Le président des effets d’annonce a aussi menti aux pompiers.🚒
Le 28 octobre 2022, Emmanuel Macron se tient debout, costume bleu nuit, cravate noire. Il parle des Canadair. Il dit les mots exacts : « Nous en avons douze aujourd’hui. Nous allons investir massivement pour que d’ici la fin du quinquennat, ces douze soient remplacés et que leur nombre soit porté jusqu’à seize. »
Il promet 250 millions d’euros. Il parle de « réarmement aérien d’urgence ». Il regarde les acteurs de la lutte contre les feux de forêt dans les yeux. Il leur dit, en substance : on a entendu, on a compris, on va agir.
Quatre ans plus tard, en plein été 2026, les mêmes pompiers regardent les mêmes avions jaunes et rouges, usés jusqu’à la corde, qui peinent à décoller. Toujours douze, dont 5 opérationnels !
Les plus vieux ont dépassé les trente ans. On les répare avec des pièces sur l’on prend sur les autres. Pendant que les feux remontent jusqu’à Fontainebleau, des forêts qui n’avaient jamais vu un Canadair de leur histoire.
Ce n’est pas un retard technique. C’est un mensonge politique.
On savait dès 2022 que la production de Canadair était arrêtée depuis 2015. On savait qu’il fallait relancer une usine canadienne à l’arrêt. On savait que les délais de fabrication se comptaient en années.
Macron le savait. Son administration le savait. Et pourtant il a choisi les mots les plus solennels, les plus engageants, devant les gens qui risquent leur peau chaque été. Il a fait croire que les renforts arriveraient avant la fin de son mandat. Il a fait croire que la nation allait enfin se donner les moyens de sa politique climatique.
Résultat : deux appareils commandés pour 2028. Deux autres pour 2033. La promesse de 16 Canadair « d’ici la fin du quinquennat » est morte et enterrée.
Pendant ce temps, les pompiers, ceux qui se retrouvent avec deux avions sur un feu qui en demanderait six, ceux qui appellent les renforts européens parce que la flotte nationale est saturée. Ceux qui croyaient, en 2022, que cette fois c’était différent. Qu’après les 30 000 hectares de Gironde, après les évacuations, après les images de maisons brûlées, le pouvoir avait enfin compris.
Ils se retrouvent avec moins, parce que les appareils vieillissent plus vite que les discours.
Ce n’est pas seulement une question d’avions. C’est une question de parole.
Quand un président de la République regarde des hommes et des femmes qui ont combattu le feu et leur promet solennellement des moyens, et que quatre ans plus tard il n’y a rien, ce n’est plus de la communication. C’est du mépris.
Un mépris habillé de chiffres, de « stratégies industrielles », de « commandes européennes ». Un mépris qui dit : vos vies, vos peurs, votre épuisement, on s’en sert pour les images, et après on passe à autre chose.
Macron a construit tout un style sur cela. Les grands discours, les dates butoirs, les "dès cette année". Et derrière, les glissements, les annulations budgétaires discrètes, les justifications techniques qui arrivent toujours trop tard. Sur les Canadair, c’est particulièrement visible parce que le sujet est simple, mesurable. Soit les avions sont là, soit ils ne le sont pas. Et ils ne le sont pas.
Les pompiers n’ont pas besoin d’un nouveau plan. Ils ont besoin qu’on arrête de leur mentir. Ils ont besoin qu’on reconnaisse que la promesse de 2022 était une opération de communication, pas un engagement.
Ils ont besoin que quelqu’un, un jour, assume que pendant quatre ans on a laissé une flotte de bombardiers d’eau s’éroder pendant que le climat, lui, n’attendait personne.
En 2022, on leur a dit : on va vous donner les moyens. En 2026, ils se retrouvent avec moins d’avions fatigués, les mêmes pannes, les mêmes appels aux voisins européens.
Et un président qui, quand on lui rappelle sa promesse, répond qu’en 2017 on n’en produisait plus du tout. Comme si le fait d’avoir relancé une production pour 2028 et 2033 effaçait le mensonge de 2022.
Ça ne l’efface pas. Ça l’aggrave.
@pierrejovanovic Depuis 1913, le dollar américain a perdu 97 % de son pouvoir d'achat. Et l'Euro nous précipite dans la guerre ? https://t.co/0u9D39AvKx
Incendies : 162 personnes interpelées depuis le 6 juillet pour des départs de feu volontaires. Ah donc, ce n'est pas le réchauffement climatique la cause ? https://t.co/1JJvl0sWqb
Il y a dix ans, le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était lâchement assassiné par des terroristes islamistes dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, alors qu'il célébrait la messe.
J’adresse mes pensées à sa famille, à ses proches, aux fidèles de la paroisse de Saint-Étienne-du-Rouvray ainsi qu'à l'ensemble des catholiques de France.
Ce crime d’une violence inouïe nous rappelle l’impérieuse nécessité de poursuivre avec détermination le combat contre l’islamisme, qui continue de menacer notre pays.
@nidesj Erreur, le RN a déjà largement remboursé ses dettes des précédentes campagnes électorales et continue de réduire les dettes restantes (moins de 10 millions d'euros), remboursées début 2027.
Mais le refus des banques françaises de financer des campagnes est exact.
Et scandaleux.
@pierrejovanovic PTT: hausse de 6,73 %, pour colmater le gouffre financier, creusé en partie par le montage de la SFIL pour éponger les restes toxiques de Dexia. Résultat : ils rebouchent leur trou, et c’est encore nous qui payons la pelle et le ciment ! https://t.co/YTJEJFvSFl