Le facétieux disciple de Pierre Bellemare nous ébaudit de ces meurtres, enlèvements, cambriolages, étranglements, assassinats domestiques, politiques ou crapuleux, pratiqués depuis l’aube des temps par un genre humain doué d’une imagination fertile.
Suzy Viguier s’est volatilisée le 27 février 2000 sans sac, sans clefs, sans enfants. La maison était fermée, sa voiture bien garée. Jugé, le mari et dernier témoin, a été relaxé 2 fois. Affaire classée. Pourtant, le vrai mystère n’est pas tant qui a tué, mais où est le corps.
La réponse est dans la question. Condensé de son ouvrage précédent pour lecteurs distraits qui l’auraient survolé, Fog rempile avec un texte expurgé et direct sans sacrifier l’esprit qui fait son style. Instructif et inquiétant.
12 voyageurs sont immobilisés dans un train piégé par la neige. Lequel d’entre eux a trucidé l’occupant du compartiment n°2 ? Fidèle à sa méthode Hercule Poirot interroge, observe, ferme les yeux, réfléchit et soudain devant les suspects émerveillés, perce le mystère.
La gauche, fraichement élue en 1981, relaxe aussitôt Vincenzo Benedetto accusé d'espionnage au profit de la Roumanie de Ceausescu. Charles Hernu alors ministre des Armées, dont les liens avec l’Est seront révelés plus tard, y avait probablement un intérêt éminemment personnel.
Loin des écrivains compassés de son temps, Maupassant raffole des plaisirs de la vie. Il s’adonne intensément à l’effort physique et se défie des honneurs. Ses romans et nouvelles lui ressemblent, tableaux vivants des mœurs de la Belle Epoque naissante, qui le tueront trop tôt.
Entre deux évocations d’illustres disparus qui ont façonné le pays, l’auteur pilonne surtout le vent marxiste qui a soufflé sur la France après-guerre, sombre relent d’un jacobinisme révolutionnaire qui perdure et qu’il honnit.
Lassé d’attendre sa grâce, Dieudonné s’évada du bagne avec une poignée d’acolytes. Ceux qui échappèrent à la noyade et aux chasseurs de prime gagnèrent Rio. Albert Londres y recueillit le récit de l’ancien forçat dont le crime, disait-il, avait été de croiser la bande à Bonnot.
Au cours d’un dîner, un convive conte le drame d’un jeune homme innocent condamné à mort des années plus tôt pour le crime d'un autre. L’un des invités se fige, s’empourpre et s’échappe. Le dilemme de la dénonciation s’impose dès lors à celui qui est tombé amoureux de sa fille.
L’histoire conserve de cette anguille amorale le souvenir fétide du traître absolu, exclusivement gouverné par son intérêt personnel. Séminariste défroqué, Jacobin régicide, agent de la Terreur, Bonapartiste un jour, royaliste le lendemain, il a survécu à tout, sauf l'honneur.
La retraite de Russie racontée au jour le jour par un sergent de la garde impériale. Si l’incendie de Moscou renvoyait piteusement Napoléon en arrière, les soldats furent héroïques face au harcèlement conjugué de la neige, de la faim et des Cosaques.
Après avoir purgé sa peine pour un meurtre qu’il n’a pas commis, François ressasse ses souvenirs en parcourant une ville qu’il ne reconnaît plus. JP Belmondo a incarné cet homme oublié de tous qui voulait sa revanche.
Seul contre tous. Napoléon, encore sûr de son génie, a pourtant cru pouvoir l’emporter. Hélas, malgré l’héroïsme des troupes s’immolant tour à tour au feu de l’ennemi, Grouchy n’apparut jamais et c’est Blücher qui surgit. 25 ans de conquêtes s’évaporaient, l’Empire avait vécu.
D’une île à l’autre, le récit d'une course en avant dont l’empreinte reste profonde 200 ans après qu’elle s’acheva. Il combina les fruits de la Révolution aux charmes de l’Ancien Régime et créa les piliers de l’Etat moderne. Même l’Europe après l’avoir éliminé, s’en inspira.
Ecrit en 1928 ce livre qui n’emploie pas encore le terme de marketing en énonce le principe : être l'outil vertueux d’une bonne compréhension entre l’offre et la demande, devant permettre à quelques-uns de s’assurer l’adhésion du plus grand nombre. Reste à savoir pour quoi faire.
Le pays s’était habitué aux rumeurs de guerre. Il fut surpris qu’elle se déclenche. Les hommes ont dû quitter leurs moissons au cœur de l'été, ils pensaient avoir gagné à Noël. On a compris avec les premiers morts. En aout 1914, la France changeait de siècle.
La défaite de 1871 amputait la France de l’Alsace-Lorraine, suscitant des luttes passionnées entre républicains, eux-mêmes opposés aux monarchistes. La paix institua le patriotisme de la Revanche. Presque oublié en 1914, c'est le jeu des alliances qui mit le feu aux poudres.
lls furent des millions livrés au front à l’aube de leur vie. Ceux qui en sont revenus se firent un devoir d’entretenir le souvenir des disparus. Maurice Genevoix, parmi les plus combatifs devant l’érosion de la mémoire, incarne à la fois le génie et le gâchis d’une génération.
Immersion dans la vie féodale, à l’ombre des épaisses murailles ou à travers les forêts giboyeuses. Derrière le fantasme de l’apparat se dessine une vie au confort rustique et aux plaisirs simples qui évolua au gré des changements politiques.
Alors qu’il transporte son lot de victoires et de défaites, Eric fait par hasard à Séoul l’expérience de s’allonger quelques minutes dans un cercueil. Il en ressort transfiguré et entreprend de convertir le monde à cette thérapie insolite.