Soutenir l’État libanais, ce n’est pas seulement préserver sa stabilité. C’est reconnaître que la souveraineté suppose une seule armée, une seule autorité, une seule décision de guerre et de paix.
Ma tribune dans @LeDiplomateOFF
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Heureux d'avoir assisté au lancement d'un nouvel ouvrage consacré aux grands enjeux géopolitiques contemporains.
Une belle soirée de rencontres et d'échanges à Paris.
LFI regarde le Liban principalement à travers le prisme du conflit avec Israël. Une partie croissante des Libanais le regarde d'abord à travers la question de la souveraineté de leur État.
🔴#ANALYSE – Liban–Israël : Au-delà du communiqué, la question centrale de la souveraineté libanaise
Par Pierre Sassine
Le communiqué publié le 4 juin à l’issue des négociations menées sous médiation américaine entre le Liban et Israël n’a ni mis fin au conflit ni réglé les différends de fond. Pourtant, au-delà des questions de cessez-le-feu, de retrait israélien ou d’avenir du Hezbollah, il a remis au cœur du débat une interrogation essentielle : celle de la souveraineté du Liban. À travers les réactions de Joseph Aoun, Nawaf Salam, du Hezbollah et de l’Iran, cette séquence révèle une confrontation politique majeure autour du monopole de la décision nationale, de l’usage de la force et de la place du Liban dans les équilibres régionaux.
Le communiqué du 4 juin révèle la véritable nature de la crise libanaise
Le communiqué publié le 4 juin à l’issue des négociations menées sous l’égide des États-Unis entre le Liban et Israël n’a ni apporté la paix ni mis fin à la guerre. Les combats se poursuivent, les divergences demeurent profondes et les négociations doivent reprendre dans les prochaines semaines. Pourtant, en quelques heures, ce texte a produit un effet politique majeur : il a contraint chaque acteur à révéler sa position sur la question fondamentale qui traverse le Liban depuis des décennies, celle de la souveraineté.
Les débats se sont d’abord concentrés sur les modalités du cessez-le-feu, les zones dites « pilotes », le retrait israélien, le déploiement de l’armée libanaise ou encore l’avenir militaire du Hezbollah. Mais au fil des réactions et des prises de position qui ont suivi sa publication, une évidence s’est progressivement imposée : le véritable enjeu de cette séquence dépasse largement les mécanismes de sécurité évoqués dans le communiqué. Le texte du 4 juin n’a pas résolu la crise libanaise. Il en a révélé la nature. 👇👇👇
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🔴#ANALYSE – Gaza : La bataille du jour d’après, enjeu majeur du nouvel ordre régional au Moyen-Orient
Par Pierre Sassine
Alors que la guerre entre Israël et le Hamas entre dans une nouvelle phase, la question de la gouvernance de Gaza après le conflit devient centrale. Entre ambitions israéliennes, stratégie américaine, rôle des Émirats arabes unis, prudence saoudienne et avenir des Accords d’Abraham, le « jour d’après » pourrait redessiner durablement les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient.
La question centrale : qui gouvernera Gaza après le Hamas ?
La guerre de Gaza ne se joue plus seulement dans les ruines de Gaza. Elle se joue aussi dans les capitales, les chancelleries, les chaînes d’information israéliennes, les cercles sécuritaires du Golfe et les réunions américaines. Derrière l’offensive militaire contre le Hamas se dessine désormais une autre bataille, plus discrète mais décisive : celle du jour d’après.
Israël poursuit l’élimination méthodique des cadres militaires du Hamas. Après avoir annoncé, le 16 mai, la mort d’Ezz al-Din al-Haddad, présenté comme le chef de la branche armée du mouvement à Gaza, les autorités israéliennes ont affirmé avoir visé un autre responsable militaire du Hamas le 26 mai. Cette séquence ne relève pas seulement de la logique punitive ou tactique. Elle traduit une volonté plus large : empêcher que le Hamas puisse reconstituer, après la guerre, le même appareil politico-militaire autour des mêmes figures, des mêmes réseaux et des mêmes équilibres internes.
Mais éliminer une structure militaire ne suffit pas à produire un ordre politique stable. C’est là que commence la vraie difficulté. Car la question n’est plus seulement : comment affaiblir le Hamas ? Elle devient : qui gouvernera Gaza après lui ?
C’est dans ce contexte que réapparaissent les scénarios autour d’une administration palestinienne alternative, soutenue par certains États arabes, avec un rôle possible des Émirats arabes unis et de figures comme Mohammed Dahlan. Ancien responsable sécuritaire du Fatah à Gaza, adversaire du Hamas, exilé à Abou Dhabi et proche des réseaux émiratis, Dahlan incarne un modèle très particulier : un nationalisme palestinien non islamiste, sécuritaire, compatible avec une logique régionale anti-Frères musulmans et potentiellement acceptable pour Israël.
Le choix émirati n’est pas anodin. Depuis des années, Abou Dhabi cherche à exister par la vitesse, l’audace diplomatique et l’efficacité stratégique, là où l’Arabie saoudite avance souvent avec plus de prudence en raison de son poids religieux, symbolique et politique. Les Émirats n’ont ni la centralité démographique, ni la profondeur religieuse, ni la charge historique de Riyad. Ils compensent donc par la projection : ports, finance, technologie, influence sécuritaire, diplomatie offensive et lutte contre l’islam politique.
Les Accords d’Abraham ont été, pour eux, un moment fondateur. Ils ont permis aux Émirats de se présenter comme le laboratoire arabe d’un nouvel ordre régional : normalisation avec Israël, coopération économique, coordination sécuritaire, modernité assumée et refus de laisser la question palestinienne bloquer toute recomposition stratégique.
C’est ici que Gaza devient plus qu’un champ de bataille. Gaza devient un test. Peut-on transformer une victoire militaire contre le Hamas en nouvel arrangement politique régional ? Peut-on substituer à une gouvernance islamiste un dispositif palestino-arabe soutenu par le Golfe, toléré par Israël et adossé aux États-Unis ? Peut-on faire du jour d’après non seulement une reconstruction administrative, mais une pièce du grand puzzle des Accords d’Abraham ?
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#Paris à nouveau dans les ténèbres chaotiques ! Incendies, pillages, destructions... Des "incidents" ? Non, l'enfer ! Le @CniParis salue les forces de l'ordre et pompiers qui ont dû faire face aux racailles decervelees habituelles. Espérons 2027 pour entamer la reconstruction !
🔴#ANALYSE – Présidentielle 2027 : La crise de l’incarnation politique française
Par Pierre Sassine
Une multiplication des ambitions qui révèle la crise de l’incarnation politique sous la Ve République
À un an de l’élection présidentielle de 2027, la France semble déjà entrée dans une campagne permanente. Pourtant, derrière la multiplication des candidatures potentielles se dessine une interrogation plus profonde : celle d’un pays qui peine désormais à faire émerger une figure capable d’incarner une vision nationale commune dans une société toujours plus fragmentée.
Une campagne présidentielle déjà omniprésente
À un an de l’élection présidentielle de 2027, la France connaît déjà une situation politique singulière. Jamais, sous la Ve République, autant de responsables politiques n’ont semblé vouloir se projeter aussi tôt dans la course à l’Élysée. Ministres, anciens Premiers ministres, présidents de partis, figures médiatiques ou responsables locaux multiplient les déplacements, les interventions et les signaux de candidature. Officiellement, la campagne n’a pas commencé. En réalité, elle paraît permanente.
Cette multiplication des ambitions pourrait être interprétée comme le signe d’une démocratie vivante. Elle révèle peut-être au contraire une difficulté plus profonde : celle d’un pays qui peine désormais à faire émerger une incarnation politique capable de dépasser les fragmentations idéologiques, territoriales, culturelles et mémorielles qui traversent la société française.
Sous la Ve République, l’élection présidentielle n’a jamais été une élection comme les autres. Le président n’est pas seulement un chef de majorité ou un gestionnaire de l’administration. Il est censé porter une continuité historique, une certaine idée de la nation et une capacité de rassemblement. La fonction présidentielle française repose sur une dimension presque monarchique héritée du gaullisme : le chef de l’État doit incarner quelque chose qui dépasse sa propre personne.
Durant plusieurs décennies, cette logique a structuré la vie politique française. Charles de Gaulle incarnait le redressement national et la souveraineté retrouvée. François Mitterrand portait l’idée d’une alternance historique après des décennies de domination gaulliste et centriste. Jacques Chirac conservait encore une forme de synthèse populaire et institutionnelle capable de parler à des France très différentes. Nicolas Sarkozy incarnait ensuite une présidence plus directe, plus personnalisée et plus exposée médiatiquement. François Hollande marqua au contraire une forme de normalisation du pouvoir présidentiel, davantage construite autour de la gestion et de l’équilibre que de l’incarnation verticale traditionnelle de la fonction. Emmanuel Macron tenta enfin de réintroduire une logique de dépassement des anciens partis et de réaffirmation de la centralité présidentielle dans un paysage politique déjà profondément fragmenté.👇👇👇
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#Liban : Quelle belle soirée de solidarité hier, autour du président d’APCO @FrancoisFillon , des témoignages forts et une mobilisation formidable.
Merci à tous pour votre présence et votre générosité
Ensemble, continuons à agir 👉
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Il y a six ans, certains voyaient dans le cannabis médical des milliards et des promesses électorales.
D’autres posaient une question plus simple : qui contrôle réellement le territoire et les réseaux au Liban ?
Le temps a répondu.
https://t.co/xo0JoWT4SJ
Il y a six ans, certains voyaient dans le cannabis médical des milliards et des promesses électorales.
D’autres posaient une question plus simple : qui contrôle réellement le territoire et les réseaux au Liban ?
Le temps a répondu.
السذاجة التي كانت سائدة قبل ٦ سنوات لم تعد موجودة.
يومها، رأى البعض مليارات ال$. ورأى آخرون سؤالًا أبسط: من يسيطر فعليًا على الأرض، وعلى شبكات النفوذ، وعلى موازين القوى في لبنان؟
وتضاف إلى ذلك الزبائنية الانتخابية وصفقة الدولارات.
للأسف… الزمن أجاب.
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السذاجة التي كانت سائدة قبل ٦ سنوات لم تعد موجودة.
يومها، رأى البعض مليارات ال$. ورأى آخرون سؤالًا أبسط: من يسيطر فعليًا على الأرض، وعلى شبكات النفوذ، وعلى موازين القوى في لبنان؟
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للأسف… الزمن أجاب.
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Le Liban dénonce régulièrement les ingérences étrangères tout en laissant subsister les fragilités internes qui rendent précisément ces ingérences possibles.
🇱🇧🔥 Au Liban, les crises deviennent souvent diplomatiques avant même d’avoir été traitées intérieurement.
Mon nouveau texte dans : @LeDiplomateOFF
« Au Liban, gouverner sans être responsable »
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Le problème libanais n’est plus seulement les armes du Hezbollah, mais la normalisation progressive du rapport de domination depuis Doha 2008.
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Entre le 6 mai et le 25 mai, le Liban expose peut-être malgré lui la réalité la plus profonde de sa crise : une souveraineté fragmentée produisant des mémoires parallèles.
https://t.co/9Wj4hFCnx2
Entre le 6 mai et le 25 mai, le Liban expose peut-être malgré lui la réalité la plus profonde de sa crise : une souveraineté fragmentée produisant des mémoires parallèles.
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