Ma conscience politique vient de mon histoire. Enfant de la classe moyenne ayant grandi dans un quartier populaire, j'ai vu la misère et le travail qui ne paye pas.
Fils d'une mère née vietnamienne devenue française, je me suis engagé très jeune contre le racisme et l'exclusion. Je crois au génie de la France, à sa capacité à intégrer et à s'enrichir de ses diversités pour faire nation.
Je veux une France plus juste, fidèle à ses valeurs et capable de donner sa chance à chacun.
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Qu'est-ce qu'une France plus juste ? À l'approche de la rentrée scolaire, c'est garantir les mêmes chances à chaque enfant dès le premier jour.
Avec, notamment, le petit déjeuner gratuit à l'école pour étudier le ventre plein.
Il est temps de donner à toute notre jeunesse les moyens de réussir.
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Une France plus juste, c’est aussi lier transformation écologique et justice sociale pour que le travail paie enfin.
Je souhaite notamment conditionner le versement des dividendes aux seules entreprises qui s’engagent dans la transition écologique.
Stop à la dilapidation des deniers publics et aux baisses de cotisations qui affaiblissent notre protection sociale. Chaque travailleur a droit au respect et à un salaire digne.
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Mon obsession absolue, c'est d'empêcher l'extrême droite d'arriver à l'Élysée. Je sais trop ce qu'il en coûterait à nos concitoyens, notamment à celles et ceux issus de l'immigration.
Mon combat est clair : je me bats contre la droite et l'extrême droite, pas contre mon propre camp.
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Je suis candidat à l’élection présidentielle pour porter une France plus juste.
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Cet été, la France a littéralement brûlé sous nos yeux.
Nous avons vécu un été dans l'enfer d'une canicule dont nous savons qu'elle ne sera désormais plus l'exception, et une étape vers pire encore si nous ne changeons rien.
Je veux saluer nos maires, nos présidents de départements et de région qui ont lutté et protégé nos concitoyens. J'ai une pensée particulière pour notre camarade, Martial Zaninetti, maire du Porge, et pour les habitants de sa commune où 183 habitations ont été détruites.
Et je veux, bien sûr, saluer le courage absolu des pompiers, des militaires, des agriculteurs, de tous ces bénévoles qui sont venus combattre les flammes.
L’heure du socialisme écologique est arrivée !
Je propose un grand fonds national et européen, doté de ressources pérennes, pour investir sur 20 ou 30 ans dans nos forêts, nos sols, l’eau, les zones humides, la prévention des incendies et des inondations, l’adaptation des villes et la protection des populations.
Il faut planifier et investir dans le temps long. Les annonces marketing sans lendemain, ça suffit ! La France sait tout faire : elle l’a fait pour le nucléaire, faisons-le maintenant pour les renouvelables !
Notre système est devenu absurde. Seule la destruction est rentable. Nous donnons un prix à l'arbre lorsqu'il est coupé, mais pas lorsqu'il retient l'eau, stocke du carbone, protège un sol ou rafraîchit un territoire.
Il faut inverser cette logique qui privatise le bénéfice de la destruction et fait payer à la collectivité le coût de la réparation !
Je propose de suspendre le versement de dividendes pour toute entreprise qui ne s'engage pas résolument dans sa propre transformation écologique. Pas écolo, pas de cadeau ! Assez perdu de temps !
Notre projet est celui d'une autre abondance : plus de transports publics, plus de logements confortables, plus d'arbres, plus de services publics, plus de temps, plus de santé, plus de nature accessible. Moins de gaspillage matériel et davantage de vie !
Ils ont déifié l'or noir, nous voulons sanctuariser l'or vert : plus aucun budget de l'État ne pourra être présenté s'il demande plus à notre terre que ce qu'elle peut nous donner. Il en va de notre avenir commun.
Je suis aussi venu vous parler d'un autre feu, qui avance à la même vitesse, avec la même logique de dévastation, et que nous regardons avec la même sidération impuissante, qui précède trop souvent le moment où il est déjà trop tard.
Ce feu-là ne brûle pas les arbres. Il brûle ce que nous avons mis un siècle à construire : la Sécurité sociale, l'école de la République, le droit d'asile, l'égalité devant la loi, le refus des discriminations, l'État de droit…
Ce feu qui vient de l'extrême droite n'a pas besoin de vent pour se propager, il se nourrit de la peur, du ressentiment, des frustrations. Son meilleur combustible, c'est la politique menée pendant 10 ans par Emmanuel Macron.
Pour assurer sa domination, le nouveau capitalisme ne produit plus. Il capte.
Il capte l'eau, l'énergie, les sols, les ressources rares…. Les urgences collectives n'entrent pas dans les préoccupations des nouveaux dominants. Ce qui les enrichit affaiblit nos communs !
Licencier des salariés dont on ne connaît ni le visage ni le nom, barrer la route des baleines pour installer une plateforme de forage, exploiter la forêt d'Amazonie jusqu'à sa destruction totale.
Toujours la même mécanique : leurs profits avant la vie, et la loi du plus fort.
Moi, je veux porter avec vous la loi du plus juste !
Je le dis avec colère : la progression de l'extrême droite, la droite dite républicaine y participe, jour après jour, qu'elle l'assume ou non.
Elle a commencé par emprunter son vocabulaire, puis ses obsessions, puis, de plus en plus souvent, ses voix à l'Assemblée.
Chaque fois qu'elle choisit de débattre sur le terrain de l'extrême droite plutôt que de le refuser, elle légitime un peu plus l'idée que ce terrain est le seul terrain possible. Chaque texte sur l'immigration, chaque convergence murmurée ou assumée, c'est un pas de plus dans la même direction.
On ne se rapproche jamais du feu sans s'y brûler. Ceux qui pensent pouvoir emprunter les mots et les propositions de l'extrême droite sans en payer un jour le prix, se trompent devant l'histoire.
Le socialisme ne peut pas être une tiédeur, une mollesse. Le socialisme est, dans son essence, révolutionnaire.
Logement, école, travail, héritage… Notre radicalité consiste à aller à la racine des choses. Nous ne voulons pas nous contenter de poser des rustines sur l'injustice, nous voulons en supprimer les causes !
Qui oserait dire que ces socialistes n'ont jamais changé la vie ?
Toutes les grandes lois sociales l'ont été sous nos gouvernements : les cinq semaines de congés payés, la retraite, les 35 heures, la couverture maladie universelle, le revenu minimum, les droits dans l'entreprise… Et de l'abolition de la peine de mort avec Robert Badinter au mariage pour tous sous François Hollande, nous avons donné à l'humanisme un accomplissement.
C'est également nous qui porterons dès les prochains jours la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants avec @ThiebaultCeline, avec @BorisVallaud, avec @PatrickKanner, et c'est nous qui portons le combat des 160 000 mineurs qui sont aujourd'hui confiés à l'Aide sociale à l'enfance avec @isasantiago_94 et @aydahadi !
J'en viens à ce que l’extrême droite essaie sans cesse de nous voler : notre identité. L'extrême droite a fait de ce mot, son arme favorite, en le rétrécissant jusqu'à l'étouffement.
Une identité fermée, figée, qui exclut plus qu'elle ne rassemble. Alors relisons Patrick Weil, relisons Amin Maalouf, relisons Édouard Glissant : l'identité française s'est construite dans la relation. Nous sommes une France qui n'est ni éternelle, ni nouvelle, mais vivante !
Un pays dont l'identité a évolué au fil des siècles, qui s'est métissé, un pays qui s'est enrichi de ses apports extérieurs ! Aucune couleur de peau, aucune religion, aucune généalogie ne définit l'appartenance à la nation.
Le socialisme est d'abord une politique des capacités réelles. Il ne promet pas seulement l'égalité devant la loi, il donne à chacun les moyens de sa liberté.
Cette liberté, notre vision de la liberté, ne tombe pas du ciel. Elle se construit et se protège. Et ce avec ce que j'appelle la loi du plus juste, qui n'est non pas une loi qui contraint la liberté, mais la condition qui la rend possible.
À nous de continuer le fil historique des conquêtes du socialisme. Notre devoir n’est pas de conserver pieusement l’État social du 20e siècle. Il est d’en prolonger la promesse au 21e siècle !
Plus que jamais parce que le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme explosent dans notre société, nous devons nous battre contre les préjugés. Il n'est pas acceptable qu'une partie de la population ait moins de chances de réussite, moins d'accès à l'emploi. Il est indigne qu'une partie de nos compatriotes se voit dénier le droit de se sentir pleinement Français génération après génération !
Personne ne nous reprendra le mot de nation.
Je dis aux macronistes : les cotisations ne sont pas des charges, mais notre protection collective. Si vous voulez augmenter le pouvoir d'achat des Français, augmentez le SMIC, convoquez une conférence salariale où l'État conditionne ses aides à l'augmentation des salaires, et commencez par ceux des femmes !
Si la copie qui sort des débats budgétaires est celle de MM. Attal et Philippe avec le soutien de l'extrême droite, nous CENSURERONS !
Nous voulons un monde ouvert où chacun peut développer ce qu'il est, là où il est, en contribuant à son bonheur et à celui du pays où il vit.
C'est le respect de la dignité humaine, de la démocratie, de l'universalisme. C'est la bataille de la paix, non seulement dans notre pays mais entre les nations, de Boutcha à Gaza ! Chaque vie compte, le droit international doit être respecté !
Le bloc central va s'effondrer. C’est terminé ! La seule question est désormais de savoir qui sera chargé de reconstruire.
Tout reconstruire,
Tout réparer.
Tout réorganiser.
Je veux dire à ceux qui nous écoutent et nous attendent : nous sommes prêts.
Je vous le dis du fond de mon cœur, de mon être : vos combats, vos joies, vos peines, vos espoirs, je les fais miens. Nous pouvons encore changer la vie.