Combien d'entre vous connaissent la femme qui a abattu un officier allemand en plein Paris à 19 ans, survécu à la Gestapo, et vécu 20 ans plus tard dans la jungle avec les Viêt-cong ?
Elle s'appelle Madeleine Riffaud. Elle naît le 23 août 1924 dans un village de la Somme, fille unique de deux instituteurs.
Enfant, elle passait ses vacances à côté d'Oradour-sur-Glane, chez une autre famille d'instituteurs. Le 10 juin 1944, les SS massacrent le village. Ses hôtes sont parmi les 643 morts.
Elle a rejoint les FTP, les Francs-tireurs et partisans, le principal réseau de résistance armée en France. Après Oradour, la consigne tombe : chaque membre doit abattre un Allemand.
Le dimanche 23 juillet 1944, elle roule à vélo le long de la Seine. Les Parisiens profitent du soleil. Sur le pont de Solférino, elle repère un militaire allemand isolé.
Elle attend qu'il se retourne, parce qu'elle refuse de tirer dans le dos. Deux balles.
Elle remonte en selle. Une voiture la percute presque aussitôt : au volant, le chef de la milice de Versailles, en promenade avec sa femme. Il la livre à la Gestapo contre une prime de 10 000 francs.
Rue des Saussaies, elle invente un mobile pour protéger ses camarades. Elle aurait voulu venger son fiancé, tué par les Allemands. Personne ne la croit.
On la torture des semaines. On la condamne à mort. Elle a 19 ans, et dans sa cellule, elle écrit un poème en guise de lettre d'adieu.
À la mi-août, un accord négocié par le consul de Suède vide les prisons parisiennes. Elle en sort vivante, à quelques jours de la Libération.
Le 23 août 1944, jour de ses 20 ans, son groupe attaque un train et capture 80 soldats allemands. Les FFI, l'armée qui rassemble tous les résistants sous un même commandement, lui remettent un brevet de lieutenant.
Le 31 août, elle est démobilisée. Pour rester dans l'armée avec ses camarades, il lui faudrait l'autorisation de son père : elle est mineure.
Alors elle est allée voir les guerres des autres. L'Algérie, puis le Viêt Nam, où elle fut l'une des rares journalistes occidentales à vivre à l'intérieur du maquis, du côté des combattants.
Du pont de Solférino, elle disait ceci : tuer un homme, ça vous hante à vie.
Elle s'est éteinte le 6 novembre 2024, à 100 ans. Elle était née il y a exactement 102 ans, aujourd'hui.
C’est ça revenons à vos insultes initiales : que dire d’un type qui affirme « tout adhérent au PCF affiche donc, très officiellement, qu'il souhaite lui aussi déporter ses opposants politiques dans des camps de concentration. » ? Comment peut on dire une monstruosité pareille ?
Retirez ça et on peut débattre de tout, et même vous convaincre qu’on peut être communiste en 2026 et condamner sans réserve la perversion sanguinaire que fut le stalinisme.
Sans renoncer à l’idéal qui faisait combattre Manouchian, Picasso, Eluard et les millions d’hommes qui ont été communistes, et qui nous fait encore combattre aujourd’hui…
Ne désespérez pas, encore un peu d’anticommunisme primaire et je suis convaincu qu’elle vous donnera son amitié !
Sinon, Staline n’était pas mon ami, ni celui des communistes d’ailleurs, il en fait exécuter beaucoup plus que ce que aimeriez pouvoir le faire 😊 …mais nous sommes toujours là
Tillon (effectivement exclus (à tort ) longtemps après la fin de la guerre par un parti sclérosé et encore marqué par le stalinisme) dénonce le fascisme hitlerien et Duclos/Thorez appellent à refuser la soumission, pendant que vos amis votent les pleins pouvoirs a Pétain, mais ce sont eux les « collaborateurs »… lunaire
Si votre amie Marine gagne les élections vous serez aux anciens combattants…
Vous n’argumentez rien du tout et ne répondez pas aux éléments factuels que j’ai posés : aucun historien sérieux ne soutient la thèse farfelue de la « collaboration du PCF ». A la fin de la guerre, le PCF et ses milliers de héros fusillés fait 30%, et Thorez et Tillon sont ministres et gouvernent la France avec de Gaulle, pendant que vos amis de Vichy sont en prison : fin de l’histoire.
Quant aux khmers rouges, soutenus par vos potes de la CIA, ils on été dégagés par mes camarades vietnamiens…
Relisez bien le texte initial … accuser le PCF de collaboration est également un scandale qu’aucun historien ne reprend (que la ligne entre 39 et 40 ait été incertaine et critiquable, pas de problème, mais parler de collaboration c’est reprendre le discours des post vichystes vaincus …)
On dirait qu’il y en a qui, en prévision du retour éventuel de Vichy, se préparent des certificats d’anticommunisme, au cas où il faudrait à nouveau les présenter en préfecture…
Ils sont merveilleux. Tu dis : cela fait un siècle que les communistes savent, pour le goulag. Mais cela ne les dérange pas; car pour eux, les opposants au communisme ne sont, au fond, que des chiens à abattre.
Et un communiste répond : c'est pas vrai - décidément, "tout anticommuniste est un chien…"
Merci, camarade.😅
@Roi_Orycteropes@FrancoisCame Donc le PCF a collaboré avec les nazis et à la fin de la guerre, il a tellement collaboré qu’il fait 30% aux élections et Thorez et Tillon sont ministres …délirant …
Initiative individuelle de militants déboussolés par le pacte germano soviétique et rapidement condamnée par le parti ! Renseignez-vous un peu... Aucun des résistants gaullistes donc non communistes n’a jamais accusé le PCF d’avoir collaboré : c’est une ignominie que seule l’extrême droite post vichyste a colporté et qu’aucun historien sérieux ne valide
« 7300 morts cet été !
C’est une violence de classe, les riches ne meurent pas de la canicule.
Qui étaient donc ces morts ? Qui est responsable ? Nous voulons le savoir, une commission d’enquête s’impose. »
Fabien Roussel en direct des Universités d’été du PCF.
De quelle infamie parlez vous ? Charles Tillon, qui deviendra le chef des FTP, héros de la lutte armée en France (quand de Gaulle appelait à la modération), appelle à la résistance le 17 juin 1940 (24 heures avant le 18…) ; dès les premiers jours de juillet les communistes sont pourchassés, le premiers actes de résistance en France en Novembre 40 sont le fait de jeunes communistes…et 8 mois après (certes après l’invasion de l’URSS mais ils se préparaient à se battre bien avant), le PCF lance la lutte armée …qui fit mieux qu’eux sur le territoire national ?
Coucou : on parle du PCF (qui veut dire Parti Communiste Français et dans Parti Communiste Français, il y a Français …) et les paysans Français quand on leur parle des communistes, ils pensent surtout à André Chassaigne, député PCF, qui a fait voter une loi leur garantissant une retraite digne !
Quelle ridicule ignominie : faire des adhérents du PCF, le parti du front populaire, des congés payés, de la résistance, des déportés et des héros fusillés par les nazis, de la sécurité sociale, des luttes anti-coloniales, celui de Picasso, d’Eluard et d’Aragon …les « complices du goulag » qu’ils ont condamné il y a plus de 50 ans…comme disait Sartre, tout anticommuniste est un chien…
C'est un anniversaire dont on parle trop peu : cela fait un siècle maintenant qu'on sait la vérité sur le Goulag.
Je me suis amusé à faire une liste, non exhaustive, des livres qui en ont parlé.
Les premiers sont sortis il y a 100 ans, voire un peu plus. Et beaucoup d'autres ont suivi. ⬇️
En clair : cela fait donc un siècle que quiconque adhère au Parti Communiste sait que le Goulag existe... Mais que cela ne le dérange pas.
Cela fait 100 ans que tout adhérent au PCF affiche donc, très officiellement, qu'il souhaite lui aussi déporter ses opposants politiques dans des camps de concentration.
Qui firent officiellement 1,6 million de morts, en URSS. Et près de 3 millions, en réalité. (*)
Cela fait donc un siècle que des gens comme Ian Brossat @IanBrossat mettent - en toute connaissance de cause - des guillemets à "victimes", quand on parle du communisme. Pour mieux dire que ces 3 millions de morts... l'avaient bien cherché.
Un siècle d'ignominie - et aucune cérémonie, aucune festivité pour marquer le coup, au siège du Parti ?
Voilà un centenaire dont on parle trop peu...
(*) Trois millions de morts au Goulag. Auxquels il faut rajouter les exécutions (1 million), les déportations, les "peuplements spéciaux", qui portent le chiffre à 15 millions de morts. Sans compter les famines (6 à 8 millions).
Ouvrages sur le Goulag, publiés en Occident
1924. Sergey Melgunov : "La Terreur rouge en Russie". Ouvrage documentaire sur les répressions bolcheviques dès 1918-1922, incluant les premiers camps.
1925. S. A. Malsagoff. "Solovki. Île des tortures et de la mort" – Notes de l’officier S. A. Malsagov, évadé de Solovki.
1927. Raymond Duguet : "Un bagne en Russie rouge". Témoignages sur les îles Solovki (premier grand camp de "rééducation par le travail" dès 1923).
1931. Ivan Matveïevitch Zaïtsev : "Solovki, lieu de tortures et de mort".
1933. Tatiana Tchernavin : "Escape from the Soviets."
1935. Frantsishak Alyakhnovich : "Sept ans dans les griffes du GPU". Souvent cité comme l’un des tout premiers témoignages de livre entier sur un camp de travail soviétique (Solovki).
1938. Ante Ciliga : "Au pays du grand mensonge". Critique du système concentrationnaire par un ancien communiste yougoslave.
1946. Victor Kravchenko : "J’ai choisi la liberté". Témoignage d’un haut fonctionnaire soviétique passé à l'Ouest.
1946. David Rousset : "L’Univers concentrationnaire". Enquêtes et appels publics sur les camps soviétiques (fin des années 1940).
1947. Dallin et Nicolaevsky : "Forced Labor in Soviet Russia" – étude documentaire basée sur des témoignages de rescapés.
1949. Margarete Buber-Neumann : "Déportée en Sibérie". Témoignage d’une communiste allemande envoyée au Goulag.
1949. Julius Margolin : "La Condition inhumaine". Cinq ans dans les camps de concentration soviétiques.
1949. Józef Czapski : "Terre inhumaine". Témoignage d’un officier polonais sur les camps soviétiques et la déportation des Polonais.
1951. Elinor Lipper : "Onze ans dans les camps soviétiques".
1951. Gustaw Herling-Grudziński : "Un monde à part". Récit d’un Polonais sur le Goulag (écrit à partir de son expérience de 1940-1942).
Années 1950. Varlam Chalamov : "Récits de la Kolyma" (écrits à partir des années 1950, circulation partielle en samizdat et à l’étranger avant la pleine publication)
1953. Alexander Weissberg-Cybulski - "L’Accusé" - témoignages sur les prisons et camps staliniens.
1962. Alexandre Soljenitsyne : "Une journée d’Ivan Denissovitch".
1967. Evguénia Guinzbourg : "Le Vertige" (écrit dans les années 1960, publié en Occident en 1967). Récit d’une femme communiste déportée.
1973. Alexandre Soljenitsyne : "L’Archipel du Goulag".
Etc.
@AnnaKubista N’importe quoi : Prague, condamnation; khmers rouges, aucune proximité (c’est le Viêt Nam communiste qui les a dégagé); maoïste, jamais, tous exclus à tour de bras … faut réviser un peu …
Gonçalves ! Pour vous et vos pareils, tous les noms étrangers se ressemblent, mais bon …attendez au moins le résultat des élections de 2027 avant de vous lâcher …
Sinon, pas d’inquiétude, à Marseille on s’occupe de tous les malades, même quand ils sont des reacs anticommunistes, qui traitent les centaines de milliers de personnes qui sont ou ont été communistes dans ce pays, de « complices du goulag »…
Pensées pour ces familles, ces enfants qui ont subi des conditions météos dantesques sans hébergement faute de prise en charge par l’Etat dont c’est pourtant la compétence.
Une fois de plus, la Ville s’y substitue.
Combien de bâtiments de l’Etat ou privés restent vides ?