L’incroyable phrase d’accroche de @vincentduluc dans L’Équipe du jour (ça vaut la peine de tout lire) :
« À part le prix scandaleux des places, le chaos des visas, l’interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde pour laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti-immigration aux portes des enceintes sportives, la nécessité de casser son PEL pour aller au stade en transports en commun, le bouleversement du football en quatre quart-temps pour plaire au marché publicitaire et le sentiment qu’en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump, la FIFA a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, LA COUPE DU MONDE, VRAIMENT, VA ÊTRE UNE BELLE FÊTE. » 😭🥶
🗞️ @lequipe
Salut tout le monde,
Bon vous avez peut-être vu passer ma tronche pas mal de fois ces derniers jours sur les réseaux ou à la télé, suite à une interview dans laquelle j'ai donné mon ressenti en sortie de projection sur L'Abandon, film qui traite des derniers jours de Samuel Paty, professeur lâchement assassiné à la sortie de son collège.
Avant toute chose, je tiens à redire, comme lors de mon interview, que Samuel Paty est un martyr, sa mort est un véritable drame et je n'ai jamais manqué de respect ni tourné en ridicule sa personne.
Lors de cette vidéo, je parle de MON ressenti sur le film, le message qu'il renvoyait et le danger qu'il représentait, SELON MOI, dû au fait qu'il dresse des archétypes fantasmés et caricaturaux, notamment sur les personnages musulmans du film, et que c'était dangereux, surtout à un an des élections présidentielles et avec des discours d'extrême droite omniprésents dans le débat public.
On peut ne pas être d'accord avec mon avis, en débattre, mais ce n'est pas ce qui intéresse l'extrême droite.
Au fil des jours, ils ont instrumentalisé ma critique, déformé mes propos, et m'ont attribué des paroles qui n'étaient pas les miennes. À la radio on dit que j'insulte Samuel Paty et que je lui fais subir une "nouvelle mort", à l'Assemblée Nationale un député dit que j'ai "ricané de la mort de Samuel Paty", un eurodéputé d'ED dit que j'ai "tourné en dérision la mort de Samuel Paty", et encore, je cite pas CNews.
Cela fait maintenant une semaine que je subis une campagne d'harcèlement de masse, que je reçois des centaines de messages racistes, d'insultes, de menaces de mort, de doxx et j'en passe. Des partisans et surtout des médias d'extrême droite ont choisi les mots qu'ils voulaient entendre et m'en ont attribué d'autres, répétant partout des mots qui ne sont pas les miens, tandis que tout le long de l'interview je n'ai parlé que du film et de ce qu'il renvoyait.
Je ne compte même plus le nombre de passages à Europe 1 ou CNews où ils ont rabâché le sujet en me qualifiant "d'abruti", de "racaille" et j'en passe, tout en extrapolant ce que j'ai pu dire pour me désigner comme une "menace".
C'est là la méthode bien rodée de l'extrême droite, la désinformation de masse en continu, manipuler la parole d’une personne racisée pour créer la peur chez les français. Aujourd'hui c'est moi mais avant c'était Billy, Joël, ou toute autre personne qui ont osé sortir du carcan dans lequel ces gens veulent nous cantonner, pour nourrir leur agenda discriminant.
Jamais un avis sur un film ne devrait mener à une campagne de haine, encore moins à un tel niveau, ni à recevoir des messages d'une telle violence en continu pour avoir jugé une oeuvre, et uniquement une oeuvre.
Merci à tous ceux qui ont pu me soutenir malgré leur intimidation constante, cela ne me découragera pas d'exprimer mon avis, bien au contraire.
Mais toi tu es fou enfaite de qui tu parles quand tu dit « une communauté toujours plus violente et intolérante » ? Les valeurs de notre pays ? Liberté, égalité, Fraternité ?
C’est bien ton message qui est en contradiction avec NOS valeurs.
La France entière vous déteste donc toi tu parles au nom des gens? Tu penses représenter la France ?
Mes deux tweets sur la proposition de loi Yadan (que beaucoup d'influenceurs ont RT) c'est plus de 120.000 clics sur le lien de la pétition au total, juste pour montrer que c'est tellement puissant et important le soutien des influenceurs dans des cas comme celui là
Je suis assez satisfait d’avoir contribué à faire émerger cette polémique en relayant, via @AlertesInfos, l’extrait de Jean Doridot comparant Bally Bagayoko à un singe.
Cette diffusion a permis de déclencher, à la fois, des milliers de signalements auprès de l’ARCOM et, enfin, des réactions du gouvernement.
De son côté, CNews s’est défendue en qualifiant AlertesInfos de "compte militant", en exhumant d’anciens tweets issus de mon compte personnel, notamment ceux où je qualifie le RN de "parti de nazis", ainsi qu’un autre où j’évoquais le souhait "d’un monde sans sionistes", afin de me présenter, de manière insidieuse, comme antisémite.
Enfin, financer un documentaire (bourré d’IA) avec Guillaume Genton pour tenter d’éteindre l’incendie, mais réussir au contraire à raviver la polémique, ce n’était clairement pas dans mon bingo. Sur ce coup-là, CNews a particulièrement marqué les esprits.
À ce stade, il ne s’agit même plus de communication de crise, mais d’une fuite en avant assez révélatrice. Plus ils tentent de détourner l’attention, plus ils confirment qu’ils n’ont, au fond, aucune réponse crédible à apporter. Une séquence qui illustre parfaitement leurs propres dérives… et leur incapacité à les assumer.
On espère désormais la fermeture prochaine de cette chaîne, tant ses dérives répétées finissent par la décrédibiliser durablement. À force de multiplier les polémiques et d’esquiver toute remise en question, CNews semble, en effet, avoir elle-même alimenté les conditions de sa propre chute.
IL FAUT FERMER CNEWS !
Pendant 1 mois si tu disais Epstaïne au lieu de Epstine (prononciation russe) t’étais antisémite
mais traiter un maire noir de chef de tribu et prononcer son nom comme si c’était des onomatopées de singe ça c’est autorisé
Le gouvernement souhaite faire passer la loi Yadan, une loi ayant pour but de condamner en France la critique du régime israélien alors même qu’Israël vient d'adopter il y a 4 jours la peine de mort pour les Palestiniens
Il faut 500k signatures sur cette pétition pour qu'elle passe à l'Assemblée Nationale
https://t.co/PlE3FSvQy6
🇫🇷🥹🙌IL DÉCIDE DE SE RETIRER D’UN MATCH TRÈS IMPORTANT DE L’ÉQUIPE DE FRANCE POUR SOUTENIR SA FEMME ATTEINTE D’ENDOMÉTRIOSE.
Thibaud Flament, a pris une décision rare dans le sport de haut niveau : il ne jouera pas le match d’ouverture du Tournoi des Six Nations contre l’Irlande.
Il a fait le choix de rester aux côtés de sa femme, qui souffre d’endométriose pour l’accompagner dans leur parcours de PMA, quitte à renoncer à un enjeu sportif majeur.
« Très rapidement, nous avons réalisé que concevoir un enfant ne serait pas simple et que nous allions devoir recourir à une PMA », a expliqué Thibaud Flament.
« C’est important de traverser cette étape à deux et pas sur courant alternatif », explique l’international français, assumant un choix courageux et responsable. ( TF1 Info )
Le délire a duré 72 minutes. 72 minutes devant le monde entier.
- 72 minutes où le président américain a confondu le Groenland avec l'Islande. Plusieurs fois. Tout en expliquant pourquoi il veut l'acheter.
- 72 minutes où il a menacé un allié de l'OTAN, le Danemark, avec ces mots : « Vous pouvez dire oui, et nous l'apprécierons. Vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons.
- 72 minutes au cours desquelles il a qualifié le Groenland de « morceau de glace » dont dépendraient le destin de la planète : « Ce que je demande, c'est un morceau de glace en échange de la paix mondiale ».
- 72 minutes où il n’a pas évoqué la présence des groenlandais.
- 72 minutes au cours de laquelle il a déclaré qu'il avait "100% de sang écossais et 100% de sang allemand". Ce qui ferait 200%. Mais les mathématiques et lui, ça fait 2.
- 72 minutes au cours desquelles il a déclaré que les États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale, « avaient rendu le Groenland au Danemark ». Dommage que ce soit faux. Les États-Unis n'ont jamais possédé le Groenland. Jamais. En 1916, ils ont officiellement reconnu la souveraineté danoise. Pendant la guerre, ils n'ont obtenu que des bases militaires temporaires. Et en 1946, ils ont essayé de l'acheter en offrant 100 millions de dollars. Le Danemark a dit non. Il n'y a pas eu de "restitution".
- 72 minutes au cours desquelles il a soutenu que "la Chine n'a pas d'éoliennes", alors qu’elle est le premier producteur mondial d'énergie éolienne depuis 15 ans, et qui construit 45% de tous les projets éoliens de la planète. Mais pour Trump, "ils n'ont pas de champs de moulins à vent". Ils les vendent "à des imbéciles".
- 72 minutes au cours desquelles il a déclaré que "toutes les grandes compagnies pétrolières viennent avec nous au Venezuela". Dommage que le PDG d'ExxonMobil, trois jours plus tôt, lui ait dit en face que le Venezuela n'est pas "investissable". Trump furieux a d’ailleurs menacé d'exclure Exxon. Les autres n’ont rien dit, mais pas pensé moins. Mais lui, à Davos, a dit qu'ils "venaient tous".
- 72 minutes au cours desquelles il a déclaré qu'il "n'y a pratiquement pas d'inflation" aux États-Unis. L'inflation américaine est de 2,7 %. Supérieur à l'objectif de la Fed. En hausse, selon les prévisions, en raison de ses propres taxes douanières. Mais pour lui, "il n'y en a pratiquement pas".
- 72 minutes au cours desquelles il a attaqué le président de la Réserve fédérale en le traitant de "stupide". En direct. Devant les dirigeants économiques mondiaux.
- 72 minutes au cours desquelles il a raconté qu'il avait mis des droits sur la Suisse par dépit, parce qu'"une femme" dont il ne se souvient pas du nom "ne l’avait pas caressé dans le bon sens".
- 72 minutes où il a déclaré que "hier le marché s'est effondré à cause de l'Islande". L'Islande. Un pays de 380.000 habitants. Qui allait faire s'effondrer Wall Street.
- 72 minutes au cours desquelles il a affirmé que les États-Unis "ont payé 100% de l'OTAN". 100%. Lorsque la part américaine du budget de l'OTAN est d'environ 16 %. Mais pour lui, 100%.
- 72 minutes au cours desquelles il a confondu l'Azerbaïdjan en "Aber-bajian".
- 72 minutes de sautes d’humeur. De mensonges vérifiables. Des nombres inventés. De menaces aux alliés. D'insultes aux fonctionnaires. De gaffes géographiques. De vantardise démentie par les faits.
Et le monde, en silence, a regardé. Pendant 72 longues minutes.
Et dire qu'autrefois, pour beaucoup moins, les carrières politiques se terminaient.
Aujourd'hui, on attend le prochain délire.
Bienvenue en 2026. Et nous ne sommes qu’en janvier.