Aujourd’hui, pour la première fois, un historien entre au Panthéon.
Résistant, passionné des libertés et amoureux de la France, Marc Bloch appartient désormais à l’Histoire. Fondateur de la revue des Annales, ce médiéviste nous lègue une leçon inestimable de courage et d’intelligence.
Mobilisé dans la Grande Guerre, il s’engage dans la campagne de 1940, à 53 ans ! Il impute cette Étrange défaite à « la faiblesse collective �� des élites. Estimant qu’il « n’est pas de salut sans une part de sacrifice », il entre en Résistance, « canne à la main », jusqu’au don de la vie, lorsqu’il est fusillé le 16 juin 1944.
Renvoyé de la Sorbonne, Marc Bloch est resté fid��le, tout au long de sa vie, à sa vocation de chercheur. Il s’est efforcé de cerner le passé sans préjugé. Avec une hauteur de vue peu commune, il voulut ainsi comprendre ses persécuteurs dans Apologie pour l’histoire sans chercher à les juger a priori. Ses intuitions demeurent encore une source d’inspiration pour les nouvelles générations d’historiens.
« Nourri de son héritage spirituel et de son histoire », Marc Bloch aimait la France, cette « patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture, j’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel ». Il a prouvé son attachement à son pays jusqu’au sacrifice ultime. Sa leçon de vie nous oblige.
Toutes mes félicitations à Claire Thoury, nouvelle présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui devient la première femme à prendre la tête de cette institution, succédant à Thierry Beaudet. Tous mes vœux de réussite l’accompagnent !
441 nouveaux magistrats !
Un effort sans précédent. 441 nouveaux magistrats rejoindront les différents tribunaux de notre pays dès le mois de septembre.
Ce renfort inédit est un signal majeur, preuve que l’État s’engagera pleinement pour permettre de répondre au plus vite aux besoins de justice de nos concitoyens.
Dans quelques semaines, ces magistrats viendront donc renforcer le service public de la Justice partout dans notre pays. Ils sont issus des nouvelles promotions de l’École nationale de la Magistrature (ENM), désormais beaucoup plus importante pour répondre efficacement à l’activité des juridictions. Les résultats concrets ? Des audiences pourront être tenues plus rapidement, les victimes seront mieux accompagnées, les décisions seront rendues dans des délais plus courts.
De nombreuses juridictions vont être ainsi renforcées, partout sur le territoire, selon la répartition suivante :
- 4 postes pour le ressort de la Cour d’appel d’Agen, dont 1 au tribunal judiciaire d’Auch et 2 au tribunal judiciaire de Cahors.
- 20 postes pour le ressort de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, dont 3 au tribunal judiciaire de Digne et 7 au tribunal judiciaire de Marseille.
- 37 postes pour le ressort de la Cour d’appel d’Amiens, dont 1 au tribunal judiciaire d’Amiens, 7 au tribunal judiciaire de Beauvais, 5 au tribunal judiciaire de Compiègne, 4 au tribunal judiciaire de Laon, 4 au tribunal judiciaire de Saint-Quentin, 7 au tribunal judiciaire de Senlis et 3 au tribunal judiciaire de Soissons.
- 7 postes pour le ressort de la Cour d’appel d’Angers, dont 1 au tribunal judiciaire d’Angers, 2 au tribunal judiciaire de Laval et 3 au tribunal judiciaire du Mans.
- 7 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Bastia, dont 4 au tribunal judiciaire d’Ajaccio et 1 au tribunal judiciaire de Bastia.
- 12 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Besançon, dont 1 au tribunal judiciaire de Belfort, 1 au tribunal judiciaire de Besançon, 3 au tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier, 3 au tribunal judiciaire de Montbéliard et 1 au tribunal judiciaire de Vesoul.
- 9 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Bourges, dont 3 au tribunal judiciaire de Bourges et 1 au tribunal judiciaire de Châteauroux.
- 14 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Caen, dont 1 au tribunal judiciaire d’Argentan, 1 au tribunal judiciaire de Caen, 2 au tribunal judiciaire de Cherbourg et 5 au tribunal judiciaire de Coutances.
- 4 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Chambéry, dont 1 au tribunal judiciaire de Bonneville et 1 au tribunal judiciaire de Thonon-les-Bains.
- 6 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Colmar, dont 1 au tribunal judiciaire de Mulhouse.
- 9 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Dijon, dont 3 au tribunal judiciaire de Chalon-sur-Saône et 3 au tribunal judiciaire de Chaumont.
- 42 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Douai, dont 2 au tribunal judiciaire d’Arras, 3 au tribunal judiciaire d’Avesnes-sur-Helpe, 6 au tribunal judiciaire de Béthune, 3 au tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, 5 au tribunal judiciaire de Cambrai, 1 au tribunal judiciaire de Douai, 5 au tribunal judiciaire de Dunkerque, 4 au tribunal judiciaire de Saint-Omer et 4 au tribunal judiciaire de Valenciennes.
- 5 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Grenoble, dont 1 au tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu et 2 au tribunal judiciaire de Valence.
- 5 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Limoges, dont 1 au tribunal judiciaire de Brive, 1 au tribunal judiciaire de Guéret, 1 au tribunal judiciaire de Limoges et 1 au tribunal judiciaire de Tulle.
- 12 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Lyon, dont 5 au tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse, 1 au tribunal judiciaire de Roanne et 3 au tribunal judiciaire de Saint-Étienne.
- 10 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Metz, dont 2 au tribunal judiciaire de Metz, 2 au tribunal judiciaire de Sarreguemines et 4 au tribunal judiciaire de Thionville.
- 10 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Montpellier, dont 2 au tribunal judiciaire de Béziers, 1 au tribunal judiciaire de Carcassonne, 1 au tribunal judiciaire de Montpellier, 1 au tribunal judiciaire de Narbonne et 1 au tribunal judiciaire de Rodez.
- 10 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Nancy, dont 2 au tribunal judiciaire d’Épinal, 1 au tribunal judiciaire de Nancy, 2 au tribunal judiciaire de Val-de-Briey et 1 au tribunal judiciaire de Verdun.
- 8 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Nîmes, dont 2 au tribunal judiciaire d’Avignon, 1 au tribunal judiciaire de Carpentras et 3 au tribunal judiciaire de Mende.
- 8 postes pour le ressort de la Cour d’appel d’Orléans, dont 1 au tribunal judiciaire de Blois et 2 au tribunal judiciaire de Montargis.
- 67 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Paris, dont 4 au tribunal judiciaire d’Auxerre, 12 au tribunal judiciaire de Bobigny, 13 au tribunal judiciaire de Créteil, 15 au tribunal judiciaire d’Évry, 1 au tribunal judiciaire de Fontainebleau, 14 au tribunal judiciaire de Meaux et 1 au tribunal judiciaire de Sens.
- 3 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Poitiers, dont 1 au tribunal judiciaire de Niort et 1 au tribunal judiciaire de Poitiers.
- 14 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Reims, dont 1 au tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne, 6 au tribunal judiciaire de Charleville-Mézières et 4 au tribunal judiciaire de Troyes.
- 4 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Rennes, dont 2 au tribunal judiciaire de Nantes et 1 au tribunal judiciaire de Saint-Nazaire.
- 16 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Riom, dont 1 au tribunal judiciaire d’Aurillac, 1 au tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand, 1 au tribunal judiciaire de Cusset, 3 au tribunal judiciaire du Puy-en-Velay, 2 au tribunal judiciaire de Montluçon et 3 au tribunal judiciaire de Moulins.
- 26 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Rouen, dont 12 au tribunal judiciaire d’Évreux, 5 au tribunal judiciaire du Havre et 1 au tribunal judiciaire de Rouen.
- 30 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Versailles, dont 4 au tribunal judiciaire de Chartres, 1 au tribunal judiciaire de Nanterre, 10 au tribunal judiciaire de Pontoise et 2 au tribunal judiciaire de Versailles.
- 16 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Basse-Terre, dont 6 au tribunal judiciaire de Basse-Terre et 8 au tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre.
- 9 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Cayenne, dont 6 au tribunal judiciaire de Cayenne.
- 8 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Fort-de-France, dont 7 au tribunal judiciaire de Fort-de-France.
- 9 postes pour le ressort de la Cour d’appel de Saint-Denis de La Réunion, dont 6 au tribunal judiciaire de Mamoudzou.
Ce renfort de magistrats, je m’y étais engagé dès mon arrivée Place Vendôme. L’augmentation du budget de la Justice a toujours été une priorité pour laquelle je me suis battu. Jamais ce ministère n’aura connu un budget si élevé, avec une loi de programmation respectée.
Un budget renforcé et des moyens humains mobilisés, donc, pour continuer à construire un service public de la Justice plus rapide, plus à l’écoute des victimes et plus proche des citoyens.
L’anniversaire de Philippe Séguin est l’occasion de rappeler à tous que le gaullisme (en tout cas le sien) est le contraire de la droitisation. C’est une soif de justice sociale dans l’ordre et dans le respect de l’intérêt national. C’est l’écoute et le soutien aux plus faibles, aux plus humbles, aux plus modestes qui ne sont pas « trop payés ». C’est une lutte contre l’égoïsme.
Honte et horreur. @avital_colette , membre du conseil @yadvashem et ancienne députée foulée aux pieds et jetée au sol à 86 ans dans une manifestation. Qu’elle tristesse de voir cette grande dame d’Israel traitée ainsi par les services de securité d’un pays qu’elle aura passé sa vie à servir. Je lui adresse toute mon amitié et ma solidarité.
Cher @JLBorloo ,nous partageons une même lecture à la fois trés inquiète et pleine d’optimisme de la situation de la 🇫🇷
Déplaçons les lignes pour nous consacrer aux enjeux d’avenir essentiels,la jeunesse de loin en priorité,la confiance dans les acteurs de proximité et l’organisation du pays.
Je veux dire sincèrement à nos compatriotes que je mesure leurs attentes et que je connais les difficultés.
Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver.
65% de la sécurité sociale est financée par le travail, alors que les risques qu’elle couvre sont universels.
Le sujet, c’est de réduire la charge qui pèse sur le travail qui touche tant les salariés que les employeurs.
Il est dès phrases et des symboles qui font froid dans le dos. Une partie de la gauche française a définitivement décidé d’être « reverse Trumpiste » et populiste. l’autre partie est bien muette …..merci @PKlugman de ne jamais rien laisser passer @yadvashem
Absent de la commémoration du Vel
d’hiv qui avait décimé sa circonscription @CaronAymericoff a réussi l’exploit de tweeter pendant qu’elle se tenait « que le nazisme est en Israël ». Pour contester la proposition de loi @CarolineYADAN pour contrer la banalisation de la Shoah, il en dénature les termes tout en m’injuriant. Harceler et menacer ceux qui s’opposent à l’emploi abusif du qualificatif de génocide à la tragédie gazaouie n’est pas une manière acceptable de faire valoir le droit ou le débat. Mon thread ci après 👇🏻
1) Seul regret: le mot « salopard », qui ne correspond pas à mon exigence du débat public (la colère parfois submerge…).
Pour le reste, ni excuse, ni pardon.
La gauche républicaine que je défends refuse la complaisance avec l’antisémitisme et le renoncement à l’universalisme.