spécialistes, labos, imagerie et hygiène de vie.
Et franchement, le système français a des atouts que peu d’autres pays offrent. Mon bilan cardiaque complet avec échocardiographie 4D assistée par IA, pris en charge. Mes statines, prises en charge. Mon cardiologue accessible, compétent, humain. Essaie de trouver ça aux États-Unis sans y laisser 20 000 dollars. Le problème n’est pas le système français, c’est qu’il ne sait pas orchestrer ses propres ressources en parcours structuré. L’IA comble exactement ce trou. Plus d’orchestration, plus d’efficacité, et le système français orchestré par l’IA peut redevenir le meilleur du monde. Les bases sont ultra solides, il manque juste la couche intelligente qui relie tout.
Mais il y a un angle mort dans le discours pro-séquençage. Trop d’info crée de l’anxiété sur des risques non actionnables. Mon cardiologue m’a dit cette semaine qu’il refuse le test génétique pour lui-même car il préfère laisser le bénéfice du doute au destin. Au début j’ai trouvé ça conservateur. En y réfléchissant, c’est sage.
La vraie question n’est pas “est-ce que je peux avoir la donnée”, c’est “qu’est-ce que je fais avec”. Un risque mélanome x30 actionnable, oui. Un APOE4 sans traitement, tu fais quoi à part ruminer ?
La prochaine frontière de l’IA santé ne sera pas “plus de données”. Elle sera “quelle donnée pour quelle décision, dans quel système de soin”. Sinon on remplace l’ignorance médicale par l’anxiété informationnelle.
Patrick Collison, le patron de Stripe, raconte une experience qui fait froid dans le dos...
Son médecin a fait tourner son séquençage génétique complet dans un modèle IA spécialisé. Résultat, risque de mélanome multiplié par trente par rapport à la moyenne, alors qu'aucun dépistage standard n'avait levé le drapeau.
Son tweet enregistre 2,7 millions de vues en vingt-quatre heures, et pour cause. Ça touche à ce que l'IA change vraiment dans les prochaines années, et sur lequel @Doc_Alexandre nous alerte depuis un bout de temps...
Oon sous-estime massivement ce qui se passe en médecine prédictive. Le séquençage complet coûte aujourd'hui moins de 200 dollars, et les modèles spécialisés commencent à repérer des trucs que ton généraliste ne verra jamais. Collison a la chance d'habiter Palo Alto avec un toubib branché. La même techno devrait être dispo dans deux ans pour n'importe quel patient, à condition que personne ne la tue entre-temps au nom de la précaution.
En France, tu n'as pas le droit d'acheter un test 23andMe, c'est littéralement illégal. L'Europe encadre le séquençage grand public comme s'il s'agissait d'armes biologiques. Pendant ce temps, les Collison se font détecter leurs cancers avant qu'ils existent, et nous on patauge avec des dépistages qui datent de 1995.
L'IA médicale n'est pas un gadget. C'est probablement l'outil le plus concret que l'IA va apporter dans les cinq prochaines années.