"Elle ne peut désormais plus marcher" : Mimie Mathy va se livrer sur son quotidien en fauteuil depuis son refuge de Vaison-la-Romaine.
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La scène a des allures de film d'horreur, et pourtant tout est vrai. Dans un parc animalier australien fermé et laissé à l'abandon, un visage vous fixe depuis une cuve de verre : un grand requin blanc de près de cinq mètres, gueule entrouverte, suspendu dans un liquide trouble. Elle s'appelle Rosie, et elle est restée là, seule, pendant des années.
L'histoire commence en 1998. Au large de l'Australie-Méridionale, le grand requin blanc se prend dans les filets à thon d'une famille de pêcheurs. L'animal se débat violemment. Il est abattu, puis conservé : rembourré de fibres synthétiques après autopsie, il est plongé dans une solution de formol à l'intérieur d'une cuve construite sur mesure. Rosie devient alors une attraction du parc Wildlife Wonderland, à Bass, dans l'État de Victoria.
En 2012, le parc ferme, épinglé pour des problèmes de bien-être animal et d'autorisations. Presque tout est évacué. Presque. Rosie, elle, est trop lourde et trop encombrante pour partir. Son immense cuve reste sur place, dans des bâtiments qui se dégradent lentement.
Le requin sombre dans l'oubli jusqu'en 2018, quand l'explorateur urbain Luke McPherson pénètre dans les ruines et filme la scène. Sa vidéo dépasse rapidement les dix-sept millions de vues. Le problème, c'est qu'elle attire aussi les curieux et les vandales. La vitre de Rosie est endommagée, le formol menace de fuir, et le risque sanitaire devient réel.
En 2019, Tom Kapitany, directeur de Crystal World & Prehistoric Journeys, récupère l'animal. L'équipe évacue le formol contaminé et replonge Rosie dans une solution de glycérine pour la stabiliser. Après vingt ans d'errance et un parc fantôme, le requin blanc a retrouvé un public qui vient, aujourd'hui encore, croiser son regard figé.
En 1996, Cristina Zenato effectue une plongée de routine au large de l'île de Grand Bahama, dans les eaux qu'elle connaît le mieux au monde. Un requin s'approche. Il ne charge pas, il ne fuit pas : il tourne autour d'elle. En s'approchant, la plongeuse d'origine italienne comprend pourquoi. Un hameçon de pêche est planté profondément dans la gueule de l'animal.
La plupart des gens se figeraient. Zenato, elle, tend la main et retire l'hameçon. Ce requin, elle finira par le reconnaître entre tous. Le geste, lui, va devenir une mission qui dure encore.
Née en Italie, Cristina Zenato a grandi en partie dans la forêt du Congo, où s'est forgé son rapport très particulier au vivant. Installée depuis des années sur la côte sud de Grand Bahama, elle travaille au contact des requins de récif des Caraïbes, ces prédateurs de plus de deux mètres que beaucoup fuient. Elle a appris à provoquer chez eux un état d'immobilité tonique : en stimulant certains capteurs situés sur leur museau, elle parvient à les plonger dans une sorte de transe, le temps d'intervenir à mains nues.
C'est ainsi qu'elle décroche, un à un, les hameçons abandonnés par la pêche dans la bouche des animaux. En plus de vingt ans, elle en a retiré près de trois cents. Sans cage, sans gants renforcés, la main directement dans la gueule ouverte.
Les médias l'ont surnommée la « murmureuse de requins ». Elle refuse le folklore et rappelle un fait gênant : ces blessures viennent des hameçons humains, et les requins, présentés comme des tueurs, meurent surtout à cause de nous. Sa relation avec eux n'a rien de magique. Elle est faite d'années de présence, d'observation et d'un sang-froid que peu de plongeurs oseraient imiter, la main tendue vers des mâchoires bardées de dents.
Tous les charognards se disputent la même chose : la viande. Le gypaète barbu, lui, attend que les autres aient fini. Ce grand vautour des montagnes, aux ailes de près de trois mètres, ne se jette pas sur la chair d'une carcasse. Il vise ce dont personne ne veut : les os. Au point que le squelette représente 85 à 90 % de son alimentation. C'est le seul oiseau au monde à vivre presque uniquement d'ossements.
Le problème, c'est qu'un gros fémur de mouton ou de bouquetin ne s'avale pas. Alors l'oiseau a mis au point une méthode de brute. Il saisit l'os dans ses serres, s'élève à cinquante, parfois cent mètres au-dessus d'une dalle rocheuse, puis le largue dans le vide. L'os s'écrase et se fend. Si ça ne suffit pas, il recommence, encore et encore, jusqu'à ce qu'il éclate en fragments assez petits pour être gobés. Les ornithologues ont même un mot pour ces rochers maculés qui lui servent d'enclume. En Espagne, on l'appelle d'ailleurs quebrantahuesos, littéralement le « casseur d'os ».
Une fois l'os réduit, place à la digestion, et là encore rien de banal. L'estomac du gypaète est un bain d'acide d'une puissance redoutable, capable de dissoudre en une journée des fragments osseux entiers pour en tirer la moelle et les graisses. Les petits os, il les avale carrément d'une traite.
Dernier détail qui achève de le rendre unique : sa couleur. Le gypaète naît au plumage clair, puis se teint volontairement le ventre et la tête d'un roux flamboyant en se frottant dans des boues et des terres riches en oxyde de fer. Un maquillage entièrement choisi. Résultat, un oiseau qui ne tue presque jamais, qui mange ce que la mort laisse derrière elle, et qui en a fait le régime le plus étrange du monde des rapaces.
1er janvier 1928. Anne de Gaulle naît, troisième enfant de Charles et Yvonne. Elle est atteinte de trisomie 21. À cette époque, la médecine parle à peine de la condition. Les médecins culpabilisent les parents. La société recommande l'internement.
Pour les familles de pouvoir, le réflexe est d'envoyer l'enfant loin. Discrètement. Définitivement. Charles et Yvonne de Gaulle refusent. Anne grandit à la maison, avec son frère Philippe et sa sœur Élisabeth. Pas de secret. Pas de honte. Pas de séparation.
Pour le monde, de Gaulle est un homme distant, rigide, impénétrable. Avec Anne, c'est un autre homme. Il chante pour elle. Il la fait rire. Il la prend dans ses bras. Quand elle rit, dit-il, le reste n'existe plus.
Anne meurt en 1948. Elle a 20 ans. De Gaulle se tient devant sa tombe et prononce une phrase que ses proches n'oublieront pas : « Maintenant, elle est comme les autres. »
Vingt-deux ans plus tard, en 1970, de Gaulle meurt à Colombey-les-Deux-Églises. Pas à Paris. Pas au Panthéon. Pas aux Invalides. Il avait laissé des instructions précises. Pas de funérailles nationales. Un enterrement dans le petit village. À côté d'Anne.
Le général qui avait libéré la France, qui avait tenu tête à Churchill et Roosevelt, qui avait fondé la Ve République, a choisi de passer l'éternité à côté de sa fille trisomique. Ce choix dit plus sur l'homme que n'importe quel discours.
"On a déjà recueilli..." : quelques heures avant la diffusion du concert caritatif, Pascal Obispo indique avoir récolté une belle somme.
#pascalobispo#concert#aide#gossip#people
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Dans les clubs parisiens, elle se fait appeler Luiza Rozova. 21 ans, étudiante en management artistique, DJ le week-end. Personne autour d'elle ne soupçonne la vérité. Son vrai nom est Elizaveta Krivonogikh. Son père présumé s'appelle Vladimir Poutine.
L'histoire remonte à 2020. Une enquête du média indépendant russe Proekt révèle que Svetlana Krivonogikh, une femme devenue multimillionnaire dans des circonstances opaques, aurait eu une fille avec le président russe au début des années 2000. L'enfant grandit loin des projecteurs, protégée par un réseau de sociétés-écrans et de faux noms.
Elizaveta ne vit pas à Moscou. Elle vit à Paris. Sous pseudonyme. Elle étudie, elle sort, elle mixe. Une vie de jeune femme ordinaire dans une capitale européenne. Sauf que rien n'est ordinaire.
Le tweet qui a relancé l'affaire en avril 2026 évoque des « difficultés financières » pour expliquer sa reconversion en DJ. L'information fait sourire : sa mère possède un appartement estimé à plusieurs millions d'euros à Monaco et des parts dans une banque russe. Les difficultés financières, si elles existent, sont relatives.
Ce qui fascine, c'est le contraste. D'un côté, un homme qui contrôle un arsenal nucléaire et mène une guerre en Ukraine. De l'autre, sa fille présumée qui mixe du deep house dans un club du Marais sous un nom d'emprunt. Deux mondes qui ne devraient pas coexister. Et pourtant.
⚰️ "SURPRISE !" : LA FEMME QUI S'EST INVITÉE À SES PROPRES FUNÉRAILLES ⚰️
C’est le cauchemar de tout meurtrier et le scénario de revanche le plus spectaculaire de la décennie. En 2015, Noela Rukundo, une habitante de Melbourne, se rend au Burundi pour des obsèques familiales. Elle ne sait pas encore qu'elle est la cible d'un contrat d'assassinat commandité par l'homme qu'elle aime.
🔪 Le contrat de la mort
Son mari, Balenga Kalala, jaloux et paranoïaque, a payé des tueurs à gages pour l'exécuter durant son voyage. Les ravisseurs enlèvent Noela devant son hôtel, la ligotent et l'emmènent dans un lieu isolé. Mais là, l'imprévisible se produit :
Les tueurs refusent d'exécuter une femme.
Ils disent à Noela : "On ne tue pas les femmes et les enfants."
Pour lui prouver la trahison, ils lui font écouter un enregistrement de son mari au téléphone disant : "Tuez-la."
🕯️ La veillée funèbre du menteur
Les tueurs la relâchent, lui donnent les preuves (enregistrements et reçus de virement) et lui disent de fuir. Pendant ce temps, en Australie, Balenga annonce à tout le monde que sa femme est morte dans un tragique accident. Il organise des funérailles grandioses, pleure devant les amis et la famille, et livre un discours d'adieu déchirant.
Ce qu'il ne sait pas, c'est que Noela est déjà de retour. Elle attend, cachée dans une voiture devant leur maison, que les derniers invités de la veillée funèbre s'en aillent.
👻 L'apparition "fantomatique"
Alors que Balenga raccompagne les derniers proches, Noela sort de l'ombre.
"Il m'a regardée, il a sauté de peur, il a commencé à trembler. Il pensait que j'étais un fantôme venu le hanter", racontera-t-elle plus tard.
L'homme commence à hurler : "Est-ce que c'est vraiment toi ? Pardonne-moi !". Mais il est trop tard. Noela sort son téléphone, appelle la police et fait écouter les preuves.
4 personnes dans 12m2 ? Si c’est pour dormir uniquement et qu’il fait beau toute la journée alors pourquoi pas, sinon il risque d’y avoir la guerre par manque d’espace personnel
Il possède si peu de choses qu'elles tiennent dans un chariot. Pas de maison, pas de revenus, pas de refuge où se protéger quand le ciel se déchaîne. Et pourtant, quand la tempête éclate, cet homme sans-abri ne pense pas d'abord à lui. Il pense à eux : les chiens abandonnés qu'il a recueillis, ceux dont plus personne ne voulait.
Sous la pluie battante, on le voit installer ses animaux les uns après les autres dans le chariot qui lui sert de tout : de maison, de moyen de transport, de garde-manger. Il les cale, les protège du vent et du froid, puis reprend sa route trempé, poussant sa cargaison vivante vers un coin plus sec. Lui reste dehors. Eux sont au sec.
La scène a fait le tour des réseaux parce qu'elle dit quelque chose de simple et de dérangeant à la fois : celui qui a le moins est parfois celui qui donne le plus. Ces hommes existent vraiment. Au Brésil, un sans-abri surnommé Noé trimballe sa meute dans un chariot à deux étages qu'il a bricolé lui-même, récupérant les chiens ligotés à un poteau ou laissés au bord de la route. Aux États-Unis, un autre, sans domicile depuis des années, a été repéré tirant une remorque pleine de chiens errants qu'il avait adoptés un par un.
Aucun d'eux n'a d'abri fixe, de gamelle garantie, de vétérinaire à appeler. Ils partagent le peu qu'ils trouvent, dorment collés à leurs bêtes pour tenir chaud, et refusent de les abandonner même quand tout leur conseille de le faire. Pour eux, ces chiens ne sont pas un fardeau. Ce sont leur famille. Et une famille, ça ne se laisse pas dehors sous l'orage.
En juin 2021, Jennifer Dowker nettoie tranquillement les vitres de son bateau à fond de verre sur la rivière Cheboygan, dans le nord du Michigan. Elle exploite une petite entreprise de balades touristiques, Nautical North Family Adventures, et connaît ce fond de rivière par cœur. C'est là, posée sur les sédiments, qu'elle repère une petite bouteille verte. À l'intérieur, un papier roulé.
Le message est daté de novembre 1926. L'encre a presque tenu un siècle. On peut y lire une requête simple : que la personne qui trouve la bouteille rapporte le papier à George Morrow, à Cheboygan, dans le Michigan, et dise où elle a été retrouvée. Un adolescent d'à peine dix-huit ans avait lancé ce mot dans l'eau, sans imaginer qu'il resterait au fond près de quatre-vingt-quinze ans.
Dowker publie sa trouvaille sur les réseaux sociaux. En quelques jours, une femme la contacte : Michele Primeau, la fille de George Morrow. Elle reconnaît immédiatement l'écriture de son père. Elle situe le geste quand il avait environ dix-huit ans, bien avant la vie d'adulte qui l'attendait.
Car George Morrow a eu une vie. Il est devenu soldat, a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la bataille de Normandie, puis il est rentré au pays. Il est mort en 1995, vingt-six ans avant que son message d'adolescent ne refasse surface. Sa fille n'avait aucune idée de l'existence de cette bouteille.
Émue, Michele Primeau a demandé à Jennifer Dowker de garder le mot, comme un objet à protéger plutôt qu'à ranger dans un tiroir. La plongeuse a accepté, avec l'idée que la famille vienne le voir sur place. Une bouteille jetée par jeu dans une rivière avait fini par relier, presque un siècle plus tard, une inconnue et la fille d'un homme disparu.
Les plages devraient-elles être plus nombreuses à accueillir les chiens ?
Pour de nombreux propriétaires, profiter d’une journée en bord de mer avec son chien devrait être possible, à condition de respecter quelques règles essentielles : garder son animal sous contrôle, ramasser ses déjections et veiller au confort des autres vacanciers.
À l’inverse, certains préfèrent des espaces sans chiens pour préserver la tranquillité, l’hygiène ou simplement éviter une présence qui peut les mettre mal à l’aise.
Entre liberté des propriétaires et respect des autres usagers, le débat reste ouvert.
Et vous, faudrait-il autoriser davantage de plages aux chiens ?