L'art. 4 du projet de loi Ripost prévoit qu'un supporter qui a craqué un fumigène festif sans incident ou qui a traité un joueur de "pauvre type" pourra être interdit de stade pendant 24 mois, sans contrôle préalable d'un juge, avec pointage au commissariat la veille du match, le jour du match et le lendemain du match de son club et de l'équipe de France (donc tous les jours).
On va donc payer des policiers à faire signer tous les jours des centaines de supporters qui ont allumé une torche festive sur un tifo. Des policiers qui ne pourront ni prendre des plaintes ni enquêter sur des plaintes pendant ce temps-là.
Voici à quoi le gouvernement déploie actuellement ses efforts au Parlement.
Quelle honte Vincent Labrune !!!
1) La proposition de loi ne prévoit aucune présence des supporters dans les instances car vous vous y êtes opposés en auditions confidentielles au Sénat. Elle ne prévoit qu'une obligation de dialogue. Le dialogue, quelle horreur. Parler aux gueux...
2) Ça fait 12 ans qu'on dialogue avec les pouvoirs publics, les parlementaires et certains services de la FFF et de la LFP. Vous savez qui nous sommes. Surtout pas des casseurs.
3) C'est exactement comme dire qu'il ne faut pas de présidents de club dans les instances car certains sont condamnés pour malversations ou agressions sexuelles.
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Assumez que vous avez une peur bleue de la transparence.
Assumez que vous avez une peur bleue que votre entre-soi se fissure.
Assumez que vous êtes convaincus que le foot est un business et qu'il vous appartient.
Cette intervention officielle devant l'assemblée générale de la FFF est une honte. Continuez à injurier les supporters en pleine crise des droits TV. Le football français n'est pas en faillite uniquement grâce aux supporters qui vont au stade, achètent des abonnements TV et achètent des maillots. Vous devriez dire merci alors que votre gestion cataclysmique du foot professionnel mériterait que les supporters vous laissent dans votre merde.
Fasciné par ceux qui, parce que ça les arrange cette année, sont prêts à valider la règle selon laquelle les supporters d'un des clubs, lors des prochains trophées des champions, n'auraient que 1000 places sur la seule foi d'un tirage au sort.
Si on l'accepte une fois, ça deviendra la règle.
Il ne s'agit pas de défendre les supporters de tel ou tel club, mais de s'opposer à une règle nouvelle qui - alors que la rencontre n'est pas une rencontre à domicile - exclut les supporters d'une des deux équipes.
Tout comme ceux qui ont approuvé les premiers arrêtés d'interdiction de déplacement parce que ça ne concernait pas leur club et qui sont désormais outrés quand ils sont interdits de déplacement.
Et c'est la grosse faiblesse du combat des supporters. Il y a toujours une partie d'entre eux qui applaudit les dérives contre les supporters au motif que cette fois-ci, ça ne les vise pas directement.
Un jour, sur une finale de Coupe de France au Stade de France, y aura une limitation à 1000 supporters d'une des deux équipes pour des motifs bidons (au hasard, la sécurité). Et à ce moment là, le trophée des champions sera érigé en précédent.
Les supporters lensois ont été contraints dans leurs déplacement à 20 reprises cette saison, souvent forcés d'attendre des escortes sur des aires d'autoroute en pleine pampa plusieurs heures avant les matches, pratiques auxquelles tous les supporters sont désormais confrontés.
Des moments gravés à jamais dans la légende lensoise,
Des émotions indicibles, sublimées par cette ferveur unique,
Pour une véritable Œuvre d’Artésiens.
𝗙𝗜𝗘𝗥𝗦 𝗗'𝗘̂𝗧𝗥𝗘 𝗟𝗘𝗡𝗦𝗢𝗜𝗦 ❤️💛
Loi ripost au @sénat nous demandons la suppression de l’article 4.
Les supporters ne sont pas majoritairement violents.
Nous en avons fait la démonstration ce week-end encore à Lens.
109 ans d’attente. Et des générations de fans qui l’ont tant rêvé, qui en ont vécu des déceptions, des éliminations, des humiliations… Pensée pour Yann, Johan, Romain, Marcel, Yves et tous ces gens magnifiques partis trop tôt et qui étaient représentés par 55 000 Lensois ce soir
Ce tweet et vos interventions hier au Sénat sont graves car ils démontrent soit une méconnaissance du sujet, soit une dénaturation de mauvaise foi du sujet.
Les IAS ne sont pas des sanctions. Ce sont des mesures de police administrative. Or, hier, vous n'avez cessé de les qualifier de sanction.
Les transformer en sanction, sans aucune des garanties procédurales ou juridictionnelles propres au régime de sanction, est une atteinte grave et dangereuse à l'Etat de droit.
75% des IAS sont jugées illégales par le juge administratif. Et vous n'ignorez pas que, contrairement à ce qui est laissé entendre, elles ne sont que très rarement utilisées contre les violences. Elles sont utilisées massivement contre des innocents ou pour faits dérisoires. D'où l'annulation de 3 IAS sur 4.
Il est admis et démontré que les IAS sont une dérive grave qui souille les principes républicains. Fermer les yeux et appuyer sur l'accélérateur est irresponsable.
Tout comme l'omission fondamentale dans votre discours du rôle de la justice avec les interdictions judiciaires de stade. Vous admettez substituer les préfectures à l'autorité judiciaire mais sans n'offrir aucune garantie procédurale et aucun accès utile et effectif à une décision juridictionnelle. Vous laissez croire que sans les IAS, les délits en marge des matchs seraient impunis. C'est faux. Et vous le savez.
Vous négligez par ailleurs totalement d'évoquer l'obligation de pointage deux à trois fois par semaine qui détruit la vie personnelle, familiale, sociale ou professionnelle des intéressés. Alors que 3 IAS sur 4 sont illégales (mais ce n'est jugé que 3 ans plus tard), des familles ne peuvent pas partir en week-end ou en vacances à cause d'un pointage illégal et injustifié.
Vous avez fait voter et revendiquez le pointage automatique en cas d'IAS alors même que vous savez les IAS sont respectées sans que le pointage ne soit nécessaire.
Les IAS fêtent leurs 20 ans et vous savez qu'elles n'ont jamais été la solution miracle prétendue. Tout ceci est de la gesticulation politique indigne du grand serviteur de l'Etat que vous avez démontré être pendant des décennies.
Pour mémoire, le seul dispositif équivalent aux IAS en droit français, ce sont les MICAS. Ce sont des mesures contre les terroristes. Elles sont plafonnées à 3 mois (renouvelables) et le juge doit intervenir sous 72 heures. Hier, au Sénat, le Gouvernement a refusé de prévoir que le juge contrôle la légalité de l'IAS sous 4 mois au lieu de 3 ans.
Votre PJL entend étendre les IAS sur 24 mois avec pointage la veille, le jour et le lendemain du match (donc 7 jours sur 7) sans que le juge ne se prononce avant trois ans.
Aujourd'hui, le régime administratif applicable aux supporters pour fumigène ou injure est cent fois pire que celui applicable à un terroriste ou à un pédophile.
C'est un naufrage républicain. Que vous le revendiquiez sur Twitter comme si c'était un haut fait d'armes de la République est consternant.
Les préfectures font n'importe quoi avec nos libertés fondamentales. Usage abusif et désinvolte de restrictions de libertés.
Et le PJL Ripost, sans aucune étude d'impact, entend aggraver encore davantage les pouvoirs des préfectures contre les supporters. Dans l'indifférence.
Saisi par notre association, le tribunal administratif de Nîmes a suspendu l'arrêté préfectoral d'interdiction de déplacement des supporters cannois à Nîmes en Nationale 2 demain.
Merci à l' @ASCannes1902 et à la mairie de @villecannes pour leur soutien dans cette procédure.
Plus de 600 lignes dans le tableau des arrêtés et sanctions cette saison : tous les records sont battus, des arrêtés sont pris pour tout et n'importe quoi (4 rien que pour le match de Nîmes en N2 ce week-end !), jamais autant de tribunes n'ont été fermées. Je n'ai plus les mots.
Apparemment une nouvelle fois il y aurait des problèmes de plomberie au sein des DVE, avec une nouvelle fuite.
Toi aussi imagine ton contre tifo ou ton contre message.
#LOSCRCL#DVE