L'annulation d'un concert, quel que soit l'artiste concerné, me pose un vrai problème de principe.
On peut être profondément bouleversé par la situation à #Gaza , condamner les souffrances des civils, comme on peut condamner avec la même fermeté les atrocités commises le 7 octobre. Ces drames ne devraient jamais être instrumentalisés.
Mais en France, on ne devrait jamais empêcher un artiste d'exercer son métier sous la pression ou parce que son origine, sa religion, son identité ou ses opinions réelles ou supposées ne plaisent pas à certains.
La liberté d'expression et de création existe dans le respect de la loi. Elle ne consiste pas à laisser parler uniquement ceux avec qui nous sommes d'accord. Elle protège aussi ceux dont les idées ou les convictions nous dérangent.
À force de vouloir faire taire plutôt que convaincre, on fragilise ce qui fait la force de notre démocratie : le débat, le pluralisme et l'État de droit.
Débattre, oui. Manifester, oui. Intimider, faire pression ou censurer, non. Renoncer à ces principes, quelle que soit la cause défendue, c'est toujours faire reculer nos libertés.
Aujourd'hui, c'est un chanteur. Demain, ce pourrait être n'importe quel artiste, écrivain, journaliste ou conférencier. La République ne peut pas accepter que l'on fasse taire quelqu'un en raison de son origine, de sa religion ou de ses opinions, dès lors qu'il s'exprime dans le cadre de la loi.
#concert #liberté #paix
🚨 Joint Statement by Israeli NGOs:
Urgent call to the international community to take immediate action to stop Israel’s violence and prevent pogroms by settler militias and the Israeli army across the West Bank
In recent days, violence by settler militias, enabled and supported by the Israeli army, has escalated across the West Bank, including the torching of Palestinian structures, the destruction of property, and the forced expulsion of families and communities. These attacks have been met with silence and inaction from much of the international community, allowing the violence to continue and intensify.
While still unclear, today's event in the village of Tell (Area B) with the killing of 4 Palestinians and 1 settler and several people injured is leading to escalated settlers' violence in the area with settlers calling for further revenge attacks which already started across the West Bank. Experience shows that these events can escalate quickly into mass pogroms when met with silence.
We call the international community to act now. Immediate pressure on Israel is required to stop further attacks, prevent pogroms and further killings, and ensure the protection of Palestinians, in accordance with Israel's obligations under international law.
Adalah, Akevot, Bimkom, Breaking the Silence, B’Tselem, Emek Shaveh, Gisha, HaMoked, Haqel, Human Rights Defenders Fund, Ir Amim, MachsomWatch, Parents Against Child Detention, Peace Now, Physicians for Human Rights Israel, Yesh Din, Zazim.
Tout le monde s’accorde à dire que @JLMelenchon possède un talent politique particulier. L’affaire Barbara Butch introduit un sérieux doute sur le sujet.
Ce qui identifie la @FranceInsoumise telle que l’a façonnée son leader, ce ne sont pas des mesures, une doctrine idéologique, des idées originales. De ce côté là, le discours est largement faisandé : modèle URSS/Brejnev, Cuba/Castro, Venezuela m/Chavez.
Ce qui caractérise LFI, et qui séduit aujourd’hui une partie dominante de l’électorat à gauche, ce sont des manières d’être dans le débat, radicales et déterminées, ne reculant jamais, ne regrettant jamais, ne s’excusant jamais. Pour faire valoir ces postures, et pour permettre aux futurs électeurs de les remarquer, il faut accentuer les clivages, rendre par le verbe les désaccords insurmontables et, au passage, qualifier de manière dévalorisante m - voire insultante - tous ceux qui ne sont pas réputés de la famille.
D’une certaine manière, LFI incite ses membres à vivre dans le conflit permanent. Pas de repos, toujours sur la brèche. Ceci explique l’initiative prise par LFI à Grenoble à l’encontre de Barbara Butch, sotte sur le fond, excessive dans la forme, d’une évidente violence intellectuelle, porte ouverte aux violences physiques. C’est d’ailleurs sur ces incriminations que la DJ vient de déposer une plainte contre LFI.
Faute de doser les ingrédients de l’action quotidienne, la séduction que fabriquent Jean-Luc Melenchon et sa « formation gazeuse » est largement contrebalancée par l’indignation qu’elle provoque et la trouille qu’elle suscite. D’où la pétition de 300 personnalités du spectacle après la violence exercée contre Barbara Butch. Figurent, dans la liste des signataires, des compagnons de route du candidat à l’élection présidentielle.
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne tempere-t-il pas ses ardeurs et celles des siens ? Parce qu’il les aime. Parce qu’il aime vivre dans la tension. Parce que selon sa psychologie, la colère est de gauche; ou encore : on n’est pas de gauche si on est pas en colère.
Raisonnement enfantin, conséquences lourdes. Si cette ligne de pente coagule un électorat qui, peut-être, propulsera son candidat au second tour de l’élection présidentielle, elle tue tout espoir de victoire lors de la confrontation finale.
Jean-Luc Melenchon a réussi cet exploit : susciter aujourd’hui davantage de rejet que @MLP_officiel Vingt ans en arrière, on aurait cru cela impossible. Cela classe, en définitive, le chef de la France Insoumise parmi les plus mauvais stratèges de la politique française.
La vérité tient dans cette maxime : le rêve du leader de LFI, c’est d’être qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle, pas d’être le prochain président de la République.
Etonnant, non ?
France info n’est pas un « média d’Etat ». C’est un média public. C’est le service public. Attaquer la presse et le Service public pour défendre des pays autoritaires où il y a vraiment des médias d’Etat, c’est aussi ce que fait l’extrême droite. Accuser et harceler de journalistes professionnels pour affaiblir les contre-pouvoirs, c’est la stratégie trumpiste de LFI pour cette campagne. Un avant-goût de la rééducation des médias (évoquée sous différents noms dans leurs programmes) que leurs chiens de garde et leurs commissaires politiques mettraient en place s’ils avaient une chance d’arriver au pouvoir.
Hay quien todavía mide la pertenencia por el apellido, el lugar de nacimiento o el color de piel.
Otros la medimos por el arraigo a un país y la voluntad de contribuir a él. Jugando al fútbol. Cuidando a nuestros mayores. O abriendo negocios.
España es de quien la ama y la trabaja. No de quien la avergüenza con declaraciones xenófobas.
Francia, nos vemos en semifinales. Que gane el mejor y que pierda el racismo.
https://t.co/dhAob00UVF
Dans la longue tradition des hommages aux pires crapules, après Staline, Guevara, Castro, les communistes versent une larme sur le « Boucher d’Artemisa », surnommé aussi « Mare de sang » et « l’Exécuteur ».
La risposta di Giorgia Meloni: «Le dichiarazioni di Donald Trump sono totalmente inventate, sono francamente allibita. Non so perché il Presidente degli Stati Uniti si comporti così con i propri alleati, non è del resto la prima volta che accade. Posso solo dire che dispiace che non abbia la stessa determinazione con i nemici dell'Occidente, con i nemici degli Stati Uniti, con leadership con le quali invece si dimostra molto più accondiscendente, però una cosa se la deve ricordare: io e l'Italia non imploriamo mai».
parmi les personnes condamnées à 74 coups de fouet, interdiction de travailler et de quitter l'Iran il y a mon amie chère Tahmineh Monzavi, brillante photographe qui sait capter la société iranienne avec beaucoup de talent. Elle est jugée coupable pour avoir fait son travail en république islamique. Je pense à elle aujourd'hui et à tous ceux qui ont été condamnés.
We’re about to spend $300,000,000,000 rebuilding Iran after spending $80,000,000,000 destroying it, while telling Americans on Medicaid to take a hike.
America First.
Trump sur le régime iranien " ce sont des gens sympas avec qui négocier, intelligents, pas radicalisés".
Au moins 30 000 Iraniens ont été tues dans les rues d'Iran il y a 5 mois.
Defence Minister Fedorov: Belgium's defense minister personally found a plane at night to get missiles to us before the attack.
Almost a hundred for F-16s, sent reactively through Brussels by Canada. Result: 100% destruction of cruise missiles in that strike.
Ce mardi, à Herat, une ville à l'Ouest de l'Afghanistan, les talibans ont fait tirer à balles réelles sur une petite foule de femmes et d'hommes descendus dans la rue, au cri de : « éducation, travail, liberté. » Le bilan n'est pas connu, ni celui des morts ni celui des blessés. On sait seulement que parmi ces derniers, beaucoup ont préféré fuir plutôt que d’être pris. La raison de ce rassemblement dans le quartier de Jebrail (80 000 habitants) était que, quelques jours avant, entre le 5 et le 7 juin, plusieurs dizaines de femmes y avaient été arrêtées. Emmenées par la police des mœurs, rattachée au ministère de la répression du vice et de la promotion de la vertu. Elles avaient été arrêtées, ces femmes, pour non-respect du code vestimentaire : plutôt que la burqa intégrale prescrite par cette lecture fanatique de l’islam, certaines portaient le voile accompagné d'un masque FFP2 qui pourtant cache une bonne moitié du visage. Mais même la moitié, ce n'est pas assez. Il faut traquer jusqu'au moindre cil, jusqu'au moindre éclat d'iris, jusqu'au moindre bout de front ou d'affront.
L’Afghanistan est un pays où les femmes n'ont plus le droit de rien : ni d’étudier, ni de travailler, ni de faire entendre le son de leur voix, ni d'être vues chez elles, depuis l'extérieur. C'est un enténèbrement. Des femmes. Mais aussi des filles. Un récent décret ayant autorisé de facto le mariage de ces dernières avant la puberté.
Ce que démontre la répression de mardi dernier, cependant, c'est qu'il existe, désormais, des poches de résistance. Le quartier de Jebrail, ai-je appris, est historiquement peu favorable aux islamistes. Et clandestinement, une contre-vie s'y organise, faite d'écoles cachées, de soins dispensés, ou de musiques discrètes lors de célébrations secrètes.
Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, les femmes ont été emmurées, et le pays s’effondre. Je l'ai déjà dit ici : une nation qui maltraite ses femmes court au désastre. Ce n'est pas un slogan. C'est un fait. Aucune nation qui maltraite ses femmes ne s'en sort politiquement, ni économiquement. Le régime taliban ne prive pas simplement le pays de la moitié de l’humanité, de la moitié de sa richesse, mais il y produit le chaos de la misère affective et sexuelle, l'agressivité d'une frustration systémique, et l’étouffement de toute joie. Le régime est un mort à crédit, dont on démantèlera un jour les pick-up de l’effroi. Quand ? Le niveau effroyable de la répression qui sévit laisse peu d'espoir pour le court terme. En attendant, parlons autant que nous pouvons de ces poches de résistance. Car on sait que le courage est contagieux, et donc qu'il doit être dit, partout, pour qu’il soit répété, su, et que l’information revienne au pays, par des canaux de fortune. Parlons autant que possible de ces flammes de la liberté. Et de ce qu’il en coûte à ceux qui ont le courage de les allumer.