À sa place je plaiderais coupable, avec possibilité d'une condamnation avec sursis. Les déclarations de ses coprévenus ne lui laissent pas beaucoup de chance de convaincre le juge de son innocence, même si Innocent intervenait en sa faveur.
J'aurais aimé entendre les militaires nier que ce n'est pas elle qui les avait appelé, ni fourni son domicile, pour torture ultime du chauffeur, voleur présumé pour avouer son forfait.
Si elle avait immédiatement fait d'abord appel à son avocat habituel, elle aurait eu meilleur orientation ou conseil que celui de militaires.
Je m’appelle Philippe, j’ai 61 ans, et je suis chirurgien depuis plus de trente ans.
Mon fils Lucas, lui, a 28 ans.
Il est chauffeur routier.
Quand on est un médecin respecté, il existe une règle non écrite que la société vous impose : vos enfants doivent reprendre le flambeau. Ou au minimum devenir avocat, ingénieur ou exercer un métier considéré comme “prestigieux”.
Depuis que Lucas est petit, mes collègues me demandaient toujours en souriant :
— Alors, c’est pour quand la fac de médecine ?
Mais Lucas n’a jamais aimé les livres d’anatomie.
Depuis l’enfance, ce qui le passionnait, c’étaient les moteurs, la mécanique, les poids lourds et la route.
Quand il a eu son bac, je l’ai fait asseoir dans mon bureau pour parler de son avenir.
Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit :
— Papa, je ne veux pas passer ma vie enfermé entre quatre murs à regarder des gens souffrir. Moi, je veux être sur la route. Je veux conduire des camions.
Je mentirais si je disais que je l’ai accepté immédiatement.
Il y avait cette petite voix toxique, nourrie par des années de conventions sociales, qui me faisait penser :
“Où ai-je échoué ? Pourquoi ne veut-il pas viser plus haut ?”
Je voyais le regard des autres changer.
Cette fausse compassion.
— Ah… l’important, c’est qu’il soit heureux, disaient-ils avec ce ton réservé à ceux qui ont “raté quelque chose”.
Et derrière mon dos, je savais très bien ce qu’ils murmuraient :
“Quel gâchis.”
“Avec le père qu’il a…”
“Finir chauffeur routier…”
Leur vision du monde s’arrête souvent au prestige d’un diplôme accroché au mur.
Puis un vendredi soir, il y a quelques mois, j’ai terminé une garde épuisante à l’hôpital.
Il était presque 4 heures du matin.
J’étais vidé, stressé, avec l’estomac noué par la fatigue, les tensions du service et la paperasse administrative.
En sortant sur le parking, j’ai appelé Lucas.
Je savais qu’il roulait déjà à cette heure-là.
Il a répondu en haut-parleur.
J’entendais le bruit grave et régulier du moteur de son camion derrière lui.
— Salut papa. Ta garde est enfin terminée ?
— Oui… une nuit infernale. Et toi, tu es où ?
— Je traverse les Alpes. La lune éclaire les montagnes enneigées. J’ai ma musique, le camion tourne parfaitement, et dans quelques heures je livre en Suisse. Franchement… je suis bien.
Mon fils a 28 ans.
Il conduit quarante tonnes sur des routes glacées, souvent seul, avec des responsabilités énormes.
Il respecte des délais difficiles pour que les magasins — ceux où même mes collègues les plus snobs font leurs courses — soient remplis chaque matin.
Il ne boit pas une goutte d’alcool parce qu’il sait que son permis, c’est sa vie.
Il dort dans sa cabine.
Il peut résoudre seul des problèmes mécaniques compliqués, parfois sous la pluie, en plein hiver, par zéro degré.
Il a une discipline et une éthique de travail immenses. Bien plus grandes que certains jeunes internes que je vois traîner dans les couloirs avec leur téléphone à la main, persuadés que le monde leur doit tout simplement parce qu’ils portent une blouse blanche.
On nous a fait croire que l’intelligence et la valeur d’une personne se mesuraient à un diplôme ou à un statut social.
Mais le vrai succès, c’est peut-être simplement de se réveiller à 4 heures du matin, regarder la route devant soi… et être exactement là où on veut être.
Lucas est un homme sérieux.
Il gagne sa vie honnêtement.
Et surtout, il est heureux.
Je ne pourrais pas être plus fier de lui.
Et aujourd’hui, quand certains me regardent avec pitié, je leur réponds avec le sourire :
— Moi, je sauve des vies. Mais c’est grâce à des hommes comme mon fils que vous avez de quoi manger dans votre assiette chaque matin.
Et ça… ça vaut tous les diplômes du monde.
@GKasindi67779@ebalemozindo L'avocat n'est pas expert en médecine. Le rapport ou l'expertise médicale qui aidera le juge à prendre la bonne décision. Les avocats de la famille victime auront suffisamment d'éléments à charge contre celle qui a fait le choix de fuir en toute connaissance de cause.
@SarahKhan463 C'est ravissant d'entendre cela de quelqu'un qui a été formé à appuyer sur la gâchette, à exécuter les ordres de bombarder mêmes les enfants et femmes innocent, à violer les droits humains au profit de son gouvernement ou du drapeau de son pays.
@bdrpreira Tu prendras moins de risques dans la vie sans penser à ce qu'elle serait sans toi.
Que le bon Dieu te la préserve dans ce monde en envers.
Qu'elle grandisse en présence de deux parents géniteurs !
Une anesthésie locale épargnerait la victime de la boxe et l'ordre de filmer. La primipare avait peur de la douleur. La méthode (violence physique et psychologique) lui imposée a mis en évidence les limites du médecin qui n'a aucun remord devant le juge et risque un taux élevé de peine.
Il a pourtant ordonné de filmer sans le consentement de la victime de boxe et en toute violation de la déontologie et éthique.
Les médecins consciencieux savent qu'ils n'ont pas l'obligation de résultat mais de moyens. Et que leurs droits se limitent où commencent ceux du patient.
Par contre, il démontre clairement qu'il est devenu médecin par accident et non par vocation.
Apprivoiser par la boxe la FEMME donnant la vie, pire, devant caméra, en violation de toute déontologie et morale, ne saurait être défendu qu'au détriment de la raison et du Code pénal.
POURQUOI VOYONS-NOUS AUTANT D'INCOMPÉTENTS À DES POSITIONS PROFESSIONNELLES ÉLEVÉES ?
Une brève vidéo qui explique parfaitement ce paradoxe.
https://t.co/wnMi1w7K3J