Nous étions mobilisés ce matin contre l'AG de Carrefour.
Carrefour a ouvert un magasin en Israël et des franchises dans les colonies israéliennes en passant des accords avec un ministre sous mandat d'arrêt international. L'enseigne et son PDG, Alexandre Bompard, sont complices du génocide en cours à Gaza.
La France doit mettre la pression à ses entreprises pour qu'elles cessent les partenariats avec le gouvernement d'extrême droite israélien !
#BoycottCarrefour
Je me suis rendu cet après-midi au centre de rétention administrative du Canet, à Marseille, à l'invitation de la Cimade, suite à la publication de leur rapport annuel sur les CRA.
J'ai pu constater les problèmes d'accès aux soins, aux produits sanitaires, aux droits et aux visites auxquels les personnes retenues sont confrontées. Retenir jusqu’à 90 jours des personnes qui n’ont commis aucun délit, au mépris de leurs libertés fondamentales, n’est pas digne d’un pays démocratique.
Une sanction contre 4 organisations et 3 colons. C’est donc ça la réponse de l’UE au génocide des Palestiniens depuis 2 ans ?
Comment pouvez-vous vous regarder dans le mirroir ?
Vous avez du sang sur les mains !
Des supporters néonazis de Nice ont semé hier soir la terreur dans les rues de Paris attaquant un bar et des passants au hasard dans le quartier du Canal Saint-Martin.
Patrick Bruel, ou l'anatomie d'une impunité
Il y a des affaires qui, au-delà des faits qu'elles révèlent, disent quelque chose de l'état d'une société. L'affaire Patrick Bruel en fait partie. Derrière le nom d'une star adulée depuis quarante ans, ce sont des dizaines de témoignages qui s'accumulent aujourd'hui, et avec eux la mise au jour d'une mécanique : celle d'un homme puissant, de victimes choisies pour leur vulnérabilité, et d'une justice qui, pendant trois décennies, a regardé ailleurs.
Lisons-les, ces témoignages. Lisons-les vraiment.
« Je suis toute seule, il est en peignoir. Il ferme la porte à clé. »
« La langue d'un homme de 33 ans dans la bouche d'une fille de 15 ans, c'était choquant. Il me dégoûtait. »
« Je me revois dans son lit, allongée sur le côté, en train de me faire sod**ser. Je ne suis pas dans mon corps. »
« J'ouvre les yeux, il est en train de me remettre et de me reboutonner mon pantalon sur son lit, et il me dit : "Bon, allez, il est l'heure, je te ramène !" Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, je suis incapable de réagir. »
Esthéticiennes, masseuses, kinés, stagiaires, figurantes, bénévoles, hôtesses, assistantes, mannequins débutantes, adolescentes. Patrick Bruel est accusé d'avoir agressé des dizaines de femmes, et la liste des métiers concernés n'a rien d'un hasard.
L’agression pour asseoir son pouvoir
« Patrick Bruel s'en prend à des femmes qui sont souvent subordonnées. Il s'est attaqué à moi parce que j'étais une débutante, pas connue. » C'est l'une des femmes qui parle, et tout est dit. Cette phrase, à elle seule, n'est pas le récit d'un incident : c'est la description d'une méthode.
Le décor, d'ailleurs, ne varie pas. Loges, chambres d'hôtel, cabines de massage, domiciles. Elle est seule, elle est là pour bosser, et c'est lui qui décide quand ça commence et quand ça finit. L'asymétrie n'est pas un détail du tableau : c'est l'outil. L'agression n'est pas un dérapage, un moment d'égarement ou une « zone grise » ; c'est un acte pensé et conscient par lequel il affirme son pouvoir.
Et ce pouvoir, il le revendique. « Mais tu es qui ? Personne ne te croira. Tu n'es rien. » Il l'a dit, aussi franchement que ça, à plusieurs de ses victimes. Il sait ce qu'il a fait, mais il a conscience que son statut lui permet tout. « Tu te souviens ? » c'est aussi ce qu'il aurait murmuré à Flavie Flament, au détour d'un couloir à TF1, des années après les faits qu'elle décrit. Il n'avait pas oublié. Et il voulait que sa victime non plus.
Certaines, depuis, ont fait carrière comme Flavie Flament qui est devenue une animatrice célèbre. Mais il aura fallu trente ans pour qu'elles arrivent à en parler, et surtout pour qu'elles soient prises au sérieux.
Trente ans de classements sans suite
Car ce que cette sombre affaire met au grand jour, c'est aussi et peut-être surtout l'inaction de la justice. Pendant des années, des femmes ont porté plainte. Pendant des années, ces plaintes ont été classées sans suite.
En 2019, cinq masseuses portent plainte. Le chanteur conteste tout. En décembre 2020 : classement sans suite, « pas d'éléments ». Une plainte pour tentative de viol est déposée en 2020 : elle aussi, classée. En 2021, une autre plainte est déposée ; classée en 2022. Encore.
Pendant que les plaignantes payaient, lui prospérait.
Pour ses victimes : frais d'avocat, burn-out, démission, thérapie, harcèlement par les fans. Pour Patrick Bruel : concert des Enfoirés tous les ans, Fête de la musique sur France 2, relayeur de la flamme olympique, hommage à Manouchian au Panthéon, son hôtel-spa de luxe, sa série sur TF1, sa tournée des 35 ans. Le « coût social » de la parole, ce n'est pas une métaphore théorique pour colloque universitaire. Et c'est les victimes qui le paient.
Si plusieurs plaintes sont aujourd'hui rouvertes, c'est parce que des dizaines de nouveaux témoignages se sont accumulés. Mais soyons lucides : sans la notoriété aujourd'hui acquise par certaines de ses victimes, sans le bruit médiatique qu'elles ont, à force, réussi à imposer, Patrick Bruel profiterait toujours d'une pleine quiétude. C'est un révélateur d'impunité et un rappel brutal de ce que coûte le silence imposé aux femmes ordinaires, à celles qui n'ont pas de tribune pour se faire entendre.
Une mécanique de pouvoir et de classe
Voilà, donc, ce qu'on a en face de nous. Une justice qui classe vite. Des institutions qui chaperonnent au lieu de sanctionner. Des femmes choisies parce qu'elles ne peuvent pas répliquer. Et un homme qui, pendant trente ans, a continué.
Tirons-en les leçons politiques qui s'imposent. Les violences sexuelles ne sont pas une affaire de mœurs, ni une question de tempéraments individuels qu'on régulerait à coups de campagnes de sensibilisation. C'est une mécanique de pouvoir et de classe : ce sont des hommes puissants qui s'attaquent à des femmes précaires, dans des rapports de subordination professionnelle, en sachant que le système les protégera.
Et tant qu'on ne le dit pas comme ça, tant qu'on continue à traiter chaque affaire comme un cas isolé, un « dérapage » regrettable, une « époque » révolue on ne s'en sortira pas.
Aux femmes qui ont parlé, dans cette affaire comme dans toutes les autres : nous vous croyons. Et nous continuerons à nous battre, jusqu'à ce que la justice cesse de protéger les puissants.
Hier à Paris les hooligans néo-nazis niçois ont cherché les affrontements avec des passants qu’ils jugeaient trop « Mélenchon »
Durant leurs attaques sur d’autres supporters ils ont utilisé couteau & tesson de bouteille dans le dos et à la gorge
Ce pays a besoin d’antifascistes
Ce vendredi 8 mai des colons israéliens ont forcé les habitants d'un village palestinien à exhumer le corps d'un homme récemment enterré sous prétexte qu'il était "trop proche de leur colonie." Quand s'arrêteront les crimes des colons ? https://t.co/vYmXFo5XzY
Le sommet France-Afrique, renommé Africa Forward et qui s’est tenu ces 11 et 12 mai au Kenya, remet en lumière la posture néocoloniale de Paris sur le continent. À Nairobi, les organisations progressistes ont manifesté malgré la répression. https://t.co/Zp3eNQmHeV
Fin mars à Strasbourg, 47 étudiant·es étranger·es ont été exclu·es.
Leur faute ? Ne pas avoir pu payer les 3941€ exigés par l’université pour leurs frais de scolarité.
Cette purge xénophobe n'est pas terminée : 1/4 des étudiant·es étranger·es en master sont menacés. La honte !
À Madrid le cas de Juan Carlos Upaniez fait figure de symbole.
À 66 ans il a été expulsé de chez lui malgré la solidarité de ses voisins.
Ici comme en France, la question du logement de nos https://t.co/a9vWdfHzKk.s est un enjeu pour l’avenir.
Après plusieurs mois de travaux dans le cadre de la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire menée avec @VSpillebout, nous avions fait le choix de constituer un comité de suivi réunissant collectifs de victimes, fédérations de parents d'élèves, syndicats représentatifs des personnels et chercheurs.
Son objectif : nous accompagner dans la mise en œuvre concrète des 50 recommandations formulées par la commission et maintenir une vigilance collective sur la protection des enfants.
Fierté aujourd’hui de le voir réuni à nouveau, auditionné à l’Assemblée nationale à l’occasion de la préparation de l’examen de la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire.
Le parquet a voulu ce procès sans victime, sans partie civile, sans plainte et sans préjudice. Il a d’ailleurs fini par le reconnaître lui-même en formulant des réquisitions particulièrement légères.
Je suis contente d’en avoir fini avec cette histoire, qui a été une véritable souffrance pour moi, tant certains journalistes s’en sont saisis pour me dénigrer.
Les réquisitions de la procureure montrent que cette affaire aurait mérité un classement sans suite.
Ce sera ma dernière prise de parole sur ce sujet, car cette histoire est désormais derrière moi.