Trois vérités sur les aides. Et aucune ne va dans le sens qu’on croit.
🏆 Première vérité. Personne ne dépense plus que nous, ou presque. 933 milliards d’euros de prestations sociales en 2024, d’après la DREES. 31,9 % du PIB, contre 27,3 % en moyenne dans l’Union européenne. On est sur le podium mondial, coude à coude avec la Finlande et l’Autriche. On dépense plus que la Suède, plus que l’Allemagne. Le pays qui “ne fait rien pour les pauvres” est celui qui redistribue le plus au monde. Soit 13 650 euros par habitant, du nourrisson au centenaire.
🧾 Deuxième vérité. L’argent ne va pas là où on s’engueule. Au comptoir on parle RSA, chômage, étrangers. Dans les comptes, le premier poste c’est la retraite. Autour de 14 % du PIB. Le deuxième, la santé. Près de 12 %. À eux deux, l’essentiel de la facture. Le chômage, lui, pèse environ 3 %. La vraie redistribution française ne va pas du riche vers le pauvre. Elle va de l’actif vers le retraité. Et selon l’INSEE, les retraités sont aujourd’hui moins pauvres que la moyenne des Français.
📉 Troisième vérité. Tout cet argent, et un record de pauvres quand même. 15,4 % de la population sous le seuil de pauvreté en 2023, 9,8 millions de personnes, le plus haut niveau depuis trente ans. Champion de la dépense, champion de la pauvreté, dans le même pays. Et pour boucler les comptes, on emprunte. La machine la plus généreuse du monde tourne à crédit.
On n’a pas un problème de générosité. On a un problème de résultat.
La vraie question n’est pas combien on met dans la machine. C’est ce qui en sort. Et vous, vous trouvez qu’elle marche bien ?
Ils ne parlent jamais de l'IA, sauf pour dire qu'ils veulent la réguler.
Certains disent même ne jamais l'utiliser.
En revanche, c'est aujourd'hui l'unanimité pour découvrir soudainement que l'Europe est dépendante des modèles américains.
Quels sont les faits des dernières heures ?
Les États-Unis ont décidé de réserver l'accès aux deux derniers modèles les plus avancés d'Anthropic aux seuls citoyens américains. Ne pouvant pas, techniquement, filtrer les utilisateurs par nationalité, Anthropic a suspendu ces tout derniers modèles, pour tout le monde.
Les États-Unis n'ont donc pas « débranché le reste du monde » et ce n'est pas « la guerre de l'IA ».
Mais cet épisode doit nous alerter, comme je le fais depuis des mois : l'Europe est en phase avancée de devenir une colonie numérique.
Cette dépendance n'est pas tombée du ciel. Elle résulte de nos propres choix : une régulation trop lourde et incertaine, la fermeture de capacités électriques bon marché et décarbonées, un sous-investissement chronique dans les infrastructures de calcul, un effondrement du niveau éducatif en maths, et tout ce qui nous empêche de garder nos talents comme d'en accueillir.
Mais il y a une autre question que personne ne pose : où est l'État dans tout ça ?
Non pas l'État régulateur, celui-là, on le connaît. Mais l'État utilisateur ? L'État qui déploierait l'IA dans ses propres services pour les rendre plus efficaces, plus rapides, plus accessibles, amorcerait de la commande publique. L'éducation nationale, la justice, la santé, les préfectures, autant de domaines régaliens où l'IA pourrait transformer le service rendu aux citoyens.
Il suffit de consulter les marchés publics en cours sur le sujet - c'est public, tout le monde peut le faire - pour constater que ce déploiement est quasi inexistant. Où sont fléchés les milliards annoncés par l’exécutif il y a seize mois ? Pas dans les usages de l'État, en tout cas.
Un pays qui veut peser dans la course à l'IA ne peut pas se contenter d'en parler dans des sommets. Il doit commencer par s'en servir lui-même, et montrer que la puissance publique est capable de se transformer.
Ceux qui ont porté ou soutenu ces choix sont donc mal placés pour surjouer l'indignation parce que deux modèles d'Anthropic ont été suspendus dans le monde entier.
@brivael Tout ce qui peut être fait par le privé doit être sorti du public. Le reste est, soit le régalien pur, soit à fermer. Ça fait 90% des effectifs.
Le Sénat a publié un rapport que personne n'a lu. Il décrit un État dans l'État : 1 153 organismes publics nationaux, 434 opérateurs, 317 comités consultatifs. Près de 100 milliards d'euros de budget, 500 000 agents.
Conclusion des sénateurs eux-mêmes : l'État ne sait pas cartographier ses propres agences. Thread sur le pays le plus bureaucratisé du monde développé, et sur la seule méthode qui peut le sauver.
Quelques perles du rapport. 78% des agences fonctionnent sans objectifs clairs. Des milliards d'euros de "trésors de guerre" dorment dans leurs caisses pendant que la dette explose. Certaines structures existent littéralement pour justifier leur propre existence. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est une commission d'enquête sénatoriale.
La sécurité sociale, maintenant. L'Inspection générale des finances compte plus de 73 millions d'assurés sociaux pour 67 millions d'habitants. 6 millions d'assurés de plus que de personnes vivant en France. Quand on demande des explications, la réponse officielle tient en une phrase : circulez, il n'y a rien à voir.
Vous voulez la photo complète ? 57% du PIB en dépenses publiques, record mondial. 3 400 milliards de dette. 1 000 milliards de prélèvements par an. Et en retour : un hôpital en crise, une école qui coule dans tous les classements, des routes qui se dégradent, une justice à l'arrêt. On paie la Suède, on reçoit autre chose.
Le réflexe français face à ce constat : une commission. La commission propose des "rationalisations" qui économisent 550 millions. Sur 1 700 milliards de dépenses annuelles. 0,03%. C'est comme régler un problème d'obésité morbide en retirant le persil de l'assiette.
Pendant ce temps, un économiste aux cheveux fous a testé l'autre méthode. Milei a hérité du pays le plus bureaucratisé d'Amérique latine : 25% d'inflation PAR MOIS, déficit chronique depuis des décennies, peso mort. Diagnostic identique à la France, stade plus avancé.
Sa réponse : la tronçonneuse. Ministères divisés par deux. Dizaines de milliers de postes administratifs supprimés. Travaux publics clientélistes coupés. Régulations détruites par centaines. Tout le monde a hurlé. Les économistes "sérieux" ont prédit l'effondrement.
Résultat : premier excédent budgétaire en 14 ans dès la première année. Inflation mensuelle ramenée de 25% à environ 2%. La pauvreté, qui avait grimpé pendant l'ajustement, est repassée sous son niveau de départ. La croissance est revenue. Et les électeurs l'ont récompensé dans les urnes.
La leçon est limpide : la dépense publique improductive n'est pas un soutien à l'économie, c'est un garrot. Chaque euro capté par une agence sans objectif est un euro retiré à un entrepreneur, un artisan, une famille. Tu retires le garrot, le sang circule à nouveau. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est de la mécanique.
Appliquons la méthode à la France. Tronçonner l'État de 50% : suppression des doublons État-régions-départements-communes-agences, fin des 1 153 organismes non régaliens, fin des subventions de confort, fin des comités Théodule. On garde le régalien, on le renforce même : justice, police, défense, et un filet social simple et lisible.
Mon pari : en 2 ou 3 ans, la France repart à 5-10% de croissance. Pas par magie. Parce que ce pays déborde de talents, d'ingénieurs, d'entrepreneurs qui passent aujourd'hui la moitié de leur énergie à nourrir la machine et l'autre moitié à remplir ses formulaires. Libère cette énergie et tu obtiens un boom à l'argentine, puissance France.
Le vrai obstacle n'est pas technique, il est sociologique. Ces 1 153 agences, ce sont des conseils d'administration, des présidences, des missions, des postes pour les copains de promo et les recasés du suffrage universel. Le système ne survit pas parce qu'il est utile. Il survit parce qu'il distribue du statut.
C'est exactement pour ça que Milei fait si peur ici. Pas parce que sa méthode échoue. Parce qu'elle marche. Et qu'elle prouve qu'on peut gouverner contre la caste et gagner les élections suivantes.
La république des copains, c'est fini. Pas parce que je le souhaite. Parce que les chiffres ne négocient pas : à ce rythme, la question n'est pas si la tronçonneuse arrive, mais qui la tient. Autant que ce soit quelqu'un qui aime ce pays.
@AuroreLalucq Tout ce que vos technocrates décideront, se retournera contre les entreprises. Les pays européens ont besoin de liberté. Ils ont besoin de quitter cette Europe stérile.
@EPhilippe_LH Fallait pas entraver le développement des entreprises en France avec vos règlements et taxes. Ne venez pas pleurer maintenant sur les conséquences de vos décisions.
Gel du barème de l'impôt sur le revenu : 200 000 ménages allaient basculer dans l'imposable. Sans bouger d'un euro de salaire.
C'est ça, la "justice fiscale" version budget 2026 : on ne touche pas aux taux, on laisse l'inflation faire le sale boulot.
Le truc génial avec le gel du barème, c'est que c'est indolore. Pour Bercy. Pour le contribuable, c'est juste une hausse d'impôt qui ose pas dire son nom.
Pendant ce temps :
- 3 400 milliards de dette
- 50 milliards d'intérêts par an, soit grosso modo le budget de l'Éducation nationale qui part en fumée chez les créanciers
- 1 200 agences d'État dont la Cour des comptes répète depuis dix ans qu'on ne sait même plus à quoi elles servent
Mais le problème, ce sont évidemment les 200 000 ménages qui gagnent trop. Pas les 13 ministères, les 35 secrétariats d'État, les rapports à 200 pages pour conclure qu'il faudrait un autre rapport.
LFI propose de taxer plus. Le PS propose de taxer plus. Le gouvernement gèle le barème. Trois chemins, une seule destination : ta fiche de paie.
On a inventé un pays où travailler plus rapporte moins, où l'État dépense 57% du PIB et continue d'expliquer qu'il manque de moyens, où chaque réforme "courageuse" se résume à demander aux mêmes de payer encore.
Question simple : à partir de combien de "petits ajustements techniques" sur les actifs on appelle ça un racket fiscal organisé ?
Réponse dans le PLF 2027. 🥖
Je vais démonter le plus grand mythe sur la pauvreté en Afrique.
On vous répète que c’est une question de mentalité.
On vous répète que c’est la faute d'un ennemi étranger qui pille les ressources.
C'est faux.
Les Africains sont pauvres pour une seule raison : leurs pays ont massivement adopté le socialisme, l’économie planifiée et le dirigisme d’État.
Le socialisme n'a jamais fonctionné. Nulle part. Il détruit l'incitation, l'innovation et l'investissement.
Les chiffres bruts.
- La Corée du Sud : Dans les années 50, elle était plus pauvre que de nombreux pays africains. Aujourd'hui : 36 000 $ de PIB par habitant. Le Nord socialiste ? Il stagne à 1 000 $. La différence ? Le capitalisme libéral et la propriété privée.
- Singapour : Indépendant en 1965. Analphabétisme fort, zéro ressource naturelle. Aujourd'hui : 90 000 $. La recette ? Basses taxes, ouverture au commerce, État minimal.
- Les Émirats arabes unis : Indépendants en 1971. Économie multipliée par 200 depuis leur virage vers une économie de marché ouverte.
- L'Afrique subsaharienne : Elle a misé sur la planification et les nationalisations post-indépendance. Résultat : un PIB par habitant bloqué autour de 1 500 $.
La planification étatique ne crée pas de la richesse. Elle l'étouffe.
Prenez le Venezuela. L'un des pays les plus riches d'Amérique latine dans les années 80.
Aujourd'hui : l'économie s'est contractée de 80 %, des millions de personnes ont fui, et 75 % de la population survit dans l'extrême pauvreté.
Heureusement, quand on change le logiciel, la donne change.
Le Botswana a embrassé le capitalisme et la règle de droit en 1966 : il est passé d'un des pays les plus pauvres du monde à l'un des plus riches d'Afrique.
L'Éthiopie s'ouvre au libéralisme : Ethiopian Airlines devient un géant mondial, transporte 17 millions de passagers et génère 7 milliards de dollars de revenus.
Le développement n'a pas de secret.
L'État ne doit faire QUE le régalien : justice, police, défense, infrastructures de base.
Quand un État devient obèse et se mêle de l'économie, tout s'effondre.
Regardez la France.
57 % du PIB en dépenses publiques. Un record de taxes mondial.
Le résultat ? L'école décline, les hôpitaux sont sous tension, la justice est engorgée. L'État est trop occupé à créer des normes, des taxes et des redistributions pour remplir ses missions essentielles.
C'est le serpent qui se mord la queue dans les pays pauvres : un État obnubilé par le contrôle (réglementations, corruption) étouffe le marché au lieu de faire respecter les contrats.
Il n'y a pas de recette magique.
Laissez l'État au régalien.
Laissez les impôts bas.
Laissez les gens bosser, échanger, créer, ouvrir des ateliers et innover.
Le capitalisme libéral n'est pas parfait. C'est juste le seul système de l'histoire humaine qui sort massivement les peuples de la misère.
Je vais partir du principe que tu es de bonne foi, parce que ton raisonnement est intuitif et que 90% des gens le partagent. Mais il repose sur trois erreurs factuelles, et ça vaut le coup de les regarder calmement.
Erreur 1 : la fortune d'Elon n'est pas un tas d'argent. C'est de la propriété d'usines, de fusées et de satellites. "Prendre la moitié de sa tune", concrètement, ça veut dire forcer la vente de la moitié de SpaceX et Tesla. L'argent ne sort pas d'un coffre, il sort des entreprises elles-mêmes, qui passent sous contrôle de fonds étrangers ou d'États. Tu ne redistribues pas du cash, tu démantèles un outil de production. C'est la différence entre récolter des pommes et découper le pommier.
Erreur 2 : "ça résout énormément de problèmes dans le monde". Cette expérience a déjà été tentée, en vrai. En 2021, le directeur du Programme Alimentaire Mondial de l'ONU a affirmé que 6 milliards de Musk pouvaient "résoudre la faim dans le monde". Réponse d'Elon : décrivez-moi exactement comment, comptabilité publique à l'appui, et je vends mes actions Tesla immédiatement. Le PAM a publié son plan. Verdict : ce n'était pas "résoudre la faim", c'était nourrir 42 millions de personnes pendant un an. Un an. Puis il faut re-payer, pour toujours. Le PAM avait d'ailleurs levé 8,4 milliards l'année précédente, et la faim était toujours là. Les ONG traitent les symptômes en boucle, jamais les causes, parce que leur financement dépend de l'existence du problème.
Erreur 3, la plus importante : tu cherches ce qui sort vraiment les gens de la pauvreté. Bonne nouvelle, on a la réponse, et elle est massive. En 1990, 36% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, moins de 9%. Plus d'un milliard de personnes sorties de la misère en 30 ans. Par quoi ? Pas par la charité ni par l'aide internationale (plus de 1 000 milliards versés à l'Afrique en 60 ans pour un résultat à peu près nul). Par l'ouverture des marchés, l'industrialisation, le commerce. La Chine seule a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en abandonnant le collectivisme, pas en taxant ses entrepreneurs.
Donc fais le calcul complet. Option A : tu confisques 500 milliards, tu finances quelques années de programmes, l'argent est consommé, et tu as détruit la machine qui produisait les fusées, les voitures électriques et l'internet des zones rurales. Option B : tu laisses le meilleur allocateur de capital de sa génération réinvestir 100% de sa fortune dans des industries qui baissent les coûts pour tout le monde et emploient des centaines de milliers de personnes. L'option A soulage ta morale pendant 18 mois. L'option B sort des populations entières de la pauvreté pour toujours.
La pauvreté ne se redistribue pas. Elle se résout par la création. C'est contre-intuitif, c'est frustrant, mais c'est ce que disent 200 ans de données.
@JuanAtkinsson Ça c'est la réflexion de quelqu'un qui n'a jamais lu ni compris une fiche de paye. Heureusement ce genre de délire restera un amusement sur X.
Encore une fois : le libéralisme est l'exact opposé de l'extrême droite.
Extrême droite = État partout + restriction des libertés + usage de la violence
Libéralisme = État minimal + libertés individuelles au dessus de tout + le marché règle les conflits.
Milei est libéral.
@AuroreLalucq Créer un fond souverain en apportant les centrales nucléaires et les barrages comme première mise de fond.
Privatiser la SNCF pour économiser 30 milliards par an. Privatiser l'audiovisuel public, -4 milliards. Fermer les agences, -100 milliards. Privatiser les hopitaux, etc..
@Renaissance@BrunoLeMaire En assainissant ses finances, en baissant les charges de ceux qui en payent, en privatisant massivement, en fermant l'ENA et les sciences po.